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Ce soir au Palais de la culture

Promenade jazz à l’italienne

Cinéma

Premier clap de la Dernière Solution de Rachid Benallal

Sites de Gourna (Egypte)

L’archéologie reprend ses droits

 

 07/12/06

 

 Ce soir au Palais de la culture

Promenade jazz à l’italienne

Dans le cadre de la 3e édition de la saison culturelle italienne, le Palais de la culture Moufdi Zakaria accueille ce soir un concert de jazz animé par la célèbre vocaliste italienne Maria Pia De Vito, accompagnée du pianiste, compositeur et arrangeur accompli, Ramberto Ciammarughi.

L’une des voix phare du panorama jazz italien, en l’occurrence Maria Pia De Vito, interprète de grande valeur internationale se produira au Palais de la culture pour interpréter devant le public algérois un répertoire emprunté de ses propres compositions originales en langue napolitaine, des morceaux de la tradition de la Renaissance et du XXe siècle napolitain, ainsi que des compositions des célèbres jazzmen que sont Ralph Towner et Rita Marcotulli. Réputée pour sa voix harmonieuse, lumineuse, expressive et débordante de tempérament, la vocaliste  agrémentera la soirée avec un mélange de genres musicaux avec sa touche particulière liée à l’improvisation «fantaisiste». Ses chansons à connotation typiquement méditerranéenne, Maria Pia De Vito est toujours en quête de nouvelles sonorités. Elle tire son expérience du langage jazz afro-américain qui, selon elle, prend ses racines musicales et linguistiques du terreau parthénopéen et des profondeurs de la région des Balkans jusqu’aux confins de l’Inde. Depuis 1980, Maria Pia De Vito est très active dans le milieu du jazz, collaborant notamment avec les musiciens dont John Taylor, Ralph Towner, Kenny Wheeler, Dave Liebman, Steve Turre,  Miroslav Vitous…. Au fil des années, elle est devenue l’une des figures emblématiques en Italie où elle s’est frayée une place dans la cour des grands musiciens et ce, grâce à sa persévérance dans le travail qui se caractérise, selon les critiques, par un réel brassage des cultures. Son nouvel opus «So right» qu’elle a signé, il y a quelques mois, lui permet de rivaliser sur le plan du répertoire et de l’instrumentation avec les interprètes européennes les plus affirmés. Ce soir, elle sera flanquée du pianiste Ramberto Ciammarughi, musicien –compositeur aussi –,  réputé pour son  travail des arrangements musicaux. Depuis ses débuts, il s’est toujours intéressé à la didactique de la musique. Après avoir enseigné au «Moz-Art» de Pérouse en 1981, il sillonne plusieurs ville italiennes pour prodiguer des cours de master class. Musicien éclectique, le parcours de Ramberto Ciammarughi se résume dans la pratique d’une musique vaste et complexe à la fois dans les domaines des arts visuels, des arts figuratifs, du théâtre et de la chorégraphie. 

Hacène K.

 

Cinéma

Premier clap de la Dernière Solution de Rachid Benallal

Faisant partie de la liste des vingt-deux longs métrages désignés par le département cinéma et audiovisuel du commissariat qui prépare l’événement «Alger, capitale de la culture du monde arabe 2007», le premier clap du film intitulé «la dernière solution» du réalisateur Rachid Benallel a été donné dimanche soir, à l’hôtel El Aurassi d’Alger et ce, en présence d’une pléiade de comédiens, artistes et personnalités du monde de la culture.

