Événement

Retour

12 milliards détournés à l’agence de Riadh El Feth

Nouveau scandale à la BNA

Dilapidation de 2 000 milliards a la BNA

Liberté provisoire rejetée pour la secrétaire

Contentieux EPLF-CNEP

Selkim demande l’effacement de la dette cumulée

La convention avec l’UGTA signée hier

10% d’augmentation de salaire chez Saidal

Système fiscal algérien

L’un des plus compliqués au monde !

Gestion de la transition et de la privatisation 

Les Suédois insistent sur le dialogue social

Soltani revient à la charge

«Nous sommes en contact avec la justice»

Tizi Ouzou

Election aujourd’hui du candidat RND

Forum économique sur l’Algérie à Munich

Les Allemands envisagent de gros investissements

Mécanisme africain d’évaluation des pairs (Nepad)

«Evolution positive de la situation en Algérie»

Danone investit dans le biscuit et l’eau minérale

«LU» et «Hayet» sur le marché

Une foire aux miels à Alger

Des apiculteurs à la rencontre du public

Blida : Forum de Radio Mitidja

«Pas de restriction d’eau potable»

Sidi Ghilès

Cinq policiers suspendus

Aigle Azur fête ses 60 ans

Plein cap sur la destination Algérie

 

 07/12/06

 

 12 milliards détournés à l’agence de Riadh El Feth

Nouveau scandale à la BNA

Un nouveau détournement, cette fois de 12 milliards de centimes, vient d’être découvert à l’agence BNA de Riadh El Feth, apprenons-nous de source sécuritaire.

Les personnes incriminées dans cette affaire, le directeur de cette agence de banque ainsi que deux autres individus, ont été arrêtées par la police. C’est le directeur qui a été arrêté en premier et les deux autres complices l’ont été, à leur tour, à Tixeraine. L’enquête a été menée par la brigade économique et financière (BEF) de la Sûreté de wilaya d’Alger. D’après les premiers éléments de l’enquête, le directeur d’agence aurait détourné cet argent en utilisant un procédé simple, consistant à virer des sommes d’argent vers des comptes ouverts aux noms de ses deux complices. Ainsi, la somme détournée  pourrait dépasser 12 milliards de centimes puisque l’enquête n’est qu’à ses débuts, ajoute cette source. En attendant d’autres révélations, il est à noter que l’agence BNA de Riadh El Feth n’est pas à son premier scandale financier puisque, il y a quelque temps, la détournement de l’équivalent de 90 milliards de centimes en devises, avait été découvert. Le directeur de cette agence de banque, à l’époque, ainsi que d’autres personnes, avaient été arrêtés et jugés. Ces fonds avaient été transférés vers l’étranger. A la question de savoir pourquoi la direction générale de cette banque, à l’époque, n’avait pu découvrir cette opération de transfert illégal de fonds vers l’étranger, à temps, celle-ci est restée sans réponse.

Pour en revenir au nouveau scandale de ce détournement de 12 milliards de centimes de l’agence BNA de Riadh El Feth, il faut rappeler qu’il intervient après l’extradition du Maroc de trois fonctionnaires de cette banque vers l’Algérie, accusés dans l’affaire de détournement de 2 000 milliards de centimes de plusieurs agences de la BNA. Ce dernier scandale vient, encore une fois, secouer cette banque publique. Ces détournements à répétition n’ont, malheureusement, pas manqué de porter un coup sévère à l’image de cette banque. Cela est fait remarquer par une banque française qui, dans une lettre (dont nous possédons une copie), adressée à un correspondant, en Algérie, refuse de faire un virement à la Banque nationale d’Algérie qu’elle met, sur le même pied d’égalité (c’est écrit noir sur blanc dans cette correspondance), la BNA et Khalifa Bank.

