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07/09/08

 

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Benbouzid aura-t-il la rentrée qu’il veut ?

Il y a d'abord le poids du nombre : plus de 8 millions d'élèves vont rejoindre les bancs de l'école; il y a ensuite le chambardement qui touche le cycle moyen, qui devra voir ses effectifs presque tripler, passant de 1 883 000 élèves à 3 333 000.

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Les Titres A La Une

 

Logements LSP et dilapidation de deniers publics

Quand des banquiers succombent au chant des sirènes

 

Rice a été reçue hier par Bouteflika

Une petite visite et puis s’en va ...

 

Après trois mois de crise à l'APC d'Akbou  

La situation enfin débloquée  

 

Chantier de la ligne Haï El Badr-El Harrach

Une cinquantaine de demandeurs d’emploi sollicitent l’Entreprise du métro

 

Eliminatoires combinées de la CAN et du Mondial/Algérie 3 - Sénégal 2

Les Verts euphoriques

 

Le Trait d'Abi
 Divers

  Logements LSP et dilapidation de deniers publics

Quand des banquiers succombent au chant des sirènes

Le créneau de la distribution du crédit est particulièrement sensible et des mesures de contrôle doivent être prises périodiquement ou au cas par cas.

Dans l’affaire de dilapidation des 180 milliards de centimes d’agences de la banque de développement local (BDL), jugée il y a quelques années, comme dans l’affaire de dilapidation des 3 200 milliards de centimes d’agences de la banque nationale d’Algérie (BNA), certains employés, accusés, ont reconnu avoir bénéficié de sommes remises par les principaux accusés. Très souvent, cet argent est utilisé par ces employés dans le financement de l’achat d’un logement socio-participatif (LSP). Une source judiciaire lance qu’à l’étude des dossiers de ces affaires et probablement d’autres, il ressort que des fonctionnaires souffrant de problèmes de logement sont tentés par des aides financières de 40 millions de centimes parfois qui leur sont offertes par les principaux accusés dans des affaires de dilapidation. Des aides financières qui seraient loin d’être innocentes quand elles sont offertes par de principaux accusés dans ces affaires, avec l’intention d’obtenir, en contrepartie de ces offres, des services leur facilitant ces dilapidations, ajoute cette source. Consciemment ou non, certains fonctionnaires parmi ceux qui souffrent de problèmes de logements acceptent ces aides qui pourraient leur paraître «la seule issue» pour obtenir un logement. Parfois, c’est l’apport personnel de 40 millions de centimes il y a quelques années, qui posait problème pour ces fonctionnaires qui ne disposaient pas de cette somme leur permettant de postuler à ce logement. «C’est ainsi qu’ils sont approchés par certaines personnes leur permettant des aides financières contre certains services au niveau des agences bancaires où ils exercent. La proposition n’est pas forcément directe et les fonctionnaires de banques ayant accepté ces aides ne savaient pas tous qu’ils participaient à une dilapidation», annonce cette source qui estime à «environ une dizaine» de fonctionnaires de banques accusés dans différentes affaires de dilapidation après avoir bénéficié d’aides pour l’achat de logements LSP. Ces affaires rappellent la nécessité de lutter contre la corruption dans certaines activités, notamment, ainsi que d’améliorer les conditions de vie des fonctionnaires. Parce que plusieurs des affaires de dilapidation enregistrés par la justice ont trait à des octrois de crédits bancaires, la loi contre la corruption, promulguée en 2006, stipule que «tous les intervenants dans le circuit de distribution et de remboursement des crédits accordés doivent accomplir leurs fonctions dans le respect des règles internes et externes à la banque et s’interdire de recevoir tout avantage de quelque nature qu’il soit en contrepartie d’une opération volontairement préjudiciable à la banque. Le créneau de la distribution du crédit est particulièrement sensible et des mesures de contrôle doivent être prises périodiquement ou au cas par cas ou encore systématiquement pour les grands dossiers». En parallèle, des hausses dans les salaires des employés de banques ont été décidées par l’Etat. Des possibilités d’octroi de logements existent pour eux par le biais de leur mutuelle. Cette source explique, d’autre part, qu’il faut dissocier ces affaires enregistrées dans certaines banques, de la CNEP, banque qui, elle, a des possibilités d’octroi de logements et aides financières. A la fin des années 1990, une sorte de «guéguerre» a été déclenchée entre une partie du syndicat et une partie de la direction générale de cette banque autour de l’octroi d’avantages matériels en tous genres. Une «guerre d’influence» consistant à partager des biens revenir aux postulants parmi les épargnants, estime cette source. Des épargnants qui ont toujours payé, d’autre part, pour certaines pratiques, parfois peu orthodoxes et non réglementaires.

