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Logements LSP et dilapidation de deniers publics
Quand des banquiers succombent au chant des sirènes
Le
créneau de la distribution du crédit est
particulièrement sensible et des mesures de contrôle
doivent être prises périodiquement ou au cas par cas.
Dans
l’affaire de dilapidation des 180 milliards de centimes
d’agences de la banque de développement local (BDL),
jugée il y a quelques années, comme dans l’affaire de
dilapidation des 3 200 milliards de centimes d’agences
de la banque nationale d’Algérie (BNA), certains
employés, accusés, ont reconnu avoir bénéficié de sommes
remises par les principaux accusés. Très souvent, cet
argent est utilisé par ces employés dans le financement
de l’achat d’un logement socio-participatif (LSP). Une
source judiciaire lance qu’à l’étude des dossiers de ces
affaires et probablement d’autres, il ressort que des
fonctionnaires souffrant de problèmes de logement sont
tentés par des aides financières de 40 millions de
centimes parfois qui leur sont offertes par les
principaux accusés dans des affaires de dilapidation.
Des aides financières qui seraient loin d’être
innocentes quand elles sont offertes par de principaux
accusés dans ces affaires, avec l’intention d’obtenir,
en contrepartie de ces offres, des services leur
facilitant ces dilapidations, ajoute cette source.
Consciemment ou non, certains fonctionnaires parmi ceux
qui souffrent de problèmes de logements acceptent ces
aides qui pourraient leur paraître «la seule issue» pour
obtenir un logement. Parfois, c’est l’apport personnel
de 40 millions de centimes il y a quelques années, qui
posait problème pour ces fonctionnaires qui ne
disposaient pas de cette somme leur permettant de
postuler à ce logement. «C’est ainsi qu’ils sont
approchés par certaines personnes leur permettant des
aides financières contre certains services au niveau des
agences bancaires où ils exercent. La proposition n’est
pas forcément directe et les fonctionnaires de banques
ayant accepté ces aides ne savaient pas tous qu’ils
participaient à une dilapidation», annonce cette source
qui estime à «environ une dizaine» de fonctionnaires de
banques accusés dans différentes affaires de
dilapidation après avoir bénéficié d’aides pour l’achat
de logements LSP. Ces affaires rappellent la nécessité
de lutter contre la corruption dans certaines activités,
notamment, ainsi que d’améliorer les conditions de vie
des fonctionnaires. Parce que plusieurs des affaires de
dilapidation enregistrés par la justice ont trait à des
octrois de crédits bancaires, la loi contre la
corruption, promulguée en 2006, stipule que «tous les
intervenants dans le circuit de distribution et de
remboursement des crédits accordés doivent accomplir
leurs fonctions dans le respect des règles internes et
externes à la banque et s’interdire de recevoir tout
avantage de quelque nature qu’il soit en contrepartie
d’une opération volontairement préjudiciable à la
banque. Le créneau de la distribution du crédit est
particulièrement sensible et des mesures de contrôle
doivent être prises périodiquement ou au cas par cas ou
encore systématiquement pour les grands dossiers». En
parallèle, des hausses dans les salaires des employés de
banques ont été décidées par l’Etat. Des possibilités
d’octroi de logements existent pour eux par le biais de
leur mutuelle. Cette source explique, d’autre part,
qu’il faut dissocier ces affaires enregistrées dans
certaines banques, de la CNEP, banque qui, elle, a des
possibilités d’octroi de logements et aides financières.
A la fin des années 1990, une sorte de «guéguerre» a été
déclenchée entre une partie du syndicat et une partie de
la direction générale de cette banque autour de l’octroi
d’avantages matériels en tous genres. Une «guerre
d’influence» consistant à partager des biens revenir aux
postulants parmi les épargnants, estime cette source.
Des épargnants qui ont toujours payé, d’autre part, pour
certaines pratiques, parfois peu orthodoxes et non
réglementaires.
