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LA UNE Le dossier des magistrats faussaires dénoncés par Benyoucef Mellouk, un des «grands scandales de corruption et des faux moudjahiddines qui a coûté un crime économique à l'Etat», sera transmis sous peu aux mains des représentants des Nations Unies par un des représentants d'une ONG, présent à l'occasion du colloque organisé à Alger sur la lutte contre la corruption.

07/11/06

 

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 Albert Nallet, ancien combattant de l'armée française en Algérie

 

«Il fallait écouter les Algériens en 1945»

 

 

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Aïch etchouf

 

Maître Ksentini s’éclate

Nous aurons beau dire ce que nous voudrons par ailleurs, mais si Maître Farouk Ksentini n’existait pas, il faudrait tout simplement l’inventer. C’est qu’il occupe à lui tout seul une bonne partie de la scène médiatico-politique en intervenant pratiquement sur tous les sujets et en mettant un peu d’animation par des déclarations, juste ce qu’il faut de polémique, pour donner de la matière à la presse et des envies de riposte à ses détracteurs, qui, étrangement, ne sont pas si nombreux que cela, si on exclut Djamel Laïdouni du syndicat des  magistrats. Sa proximité institutionnelle avec la Présidence de la République n’étant pas seule pour expliquer ses indéniables succès médiatiques au cours desquels il sait toujours parfaitement maintenir le cap sur l’essentiel tout en ne se privant pas de jouer parfois au poisson pilote du pouvoir, comme avant-hier à la Chaîne III où il s’est dit impressionné par la modération de Rabah Kébir. Un homme à qui il ne dénie pas le droit de s’exprimer, tout en rappelant que la charte pour la paix lui interdit de le faire. Une contradiction  à laquelle Maître Ksentini est bien capable de trouver une solution.

 

Cheikh Ezemli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Affaire des magistrats faussaires

Le dossier Mellouk bientôt à l’ONU

Le dossier des magistrats faussaires dénoncés par Benyoucef Mellouk, un des «grands scandales de corruption et des faux moudjahiddines qui a coûté un crime économique à l'Etat», sera transmis sous peu aux mains des représentants des Nations Unies par un des représentants d'une ONG, présent à l'occasion du colloque organisé à Alger sur la lutte contre la corruption.

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Partis politiques et ONG réunis en Espagne

Soutien au peuple sahraoui

Le maire d’Alger-Centre, M. Tayeb Zitouni, a exprimé au nom de la délégation algérienne le «soutien indéfectible et inconditionnel de l’Algérie» à la cause sahraouie.

Les représentants des délégations qui ont participé à la 32e Conférence européenne de coordination et d’appui au peuple sahraoui (EUCOCO) ont réaffirmé solennellement dimanche leur engagement pour la cause sahraouie et leur solidarité agissante avec le peuple du Sahara Occidental. Intervenant lors de la séance de clôture de la conférence, le représentant de l’Afrique du Sud, M. Sihle Zikalala, Secrétaire général à la jeunesse au sein de l’ANC (Congrès national africain), a affirmé que son pays continuera à soutenir la lutte du peuple sahraoui et son représentant légitime le Front Polisario jusqu’au «parachèvement du processus de décolonisation de la dernière colonie d’Afrique».

M. Zikalala a préconisé une «intensification des actions de mobilisation et de sensibilisation de la communauté internationale» et une «présence active» au sein des Nations Unies pour que cette organisation fasse appliquer les résolutions relatives au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. La représentante de l’Association nationale italienne de solidarité avec le peuple sahraoui, Mme Marisa Revano, dont le pays accueillera en 2007 la prochaine conférence de l’EUCOCO, a noté que l’Italie siégera, à partir de janvier prochain, au Conseil de Sécurité des Nations Unies pour deux ans, formulant le vœu que cela aura un impact positif sur la question sahraouie. Mme Revano s’est félicitée du vote de l’Italie à la 4e commission des Nationns Unies en faveur de la résolution sur le Sahara Occidental qui a influé, a-t-elle dit, sur la position de 14 autres pays européens qui ont également appuyé la résolution. Le maire d’Alger-Centre, M. Tayeb Zitouni, a exprimé au nom de la délégation algérienne le «soutien indéfectible et inconditionnel de l’Algérie» à la cause sahraouie. «Le peuple algérien qui s’est manifesté dans la rue le 11 décembre 1960 pour revendiquer son droit à l’indépendance et la liberté, est plus que jamais aux côtés du peuple sahraoui dans sa résistance à l’occupation et sa lutte pour ses droits légitimes»,