Cette série de scandales financiers intervient à un moment où le débat sur la corruption bat son plein, en Algérie et vient «conforter» les déclarations du président du Mouvement de la société pour la paix (MSP) annonçant avoir «des dossiers compromettants concernant de hauts responsables». Une annonce faite beaucoup plus pour servir cette formation politique en précampagne électorale que pour faire la lumière sur les délits économiques, corruptions et autres actes de malversations. Il faudrait donc s’attendre à ce que la question de la corruption et des scandales financiers soient mis à profit par certains partis politiques (Boudjerra Soltani a annoncé la couleur) à des fins électoralistes et partisanes. Ces affaires interviennent également à un moment où le ministre de la Justice et garde des Sceaux, Tayeb Belaiz, annonce que, grâce à la réforme de la justice, celle-ci se penchera de facon sereine sur les dossiers de corruption et de détournement.         

M. Abi

 

 Haut

Dilapidation de 2 000 milliards a la BNA

Liberté provisoire rejetée pour la secrétaire

La chambre d’accusation près la Cour de Sidi-M’hamed vient de rejeter la demande de mise en liberté provisoire de la secrétaire de Abderrahmane Achour, apprenons-nous de source proche de ce dossier. Cette dernière fait partie des trois accusés dans l’affaire de dilapidation de 2 000 milliards de centimes de plusieurs agences de la Banque nationale d’Algérie (BNA).

Arrêtés en janvier dernier, à Marrakech, ces trois fonctionnaires de la BNA avaient été arrêtés par les autorités marocaines et incarcérés à la prison de Salé avant d’être extradés vers l’Algérie après une rude bataille juridique. Dès leur extradition du Maroc, le mois dernier, ces trois accusés ont été présentés au parquet de Sidi-M’hamed et mis en détention préventive.

 M. Abi

 

 Haut

Contentieux EPLF-CNEP

Selkim demande l’effacement de la dette cumulée

«La CNEP est victime au même titre que l’EPLF», dira t-il. Pour trouver une solution à ce conflit, M. Selkim sollicite l’intervention et l’arbitrage des pouvoirs publics.

Profitant de son passage au forum d’El Moudjahid, Mohamed Selkim, président du groupement d’intérêt commun des EPLF d’Algérie est revenu sur les différentes contraintes qui pénalisent et perturbent, depuis plusieurs années, le fonctionnement de l’EPLF et la réalisation de ses différents programmes. La plus épineuse difficulté, selon M. Selkim, ce sont les importantes réquisitions faites depuis la décennie noire à nos jours pour la recasement, pour des raisons sécuritaires, de plusieurs cadres et des familles sinistrées. Ainsi, l’hôte du forum a affirmé que plus de 1 500 logements EPLF ont été réquisitionnés durant ces dernières années, dont 400 logements à Boumerdès, 206 à Tizi Ouzou, 200 à Skikda et d’autres à Blida et Oum El Bouagui. Pis encore, l’EPLF a été contrainte, toujours par rapport à ces perquisitions, de vendre plus de 150 logements avec des réductions de plus de 20% de leur prix réel. «Cela s’ajoute à des opérations de recasement des sinistrés, de réhabilitation de logements et l’hébergement des cadres de corps constitués sans que l’EPLF ne soit payée pour ces prestations», a expliqué M. Selkim. Avant d’ajouter : «Nous ne sommes pas contre l’accomplissement de cette mission de service public pour peu qu’on soit payé en équivalent», expliquera t-il. Cela le mène à évoquer les créances de l’EPLF qui s’élèvent, selon lui, à plus de quatre milliards de dinars. «Des créances contractées auprès de collectivités locales, d’entreprises et des bureaux d’études dissous sans solder leurs comptes avec l’EPLF»,

précisera-t-il. L’EPLF a engagé, en collaboration avec la SGP et les collectivités, un processus de recouvrement.