Par M. Abi

 

Medias 

Le magazine «New African» consacre un dossier «Spécial Algérie»

Le magazine «New African» a consacré, dans sa dernière livraison datée de septembre-octobre, un dossier de 28 pages, «Spécial Algérie», composé de reportages et de plusieurs entretiens.  Dans un reportage introductif au dossier, le magazine, édité en France, met en exergue les efforts déployés par les pouvoirs publics dans divers secteurs. «L’Algérie veut rattraper coûte que coûte son retard», écrit cette publication, rappelant que «le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika a lancé de grands chantiers» à la faveur d’un programme quinquennal (2005/2009)  d’investissements publics. «Une course contre la montre est véritablement engagée : il y a tant de besoins à satisfaire, et en si peu de temps, que cela donne le vertige», constate «New African».  Le magazine a également publié un entretien avec le ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements, M. Hamid Temmar, qui a évoqué plusieurs thèmes, notamment le développement industriel, la privatisation des entreprises et l’investissement étranger. Le ministre a souligné qu’en matière de privatisation «nous ne sommes pas tenus de liquider coûte que coûte nos entreprises», tout en assurant que «l’économie algérienne est la plus libérale de tout le sud de la Méditerranée comme le prouve le système légal et réglementaire». De son côté, interrogé par «New African», l’ambassadeur de Chine en Algérie, Yuhe Liu, a constaté que «sous la conduite du président Bouteflika et avec les efforts inlassables du peuple algérien, l’Algérie a enregistré des succès remarquables, aussi bien dans la réconciliation nationale que dans son développement social». Le diplomate a considéré aussi qu’il est «normal que les peuples algérien et chinois se rapprochent l’un de l’autre dans le processus de renouveau que chacun vit. Dans le contexte de mondialisation, l’Algérie et la Chine voient leurs intérêts communs s’élargir et leurs besoins mutuels s’accroître». La publication donne également la parole à une universitaire, Nadia Hettab, qui analyse la nouvelle stratégie de développement adoptée par l’Etat. «L’Algérie cherche à développer et à renforcer sa compétitivité internationale dans les secteurs pour lesquels elle dispose déjà d’un potentiel».        

R. N.

 

Rice a été reçue hier par Bouteflika

Une petite visite et puis s’en va...

Venant de Tunis, la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, est arrivée en milieu d’après- midi d’hier à Alger.  Elle a été accueillie à son arrivée à l’aéroport international Houari-Boumediene par  Mourad Medelci, ministre des Affaires étrangères. En quittant l’aéroport, la secrétaire d’Etat américaine s’est rendue au siège de la présidence où elle a été reçue par le président de la République  Abdelaziz Bouteflika.  Le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, le conseiller diplomatique du président de la République, Abdellatif Rahal, et l’ambassadeur d’Algérie aux Etats-Unis, Lamine Kherbi, ont assisté à l’audience, ainsi que l’ambassadeur américain à Alger,  David Pearce qui a succédé  à Robert Ford. Au moment où nous mettons sous presse l’entretien se poursuivait. Mais si l’on se fie aux propos tenus par le porte-parole du Département d’Etat, les entretiens ont porté essentiellement sur la lutte antiterroriste, les questions économiques et l’actualité régionale. L’Uma qui a été évoquée lors de son entretien avec le président tunisien dans la matinée d’hier a certainement figuré au menu. A l’issue de cette audience,

Mme Condoleezza Rice a quitté Alger en direction de Rabat, dernière étape de son périple maghrébin. Pour rappel, elle a entamé sa visite par la Libye avant de la poursuivre en Tunisie , où elle a été reçue par le président Zine El Abiddine Benali.     Avant son départ, elle a animé une conférence de presse conjointe avec le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, au niveau du salon de l’aéroport international d’Alger. Cette conférence, prévue initialement à 14h30, avait été déprogrammée pour 16h avant d’être fixée pour

20 heures.       