a-t-il déclaré. M. Zitouni a annoncé que la ville d’Alger organisera au cours de l’année 2007 un programme intense d’activités en soutien à la cause sahraouie. Le chargé de la communication au secrétariat général de l’UGTA,  M. Rachid Ait Ali, a exprimé la solidarité des travailleurs algériens avec leurs frères sahraouis, et réitéré le plein appui de la centrale syndicale algérienne à la mise en ouvre du Plan de paix pour l’autodétermination du peuple sahraoui et appelé le gouvernement marocain à coopérer avec les Nations Unies pour garantir la tenue d’un référendum libre, démocratique et transparent.

Le président de la Coordination des associations espagnoles solidaires du peuple sahraoui, M. José Taboada, a souligné que les 250 associations rassemblées au sein de la coordination resteront mobilisées jusqu’à ce que l’Espagne «s’acquitte de sa dette envers le peuple sahraoui». L’avocate Ines Miranda, qui a reçu dernièrement le Prix des droits de l’homme décerné par la prestigieuse International Bar Association (IBA) pour son action en faveur de la défense des droits de l’homme au Sahara Occidental, et qui avait conduit une mission d’observation du Conseil général des barreaux d’Espagne dans les territoires occupés, a énuméré les multiples violations des droits de l’homme qui sont commises dans ces territoires et dénoncé la «répression barbare» menée par les forces d’occupation marocaines. Elle ajouté que le Conseil continuera à suivre de près la situation dans les territoires occupés et à dénoncer toute atteinte aux droits de l’homme. La représentante belge, Mme Jacinta de Roeck, qui avait pris la parole lors de la réunion de la commission de décolonisation des Nations Unies à New York, a affirmé qu’il est temps que l’ONU «assume ses responsabilités et prenne, enfin, la décision d’organiser le référendum d’autodétermination pour le peuple sahraoui». Le président de l’Association malienne d’amitié avec le peuple sahraoui,

M. Diaouara, a souligné que le «peuple malien s’est toujours engagé aux côtés des peuples opprimés, des peuples privés de leur liberté» et qu’il a soutenu tous les mouvements de libération en Afrique. «La violence et l’arbitraire exercés à l’encontre du peuple sahraoui n’honore pas le Maroc», a-t-il dit. Les représentants de plusieurs autres pays sont intervenus pour exprimer leur soutien et leur solidarité avec le peuple sahraoui.

Redouane A.

 

Investissement en capital risque

Le Fonds fonctionnel dès lundi

Un Fonds d’investissement en capital risque «Maghreb Private Equity Fund II» va entamer ses activités en Algérie, à compter de lundi prochain, avec un capital de 56 millions d’euros (environ 5 milliards de DA), a-t-on appris lundi auprès de ce nouvel établissement financier. Les principaux investisseurs dans ce fonds sont la Société financière internationale (SFI, filiale de la Banque mondiale), la Banque européenne d’investissement (BEI), la Société financière néerlandaise de développement (FMO), le Fonds d’investissement suisse pour les marchés émergents (SIFEM), la Société d’investissement belge pour les pays en développement (BIO), le CDC entreprises (Groupe caisse de dépôts, France), la Société de promotion et de participation pour la coopération économique (PROPARCO) et Averroès finance. Ce Fonds d’investissement en capital risque est ainsi le premier à lancer ses activités en Algérie depuis la promulgation cet été de la loi relative aux Sociétés de Capital Investissement (SCI). Celle-ci doit favoriser l’émergence d’une nouvelle catégorie d’institutions financières dont le rôle est de mobiliser des ressources au profit d’entreprises confrontées à des difficultés de financement propre, les PME notamment. La Société de Capital Investissement est une société par actions composée d’investisseurs en capital qui acceptent de devenir actionnaires d’entreprises disposant d’un fort potentiel de croissance et de rentabilité mais démunies de garanties pour la couverture des risques. La SCI vise donc essentiellement les opérations d’investissement dans le secteur productif des PME. L’autre particularité de ce type d’investisseurs est qu’ils n’assurent pas la direction de l’entreprise en question mais l’assistent de leur compétence technique en vue de réaliser, à terme, des plus-values sur cession de leurs participations. La SCI est également soumise à des règles prudentielles à l’instar des banques. Elle ne peut, en conséquence, employer plus de 15% de son capital dans une même entreprise comme elle ne saurait détenir plus de 49% du capital d’une même entreprise, et ne peut pas, enfin, procéder à un emprunt au-delà de 10% de ses capitaux propres.        

