|
Partis
politiques et ONG réunis en Espagne
Soutien
au peuple sahraoui
Le maire d’Alger-Centre,
M. Tayeb Zitouni, a exprimé au nom de la délégation
algérienne le «soutien indéfectible et inconditionnel de
l’Algérie» à la cause sahraouie.
Les
représentants des délégations qui ont participé à la 32e
Conférence européenne de coordination et d’appui au
peuple sahraoui (EUCOCO) ont réaffirmé solennellement
dimanche leur engagement pour la cause sahraouie et leur
solidarité agissante avec le peuple du Sahara
Occidental. Intervenant lors de la séance de clôture de
la conférence, le représentant de l’Afrique du Sud, M.
Sihle Zikalala, Secrétaire général à la jeunesse au sein
de l’ANC (Congrès national africain), a affirmé que son
pays continuera à soutenir la lutte du peuple sahraoui
et son représentant légitime le Front Polisario jusqu’au
«parachèvement du processus de décolonisation de la
dernière colonie d’Afrique».
M. Zikalala
a préconisé une «intensification des actions de
mobilisation et de sensibilisation de la communauté
internationale» et une «présence active» au sein des
Nations Unies pour que cette organisation fasse
appliquer les résolutions relatives au droit du peuple
sahraoui à l’autodétermination. La représentante de
l’Association nationale italienne de solidarité avec le
peuple sahraoui, Mme Marisa Revano, dont le pays
accueillera en 2007 la prochaine conférence de l’EUCOCO,
a noté que l’Italie siégera, à partir de janvier
prochain, au Conseil de Sécurité des Nations Unies pour
deux ans, formulant le vœu que cela aura un impact
positif sur la question sahraouie. Mme Revano s’est
félicitée du vote de l’Italie à la 4e commission des
Nationns Unies en faveur de la résolution sur le Sahara
Occidental qui a influé, a-t-elle dit, sur la position
de 14 autres pays européens qui ont également appuyé la
résolution. Le maire d’Alger-Centre, M. Tayeb Zitouni, a
exprimé au nom de la délégation algérienne le «soutien
indéfectible et inconditionnel de l’Algérie» à la cause
sahraouie. «Le peuple algérien qui s’est manifesté dans
la rue le 11 décembre 1960 pour revendiquer son droit à
l’indépendance et la liberté, est plus que jamais aux
côtés du peuple sahraoui dans sa résistance à
l’occupation et sa lutte pour ses droits légitimes»,
a-t-il
déclaré. M. Zitouni a annoncé que la ville d’Alger
organisera au cours de l’année 2007 un programme intense
d’activités en soutien à la cause sahraouie. Le chargé
de la communication au secrétariat général de l’UGTA,
M. Rachid Ait Ali, a exprimé la solidarité des
travailleurs algériens avec leurs frères sahraouis, et
réitéré le plein appui de la centrale syndicale
algérienne à la mise en ouvre du Plan de paix pour
l’autodétermination du peuple sahraoui et appelé le
gouvernement marocain à coopérer avec les Nations Unies
pour garantir la tenue d’un référendum libre,
démocratique et transparent.
