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12 milliards détournés à l’agence de Riadh El Feth
Nouveau
scandale à la BNA
Un nouveau
détournement, cette fois de 12 milliards de centimes, vient d’être
découvert à l’agence BNA de Riadh El Feth, apprenons-nous de source
sécuritaire.
Les personnes
incriminées dans cette affaire, le directeur de cette agence de
banque ainsi que deux autres individus, ont été arrêtées par la
police. C’est le directeur qui a été arrêté en premier et les deux
autres complices l’ont été, à leur tour, à Tixeraine. L’enquête a
été menée par la brigade économique et financière (BEF) de la Sûreté
de wilaya d’Alger. D’après les premiers éléments de l’enquête, le
directeur d’agence aurait détourné cet argent en utilisant un
procédé simple, consistant à virer des sommes d’argent vers des
comptes ouverts aux noms de ses deux complices. Ainsi, la somme
détournée pourrait dépasser 12 milliards de centimes puisque
l’enquête n’est qu’à ses débuts, ajoute cette source. En attendant
d’autres révélations, il est à noter que l’agence BNA de Riadh El
Feth n’est pas à son premier scandale financier puisque, il y a
quelque temps, la détournement de l’équivalent de 90 milliards de
centimes en devises, avait été découvert. Le directeur de cette
agence de banque, à l’époque, ainsi que d’autres personnes, avaient
été arrêtés et jugés. Ces fonds avaient été transférés vers
l’étranger. A la question de savoir pourquoi la direction générale
de cette banque, à l’époque, n’avait pu découvrir cette opération de
transfert illégal de fonds vers l’étranger, à temps, celle-ci est
restée sans réponse.
Pour en revenir au
nouveau scandale de ce détournement de 12 milliards de centimes de
l’agence BNA de Riadh El Feth, il faut rappeler qu’il intervient
après l’extradition du Maroc de trois fonctionnaires de cette banque
vers l’Algérie, accusés dans l’affaire de détournement de 2 000
milliards de centimes de plusieurs agences de la BNA. Ce dernier
scandale vient, encore une fois, secouer cette banque publique. Ces
détournements à répétition n’ont, malheureusement, pas manqué de
porter un coup sévère à l’image de cette banque. Cela est fait
remarquer par une banque française qui, dans une lettre (dont nous
possédons une copie), adressée à un correspondant, en Algérie,
refuse de faire un virement à la Banque nationale d’Algérie qu’elle
met, sur le même pied d’égalité (c’est écrit noir sur blanc dans
cette correspondance), la BNA et Khalifa Bank.
Cette série de
scandales financiers intervient à un moment où le débat sur la
corruption bat son plein, en Algérie et vient «conforter» les
déclarations du président du Mouvement de la société pour la paix (MSP)
annonçant avoir «des dossiers compromettants concernant de hauts
responsables». Une annonce faite beaucoup plus pour servir cette
formation politique en précampagne électorale que pour faire la
lumière sur les délits économiques, corruptions et autres actes de
malversations. Il faudrait donc s’attendre à ce que la question de
la corruption et des scandales financiers soient mis à profit par
certains partis politiques (Boudjerra Soltani a annoncé la couleur)
à des fins électoralistes et partisanes. Ces affaires interviennent
également à un moment où le ministre de la Justice et garde des
Sceaux, Tayeb Belaiz, annonce que, grâce à la réforme de la justice,
celle-ci se penchera de facon sereine sur les dossiers de corruption
et de détournement.
M. Abi
Haut
Dilapidation de 2 000 milliards a la BNA
Liberté
provisoire rejetée pour la secrétaire
La chambre
d’accusation près la Cour de Sidi-M’hamed vient de rejeter la
demande de mise en liberté provisoire de la secrétaire de
Abderrahmane Achour, apprenons-nous de source proche de ce dossier.
Cette dernière fait partie des trois accusés dans l’affaire de
dilapidation de 2 000 milliards de centimes de plusieurs agences de
la Banque nationale d’Algérie (BNA).
Arrêtés en janvier
dernier, à Marrakech, ces trois fonctionnaires de la BNA avaient été
arrêtés par les autorités marocaines et incarcérés à la prison de
Salé avant d’être extradés vers l’Algérie après une rude bataille
juridique. Dès leur extradition du Maroc, le mois dernier, ces trois
accusés ont été présentés au parquet de Sidi-M’hamed et mis en
détention préventive.
M. Abi
Haut
Contentieux EPLF-CNEP
Selkim demande
l’effacement de la dette cumulée
«La CNEP est
victime au même titre que l’EPLF», dira t-il. Pour trouver une
solution à ce conflit, M. Selkim sollicite l’intervention et
l’arbitrage des pouvoirs publics.
Profitant de son
passage au forum d’El Moudjahid, Mohamed Selkim, président du
groupement d’intérêt commun des EPLF d’Algérie est revenu sur les
différentes contraintes qui pénalisent et perturbent, depuis
plusieurs années, le fonctionnement de l’EPLF et la réalisation de
ses différents programmes. La plus épineuse difficulté, selon M.
Selkim, ce sont les importantes réquisitions faites depuis la
décennie noire à nos jours pour la recasement, pour des raisons
sécuritaires, de plusieurs cadres et des familles sinistrées. Ainsi,
l’hôte du forum a affirmé que plus de 1 500 logements EPLF ont été
réquisitionnés durant ces dernières années, dont 400 logements à
Boumerdès, 206 à Tizi Ouzou, 200 à Skikda et d’autres à Blida et Oum
El Bouagui. Pis encore, l’EPLF a été contrainte, toujours par
rapport à ces perquisitions, de vendre plus de 150 logements avec
des réductions de plus de 20% de leur prix réel. «Cela s’ajoute à
des opérations de recasement des sinistrés, de réhabilitation de
logements et l’hébergement des cadres de corps constitués sans que
l’EPLF ne soit payée pour ces prestations», a expliqué M. Selkim.
