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Le directeur du tourisme de Béjaïa

«18 établissements hôteliers seulement répondent aux normes»

Accident sur la RN5 à Bouira

Les bilans macabres s’enchaînent

Oran

Renfort de 920 policiers en 2007

Bouira

Neutralisation d’un réseau de débauche

 

 07/12/06

 

 Le directeur du tourisme de Béjaïa

«18 établissements hôteliers seulement répondent aux normes»

«Le parc hôtelier de la wilaya n'est pas fameux. 90% des hôtels seraient fermés si nous avions appliqué la réglementation».

C’est ce qu’a déclaré, M. Haddad,  directeur du tourisme de la wilaya de Béjaïa au forum de Radio Soummam, lundi dernier, pour résumer la situation du secteur qu’il a héritée il y a moins d’un an. 13 hôtels sont fermés actuellement pour une remise à niveau, a indiqué

M. Haddad en réponse à l’avalanche de questions qui lui étaient posées sur la standardisation des établissements hôteliers de Béjaïa dont 18 seulement répondent aux normes exigées.  Cependant, un travail pédagogique est engagé en direction des propriétaires pour se mettre au diapason des exigences de l’heure, a fait remarquer ce dernier en indiquant, toujours dans le même ordre d’idées, que quatre établissements, à savoir les hôtels, Zéphir, Chréa, Cristal et Tiziri ont postulé pour un classement. S’agissant de la mise en vente de certains hôtels dont les Hammadides, l’invité du forum Soummam dira que des appels d’offres ont été lancés en direction des investisseurs et sont au stade d’analyse.

Des hôtels, selon lui, restent toujours non exploités jusqu’à présent alors qu’ils ont été réceptionnés. Il s’agit, entre autres, de l’hôtel EPLF qui, apparemment, ne trouve pas preneur. «L’hôtel Les Oliviers de la défunte Khalifa est abandonné ; il est en liquidation», observe encore le directeur du tourisme de Béjaïa qui a «mis en garde» le liquidateur afin qu’il ne soit pas dévié de sa vocation initiale, à savoir le tourisme. Se disant conscient de l’enjeu économique de l’industrie touristique devenue une alternative aux richesses minières,

M. Haddad dira que la wilaya de Béjaïa a la chance de détenir le statut de wilaya à vocation touristique et a affirmé que des efforts sont engagés pour préparer un environnement propice à l’investissement dans le domaine, qui est à «l’état brut» actuellement. Pour preuve, onze zones d’expansion touristique (ZET) lancées dans les années 1980 sont, soit dépassées, soit abandonnées. Seules deux ZET, Agrioune (21 ha) et Aokas (23 ha) sont livrées.

Deux autres ZET sont proposées sur la côte ouest et leurs études sont en cours d’élaboration. D’autres espaces sont en voie de préparation mais cette fois une attention particulière est accordée au tourisme de montagne, notamment la construction d’une station touristique sur les hauteurs de la ville d’Akbou au col de Chellata et à Taourirt Ighil à Adekar pour relever le secteur du tourisme qui ne signifie pas seulement la construction des hôtels mais bien d’autres choses, à savoir le tourisme culturel et sportif. Un travail pédagogique et d’encouragement est entrepris avec les acteurs locaux pour développer des ressources propres à chaque commune pour arriver à un résultat satisfaisant, tente d’expliquer le premier responsable du secteur qui a indiqué que les perspectives d’investissement sont alléchantes puisque 41 projets ont obtenu des permis de construire et certains d’entre eux connaissent un début de réalisation. Nous envisageons une augmentation de la capacité d’accueil de

3 611 lits à la fin de l’année en cours, 8 100 lits en 2010 et 26 000 lits à l’horizon 2015. Ce qui aura une double incidence sur l’emploi et l’économie.      

Un séminaire national sur le tourisme en janvier

Le directeur du tourisme de la wilaya de Béjaïa, M. Haddad, a annoncé en direct à Radio Soummam au cours de son intervention face aux représentants de la presse lundi après-midi, qu’un séminaire national sur le tourisme est d’ores et déjà programmé pour la mi-janvier 2007. Cette rencontre sera un forum pour communiquer toutes les offres d’investissement ainsi que les offres foncières réservées à cet effet pour les opérateurs afin de les sensibiliser pour injecter leurs capitaux dans ce domaine prometteur. La première réunion pour la préparation de la saison estivale 2007 a eu lieu mardi dernier.