L’invité du forum a également exposé les motifs du contentieux qui oppose l’EPLF à la CNEP, que sont l’endettement, la réquisition de logements, les logements non vendus depuis leur construction et le financement de projets. L’origine de ce problème se trouve, selon lui, dans les textes de loi qui stipulent que la vente de logement se fait par la CNEP et à cet effet l’EPLF doit assumer les responsabilités financières ou autres. L’autre facteur qui a déclenché ce contentieux est la cherté du foncier et le cumul des intérêts de la banque que l’EPLF ne peut pas honorer. «La CNEP est victime au même titre que l’EPLF», dira-t-il. Pour trouver une solution à ce conflit, M. Selkim sollicite l’intervention et l’arbitrage des pouvoirs publics. «Nous n’avons jamais bénéficié d’un assainissement financier  et c’est pour cela que nous demandons un effacement total des intérêts de l’EPLF auprès de la CNEP. Nous ne sommes pas les seuls responsables de ces intérêts cumulés et nous demandons à la CNEP de partager avec nous les pertes enregistrées» a-t-il expliqué.

Le conférencier est revenu sur le problème des actes de propriété qui ne sont toujours pas délivrés aux bénéficiaires de logements EPLF. Cette situation est due principalement à la construction de programmes de logements sans que le terrain ne soit la propriété de l’EPLF.

«Nous n’avions pas de tutelle à l’époque. C’est la wilaya d’Alger qui nous autorisait à construire sur des assiettes sans permis de construire ni acte de propriété», dira M. Selkim. «L’EPLF s’interdit de lancer des projets sans l’acte de propriété»,poursuivra-t-il. Revenant sur les citoyens qui réclament leurs actes de propriété, le même responsable dira qu’il n’a pas de solution pour tous les cas. «Le transfert de propriété de terrain n’est toujours pas engagé. Cette démarche se fait à des coûts actualisés. Pour nous, il n’est pas question de demander aux citoyens de payer un surplus pour avoir cet acte», expliquera-t-il.

Concernant les projets qui seront réalisés, M. Selkim déclarera que d’ici 2009, l’EPLF réalisera 19 430 logements LSP, lancera 80 000 logements participatifs et 500 000 logements promotionnels EPLF. Pour lever les contraintes relatives au financement de programme de réalisation de logements, le groupement d’intérêt commun compte créer une caisse qui prendrait en charge cet aspect. Dans le cadre du partenariat avec des entreprises nationales et étrangères, l’EPLF va développer un programme de système de production et de maîtrise des risques.

Nouria B.

 

 Haut

La convention avec l’UGTA signée hier

10% d’augmentation de salaire chez Saidal

Le Groupe Saidal a procédé, hier, à la signature de la convention collective avec la coordination syndicale UGTA-Groupe Saidal. La cérémonie de signature s’est déroulée au niveau du siège du groupe, en présence du secrétaire général de la Fédération de chimie-pétrochimie et des représentants de la Centrale syndicale. «Les salaires des travailleurs du groupe Saidal vont être augmentés de 10% à partir du premier janvier 2007 avec effet rétroactif à compter du premier octobre de l’année en cours». C’est ce qu’a annoncé Ali Aoun, Président-directeur général du groupe Saidal, lors de la convention signée, hier, avec Bedreddine Lakhdar, secrétaire général de la fédération chimie-pétrochimie au sein de l’Union générale des travailleurs algériens.