Avant d’ajouter : «Nous ne sommes pas contre l’accomplissement de
cette mission de service public pour peu qu’on soit payé en
équivalent», expliquera t-il. Cela le mène à évoquer les créances de
l’EPLF qui s’élèvent, selon lui, à plus de quatre milliards de
dinars. «Des créances contractées auprès de collectivités locales,
d’entreprises et des bureaux d’études dissous sans solder leurs
comptes avec l’EPLF»,
précisera-t-il. L’EPLF
a engagé, en collaboration avec la SGP et les collectivités, un
processus de recouvrement.
L’invité du forum
a également exposé les motifs du contentieux qui oppose l’EPLF à la
CNEP, que sont l’endettement, la réquisition de logements, les
logements non vendus depuis leur construction et le financement de
projets. L’origine de ce problème se trouve, selon lui, dans les
textes de loi qui stipulent que la vente de logement se fait par la
CNEP et à cet effet l’EPLF doit assumer les responsabilités
financières ou autres. L’autre facteur qui a déclenché ce
contentieux est la cherté du foncier et le cumul des intérêts de la
banque que l’EPLF ne peut pas honorer. «La CNEP est victime au même
titre que l’EPLF», dira-t-il. Pour trouver une solution à ce
conflit, M. Selkim sollicite l’intervention et l’arbitrage des
pouvoirs publics. «Nous n’avons jamais bénéficié d’un assainissement
financier et c’est pour cela que nous demandons un effacement total
des intérêts de l’EPLF auprès de la CNEP. Nous ne sommes pas les
seuls responsables de ces intérêts cumulés et nous demandons à la
CNEP de partager avec nous les pertes enregistrées» a-t-il expliqué.
Le conférencier
est revenu sur le problème des actes de propriété qui ne sont
toujours pas délivrés aux bénéficiaires de logements EPLF. Cette
situation est due principalement à la construction de programmes de
logements sans que le terrain ne soit la propriété de l’EPLF.
«Nous n’avions pas
de tutelle à l’époque. C’est la wilaya d’Alger qui nous autorisait à
construire sur des assiettes sans permis de construire ni acte de
propriété», dira M. Selkim. «L’EPLF s’interdit de lancer des projets
sans l’acte de propriété»,poursuivra-t-il. Revenant sur les citoyens
qui réclament leurs actes de propriété, le même responsable dira
qu’il n’a pas de solution pour tous les cas. «Le transfert de
propriété de terrain n’est toujours pas engagé. Cette démarche se
fait à des coûts actualisés. Pour nous, il n’est pas question de
demander aux citoyens de payer un surplus pour avoir cet acte»,
expliquera-t-il.
Concernant les
projets qui seront réalisés, M. Selkim déclarera que d’ici 2009, l’EPLF
réalisera 19 430 logements LSP, lancera 80 000 logements
participatifs et 500 000 logements promotionnels EPLF. Pour lever
les contraintes relatives au financement de programme de réalisation
de logements, le groupement d’intérêt commun compte créer une caisse
qui prendrait en charge cet aspect. Dans le cadre du partenariat
avec des entreprises nationales et étrangères, l’EPLF va développer
un programme de système de production et de maîtrise des risques.
Nouria B.
Haut
La convention avec l’UGTA signée hier
10%
d’augmentation de salaire chez Saidal
Le Groupe Saidal a
procédé, hier, à la signature de la convention collective avec la
coordination syndicale UGTA-Groupe Saidal. La cérémonie de signature
s’est déroulée au niveau du siège du groupe, en présence du
secrétaire général de la Fédération de chimie-pétrochimie et des
représentants de la Centrale syndicale. «Les salaires des
travailleurs du groupe Saidal vont être augmentés de 10% à partir du
premier janvier 2007 avec effet rétroactif à compter du premier
octobre de l’année en cours». C’est ce qu’a annoncé Ali Aoun,
Président-directeur général du groupe Saidal, lors de la convention
signée, hier, avec Bedreddine Lakhdar, secrétaire général de la
fédération chimie-pétrochimie au sein de l’Union générale des
travailleurs algériens.
Ali Aoun a
répondu, à l’occasion, aux propos tenus par le ministre de la Santé,
de la Population et de la Réforme hospitalière, disant «que de
telles affirmations portent atteinte aux relations malades/Saidal».
Abordant le sujet de l’insuline produite par le groupe Saidal, Ali
Aoun, qui se demande pourquoi l’Etat favorise les produits étrangers
à ceux produits en Algérie, a fait savoir «que le secteur sanitaire
devait prendre 4% de ce produit. Mais pour le moment aucun flocon
n’a été vendu.» S’agissant du vaccin, produit contre une probable
pandémie de la grippe aviaire, le responsable du groupe Saidal fera
remarquer : «Nos équipes ont pu produire ce vaccin après un effort
remarquable». De son côté, le représentant des travailleurs, M.