Amine B.

 

Pour produire et commercialiser en Algérie

Cevital s’engage en partenariat avec Samsung

Le premier Samsung Plaza en Afrique du Nord, sis au quartier de Hydra, a été inauguré hier, dans le cadre d’un partenariat entre le leader coréen en électronique Samsung et l’entreprise Samha, nouvelle filiale du groupe Cevital. La nouvelle a été annoncée lors de la conférence de presse qui a été animée, hier, à l’hôtel Sheraton, conjointement par Issaâd Rebrab président du groupe Cevital et M. Shin DG du Groupe Samsung. Le partenariat dont l’accord a été signé le 13 octobre dernier, prévoit une partie fabrication et une autre de distribution en Algérie des produits Samsung. Chose qui se traduira, selon M. Rebrab, par «la création de Samha, une nouvelle société du groupe dont l’activité sera centrée sur la création d’un réseau de distribution à l’échelle nationale avec l’ouverture à l’horizon 2010 de

250 magasins franchisés». Le second objectif, ajoutera le président du groupe Cevital, «concerne la réalisation en Algérie d’une unité de fabrication de produits Samsung sous licence». Financée à 100 % par Cevital à raison de 75 millions de dollars US, cette unité de production qui sera opérationnelle en mai 2007, bénéficiera du soutien et de l’accompagnement technique des cadres de Samsung. Il est à signaler que le volet distribution de l’accord de partenariat entre les deux leaders concerne l’introduction progressive sur le marché algérien de tous les produits de la gamme Samsung liés à l’électroménager, la vidéo, l’audio, la téléphonie, l’informatique et les télécommunications. Cela en assurant le service après-vente pour l’ensemble des produits. Revenant à la création de Samha, M. Rebrab a tenu à souligner que cette unité de production sera «à l’origine de la création à l’horizon 2010 de 1200 postes d’emploi directs et de milliers d’emplois indirects, créés chez les sous-traitants et les franchisés».

Cela dit, il a reconnu que l’idée d’opter pour le partenariat avec un groupe comme Samsung, qui a un chiffre d’affaires de 135 milliards de dollars US, dont 80 milliards dans la branche électronique, et qui contribue à auteur de 20% à l’ensemble des exportations de la Corée du Sud, repose sur le besoin du groupe à s’associer à des entreprises de choix et qui apportent toujours un plus aux projets importants visant la croissance et la diversification des activités du groupe Cevital. A ce propos, le président de Cevital a annoncé que «son groupe est en train d’investir dans la chimie et l’industrie du verre, dans la grande distribution, dans le domaine de la pétrochimie, ainsi que dans la construction navale».            

Habiba Ghrib

 

Dans une interview à «Jeune Afrique»

