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Le directeur du tourisme de Béjaïa
«18
établissements hôteliers seulement répondent aux normes»
«Le parc hôtelier
de la wilaya n'est pas fameux. 90% des hôtels seraient fermés si
nous avions appliqué la réglementation».
C’est ce qu’a
déclaré, M. Haddad, directeur du tourisme de la wilaya de Béjaïa au
forum de Radio Soummam, lundi dernier, pour résumer la situation du
secteur qu’il a héritée il y a moins d’un an. 13 hôtels sont fermés
actuellement pour une remise à niveau, a indiqué
M. Haddad en
réponse à l’avalanche de questions qui lui étaient posées sur la
standardisation des établissements hôteliers de Béjaïa dont 18
seulement répondent aux normes exigées. Cependant, un travail
pédagogique est engagé en direction des propriétaires pour se mettre
au diapason des exigences de l’heure, a fait remarquer ce dernier en
indiquant, toujours dans le même ordre d’idées, que quatre
établissements, à savoir les hôtels, Zéphir, Chréa, Cristal et
Tiziri ont postulé pour un classement. S’agissant de la mise en
vente de certains hôtels dont les Hammadides, l’invité du forum
Soummam dira que des appels d’offres ont été lancés en direction des
investisseurs et sont au stade d’analyse.
Des hôtels, selon
lui, restent toujours non exploités jusqu’à présent alors qu’ils ont
été réceptionnés. Il s’agit, entre autres, de l’hôtel EPLF qui,
apparemment, ne trouve pas preneur. «L’hôtel Les Oliviers de la
défunte Khalifa est abandonné ; il est en liquidation», observe
encore le directeur du tourisme de Béjaïa qui a «mis en garde» le
liquidateur afin qu’il ne soit pas dévié de sa vocation initiale, à
savoir le tourisme. Se disant conscient de l’enjeu économique de
l’industrie touristique devenue une alternative aux richesses
minières,
M. Haddad dira que
la wilaya de Béjaïa a la chance de détenir le statut de wilaya à
vocation touristique et a affirmé que des efforts sont engagés pour
préparer un environnement propice à l’investissement dans le
domaine, qui est à «l’état brut» actuellement. Pour preuve, onze
zones d’expansion touristique (ZET) lancées dans les années 1980
sont, soit dépassées, soit abandonnées. Seules deux ZET, Agrioune
(21 ha) et Aokas (23 ha) sont livrées.
Deux autres ZET
sont proposées sur la côte ouest et leurs études sont en cours
d’élaboration. D’autres espaces sont en voie de préparation mais
cette fois une attention particulière est accordée au tourisme de
montagne, notamment la construction d’une station touristique sur
les hauteurs de la ville d’Akbou au col de Chellata et à Taourirt
Ighil à Adekar pour relever le secteur du tourisme qui ne signifie
pas seulement la construction des hôtels mais bien d’autres choses,
à savoir le tourisme culturel et sportif. Un travail pédagogique et
d’encouragement est entrepris avec les acteurs locaux pour
développer des ressources propres à chaque commune pour arriver à un
résultat satisfaisant, tente d’expliquer le premier responsable du
secteur qui a indiqué que les perspectives d’investissement sont
alléchantes puisque 41 projets ont obtenu des permis de construire
et certains d’entre eux connaissent un début de réalisation. Nous
envisageons une augmentation de la capacité d’accueil de
3 611 lits à la
fin de l’année en cours, 8 100 lits en 2010 et 26 000 lits à
l’horizon 2015. Ce qui aura une double incidence sur l’emploi et
l’économie.
Un séminaire
national sur le tourisme en janvier
Le directeur du
tourisme de la wilaya de Béjaïa, M. Haddad, a annoncé en direct à
Radio Soummam au cours de son intervention face aux représentants de
la presse lundi après-midi, qu’un séminaire national sur le tourisme
est d’ores et déjà programmé pour la mi-janvier 2007. Cette
rencontre sera un forum pour communiquer toutes les offres
d’investissement ainsi que les offres foncières réservées à cet
effet pour les opérateurs afin de les sensibiliser pour injecter
leurs capitaux dans ce domaine prometteur. La première réunion pour
la préparation de la saison estivale 2007 a eu lieu mardi dernier.