Badreddine a estimé que le syndicat ne se dit jamais satisfait «mais
cette augmentation de salaire est un signe fort de la part des
responsables du groupe Saidal». Il ajoutera qu’«il faudrait
travailler en synergie pour pouvoir sauvegarder les intérêts des
travailleurs». Il faut signaler qu’en moins de deux années, les
travailleurs de Saidal ont bénéficié de 25% d’augmentation. La
première, de l’ordre de 15%, a été accordée à ces derniers durant
l’exercice 95/96. Le problèmes des psychotropes qui se vendent
actuellement au noir a été aussi abordé par Ali Aoun. Se voulant
rassurant celui-ci a déclaré : «Je peux vous garantir qu’à Saidal
nous contrôlons tout, car nous identifions le produit à partir de sa
production jusqu’à sa destination finale».
Djamel Oukali
Haut
Système fiscal algérien
L’un des plus
compliqués au monde !
Selon le président
de la SFI et vice-président de la Banque mondiale, l’Algérie occupe
la 165e place mondiale (sur 177 pays) au chapitre des «modalités
administratives de la fiscalité».
Les procédures
administratives du régime fiscal algérien sont «des plus complexes
au monde» et alourdissent, en conséquence, le climat des affaires en
Algérie, a estimé hier à Alger le président de la Société financière
internationale (SFI) , Lars Thunell. Le responsable de cette filiale
de la Banque mondiale chargée du soutien au secteur privé
s’exprimait lors d’une conférence de presse clôturant une visite de
trois jours en Algérie dans le cadre d’une tournée dans des pays de
la région Afrique du Nord - Moyen-Orient. Selon le président de la
SFI et vice-président de la Banque mondiale, l’Algérie occupe la
165e place mondiale (sur 177 pays) au chapitre des «modalités
administratives de la fiscalité». Il a cependant tenu à préciser que
le critère des procédures administratives du système fiscal, qui
porte sur la relation entre le contribuable et l’administration
fiscale (documentation à fournir, système de déclaration d’impôts,
litiges...), diffère de celui de la pression fiscale lequel signifie
le rapport entre les recettes fiscales d’un pays et son Produit
intérieur brut (PIB). Le taux actuel de la pression fiscale en
Algérie se situe autour de 18% du PIB, et reste ainsi le plus faible
du pourtour méditerranéen où elle est estimée entre 30 et 32%,
estime-t-on.
Dans ce sens, il a
rappelé qu’un accord a été conclu en octobre dernier entre la SFI et
le ministère algérien des Participations et de la Promotion des
investissements (MPPI) sur la simplification des procédures
d’investissements en Algérie dont l’objectif est la refonte des
procédures, y compris fiscales. S’exprimant sur les principaux
dossiers de coopération entre l’Algérie et la SFI ainsi que la
Banque mondiale, M. Lahners a parlé notamment de la réforme bancaire
et la privatisation des grandes banques publiques, l’encouragement à
la création des PME, l’amélioration du climat des investissements et
de l’agriculture.
Par ailleurs, le
premier responsable de la SFI a estimé qu’en terme d’encouragements
au secteur privé, l’Algérie a pris des mesures «dans la bonne
direction» même si ‘’beaucoup de choses restent encore à faire.’’
Durant sa visite en Algérie, le président de la SFI a rencontré
notamment le chef du gouvernement, le ministre des Finances, le
ministre des Participations et de la Promotion des investissements,
le gouverneur de la Banque d’Algérie, des P-DG de banques ainsi que
des chefs d’entreprises publiques et privées. Institution du groupe
de la Banque mondiale chargée du secteur privé, la SFI est la plus
grande source multilatérale de financements pour les entreprises
privées dans les pays en voie de développement. Sa mission est de
financer des investissements du secteur privé, mobiliser des
ressources sur les marchés internationaux de capitaux, assister ses
clients à améliorer leur viabilité sociale et environnementale et
fournir des prestations d’assistance technique et de conseil aux
gouvernements et aux entreprises.
Amine B.
Haut
Gestion de la transition et de la privatisation
Les Suédois
insistent sur le dialogue social
Les experts
suédois invités, présents depuis lundi dernier à Alger, à discuter
de leur longue expérience dans le domaine de la privatisation au
cours d’un séminaire international n’ont pas cessé de mettre en
avant l’aspect de la communication et du dialogue social entre les
partenaires pour arriver ensemble à des solutions qui ne seront qu’
avantageuses et rentables à chaque partie. Ayant pour thème «Le
renforcement du dialogue social et de la capacité des partenaires
sociaux autour de la gestion de la transition et de la
privatisation», cedit séminaire a pris fin hier à Alger. Plusieurs
thèmes ont été évoqués entre les deux parties. L’expérience suédoise
a été ainsi passée au crible.