Sarkozy fait les yeux doux à Alger

Le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur français, Nicolas Sarkozy, a affirmé dans une interview à l’hebdomadaire «Jeune Afrique» de cette semaine (6 au 11 novembre), que «la France doit être l’amie de l’Algérie, avec laquelle nos intérêts sont liés» «Nos interêts sont à ce point liés que je ne comprend pas pourquoi nous devrions continuer à nous opposer», a déclaré M. Sarkozy. Interrogé sur le devenir du Traité d’amitié franco-algérien, il a souligné qu’il a «toujours pensé que l’amitié n’avait pas besoin d’être gravée dans le marbre d’un traité». «L’amitié, cela se vit, cela se prouve chaque jour et cela ne se décrète pas», a-t-il ajouté. Il a relevé, à ce titre, que la question du traité «c’est aussi la question de la mémoire et de la repentance». «La mémoire de chaque peuple est inévitablement spécifique. Le rapprochement, la réconciliation que nous recherchons appellent un effort réciproque pour dépasser les souvenirs construits au fil des ans, pour prendre en compte ce que les historiens nous enseignent et aboutir peu à peu, dans le respect de l’Histoire telle qu’elle a été, à des mémoires moins contrastées», a-t-il dit. M. Sarkozy a estimé, par ailleurs, que l’autorisation préalable de visa à laquelle sont soumis les Algériens qui veulent se rendre en France est «vexatoire». Il a ajouté qu’il ne veut pas que les Algériens «soient les seuls au Maghreb à (la) supporter». Concernant la coopération entre la France et le Maghreb dans la lutte contre le terrorisme, il a indiqué que celle-ci «se passe, globalement, assez bien», en insistant sur la «concertation» qui existe dans ce domaine.  M. Sarkozy effectuera les 13 et 14 novembre une visite de travail à Alger.

Amine B.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ÉDITORIAL

Par Abderrahmane Mahmoudi

Sous haute surveillance

Le moins que nous puissions dire  en matière de relations algéro-américaines, est que nos amis  américains nous surveillent littéralement comme le lait sur le feu. Il ne se passe pas un ou deux mois tout au plus pour qu’une délégation gouvernementale US de très haut rang ne vienne prendre notre pouls et s’enquérir de notre état d’esprit du moment. Si ce forcing n’est pas très courtois, du moins en termes diplomatiques par ce qu’il implique comme arrière-pensées dominatrices vis-à-vis de notre pays, il a en tout cas le mérite de mettre à bas un mythe fortement ancré depuis quelques années dans notre pays et largement partagé par le microcosme algérois aussi bien que par la plupart des chancelleries. Le mythe de l’alignement du Président Abdelaziz Bouteflika sur la politique  américaine, fondée au départ sur  l’héritage supposé d’un compagnonnage historique entre l’équipe du défunt président Houari Boumediene avec les républicains américains et plus particulièrement sur les relations étroites entre le clan Bush et le défunt Messaoud Zeggar, cette croyance a été renforcée ensuite par le nombre relativement élevé de rencontres entre les deux présidents actuels et la chaleur apparente de leurs entretiens. Le traitement, généralement réservé à Abdelaziz Bouteflika par George Bush, pouvant laisser penser à une proximité de points de vue assez rapprochée, sans pour autant que cela ne se traduise concrètement sur le terrain par des avantages quelconques pour notre pays.

En omettant au passage de prendre en considération le fait que le rapprochement avec les Américains a commencé en vérité sous la présidence de Liamine Zeroual, dont le gouvernement avait octroyé des avantages importants aux compagnies pétrolières américaines qui s’étaient presque vu attribuer la totalité du Sahara algérien, comme vaste zone de concession unifiée.

De même que c’est au cours des années 1990 que les premiers accrocs sérieux avec le pouvoir français ont commencé, laissant apparaître une volonté manifeste des Algériens de s’éloigner de Paris et de se rapprocher de Washington. C’est dire que Abdelaziz Bouteflika n’a fait que prendre en marche le train du profond rééquilibrage de nos relations avec ces deux grandes capitales mondiales. Et c’est dire aussi qu’on ne lui a pas souvent compté des prises de position qui ne sont évidemment pas celles qu’on pourrait attendre d’un fervent supporter de la politique américaine dans le monde. Que ce soit par rapport à la question palestinienne, à l’invasion de l’Irak ou à celle toute récente de l’attaque israélienne contre le Liban, nos positions officielles sont loin de ce qui se pratique au Caire, par exemple.

De même qu’au plan intérieur, les amendements à la loi sur les hydrocarbures, par exemple, et les investigations officielles lancées contre BRC (à 50% propriété de Halliburton de Dick Cheney) n’ont pas été spécialement appréciés par les compagnies pétrolières américaines. Si nous y ajoutons la visite de Bouteflika à Fidel Castro, le boycott déguisé de la dernière session de l’Assemblée générale de l’ONU, le rejet catégorique du projet du Grand Moyen-Orient et le rapprochement notable avec la Russie et la Chine, il est alors normal que les Américains s’inquiètent un peu, mais pas à ce point, tout de même. 

A. M.

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