Ali Aoun a répondu, à l’occasion, aux propos tenus par le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, disant «que de telles affirmations portent atteinte aux relations malades/Saidal». Abordant le sujet de l’insuline produite par le groupe Saidal, Ali Aoun, qui se demande pourquoi l’Etat favorise les produits étrangers à ceux produits en Algérie, a fait savoir «que le secteur sanitaire devait prendre 4% de ce produit. Mais pour le moment aucun flocon n’a été vendu.» S’agissant du vaccin, produit contre une probable pandémie de la grippe aviaire, le responsable du groupe Saidal fera remarquer : «Nos équipes ont pu produire ce vaccin après un effort remarquable». De son côté, le représentant des travailleurs, M. Badreddine a estimé que le syndicat ne se dit jamais satisfait «mais cette augmentation de salaire est un signe fort de la part des responsables du groupe Saidal». Il ajoutera qu’«il faudrait travailler en synergie pour pouvoir sauvegarder les intérêts des travailleurs». Il faut signaler qu’en moins de deux années, les travailleurs de Saidal ont bénéficié de 25% d’augmentation. La première, de l’ordre de 15%, a été accordée à ces derniers durant l’exercice 95/96. Le problèmes des psychotropes qui se vendent actuellement au noir a été aussi abordé par Ali Aoun. Se voulant rassurant celui-ci a déclaré : «Je peux vous garantir qu’à Saidal nous contrôlons tout, car nous identifions le produit à partir de sa production jusqu’à sa destination finale».

Djamel Oukali

 

 Haut

Système fiscal algérien

L’un des plus compliqués au monde !

Selon le président de la SFI et vice-président de la Banque mondiale, l’Algérie occupe la 165e place mondiale (sur 177 pays) au chapitre des «modalités administratives de la fiscalité».

Les procédures administratives du régime fiscal algérien sont «des plus complexes au monde» et alourdissent, en conséquence, le climat des affaires en Algérie, a estimé hier à Alger le président de la Société financière internationale (SFI) , Lars Thunell. Le responsable de cette filiale de la Banque mondiale chargée du soutien au secteur privé s’exprimait lors d’une conférence de presse clôturant une visite de trois jours en Algérie dans le cadre d’une tournée dans des pays de la région Afrique du Nord - Moyen-Orient. Selon le président de la SFI et vice-président de la Banque mondiale, l’Algérie occupe la 165e place mondiale (sur 177 pays) au chapitre des «modalités administratives de la fiscalité». Il a cependant tenu à préciser que le critère des procédures administratives du système fiscal, qui porte sur la relation entre le contribuable et l’administration  fiscale (documentation à fournir, système de déclaration d’impôts, litiges...), diffère de celui de la pression fiscale lequel signifie le rapport entre les recettes fiscales d’un pays et son Produit intérieur brut (PIB). Le taux actuel de la pression fiscale en Algérie se situe autour de 18% du PIB, et reste ainsi le plus faible du pourtour méditerranéen où elle est estimée entre 30 et 32%, estime-t-on.

Dans ce sens, il a rappelé qu’un accord a été conclu en octobre dernier entre la SFI et le ministère algérien des Participations et de la Promotion des investissements (MPPI) sur la simplification des procédures d’investissements en Algérie dont l’objectif est la refonte des procédures, y compris fiscales. S’exprimant sur les principaux dossiers de coopération entre l’Algérie et la SFI ainsi que la Banque mondiale, M. Lahners a parlé notamment de la réforme bancaire et la privatisation des grandes banques publiques, l’encouragement à la création des PME, l’amélioration du climat des investissements et de  l’agriculture.

 Par ailleurs, le premier responsable de la SFI a estimé qu’en terme d’encouragements au secteur privé, l’Algérie a pris des mesures «dans la bonne direction» même si ‘’beaucoup de choses restent encore à faire.’’ Durant sa visite en Algérie, le président de la SFI a rencontré notamment le chef du gouvernement, le ministre des Finances, le ministre des Participations et de la Promotion des investissements, le gouverneur de la Banque d’Algérie, des P-DG de banques ainsi que des chefs d’entreprises publiques et privées. Institution du groupe de la Banque mondiale chargée du secteur privé, la SFI est la plus grande source multilatérale de financements pour les entreprises privées dans les pays en voie de développement. Sa mission est de financer des investissements du secteur privé, mobiliser des ressources sur les marchés internationaux de capitaux, assister ses clients à améliorer leur viabilité sociale et environnementale et fournir des prestations d’assistance technique et de conseil aux gouvernements et aux entreprises. 