Les représentants
de cette délégation économique, à l’instar de Sven Erik Soder,
président de cette commission, a souligné l’importance des débats
portant sur la question industrielle. En soulignant le fait que «la
transition est difficile, ce qui reste indispensable, c’est un débat
et une concertation entre les différentes parties». Ce responsable a
fait remarquer par ailleurs l’état d’avancement de l’environnement
économico-social en Algérie. Avant de citer la signature du pacte
économico-social qui «est un signal très encourageant» note-t-il. Il
relèvera aussi «le besoin en Algérie des politiques cohérentes et
d’une approche cohérente». Afin d’arriver, remarque t-il, «à une
flexibilité et rentrer de sorte dans le marché libre afin de
protéger les travailleurs». Il ajoutera dans ce contexte que «la
Suède est un bon exemple. L’Algérie a tous les atouts favorables
pour aboutir à cette flexibilité. Toutefois, il souligne que
«l’essentiel du travail doit se faire en Algérie». Invités par les
journalistes, il s’est s’exprimé sur la décision du ministre de la
Participation et de la Pomotion des investissements, Hamid Temmar,
de temporiser, voire de revenir sur la décision de privatiser une
centaine d’entreprises publiques sur les 1 200, Abdelemadjid Sidi
Saïd, SG de l’UGTA s’est dit «soulagé» de cette décision. Présent
en marge de la clôture de ce séminaire, le SG de la Centrale
syndicale estime que «l’Algérie a franchi un pas important car le
concept de l’industrie s’est ancré chez les uns et les autres. Et
d’étayer ses dires : on ne veut pas d’une industrie malade». La
privatisation selon lui à «un but précis, celui de rendre
l’économie du pays performante et concurrentielle». Interrogé,
d’autre part, sur le sort de la SNVI, le SG de la Centrale syndicale
a indiqué qu’une réunion de travail les a regroupés avec les
syndicalistes de cette entreprise dimanche dernier pour discuter des
préoccupations des travailleurs. Des propositions ont été émises du
côté du syndicat de la SNVI, notamment son assainissement et de sa
mise à niveau d’autant plus que le ministère de la Défense nationale
occupe une importante part du marché qui est de l’ordre de 40 %. Un
membre du bureau au sein du syndicat de cette entreprise souligne
qu’il est question plutôt «d’éponger les dettes afin de permettre à
l’entreprise de respirer un peu». Il évoque dans cette optique le
gel de 30 milliards de dinars depuis 2003.
Kahina Benarab
Haut
Soltani revient à la charge
«Nous sommes en
contact avec la justice»
La lutte, liberté,
démocratie et développement tels sont les slogans de la 4e
rencontre nationale des cadres de l’information et des affaires
politiques de la formation politique du Mouvement de la société pour
la paix (MSP), qui se tient depuis hier, à Alger.
Procédant à
l’ouverture des travaux de cette rencontre, le président du parti,
Boudjerra Soltani s’est longuement attardé sur l’explication des
dimensions des quatre slogans choisis. Aux yeux du premier
responsable du MSP «l’Algérie est passée de la lutte contre le
terrorisme à la lutte contre la corruption. Cette dernière est
l’affaire des gouvernants. Nous n’avons pas, à notre niveau, les
moyens ni les pouvoirs pour faire face à ce fléau. Notre rôle se
limite dans l’information et la sensibilisation», a-t-il indiqué
tout en estimant que
«la lutte contre
la corruption ne doit nullement se limiter dans le cadre judiciaire
comme c’est le cas chez nous en Algérie. Il faut aller au vif de la
question, à savoir une volonté politique pour l’éradiquer». Au même
sujet de la lutte contre la corruption, et comme pour dire
«obliquement» que sa formation politique mène, en solo, une campagne
dans ce sens, l’orateur souligne que «les peuples se sentent heureux
quant il voient un autre peuple, même minoritaire, qui se bat et
résiste contre les fléaux». Manière pour le MSP de faire éveiller, à
ne point douter, les consciences des autres partis politiques. «Nous
ne sommes pas la locomotive de la lutte contre la corruption ; nous
sommes prêts à devenir des wagons et nous cédons les commandes aux
autorités concer-nées», a-t-il encore enchaîné. Interrogé par les
journalistes sur les récentes déclarations faites par lui-même,
inhérentes, rappelons-le, au dossier de la corruption, M. Soltani
soutient que «oui, nous avons des dossiers liés à la corruption et
nous sommes en contact permanant avec les instances judiciaires».
M. K.
Haut
Tizi Ouzou
Election
aujourd’hui du candidat RND
C’est aujourd’hui
que le RND tiendra ses primaires pour l’élection de son candidat aux
sénatoriales du 28 décembre courant. Même s’il a de faibles chances
d’arracher le siège, ou son faible quota d’élus à Tizi Ouzou, la
formation d’Ahmed Ouyahia a décidé d’y prendre part par respect à
son principe d’être «contre la politique de la chaise vide».
Contacté hier, M. Tayeb Mokadem, secrétaire de wilaya du RND, nous
dira à propos des élections que tout se décidera par les élections
aujourd’hui. «Des élus déposeront leurs candidatures et on procèdera
au reste pour élire notre candidat aux sénatoriales», ajoute-t-il.
Pour rappel, le FLN a déjà tenu ses primaires et Mme Aït Mirar (élue
à l’APW) a raflé la mise en attendant le plus grand nombre de voies.
Nous apprenons auprès des militants du FLN que la direction aurait
porté son choix sur elle pour le rendez-vous du 28 décembre. Du côté
du RCD, c’est aussi une femme qui serait choisie «par consensus»,
par la formation de Saïd Sadi. Le nom de Mme Moula (élu APW) est
avancé. Reste le FFS qui prône la non-participation. Une position
qui intrigue ses militants qui ne comprennent pas le pourquoi de
cette position, surtout que le plus vieux parti de l’opposition, a
toutes les chances arithmétiquement parlant d’arracher le siège. En
effet, le FFS a obtenu lors des élections locales partielles de
novembre 2005, le plus grand nombre de sièges (APC et APW). Sa
non-participation pourrait être justifiée, nous confie un militant
par le conflit interne qui secoue la partie «la direction aura à
imposer un candidat ou à laisser la base à l’élu, ce qu’elle ne
semble pas prête à accepter». La position du FFS ouvre l’appétit au
RCD et au FLN. Entre ces deux formations, la bataille s’annonce rude
et le RND et le PT et éventuellement des élus du FFS pèseront de
tout leur poids sur l’élection. Les tractations pour d’éventuelles
alliances ont déjà commencé.
