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Ce soir au Palais de la culture
Promenade jazz
à l’italienne
Dans le cadre de
la 3e édition de la saison culturelle italienne, le Palais de la
culture Moufdi Zakaria accueille ce soir un concert de jazz animé
par la célèbre vocaliste italienne Maria Pia De Vito, accompagnée du
pianiste, compositeur et arrangeur accompli, Ramberto Ciammarughi.
L’une des voix
phare du panorama jazz italien, en l’occurrence Maria Pia De Vito,
interprète de grande valeur internationale se produira au Palais de
la culture pour interpréter devant le public algérois un répertoire
emprunté de ses propres compositions originales en langue
napolitaine, des morceaux de la tradition de la Renaissance et du
XXe siècle napolitain, ainsi que des compositions des célèbres
jazzmen que sont Ralph Towner et Rita Marcotulli. Réputée pour sa
voix harmonieuse, lumineuse, expressive et débordante de
tempérament, la vocaliste agrémentera la soirée avec un mélange de
genres musicaux avec sa touche particulière liée à l’improvisation
«fantaisiste». Ses chansons à connotation typiquement
méditerranéenne, Maria Pia De Vito est toujours en quête de
nouvelles sonorités. Elle tire son expérience du langage jazz
afro-américain qui, selon elle, prend ses racines musicales et
linguistiques du terreau parthénopéen et des profondeurs de la
région des Balkans jusqu’aux confins de l’Inde. Depuis 1980, Maria
Pia De Vito est très active dans le milieu du jazz, collaborant
notamment avec les musiciens dont John Taylor, Ralph Towner, Kenny
Wheeler, Dave Liebman, Steve Turre, Miroslav Vitous…. Au fil des
années, elle est devenue l’une des figures emblématiques en Italie
où elle s’est frayée une place dans la cour des grands musiciens et
ce, grâce à sa persévérance dans le travail qui se caractérise,
selon les critiques, par un réel brassage des cultures. Son nouvel
opus «So right» qu’elle a signé, il y a quelques mois, lui permet de
rivaliser sur le plan du répertoire et de l’instrumentation avec les
interprètes européennes les plus affirmés. Ce soir, elle sera
flanquée du pianiste Ramberto Ciammarughi, musicien –compositeur
aussi –, réputé pour son travail des arrangements musicaux. Depuis
ses débuts, il s’est toujours intéressé à la didactique de la
musique. Après avoir enseigné au «Moz-Art» de Pérouse en 1981, il
sillonne plusieurs ville italiennes pour prodiguer des cours de
master class. Musicien éclectique, le parcours de Ramberto
Ciammarughi se résume dans la pratique d’une musique vaste et
complexe à la fois dans les domaines des arts visuels, des arts
figuratifs, du théâtre et de la chorégraphie.
Hacène K.
Cinéma
Premier clap de
la Dernière Solution de Rachid Benallal
Faisant partie de
la liste des vingt-deux longs métrages désignés par le département
cinéma et audiovisuel du commissariat qui prépare l’événement
«Alger, capitale de la culture du monde arabe 2007», le premier clap
du film intitulé «la dernière solution» du réalisateur Rachid
Benallel a été donné dimanche soir, à l’hôtel El Aurassi d’Alger et
ce, en présence d’une pléiade de comédiens, artistes et
personnalités du monde de la culture.
Le film qui sera
adapté du scénario de Arezki Mellal et Nadia Drablia, entamera le
tournage la première semaine du mois de janvier 2007. Il s’étalera
sur deux mois et demi, selon le réalisateur qui a choisi de confier
les rôles principaux aux comédiens Ahmed Benaïssa, Rania Sarouti et
Hamid Remas. Les villes qui accueilleront le travelling du tournage
sont Alger, Béjaïa, Annaba Constantine et Jijel. Dans le synopsis,
le récit de l’aventure se déroule dans un village côtier sur la
corniche jijélienne au milieu de la luxuriante végétation avec ses
beaux sites forestiers de chêne liège qui surplombent la mer. «Comme
partout dans le pays, les voisins se veulent les gardiens vigilants
d’une société qui vous soumet au poids de certaines traditions.»