Le président
de la Coordination des associations espagnoles
solidaires du peuple sahraoui, M. José Taboada, a
souligné que les 250 associations rassemblées au sein de
la coordination resteront mobilisées jusqu’à ce que
l’Espagne «s’acquitte de sa dette envers le peuple
sahraoui». L’avocate Ines Miranda, qui a reçu
dernièrement le Prix des droits de l’homme décerné par
la prestigieuse International Bar Association (IBA) pour
son action en faveur de la défense des droits de l’homme
au Sahara Occidental, et qui avait conduit une mission
d’observation du Conseil général des barreaux d’Espagne
dans les territoires occupés, a énuméré les multiples
violations des droits de l’homme qui sont commises dans
ces territoires et dénoncé la «répression barbare» menée
par les forces d’occupation marocaines. Elle ajouté que
le Conseil continuera à suivre de près la situation dans
les territoires occupés et à dénoncer toute atteinte aux
droits de l’homme. La représentante belge, Mme Jacinta
de Roeck, qui avait pris la parole lors de la réunion de
la commission de décolonisation des Nations Unies à New
York, a affirmé qu’il est temps que l’ONU «assume ses
responsabilités et prenne, enfin, la décision
d’organiser le référendum d’autodétermination pour le
peuple sahraoui». Le président de l’Association malienne
d’amitié avec le peuple sahraoui,
M. Diaouara,
a souligné que le «peuple malien s’est toujours engagé
aux côtés des peuples opprimés, des peuples privés de
leur liberté» et qu’il a soutenu tous les mouvements de
libération en Afrique. «La violence et l’arbitraire
exercés à l’encontre du peuple sahraoui n’honore pas le
Maroc», a-t-il dit. Les représentants de plusieurs
autres pays sont intervenus pour exprimer leur soutien
et leur solidarité avec le peuple sahraoui.
Redouane
A.
Investissement en capital risque
Le Fonds
fonctionnel dès lundi
Un Fonds
d’investissement en capital risque «Maghreb Private
Equity Fund II» va entamer ses activités en Algérie, à
compter de lundi prochain, avec un capital de 56
millions d’euros (environ 5 milliards de DA), a-t-on
appris lundi auprès de ce nouvel établissement
financier. Les principaux investisseurs dans ce fonds
sont la Société financière internationale (SFI, filiale
de la Banque mondiale), la Banque européenne
d’investissement (BEI), la Société financière
néerlandaise de développement (FMO), le Fonds
d’investissement suisse pour les marchés émergents (SIFEM),
la Société d’investissement belge pour les pays en
développement (BIO), le CDC entreprises (Groupe caisse
de dépôts, France), la Société de promotion et de
participation pour la coopération économique (PROPARCO)
et Averroès finance. Ce Fonds d’investissement en
capital risque est ainsi le premier à lancer ses
activités en Algérie depuis la promulgation cet été de
la loi relative aux Sociétés de Capital Investissement
(SCI). Celle-ci doit favoriser l’émergence d’une
nouvelle catégorie d’institutions financières dont le
rôle est de mobiliser des ressources au profit
d’entreprises confrontées à des difficultés de
financement propre, les PME notamment. La Société de
Capital Investissement est une société par actions
composée d’investisseurs en capital qui acceptent de
devenir actionnaires d’entreprises disposant d’un fort
potentiel de croissance et de rentabilité mais démunies
de garanties pour la couverture des risques. La SCI vise
donc essentiellement les opérations d’investissement
dans le secteur productif des PME. L’autre particularité
de ce type d’investisseurs est qu’ils n’assurent pas la
direction de l’entreprise en question mais l’assistent
de leur compétence technique en vue de réaliser, à
terme, des plus-values sur cession de leurs
participations. La SCI est également soumise à des
règles prudentielles à l’instar des banques. Elle ne
peut, en conséquence, employer plus de 15% de son
capital dans une même entreprise comme elle ne saurait
détenir plus de 49% du capital d’une même entreprise, et
ne peut pas, enfin, procéder à un emprunt au-delà de 10%
de ses capitaux propres.
Amine B.
Pour produire et commercialiser en Algérie
Cevital
s’engage en partenariat avec Samsung
Le premier
Samsung Plaza en Afrique du Nord, sis au quartier de
Hydra, a été inauguré hier, dans le cadre d’un
partenariat entre le leader coréen en électronique
Samsung et l’entreprise Samha, nouvelle filiale du
groupe Cevital. La nouvelle a été annoncée lors de la
conférence de presse qui a été animée, hier, à l’hôtel
Sheraton, conjointement par Issaâd Rebrab président du
groupe Cevital et M. Shin DG du Groupe Samsung. Le
partenariat dont l’accord a été signé le 13 octobre
dernier, prévoit une partie fabrication et une autre de
distribution en Algérie des produits Samsung. Chose qui
se traduira, selon M. Rebrab, par «la création de Samha,
une nouvelle société du groupe dont l’activité sera
centrée sur la création d’un réseau de distribution à
l’échelle nationale avec l’ouverture à l’horizon 2010 de
250 magasins
franchisés». Le second objectif, ajoutera le président
du groupe Cevital, «concerne la réalisation en Algérie
d’une unité de fabrication de produits Samsung sous
licence». Financée à 100 % par Cevital à raison de 75
millions de dollars US, cette unité de production qui
sera opérationnelle en mai 2007, bénéficiera du soutien
et de l’accompagnement technique des cadres de Samsung.