Zahra H.
Haut
Forum économique sur l’Algérie à Munich
Les Allemands envisagent de gros investissements
Le Forum
économique sur l’Algérie organisé hier à Munich (sud de l’Allemagne)
en présence de près de 200 chefs d’entreprise, dont une vingtaine
algériennes, a permis aux hommes d’affaires allemands d’exprimer
leur intérêt pour le marché algérien qui offre les possibilités de
développer des relations de partenariat ciblant notamment
l’investissement.
De Siemens à
Goldhofer AG (construction de véhicules lourds) en passant par Fnauf
Engineering GmbH (matériaux de construction), MAN Ferrostaal AG
(construction d’équipements pétrochimiques) ou Pleiderer Europoles
GmbH & Co (construction des mâts de béton), ce Forum a accueilli
plus de 150 dirigeants des plus grandes entreprises allemandes dont
les compétences et le savoir-faire peuvent être mis à profit dans le
cadre des perspectives de développer la coopération bilatérale tant
soulignée à cette occasion. «Munich est un grand centre industriel
et technologique. La tenue de ce premier forum consacré entièrement
à l’économie algérienne constitue une première pour la capitale
bavaroise. C’est également un vrai succès au regard du nombre des
participants», a déclaré à l’APS Nabil Frik, directeur au sein d’Europe-Arab-Bank,
dont le siège se trouve à Frankfurt. Il a ajouté que les
exportateurs allemands connaissent déjà le marché algérien, estimant
que la «relance que connaît le pays doit encourager à investir et
non pas considérer le pays comme seulement un marché commercial».
«L’économie
algérienne est sur la bonne voie. Il y a des instruments
intéressants mis en place par les deux pays pour promouvoir et
protéger l’investissement», a-t-il dit, en mettant l’accent sur
l’importance de ce type de rencontres pour faire connaître le marché
algérien et ses potentialités. Cet avis a été partagé par
Heinz-Joachim Bauer, un des responsables du bureau d’études et de
consulting «Pyry Infra». «La santé de l’économie algérienne se
reflète à travers les chiffres présentés au cours de ce forum. Ils
montrent son dynamisme et incitent surtout à y aller pour investir»,
a-t-il relevé.
Ayant visité l’Algérie dernièrement, il a témoigné de l’évolution
que connaît le pays à «plusieurs niveaux même si certains défis
restent à relever». «L’Algérie est capable de le faire au regard du
processus de réformes qu’on a détaillé aujourd’hui», a-t-il ajouté.
«Le forum nous a
permis de mieux mesurer l’importance des projets d’infrastructures
et de privatisation qui sont autant de chances offertes à nos
entreprises dont les compétences ne sont plus à prouver», a dit M.
Bauer.
Si la société
Knauf est déjà présente en Algérie ainsi que le groupe MAN dans le
secteur de la mécanique, l’entreprise Pleiderer Europoles
(construction de mâts de béton) compte lancer un projet
d’investissement «prometteur», selon l’expression de Andreas
Hergenrother, directeur général de la Chambre de commerce et
d’industrie algéro-allemande, organisatrice avec la chambre de
commerce et d’industrie de Munich et la chambre algérienne de
commerce et d’industrie (Caci) de ce Forum. Il a indiqué que ce
groupe «veut partager son savoir-faire dans les techniques les plus
développées dans le domaine des matériaux de construction». Du côté
des participants algériens, la rencontre était bénéfique à plus d’un
titre car «non seulement elle a permis de nouer des contacts, de
faire connaître le potentiel algérien mais aussi de profiter du
savoir-faire allemand qui peut être d’un très grand appui», a
estimé Samir Hamouda, conseiller juridique. La délégation
algérienne comptait de jeunes chefs d’entreprise à l’exemple Dahmani
Yacine (35 ans) qui s’est lancé depuis plusieurs années déjà dans le
«monde des affaires», en créant trois entreprises (transit,
transport et une boulangerie industrielle) à Alger. «Mon but est de
tisser des contacts avec des chefs d’entreprise allemands dans les
domaines qui relèvent de mes activités et notamment la boulangerie
industrielle. Mon intention est de diversifier la gamme de
production, ce qui exige de nouveaux équipements spécialisés»,
a-t-il indiqué. Pour lui, ce genre de rencontres accompagnées
d’entretiens individuels «ont leur importance dans la mesure où
elles produisent des contacts directs et permettent d’envisager
réellement des perspectives de relations de partenariat».C’était
justement le cas hier à la chambre de commerce et d’industrie de
Munich, à la faveur de ce forum que d’aucuns qualifient déjà de
«réussi», en espérant qu’il soit suivi d’autres rencontres
similaires en Algérie et dans des villes allemandes.
Redouane A.
Haut
Mécanisme africain d’évaluation des pairs (Nepad)
«Evolution positive de la situation en Algérie»
Mme Marie
Angélique Savané, membre du Panel des éminentes personnalités et
présidente de la Mission du Mécanisme africain d’évaluation par les
pairs (MAEP), s’est félicitée, au terme de son séjour en Algérie,
des «avancées significatives» enregistrées par l’Algérie dans la
«promotion de la paix et de la sécurité» et dans la «bonne
utilisation des ressources financières du pays». Cette visite a été
sanctionnée par la signature d’un communiqué commun retraçant les
différentes étapes de la mission, et d’une feuille de route
indiquant les activités et les échéances retenues dans le cadre du
processus de parachèvement de l’évaluation de l’Algérie et ce,
jusqu’à la présentation du rapport d’évaluation de l’Algérie au
Forum des chefs d’Etat et de gouvernement participants au Mécanisme,
prévu en juin 2007 à Accra (Ghana), indique mercredi le ministère
des Affaires étrangères dans un communiqué.
