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Eucalyptus
Un
jeune poignarde un restaurateur
Le
restaurant de la victime est situé au niveau du
carrefour des cinq doigts sis dans la commune des
Eucalyptus au sud-est d’Alger. K. Salim est un jeune
homme de 23 ans. Le 26 juin dernier, il s’était présenté
au restaurant géré par B. kamel. Le jeune Salim était
ce jour-là ivre et a demandé à Kamel de lui donner le
reste des repas pour son chien. Il y a lieu de rappeler
que le restaurant de la victime est situé au niveau du
carrefour des cinq doigts sis dans la commune des
Eucalyptus au sud-est d’Alger. L’accusé s’est donc
dirigé vers le restaurant en question pour quémander le
reste de nourriture pour son chien. Au niveau de ce
restaurant, l’accusé qui était ivre, a commencé à
discuter avec le gérant de ce restaurant. Un instant
après, la conversation s’est s’envenimée et la tension
est montée crescendo dans les deux camps. Soudain pris
de colère, Kamel a roué ce coups le jeune homme.
Celui-ci qui était ivre s’est défendu en assénant à son
adversaire un coup de poing dans la figure. Les clients
et les riverains du quartier en question ayant remarqué
que les choses allaient prendre un mauvais tournant sont
aussitôt intervenus pour séparer les deux bagarreurs.
C’est à ce moment-là que l’accusé à profité de
l’occasion de ce tumulte et de cette confusion pour se
saisir d’un grand couteau qui était à côté de la plaque
chauffante pour porter un coup d’une rare violence,
atteignant le malheureux restaurateur à l’abdomen.
Gravement blessé, ce dernier s’effondre avant que les
témoins de cette scène horrible d’une rare violence ne
se saisissent des chaises en les utilisant comme
bouclier pour se protéger d’une éventuelle agression de
ce fou furieux. Toutefois, celui-ci qui s’était rendu
compte de la gravité de l’acte qu’il venait de commettre
a pris la fuite vers une destination inconnue. Le soir,
il se rend chez l’un de ses cousins qui habite à Alger
pour s’y réfugier. Sauf que son cousin a tout fait pour
le convaincre que cela ne servait à rien de rester
longtemps en cavale et qu’il valait mieux se rendre à la
police. C’est ainsi que l’agresseur s’est rendu aux
forces de sécurité qui l’ont par la suite traduit devant
le procureur de la république d’El Harrach. Ce dernier
sera présenté devant le tribunal criminel près la cour
d’Alger au courant de la semaine prochaine pour répondre
des faits qui sont retenus contre lui : à savoir
tentative d’homicide volontaire. Le mis en cause a
indiqué devant le juge d’instruction qu’il n’avait pas
l’intention de tuer son adversaire mais seulement de lui
faire
peur.
Par
Salah H.
Rencontre face à l'USM Blida
Hannachi accuse deux joueurs d’avoir «arrangé» le match
Le
président de la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK)
Mohand Chérif Hannachi a accusé hier au cours d’un
point de presse tenu au siège du club sis au stade du
1er novembre deux joueurs de son club d’avoir levé le
pied lors du match perdu face à l’USM Blida comptant
pour la 28e journée de Ligue 1 tout en promettant de
lever le voile sur leurs noms juste après la rencontre
face au MCA prévue ce vendredi à Tizi Ouzou. Abordant
le risque de relégation qu’encoure son club à l’occasion
du dernier match de la saison, il a soutenu que parmi
les raisons de ces échecs figure celle liée à la
programmation qui a fait que la JSK a eu un rythme
insoutenable de rencontres en l’espace de peu temps
avant de reconnaître qu’il assume toute la
responsabilité sur cette question. A propos du
recrutement de Hocine Metref et la prétendue mésentente
avec le président de l’USMA qui le convoiterait aussi,
Hannachi a démenti toutes les rumeurs en soutenant
qu’entre les deux clubs il n’y a aucun problème mais
plutôt une parfaite entente tout en reconnaissant que le
groupe ETRHB Hadad a une dimension mondiale. Il a même
confié qu’il sollicitera leurs services pour la
concrétisation du centre de formation de la JSK. Le
président de la JSK a en outre confirmé la domiciliation
du club au stade du
5-Juillet durant la compétition africaine. Dans ce
sillage, il a indiqué qu’il sollicitera le ministère des
transports pour affecter un appareil de la compagnie
Air Algérie permettant de transporter toute la
délégation du club lors du déplacement au Maroc pour
disputer la rencontre face au MAS de Fès prévue le 16
juillet prochain. Le président de la JSK a annoncé que
le nouvel entraîneur du club, en l’occurrence Moussa
Saib, devait débuter son travail hier dans l’après-midi.
Hamid Messir
Arrestation de trafiquants de migrants en Italie
Saisie pour 60 millions d’euros de biens mafieux
Les
services italiens de lutte contre la grande criminalité
ont arrêté mercredi plusieurs dizaines de trafiquants de
migrants activant au sein d’un réseau international et
ont saisi dans une autre opération antimafia des biens
d’une valeur de 60 millions d’euros, ont rapporté les
médias italiens. Le réseau de trafiquants d’immigrés qui
acheminait des centaines de personnes par voie maritime,
d’Asie vers l’Italie et l’Europe du nord, opérait dans
plusieurs régions d’Italie. Le réseau était constitué de
trafiquants d’origine afghane, pakistanaise et indienne,
qui n’hésitaient pas à mettre en péril la vie des
migrants en pleine mer, étant entassés dans des petites
embarcations de fortune ou dissimulés dans des navires
marchands. Les trafiquants acheminaient des migrants de
Libye, Turquie et Grèce selon la police, avant de les
diriger vers la France, l’Allemagne, la Belgique, selon
la même source. Par ailleurs, la police antimafia de
Catanzaro (Sud) a saisi des biens à un entrepreneur lié
à un clan de la mafia calabraise dite N’drangheta,
évalués à 60 millions d’euros. Il s’agit de lots de
terrain, appartements, sociétés, véhicules et comptes
bancaires, selon les médias italiens. La veille, la
police antimafia a saisi à Rome, des biens immobiliers
et d’actifs appartenant à cette organisation, d’une
valeur de 20 millions d’euros.