C’est en rentrant d’une partie de pêche complètement ivre que
Mouloud apprend, au bar et par les voisins, la naissance de son fils
Farid. Coléreux, alcoolique, mauvais époux, père indigne et
personnage fuyant, Mouloud semble se débattre dans son propre
malheur, mais aussi celui de ceux qui l’entourent. On finit par
croire que c’est à cause des voisins qu’il se comporte ainsi, alors
qu’en réalité, il en est le seul fautif. Sa bêtise le pousse même
jusqu’à ne pas vacciner son fils. Quand on vit dans des conditions
d’insalubrité, les maladies vous guettent fatalement. C’est ainsi
qu’à l’âge de cinq ans, Farid contracte la polio et devient invalide
à vie. Pis encore, le sort s’acharne sur lui car, tout simplement,
il sera l’objet de dérision : les enfants de sa classe se montrent
méchants à son égard, au même titre d’ailleurs que son professeur de
langue arabe qui le surprend en train d’esquisser des caricatures.
C’est dans la solitude que l’enfant mûrit. Il décide d’entreprendre
des études qui lui ouvriront les portes du succès. Il sera
plasticien, alors que son père, pochard, s’enlise dans les déboires.
Un jour, il se met à l’heure de la repentance. Il se réfugie dans la
mosquée et devient un autre homme. Là, une suite de rebondissements
s’ensuit… Soulignons que Rachid Benallal commence ses études de
cinéma à l’INC d’Alger et les termine à l’IDHEC de Paris. À son
retour en Algérie, il travaille comme assistant réalisateur pour la
télévision algérienne et réalise deux courts métrages. A partir du
début des années 1970, il devient chef monteur et monte une douzaine
de longs métrages algériens, dont «Ya ouled» (1993) et «Si M’hand U’Mhand
l’insoumis» (2004), dont l’initiative revient au producteur Yazid
Khodja.
Rappelons enfin,
qu’en guise de soutien d’aide à la production concernant l’événement
culturel arabe qu’Alger s’apprête à accueillir dans moins d’un mois,
«une enveloppe de 65 milliards de centimes a été consentie à
l’ensemble de la production, soit un apport de 20%», selon Lamine
Merbah, président de la commission audiovisuelle, indiquant que «le
reste, c’est-à-dire, 80%, est un montage financier que le producteur
a présenté avant que son projet ne soit retenu par la commission».
H. K.
Sites de Gourna (Egypte)
L’archéologie
reprend ses droits
Après cinquante
ans d’escarmouches et une bataille rangée, la guerre de Gourna, qui
vise à raser des villages accrochés au flanc de la montagne
Thébaine, à Louxor, n’a pas eu lieu. Mais le sort de ces 10 000
habitants de Gourna a été scellé. L’annonce a été officiellement
faite sur place que tous devront déménager pour laisser le vaste
site creusé de mille tombes antiques aux archéologues et aux
touristes. «Que l’archéologie reprenne ici ses droits était un des
rêves de ma vie», affirme Zahi Hawass, le patron de l’archéologie
égyptienne. «Des trésors cachés sont là. Des dégâts terribles ont
été faits à Gourna dans les tombes». Il est certain que ces caveaux
antiques ont été pillés jadis par des gourniotes avides d’exploiter,
à la demande des touristes étrangers, la manne pharaonique. Beaucoup
sont habités, et plusieurs transformés en dépotoirs. «Je suis né
dans cette tombe», dit Hassan Amer, montrant une grotte-tombeau de
50 m2 creusée dans la paroi calcaire de sa maison familiale de
Gournet Mara’i, un village d’un millier d’habitants, à l’extrémité
sud de Gourna. Devenu égyptologue, professeur à l’Université du
Caire, il se dit «triste à l’idée que tout ce patrimoine disparaît.
On va faire une cité des morts, sans trop tenir compte des vivants,
de toute leur histoire». Quelques maisons des ces îlots typiques de
l’architecture traditionnelle de la Haute-Egypte, à base de brique
de terre crue mélangée à de la paille, et dont les façades sont
ornées de peinture d’art populaire, seront conservées. Une
trentaine, «avec l’accord de l’Unesco», dit M. Moghrabi, tandis
qu’elles ne seraient qu’une quinzaine, selon le gouverneur Farag.
Sur cette nécropole abandonnée par les ans, s’était édifié en moins
de deux siècles un chapelet de villages, où s’étageaient, entre et
sur les tombeaux, de belles maisons en terre crue, provoquant
l’exaspération permanente des autorités.
Naâma
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