Les deux documents
ont été signés respectivement par
Mme Savané et
Abdelkader Messahel, ministre délégué chargé des Affaires
maghrébines et africaines, point focal national pour le MAEP,
précise la même source. Mme Savané, accompagnée d’une vingtaine
d’experts de haut niveau, a conduit une mission d’évaluation de
l’Algérie, du 10 novembre au
5 décembre 2006,
dans le cadre du MAEP, à l’invitation du gouvernement algérien.
Elle a été reçue
par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour un
entretien qui a duré cinq heures, confirmant, encore une fois,
souligne le communiqué, «l’engagement personnel» du chef de l’Etat,
l’un des principaux artisans et initiateurs du Nouveau partenariat
pour le développement en Afrique (Nepad), en faveur de la promotion
de la bonne gouvernance. Au cours de cet entretien, le président de
la République a assuré à
Mme Savané que
l’Algérie «sera une maison de verre», insistant sur son engagement
personnel et celui des autorités algériennes à garantir le
déroulement de la mission dans «la transparence la plus totale»,
rappelle-t-on. Il a exhorté également la Mission à faire preuve de
«professionnalisme et d’objectivité dans la conduite de ses
travaux».
Mme Savané et les
membres de la mission ont eu, d’autre part, des séances de travail
avec le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et ceux
des Finances, de l’Emploi et de la Solidarité nationale, de la
chargée de la Famille et de la Condition féminine, du ministre
délégué chargé du Développement rural ainsi qu’avec le secrétaire
général du ministère de la Défense nationale. Des rencontres ciblées
ont aussi été organisées avec des personnalités et des groupements,
des partis politiques, des partenaires au développement, des
responsables de médias et des organisations de droits de l’homme. La
mission du MAEP, accompagnée de membres de la commission nationale
sur la gouvernance en Algérie, s’est, par ailleurs, rendue dans neuf
wilayas du pays où elle a rencontré toutes les parties prenantes
pour présenter le MAEP et le processus d’évaluation, clarifier les
objectifs poursuivis et donner quelques orientations sur les thèmes
présentés en ateliers techniques. La visite a été l’occasion pour la
mission de s’informer des progrès réalisés par l’Algérie en matière
de réconciliation nationale, de reconstruction et de consolidation
de la paix et de la stabilité. Les visites de terrain ont aussi
permis, note le communiqué, à la délégation du MAEP, de «prendre
toute la mesure des retombées positives de la politique de
réconciliation nationale menée par le président de la République,
sur les conditions de vie de la population».
La délégation a
également relevé les «efforts remarquables» d’investissement en
faveur du développement socioéconomique insufflé au pays par le Plan
de relance économique (2005-2009), le programme spécial Sud et le
programme spécial Hauts Plateaux pour lesquels l’Etat a mobilisé
près de 100 milliards de dollars. Dans ses multiples interventions,
Mme Savané a
surtout mis l’accent sur la nécessité d’«une large participation» de
la société civile et autres partenaires sociaux pour donner la
«transparence» et la «crédibilité» au processus. Elle a exhorté, par
la même occasion, l’ensemble des parties prenantes à s’engager dans
la mise en œuvre du plan d’action après la présentation du rapport
au Forum des chefs d’Etat et de gouvernement.
Amine B.
Haut
Danone investit dans le biscuit et l’eau minérale
«LU» et «Hayet»
sur le marché
LU, vu et entendu.
C’est Danone, cette fois-ci, qui se lève pour ses clients algériens
en investissant, pour cette fois, le domaine des biscuits et des
boissons. Un domaine d’ailleurs où ils sont leaders dans le monde.
Deux sociétés ont été créées pour ce faire : Danone Tessala boissons
et Danone biscuits Algérie. Hier à Alger, les représentants en
Algérie du premier groupe mondial des produits laitiers Danone ont
annoncé donc la mise, très prochaine sur le marché, des biscuits de
la célèbre marque du groupe LU. Une unité de production est
actuellement en cours de construction dans la zone industrielle de
Reghaïa et qui sera opérationnelle à partir de mars 2007, selon le
responsable de la nouvelle unité, Hervé Millard. Une variété de
biscuits, des gaufrettes et des biscuits galettes y seront produits
dans cette usine et dont les prix sont d’ores et déjà fixés à 40 DA.
«L’une des missions principales de la société est d’offrir des
produits innovants et de garantir une meilleure qualité», souligne
M. Millard. Selon lui, la construction de cette unité et son
fonctionnement nécessitera un recrutement de quelque 250 personnes.
A rappeler que la marque LU, la première marque de biscuits du
groupe, existe depuis 1848. Deuxième annonce : la mise sur le
marché, qui a eu lieu depuis le 16 novembre dernier, d’une nouvelle
marque d’eau minérale Hayet par la société Danone Tessala boissons.
Il s’agit d’une eau naturelle puisée des monts de l’Atlas blidéen,
précisément dans la région de Tessala El Merdja. Le projet a pris
effet depuis que Danone a racheté l’usine à un privé algérien
propriétaire de l’ex-eau minérale Tessala El Merdja. Le projet de
Hayet vise, pour sa part, la création de 150 postes d’emploi. «Nous
avons bénéficié des avantages inscrits dans la nouvelle loi sur
l’aide à l’investissement qui est entrée en vigueur au mois de
septembre dernier, comme l’exonération de la TVA, des droits de
douanes sur le matériel importé…et plein d’autres avantages», a
souligné M. Joly, responsable de la société Danone Djurdjura qui
s’occupe des produits laitiers. Les représentants de la firme
française ont rappelé qu’avec un chiffre d’affaires de 13 milliards
d’euros pour l’année 2005, le groupe Danone est le leader mondial
dans les produits laitiers frais, des eaux en bouteilles et numéro
deux mondial sur le marché des biscuits et produits céréaliers.