L.
M.
Colère citoyenne dans la ville de Béjaïa
Route bloquée, vacanciers aussi
Les
vacanciers ne se doutaient pas que la RN 24 menant vers
les plages de la côte Ouest, notamment Saket, Tais,
Thala Guilef et Boulimat serait fermée hier. En effet,
des citoyens se sont massés en nombre sur la chaussée à
Adrar Oufernou (Ighil El Bordj) sur les hauteurs de la
ville de Yemma Gouraya qu’ils ont fermée pour réclamer
l’amélioration de leurs conditions de vie qu’ils disent
être des plus «déplorables». Ils réclament de l’eau dont
la pénurie dure depuis plusieurs jours, le revêtement du
chemin du village, le raccordement au gaz de ville, etc.
H.C.
La question du jour
Qui
se souvient de la commission Bensalah ?
La
commission Bensalah a terminé ses consultations, il y
a de cela à peine quelques jours, et devrait être
maintenant en train de rédiger le rapport à remettre au
président de la République, qui seul décidera de la
suite à réserver à chacune des suggestions qui s’y
trouveront. Cela fait que ne seront retenues au bout du
compte que celles auxquelles lui-même ne trouverait rien
à redire ; en somme celles que dès le départ il aurait
lui-même envisagées. Mais on ne peut cependant exclure
que le travail soit déjà fait, ni même qu’il soit déjà
sur le bureau du chef de l’Etat. Il n’y a pourtant pas
lieu de s’attendre à ce que les réformes à entreprendre
soient annoncées prochainement. Il serait inhabituel en
effet qu’on agisse aussi diligemment, comme s’il y avait
urgence, alors qu’en réalité rien ne presse
particulièrement. Pas de meilleure preuve à cela que le
fait que la commission Bensalah n’a pas plus tôt quitté
les feux de la rampe pour se retirer dans le calme de
ses appartements qu’elle est déjà autant dire oubliée.
Pour un peu on croirait qu’elle n’a jamais existé.
S’il
en est ainsi, c’est pour une raison essentielle: sa
création ne répondait pas à une nécessité interne au
pays, propre à la vie politique nationale, mais à une
exigence externe, c’est-à-dire à la conjoncture
régionale, marquée par les bouleversements survenus
dans certains pays arabes. De cela étaient conscientes
aussi bien les parties s’étant rendues à l’invitation de
la commission que celles qui l’ont déclinée. Mais
davantage encore, sans doute, le tout-venant des
invités, communiant dans l’absence de toute espèce de
représentativité, dont la seule présence décrédibilisait
en fait toute l’opération, et d’abord à leurs propres
yeux. A trop élargir l’éventail des consultations, on a
nui à l’intérêt qu’elles pouvaient susciter.
En
théorie tout au moins, les réformes à mettre en œuvre
devraient être connues au plus tôt à la rentrée, au plus
tard vers la fin de l’année. Et encore, ne s’agit-il là
que de celles qui ne concernent pas directement la
Constitution, puisque la révision de cette dernière ne
devrait intervenir qu’après les élections de l’année
prochaine, législatives d’abord, locales ensuite. En
fait, le président n’est tenu à aucun calendrier en
l’occurrence. Les délais en question ne reposent sur
rien d’officiel, mais sur de simples suppositions
soulevées dans les médias. Pour logique, et plus ou
moins annoncé qu’il soit, ce programme commençant par
l’adoption des réformes et se terminant par la révision
constitutionnelle, en passant par les élections, n’est
pas certain cependant.
A vrai
dire, la seule double échéance qui soit indubitable, ce
sont les élections législatives et locales que cet ordre
de succession comporte, et qui, elles, n’ont pas attendu
les derniers événements pour voir fixer leur date. Cela
fait cinq ans que l’on sait qu’elles se tiendront à
terme échu. On peut finalement ne pas réformer dans les
délais supposés, et aller à ces élections avec la même
loi en vigueur sur les partis, et la même loi
électorale, pour ne parler que des plus importantes de
celles qu’il est question de refonder.
Certes, ce n’est pas le scénario qui a semblé jusque-là
le plus probable. L’idée prévalait que les réformes se
feraient avant qu’on aille aux élections. Mais au vu de
l’ambiance générale, qui toujours nous fait saisir plus
de choses qu’il n’en est d’explicites ou de verbalisées,
et qui d’ailleurs pourrait bien se préciser dans les
jours qui viennent, il ne serait pas si étonnant que
toutes les réformes envisagées, non constitutionnelles
et constitutionnelles, soient reportées à une date
venant après la tenue des élections.
Rien
ne le montre mieux que les tractations qui commencent
entre les partis et au sein de chaque parti en vue de
ces élections. Il n’est que de regarder du côté du FLN
pour s’en convaincre, pour la bonne raison qu’étant le
moins discipliné de tous, ces dissentiments internes
témoignent généralement assez bien de celles que les
autres partis s’ingénient à nous cacher. Mais plus
significatif, peut-être, de ce que la classe politique,
dans sa composition actuelle, se polarise déjà sur les
élections à venir, il y a cet amendement introduit par
une majorité de députés autorisant l’importation de la
friperie, d’inspiration électoraliste évidente.
Par
Mohamed Habili
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