Le film qui sera adapté du scénario de Arezki Mellal et Nadia Drablia, entamera le tournage la première semaine du mois de janvier 2007.  Il s’étalera sur deux mois et demi, selon le réalisateur qui a choisi de confier les rôles principaux aux comédiens Ahmed Benaïssa, Rania Sarouti et Hamid Remas. Les villes qui accueilleront le travelling du tournage sont Alger, Béjaïa, Annaba Constantine et Jijel. Dans le synopsis,  le récit de l’aventure se déroule dans un village côtier sur la corniche jijélienne au milieu de la luxuriante végétation avec ses beaux sites forestiers de chêne liège qui surplombent la mer. «Comme partout dans le pays, les voisins se veulent les gardiens vigilants d’une société qui vous soumet au poids de certaines traditions.» C’est en rentrant d’une partie de pêche complètement ivre que Mouloud apprend, au bar et par les voisins, la naissance de son fils Farid. Coléreux, alcoolique, mauvais époux, père indigne et personnage fuyant, Mouloud semble se débattre dans son propre malheur, mais aussi celui de ceux qui l’entourent. On finit par croire que c’est à cause des voisins qu’il se comporte ainsi, alors qu’en réalité, il en est le seul fautif. Sa bêtise le pousse même jusqu’à ne pas vacciner son fils. Quand on vit dans des conditions d’insalubrité, les maladies vous guettent fatalement. C’est ainsi qu’à l’âge de cinq ans, Farid contracte la polio et devient invalide à vie. Pis encore, le sort s’acharne sur lui car, tout simplement, il sera l’objet de dérision : les enfants de sa classe se montrent méchants à son égard, au même titre d’ailleurs que son professeur de langue arabe qui le surprend en train d’esquisser des caricatures. C’est dans la solitude que l’enfant mûrit. Il décide d’entreprendre des études qui lui ouvriront les portes du succès. Il sera plasticien, alors que son père, pochard, s’enlise dans les déboires. Un jour, il se met à l’heure de la repentance. Il se réfugie dans la mosquée et devient un autre homme. Là, une suite de rebondissements s’ensuit…  Soulignons que Rachid Benallal commence ses études de cinéma à l’INC d’Alger et les termine à l’IDHEC de Paris. À son retour en Algérie, il travaille comme assistant réalisateur pour la télévision algérienne et réalise deux courts métrages.  A partir du début des années 1970, il devient chef monteur et monte une douzaine de longs métrages algériens, dont «Ya ouled» (1993) et «Si M’hand U’Mhand l’insoumis»  (2004), dont l’initiative revient au producteur Yazid Khodja.

Rappelons enfin, qu’en guise de soutien d’aide à la production concernant l’événement culturel arabe qu’Alger s’apprête à accueillir dans moins d’un mois, «une enveloppe de 65 milliards de centimes a été consentie à l’ensemble de la production, soit un apport de 20%», selon Lamine Merbah, président de la commission audiovisuelle, indiquant que «le reste, c’est-à-dire, 80%, est un montage financier que le producteur a présenté avant que son projet ne soit retenu par la commission». 

H. K.

 

Sites de Gourna (Egypte)

L’archéologie reprend ses droits

Après cinquante ans d’escarmouches et une bataille rangée, la guerre de Gourna, qui vise à raser des villages accrochés au flanc de la montagne Thébaine, à Louxor, n’a pas eu lieu. Mais le sort de ces 10 000 habitants de Gourna a été scellé. L’annonce a été officiellement faite sur place que tous devront déménager pour laisser le vaste site creusé de mille tombes antiques aux archéologues et aux touristes. «Que l’archéologie reprenne ici ses droits était un des rêves de ma vie», affirme Zahi Hawass, le patron de l’archéologie égyptienne. «Des trésors cachés sont là. Des dégâts terribles ont été faits à Gourna dans les tombes».  Il est certain que ces caveaux antiques ont été pillés jadis par des gourniotes avides d’exploiter, à la demande des touristes étrangers, la manne pharaonique. Beaucoup sont habités, et plusieurs transformés en dépotoirs.  «Je suis né dans cette tombe», dit Hassan Amer, montrant une grotte-tombeau de 50 m2 creusée dans la paroi calcaire de sa maison familiale de Gournet Mara’i, un village d’un millier d’habitants, à l’extrémité sud de Gourna. Devenu égyptologue, professeur à l’Université du Caire, il se dit «triste à l’idée que tout ce patrimoine disparaît. On va faire une cité des morts, sans trop tenir compte des vivants, de toute leur histoire».  Quelques maisons des ces îlots typiques de l’architecture traditionnelle de la Haute-Egypte, à base de brique de terre crue mélangée à de la paille, et dont les façades sont ornées de peinture d’art populaire, seront conservées.  Une trentaine, «avec l’accord de l’Unesco», dit M. Moghrabi, tandis qu’elles ne seraient qu’une quinzaine, selon le gouverneur Farag. Sur cette nécropole abandonnée par les ans, s’était édifié en moins de deux siècles un chapelet de villages, où s’étageaient, entre et sur les tombeaux, de belles maisons en terre crue, provoquant l’exaspération permanente des autorités.

Naâma   

 

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