A. G.
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Une foire aux miels à Alger
Des apiculteurs
à la rencontre du public
Plus d’une
vingtaine d’apiculteurs de la région centre du pays prend part à la
Foire aux miels organisée, du 6 au 13 décembre, à Alger, à
l’initiative de la coopérative apicole de Gué-de- Constantine.
Diverses variétés
de miel récoltées dans les wilayas d’Alger, de Boumerdès, de Blida
et de Tizi Ouzou ainsi que d’autres produits apicoles tels la gelée
royale du pollen et de la cire d’abeille sont proposés à la vente,
avec des remises importantes, aux visiteurs. Ceux-ci ont la
possibilité de pouvoir emporter diverses variétés de miel obtenu à
partir d’oranger, d’eucalyptus ou du miel tous fleurs de couleurs et
de goûts différents.
Le directeur de la
coopérative de Gué-de-Constantine, Chabane Chaouch Hassan, à
l’origine de cette initiative, indique que l’organisation de cette
manifestation se veut, avant tout, une opportunité, pour les
producteurs de miel, de promouvoir leurs produits auprès des
utilisateurs de ce produit naturel et l’occasion de pouvoir
rencontrer d’autres professionnels pour s’entretenir des problèmes
existant dans ce champ d’activités. Il précise, par ailleurs, que
les coopératives d’Alger, de Boumerdès, de Blida et de Tizi Ouzou,
réunis, regroupent un total de quelque 1 600 apiculteurs de plus ou
moins grande importance structurés, eux-mêmes au sein de plusieurs
associations. Il rappelle, aussi, que la coopérative d’Alger, la
plus ancienne au niveau national, continue à jouer un rôle de
premier plan en matière de vulgarisation des techniques apicoles
dont elle fait bénéficier plusieurs wilayas du pays. Rencontré dans
l’enceinte où se déroule la Foire aux miels, le président de la
fédération des associations d’apiculteurs algériens, M. Lakehal
Mahmoud, relève que le patrimoine apicole national représente, en
valeur, 75 milliards de dinars. Il ajoute que la production totale
de miel, obtenue durant la campagne de l’année 2005 a été de 19 000
tonnes, soit une moyenne de 3 à 5 kilogramme de produit par ruche.
Selon lui, un seul producteur peut obtenir jusqu’à 4 tonnes de miel.
Il ajoute que «si les techniques de traitement et d’élevage des
essaims est amélioré, il est possible d’atteindre facilement les 10
à 20 kilogrammes de miel par ruche et, dans certaines circonstances,
arriver jusqu’à 50 kilogrammes». Entre autres conditions à une
amélioration de la production, il cite la protection du patrimoine,
(les essaims d’abeilles), contre les pesticides et les insecticides,
très utilisés en agriculture, l’augmentation du nombre de ruches
mais, également, le remplacement des reines vieillissantes. Un
ancien apiculteur note de son côté qu’on a toujours tendance à
appréhender l’abeille sous le seul angle de la production de miel.
«Cet insecte, dit-il, joue d’abord, un rôle de premier plan dans la
pollinisation. Dans l’agrumiculture, par exemple, il pourrait
permettre d’augmenter, quantitativement, de 30% si les ruches sont
disséminés de manière intelligente dans les vergers». «Ce qui est
paradoxal, ajoute-t-il c’est que certains agriculteurs font payer
des apiculteurs pour leur permettre d’installer leurs ruches sur
leurs terres alors qu’à l’étranger, c’est le contraire qui est la
règle».
Ahmed
Mahieddine
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Blida : Forum de Radio Mitidja
«Pas de
restriction d’eau potable»
Pour son forum
hebdomadaire, «Radio Mitidja» l’a consacré à la wilaya de Blida et
plus particulièrement à l’amélioration du cadre bâti et au secteur
du logement. C’est dans un des salons du siège de la wilaya, que
l’émission radiophonique a eu lieu avec la participation du wali de
Blida, des directeurs des secteurs concernés et des représentants
de la presse. En faisant ressortir ses visites sur le terrain, le
wali a indiqué qu’il laisserait ses appréciations aux citoyens d’en
juger de l’intérêt accordé aux tournées de travail et d’inspection.