Par
M. Abi
Medias
Le
magazine «New African» consacre un dossier «Spécial
Algérie»
Le
magazine «New African» a consacré, dans sa dernière
livraison datée de septembre-octobre, un dossier de 28
pages, «Spécial Algérie», composé de reportages et de
plusieurs entretiens. Dans un reportage introductif au
dossier, le magazine, édité en France, met en exergue
les efforts déployés par les pouvoirs publics dans
divers secteurs. «L’Algérie veut rattraper coûte que
coûte son retard», écrit cette publication, rappelant
que «le président de la République, M. Abdelaziz
Bouteflika a lancé de grands chantiers» à la faveur d’un
programme quinquennal (2005/2009) d’investissements
publics. «Une course contre la montre est véritablement
engagée : il y a tant de besoins à satisfaire, et en si
peu de temps, que cela donne le vertige», constate «New
African». Le magazine a également publié un entretien
avec le ministre de l’Industrie et de la Promotion des
investissements, M. Hamid Temmar, qui a évoqué plusieurs
thèmes, notamment le développement industriel, la
privatisation des entreprises et l’investissement
étranger. Le ministre a souligné qu’en matière de
privatisation «nous ne sommes pas tenus de liquider
coûte que coûte nos entreprises», tout en assurant que
«l’économie algérienne est la plus libérale de tout le
sud de la Méditerranée comme le prouve le système légal
et réglementaire». De son côté, interrogé par «New
African», l’ambassadeur de Chine en Algérie, Yuhe Liu, a
constaté que «sous la conduite du président Bouteflika
et avec les efforts inlassables du peuple algérien,
l’Algérie a enregistré des succès remarquables, aussi
bien dans la réconciliation nationale que dans son
développement social». Le diplomate a considéré aussi
qu’il est «normal que les peuples algérien et chinois se
rapprochent l’un de l’autre dans le processus de
renouveau que chacun vit. Dans le contexte de
mondialisation, l’Algérie et la Chine voient leurs
intérêts communs s’élargir et leurs besoins mutuels
s’accroître». La publication donne également la parole à
une universitaire, Nadia Hettab, qui analyse la nouvelle
stratégie de développement adoptée par l’Etat.
«L’Algérie cherche à développer et à renforcer sa
compétitivité internationale dans les secteurs pour
lesquels elle dispose déjà d’un potentiel».
R.
N.
Rice a été reçue hier par Bouteflika
Une
petite visite et puis s’en va...
Venant
de Tunis, la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza
Rice, est arrivée en milieu d’après- midi d’hier à
Alger. Elle a été accueillie à son arrivée à l’aéroport
international Houari-Boumediene par Mourad Medelci,
ministre des Affaires étrangères. En quittant
l’aéroport, la secrétaire d’Etat américaine s’est rendue
au siège de la présidence où elle a été reçue par le
président de la République Abdelaziz Bouteflika. Le
ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, le
conseiller diplomatique du président de la République,
Abdellatif Rahal, et l’ambassadeur d’Algérie aux
Etats-Unis, Lamine Kherbi, ont assisté à l’audience,
ainsi que l’ambassadeur américain à Alger, David Pearce
qui a succédé à Robert Ford. Au moment où nous mettons
sous presse l’entretien se poursuivait. Mais si l’on se
fie aux propos tenus par le porte-parole du Département
d’Etat, les entretiens ont porté essentiellement sur la
lutte antiterroriste, les questions économiques et
l’actualité régionale. L’Uma qui a été évoquée lors de
son entretien avec le président tunisien dans la matinée
d’hier a certainement figuré au menu. A l’issue de cette
audience,
Mme
Condoleezza Rice a quitté Alger en direction de Rabat,
dernière étape de son périple maghrébin. Pour rappel,
elle a entamé sa visite par la Libye avant de la
poursuivre en Tunisie , où elle a été reçue par le
président Zine El Abiddine Benali. Avant son départ,
elle a animé une conférence de presse conjointe avec le
ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, au
niveau du salon de l’aéroport international d’Alger.
Cette conférence, prévue initialement à 14h30, avait été
déprogrammée pour 16h avant d’être fixée pour
20
heures.
Selma M.
Sud de l’Italie
Plus de 400 harraga interceptés
Les
gardes-côtes italiens ont indiqué que plus de 400
immigrés clandestins étaient arrivés hier en quelques
heures sur les côtes du sud de l’Italie, débarquant par
leurs propres moyens ou étant interceptés par les
autorités. Un total de 208 migrants, parmi lesquels une
cinquantaine de femmes, dont quatre enceintes, entassés
sur une seule embarcation, ont été interceptés alors
qu’ils s’apprêtaient à débarquer sur une plage près de
Kamarina, au sud de la Sicile, a précisé cette source.
Ils ont été transférés au centre de premier accueil,
deux d’entre eux, en mauvaise santé, sont emmenés dans
un centre médical. Par ailleurs, un bateau de la marine
militaire a secouru dans l’après-midi une embarcation
avec à son bord 84 personnes, parmi lesquelles 19
femmes, qui se dirigeait vers la petite île de
Lampedusa, dans le sud de la Sicile. Deux canots
pneumatiques, totalisant 46 hommes de nationalité
afghane, âgés de 15 à 30 ans, sont également arrivés à
quelques minutes d’intervalle dans la matinée sur la
côte près de Catanzaro, au sud de la Calabre.
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