Selma M.

 

Sud de l’Italie

Plus de 400 harraga interceptés

Les gardes-côtes italiens ont indiqué que plus de  400 immigrés clandestins étaient arrivés hier en quelques heures sur les  côtes du sud de l’Italie, débarquant par leurs propres moyens ou étant  interceptés par les autorités. Un total de 208 migrants, parmi lesquels une cinquantaine de femmes, dont quatre enceintes, entassés sur une seule embarcation, ont été interceptés alors qu’ils s’apprêtaient à débarquer sur une plage près de Kamarina, au sud de la Sicile, a précisé cette source. Ils ont été transférés au centre de premier accueil, deux d’entre eux, en mauvaise santé, sont emmenés dans un centre médical. Par ailleurs, un bateau de la marine militaire a secouru dans l’après-midi une embarcation avec à son bord 84 personnes, parmi lesquelles 19 femmes, qui se dirigeait vers la petite île de Lampedusa, dans le sud de la Sicile. Deux canots pneumatiques, totalisant 46 hommes de nationalité afghane, âgés de 15 à 30 ans, sont également arrivés à quelques minutes d’intervalle dans la matinée sur la côte près de Catanzaro, au sud de la Calabre.


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Le Commentaire

Par

NADIA KERRAZ

Prenons acte

En  dehors des thèmes génériques autour desquels ont tourné les entretiens que la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, a eus avec le président Bouteflika, on n’a eu droit à aucun détail sur ce qui s’est réellement dit et échangé lors de ce tête-à-tête. Du reste, peu de gens dans le proche entourage des deux responsables seront mis dans le secret. Et si «fuites» il y aura, elles n’auront lieu qu’une fois  les lampions éteints et les caméras éloignées. Mais pour l’essentiel, on sait, depuis le 11 septembre 2001, que les Etats-Unis d’Amérique n’ont d’autre alternative que de coopérer avec l’Algérie, dans le cadre de la lutte antiterroriste. En agissant ainsi, ils assurent avant tout leur propre sécurité, car le terrorisme, depuis Al Qaïda,  est  devenu un phénomène transnational qui n’épargne aucun pays. Au plan économique,  les dirigeants de la première puissance mondiale se doivent aussi d’œuvrer pour que leurs parts du marché algérien soient préservées et que leur présence dans le secteur du pétrole et du gaz soit consolidée dans un contexte dominé par la concurrence entre entreprises américaines, britanniques et françaises. C’est pourquoi il ne faut surtout pas se leurrer quant aux raisons de la visite de la secrétaire d’Etat américaine.  En réalité, ce  que l’administration Us cherche, c’est défendre  les intérêts américains. Un souci, légitime, et  qui dicte le comportement  de Washington  vis-à-vis de ses interlocuteurs outre- Atlantique. Pour se convaincre  du pragmatisme du pays de l’Oncle Sam, il n’y a qu’à voir le revirement adopté à l’égard de la Libye et de son leader Mouamar el Keddafi depuis que les réserves pétrolières et gazières ont été confirmées. Mais si on ne peut reprocher aux américains de placer leurs intérêts au-dessus de toute autre considération, on doit aussi en tenir compte.

C’est pourquoi il faut  relativiser la venue à Alger de Mme Rice qui,  de plus,  s’inscrit dans le cadre d’une tournée dans les pays du Maghreb. Et lorsqu’on sait que cette visite intervient  à moins de deux  mois de l’élection            présidentielle américaine,  il y a certainement lieu de ne pas s’enflammer devant ses déclarations, car gageons qu’elles n’engageront que sa personne ou tout au plus celle d’une administration appelée à quitter la Maison- Blanche le 4 novembre. Mais rien pour autant n’empêche Alger de prendre acte.

N. K.

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