A la question relative aux actions engagées au niveau de certaines
localités, le wali s’est dit satisfait quoique beaucoup reste à
faire. «Notre objectif est de réhabiliter l’environnement en
améliorant l’éclairage public, le transport urbain, les routes et
renforcer les réseaux d’assainissement et d’AEP», a-t-il encore
précisé. Il est à noter que quatre groupes de travail ont été
constitués et placés sous le contrôle du chef de cabinet de la
wilaya. Ces modules constitués des directeurs des différents
secteurs auront pour mission de projeter et de suivre les projets
préconisés dans le cadre du programme de réhabilitation des
agglomérations. On a appris que 709 cités d’habitations implantées à
travers la wilaya sont concernées par le programme relatif à leur
réhabilitation et pour lequel une enveloppe de 149 millions de
dinars lui sera consacrée. Concernant l’extension du réseau de gaz
naturel, il a été indiqué que la wilaya a bénéficié au titre du
programme 2005/2009 d’une enveloppe de 490 millions de dinars pour
la réalisation de 255 km, ce qui permettra à 13 500 foyers d’être
raccordés. Un programme complémentaire pour le raccordement de 2
500 foyers à Chebli et 1 800 foyers à Bouarfa, vient d’être accordé
à la wilaya. L’hydraulique qui demeure en ce moment une
préoccupation majeure des populations en raison de la sécheresse, a
été également développé par son responsable lors de ce forum et au
cours duquel il a été noté qu’aucune restriction n’est prévue pour
le moment. Enfin, en ce qui concerne le commerce informel et en
particulier le squattage des rues et des trottoirs, non seulement au
chef- lieu de la wilaya, mais aussi des autres agglomérations, le
chef de cabinet de la wilaya a annoncé la création d’un groupe de
travail qui a la charge d’établir un cahier des charges et recenser
les futurs postulants à l’un des quatre premiers sites retenus au
chef-lieu de wilaya et qui serviront aux marchés de quartiers.
A.B.M.
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Sidi Ghilès
Cinq policiers
suspendus
Nous avons appris
de sources crédibles, que cinq policiers dont un commissaire
exerçant à Sidi Ghilès, une localité littorale située à 6 km à
l’ouest de Cherchell, dans la wilaya de Tipasa, ont été récemment
suspendus de leur fonction par leur hiérarchie. Une telle mesure
fait suite au vol d’une arme – une kalachnikov – du véhicule de
service qui a été affecté, quelques jours plus tôt aux quartiers
policiers stationnés pour l’accomplissement de leur mission de
patrouille. Toujours selon nos sources, le vol a eu lieu au moment
où ces derniers se trouvaient à l’intérieur d’une maison où se
déroulait un mariage et ce, à l’invitation du maître des lieux. Il
semble que les policiers n’ont déclaré ledit vol que quatre jours
après leur «silence», s’expliquant, nous a-t-on dit, par leur espoir
de récupérer rapidement l’arme volée. En clair, avant que leur
hiérarchie n’en prenne connaissance. C’est devant l’infructuosité de
leurs multiples tentatives pour retrouver les auteurs du vol qu’ils
ont dû en référer à celle-ci.
Aussitôt alertée,
la direction de la Sûreté de wilaya a envoyé à Sidi Ghilès des
éléments pour prendre en charge l’affaire, non sans avoir au
préalable procéder à la suspension des quatre policiers concernés et
de leur chef, hiérarchique. Une prise en charge qui n’a pas tardé à
donner ses fruits puisque dans les deux jours qui l’ont suivie les
auteurs du vol ont été appréhendés.
Il s’agit de deux
jeunes délinquants de la localité qui, semble-t-il, s’étaient mis en
tête de vendre l’arme volée, une arme qui a été toutefois récupérée
le jour même de leur arrestation.
Mohamed Amine
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Aigle Azur fête ses 60 ans
Plein cap sur
la destination Algérie
La compagnie
aérienne Aigle Azur a célébré avant-hier, ses 60 ans d’existence,
dans une cérémonie qui s’est tenue au musée de l’air et de l’espace
du Bourget à Paris, a rapporté l’APS. Son P-DG, Arezki Idjerouidène,
a souligné à l’occasion que «malgré une très forte concurrence sur
le marché, l’Algérie reste la destination phare pour sa compagnie».
Cela en ajoutant que «l’activité de son groupe est en passe de se
développer davantage vers le marché algérien, compte tenu de la
forte croissance économique et sociale du pays qui ouvre la voie à
un redéploiement tant du climat des affaires que de l’activité
touristique». Le
P-DG d’Aigle Azur
a exprimé le souhait de son groupe de «contribuer à l’exploitation
des lignes intérieures algériennes quand la législation algérienne
du transport aérien l’autorisera». Mais il faudra pour cela attendre
l’année 2009, puis qu’
«aucune
autorisation d’exploitation ne sera pas délivrée à une compagnie
aérienne privée avant cette date et avant la restructuration totale
de la compagnie nationale Air Algérie». Rappelons à ce propos, les
déclarations fin novembre dernier le ministre des Transports, M.
Mohamed Maghlaoui. Avec une flotte de 11 appareils et assurant à
partir de 8 villes françaises (Paris, Bordeaux, Lyon, Marseille,
Lille, Mulhouse, Nice et Toulouse), Air Algérie dessert Alger avec 4
vols quotidiens, Oran, Tlemcen, Béjaïa, Constantine, Annaba,
Tamanrasset, Djanet, Hassi Messaoud, Batna et, depuis juin dernier,
Sétif. C’est en février 2002 que la compagnie avait débuté
l’exploitation de lignes aériennes vers l’Algérie avec un vol
hebdomadaire et 147 sièges offerts par semaine. Pour l’histoire, la
compagnie Aigle Azur a été fondée un jour d’avril 1946 par Sylvain
Floirat, un industriel de Saint- Denis. Elle était à l’époque la
première entreprise privée qui pouvait exploiter des aéronefs dans
le cadre d’un transport public. Privilège que détenait jusque-là, la
seule compagnie nationale. En mai 2001, Aigle Azur est reprise par
le groupe Gofast, Arezki Idjerouidène. La compagnie qui emploie
aujourd’hui, 500 personnes, a transporté en 2005 quelque 1,5 million
de passagers avec 200 vols hebdomadaires vers 50 destinations en
Europe et dans l’ensemble du bassin méditerranéen.
Habiba Ghrib
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