Hocine Cherfa
Haut
Accident sur la RN5 à Bouira
Les bilans
macabres s’enchaînent
Avant-hier, aux
premières heures de la journée, au lieu-dit «Passala», dans la
commune d’Ath Mansour, à 40 km à l’est de Bouira, s’est produit un
terrible accident de la circulation, qui s’est soldé par la mort de
3 passagers et des blessures à 4 autres au niveau du lieu indiqué
qui longe la RN5 entre un taxi immatriculé dans la wilaya de Batna
et un fourgon Master d’Alger. Quatre jours auparavant, un autre
accident a eu lieu, toujours sur la RN5 à l’entrée ouest de la
commune de Lakhdaria, entre deux véhicules légers. La collision a
provoqué la mort d’une personne et des blessures à trois autres. Les
habitants d’Ath Mansour ont encore à l’esprit un accident, le plus
meurtrier, survenu il y a une vingtaine de jours et qui a coûté la
vie à cinq passagers et des blessures à 19 autres. Il s’agissait
d’un télescopage entre un bus de voyageurs en porivenance de Annaba
et se dirigeant vers Alger et un camion semi-remorque. Il est à
préciser que tous les accidents se sont produits sur la RN5.
Seulement à différents endroits lesquels par malheur sont très
souvent identifiés comme était de véritables points noirs,
c’est-à-dire, dangereux. Comme il est vrai aussi que la RN5 est
asphyxiée par l’ensemble des véhicules qui la traverse dont le
nombre est évalué par les services concernés à 40 000
quotidiennement. Cette situation étouffante et compacte n’est pas
pour faciliter le trajet aux usagers. Même s’il y a ceux qui
voudraient éviter des obstacles qui surviennent brutalement sur la
RN5, ils ne pourront le faire, car l’exiguïté des lieux ne le permet
pas. Tout compte fait, la vigilance doit être de mise et c’est ce
qui est vraiment sage, faute de mieux.
Farid Haddouche
Haut
Oran
Renfort de 920
policiers en 2007
Une continuité
dans la lutte contre la criminalité et la délinquance ainsi que
l’instauration de l’ordre et la préservation de la sécurité des
citoyens en rapprochant davantage la police d’eux, restent, entre
autres, la préoccupation première de la Direction générale de la
sûreté nationale (DGSN) et M. Khalfi, directeur central, était jeudi
à Oran où il devait installer officiellement le nouveau chef de la
Sûreté de wilaya, en l’occurrence Hadj Saïd Arezki. Avant son
transfert à Oran, M. Hadj Saïd a assumé les mêmes fonctions dans les
wilaya de Tizi Ouzou et Bouira avant d’être nommé chef du 1er groupe
de la police des frontières au port d’Alger.
Lors du point de
presse organisé à l’occasion de la cérémonie d’installation, le
directeur central est revenu sur certaines questions, notamment
celle concernant la wilaya d’Oran. Il annoncera ainsi que, pour
accroître la lutte contre la délinquance et la criminalité, la DGSN
a décidé de renforcer les rangs des policiers dans la wilaya. Les
effectifs passeront ainsi de 3 080 policiers à 4 000 en 2007. Ce
renfort non négligeable de 920 éléments de différents grades était
très attendu d’autant plus que la population de la wilaya est en
continuelle croissance, étant aujourd’hui à plus d’un million et
demi d’habitants. Il a annoncé par ailleurs la dotation à Bir El
Djir de deux sûretés urbaines, structures dont elle avait grandement
besoin pour contrecarrer et éradiquer les fléaux rendant la vie dure
aux citoyens de cette daïra. M. Khalfi a déclaré par ailleurs que le
site devant accueillir une académie de police a été choisi sur la
route d’Arzew.
M. Khalfi est
revenu également sur la question de la corruption au sein de la
corporation et souligné que tout acte avéré est sévèrement
sanctionné, citant l’exemple de trois cadres de l’école de police,
incarcérés pour avoir touché des pots-de-vin de la part des
candidats aux concours d’accès au corps de la police. Il rappellera
aussi que «quatre cadres de la Sûreté de wilaya d’Oran sont sous
mandat de dépôt, l’un d’eux pour défaillance puisqu’il assurait la
permanence au siège de la 2e Sûreté urbaine où un détenu s’est donné
la mort.»
E. Ikram
Haut
Bouira
Neutralisation
d’un réseau de débauche
Plusieurs
personnes ont été appréhendées par les services de police, alors
qu’ils s’adonnaient à la vente illicite de boissons alcoolisées, a
la débauche et à la consommation de drogues. Ces individus
pratiquaient leurs activités illégales dans un lieu isolé, situé à
la lisière de la ville de Bouira. Après avoir érigé des tentes de
fortune, ils recevaient leurs clients pour des parties de beuveries
en compagnie de femmes de mauvaises mœurs et qui se terminent par
une débauche orgiaque. Au moment de leur interpellation, l’un deux
était en possession d’une quantité de 0,40 gramme de kif (chira).
Par contre, un autre individu a réussi à prendre la fuite. 163
bouteilles de vin ont été saisies et les mis en cause, embarqués au
commissariat. Présentés au parquet, un accusé a été mis sous mandat
de dépôt, le reste se retrouve sous contrôle judiciaire.
Farid Haddouche
Haut
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