Hocine Cherfa

 

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Accident sur la RN5 à Bouira

Les bilans macabres s’enchaînent

Avant-hier, aux premières heures de la journée, au lieu-dit «Passala», dans la commune d’Ath Mansour, à 40 km à l’est de Bouira, s’est produit un terrible accident de la circulation, qui s’est soldé par la mort de 3 passagers et des blessures à 4 autres au niveau du lieu indiqué qui longe la RN5 entre un taxi immatriculé dans la wilaya de Batna et un fourgon Master d’Alger. Quatre jours auparavant, un autre accident a eu lieu, toujours sur la RN5 à l’entrée ouest de la commune de Lakhdaria, entre deux véhicules légers. La collision a provoqué la mort d’une personne et des blessures à trois autres. Les habitants d’Ath Mansour ont encore à l’esprit un accident, le plus meurtrier, survenu il y a une vingtaine de jours et qui a coûté la vie à cinq passagers et des blessures à 19 autres. Il s’agissait d’un télescopage entre un bus de voyageurs en porivenance de Annaba et se dirigeant vers Alger et un camion semi-remorque. Il est à préciser que tous les accidents se sont produits sur la RN5. Seulement à différents endroits lesquels par malheur sont très souvent  identifiés comme était de véritables points noirs, c’est-à-dire, dangereux. Comme il est vrai aussi que la RN5 est asphyxiée par l’ensemble des véhicules qui la traverse dont le nombre est évalué par les services concernés à 40 000 quotidiennement. Cette situation étouffante et compacte n’est pas pour faciliter le trajet aux usagers. Même s’il y a ceux qui voudraient éviter des obstacles qui surviennent brutalement sur la RN5, ils ne pourront le faire, car l’exiguïté des lieux ne le permet pas. Tout compte fait, la vigilance doit être de mise et c’est ce qui est vraiment sage, faute de mieux.

Farid Haddouche

 

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Oran

Renfort de 920 policiers en 2007

Une continuité dans la lutte contre la criminalité et la délinquance ainsi que l’instauration de l’ordre et la préservation de la sécurité des citoyens en rapprochant davantage la police d’eux, restent, entre autres, la préoccupation première de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) et M. Khalfi, directeur central, était jeudi à Oran où il devait installer officiellement le nouveau chef de la Sûreté de wilaya, en l’occurrence Hadj Saïd Arezki. Avant son transfert à Oran, M. Hadj Saïd a assumé les mêmes fonctions dans les wilaya de Tizi Ouzou et Bouira avant d’être nommé chef du 1er groupe de la police des frontières au port d’Alger.

Lors du point de presse organisé à l’occasion de la cérémonie d’installation, le directeur central est revenu sur certaines questions, notamment celle concernant la wilaya d’Oran. Il annoncera ainsi que, pour accroître la lutte contre la délinquance et la criminalité, la DGSN a décidé de renforcer les rangs des policiers dans la wilaya. Les effectifs passeront ainsi de 3 080 policiers à 4 000 en 2007. Ce renfort non négligeable de 920 éléments de différents grades était très attendu d’autant plus que la population de la wilaya est en continuelle croissance, étant aujourd’hui à plus d’un million et demi d’habitants. Il a annoncé par ailleurs la dotation à Bir El Djir de deux sûretés urbaines, structures dont elle avait grandement besoin pour contrecarrer et éradiquer les fléaux rendant la vie dure aux citoyens de cette daïra. M. Khalfi a déclaré par ailleurs que le site devant accueillir une académie de police a été choisi sur la route d’Arzew.

M. Khalfi est revenu également sur la question de la corruption au sein de la corporation et souligné que tout acte avéré est sévèrement sanctionné, citant l’exemple de trois cadres de l’école de police, incarcérés pour avoir touché des pots-de-vin de la part des candidats aux concours d’accès au corps de la police. Il rappellera aussi que «quatre cadres de la Sûreté de wilaya d’Oran sont sous mandat de dépôt, l’un d’eux pour défaillance puisqu’il assurait la permanence au siège de la 2e Sûreté urbaine où un détenu s’est donné la mort.»

E. Ikram

 

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Bouira

Neutralisation d’un réseau de débauche

Plusieurs personnes ont été appréhendées par les services de police, alors qu’ils s’adonnaient à la vente illicite de boissons alcoolisées, a la débauche et à la consommation de drogues. Ces individus pratiquaient leurs activités illégales dans un lieu isolé, situé à la lisière de la ville de Bouira. Après avoir érigé des tentes de fortune, ils recevaient leurs clients pour des parties de beuveries en compagnie de femmes de mauvaises mœurs et qui se terminent par une débauche orgiaque. Au moment de leur interpellation, l’un deux était en possession d’une quantité de 0,40 gramme de kif (chira). Par contre, un autre individu a réussi à prendre la fuite. 163 bouteilles de vin ont été saisies et les mis en cause, embarqués au commissariat. Présentés au parquet, un accusé a été mis sous mandat de dépôt, le reste se retrouve sous contrôle judiciaire.

Farid Haddouche

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