Il est à signaler que le volet distribution de l’accord
de partenariat entre les deux leaders concerne
l’introduction progressive sur le marché algérien de
tous les produits de la gamme Samsung liés à
l’électroménager, la vidéo, l’audio, la téléphonie,
l’informatique et les télécommunications. Cela en
assurant le service après-vente pour l’ensemble des
produits. Revenant à la création de Samha, M. Rebrab a
tenu à souligner que cette unité de production sera «à
l’origine de la création à l’horizon 2010 de 1200 postes
d’emploi directs et de milliers d’emplois indirects,
créés chez les sous-traitants et les franchisés».
Cela dit, il
a reconnu que l’idée d’opter pour le partenariat avec un
groupe comme Samsung, qui a un chiffre d’affaires de 135
milliards de dollars US, dont 80 milliards dans la
branche électronique, et qui contribue à auteur de 20% à
l’ensemble des exportations de la Corée du Sud, repose
sur le besoin du groupe à s’associer à des entreprises
de choix et qui apportent toujours un plus aux projets
importants visant la croissance et la diversification
des activités du groupe Cevital. A ce propos, le
président de Cevital a annoncé que «son groupe est en
train d’investir dans la chimie et l’industrie du verre,
dans la grande distribution, dans le domaine de la
pétrochimie, ainsi que dans la construction navale».
Habiba
Ghrib
Dans une interview à «Jeune Afrique»
Sarkozy
fait les yeux doux à Alger
Le ministre
d’Etat, ministre de l’Intérieur français, Nicolas
Sarkozy, a affirmé dans une interview à l’hebdomadaire
«Jeune Afrique» de cette semaine (6 au 11 novembre), que
«la France doit être l’amie de l’Algérie, avec laquelle
nos intérêts sont liés» «Nos interêts sont à ce point
liés que je ne comprend pas pourquoi nous devrions
continuer à nous opposer», a déclaré M. Sarkozy.
Interrogé sur le devenir du Traité d’amitié
franco-algérien, il a souligné qu’il a «toujours pensé
que l’amitié n’avait pas besoin d’être gravée dans le
marbre d’un traité». «L’amitié, cela se vit, cela se
prouve chaque jour et cela ne se décrète pas», a-t-il
ajouté. Il a relevé, à ce titre, que la question du
traité «c’est aussi la question de la mémoire et de la
repentance». «La mémoire de chaque peuple est
inévitablement spécifique. Le rapprochement, la
réconciliation que nous recherchons appellent un effort
réciproque pour dépasser les souvenirs construits au fil
des ans, pour prendre en compte ce que les historiens
nous enseignent et aboutir peu à peu, dans le respect de
l’Histoire telle qu’elle a été, à des mémoires moins
contrastées», a-t-il dit. M. Sarkozy a estimé, par
ailleurs, que l’autorisation préalable de visa à
laquelle sont soumis les Algériens qui veulent se rendre
en France est «vexatoire». Il a ajouté qu’il ne veut pas
que les Algériens «soient les seuls au Maghreb à (la)
supporter». Concernant la coopération entre la France et
le Maghreb dans la lutte contre le terrorisme, il a
indiqué que celle-ci «se passe, globalement, assez
bien», en insistant sur la «concertation» qui existe
dans ce domaine. M. Sarkozy effectuera les 13 et 14
novembre une visite de travail à Alger.
Amine B.
|