Amine B.

 

 Haut

Gestion de la transition et de la privatisation 

Les Suédois insistent sur le dialogue social

Les experts suédois invités, présents depuis lundi dernier à Alger, à discuter de leur longue expérience dans le domaine de la privatisation au cours d’un séminaire international n’ont pas cessé de mettre en avant l’aspect de la communication et du dialogue social entre les partenaires pour arriver ensemble à des solutions qui ne seront qu’ avantageuses et rentables à chaque partie. Ayant pour thème «Le renforcement du dialogue social et de la capacité des partenaires sociaux autour de la gestion de la transition et de la privatisation», cedit séminaire a pris fin hier à Alger. Plusieurs thèmes ont été évoqués entre les deux parties. L’expérience suédoise a été ainsi passée au crible.

Les représentants de cette délégation économique, à l’instar de Sven Erik Soder, président de cette commission, a souligné l’importance des débats portant sur la question industrielle. En soulignant le fait que «la transition est difficile, ce qui reste indispensable, c’est un débat et une concertation entre les différentes parties». Ce responsable a fait remarquer par ailleurs l’état d’avancement de l’environnement économico-social en Algérie. Avant de citer la signature du pacte économico-social qui «est un signal très encourageant» note-t-il. Il relèvera aussi «le besoin en Algérie des politiques cohérentes et d’une approche cohérente». Afin d’arriver, remarque t-il, «à une flexibilité et rentrer de sorte dans le marché libre afin de protéger les travailleurs».  Il ajoutera dans ce contexte que «la Suède est un bon exemple. L’Algérie a tous les atouts favorables pour aboutir à cette flexibilité. Toutefois, il souligne que «l’essentiel du travail doit se faire en Algérie». Invités par les journalistes, il  s’est s’exprimé sur la décision du ministre de la Participation et de la Pomotion des investissements, Hamid Temmar, de temporiser, voire de revenir sur la décision de privatiser une centaine d’entreprises publiques sur les 1 200,  Abdelemadjid Sidi Saïd, SG de l’UGTA s’est dit «soulagé» de cette décision.  Présent en marge de la clôture de ce séminaire, le SG de la Centrale syndicale estime que «l’Algérie a franchi un pas important car le concept de l’industrie s’est ancré chez les uns et les autres. Et d’étayer ses dires : on ne veut pas d’une industrie malade». La privatisation selon lui à «un but précis,  celui de rendre l’économie du pays performante et concurrentielle». Interrogé, d’autre part, sur le sort de la SNVI, le SG de la Centrale syndicale a indiqué qu’une réunion de travail les a regroupés avec les syndicalistes de cette entreprise dimanche dernier pour discuter des préoccupations des travailleurs. Des propositions ont été émises du côté du syndicat de la SNVI, notamment son assainissement et de sa mise à niveau d’autant plus que le ministère de la Défense nationale occupe une importante part du marché qui est de l’ordre de 40 %. Un membre du bureau au sein du syndicat de cette entreprise souligne qu’il est question plutôt «d’éponger les dettes afin de permettre à l’entreprise de respirer un peu». Il évoque dans cette optique le gel de 30 milliards de dinars depuis 2003. 

Kahina Benarab

 

 Haut

Soltani revient à la charge

«Nous sommes en contact avec la justice»

La lutte, liberté, démocratie et développement tels sont les slogans de la 4e  rencontre nationale des cadres de l’information et des affaires politiques de la formation politique du Mouvement de la société pour la paix (MSP), qui se tient depuis hier, à Alger.

Procédant à l’ouverture des travaux de cette rencontre, le président du parti, Boudjerra Soltani s’est longuement attardé sur l’explication des dimensions des quatre slogans choisis. Aux yeux du premier responsable du MSP «l’Algérie est passée de la lutte contre le terrorisme à la lutte contre la corruption. Cette dernière est l’affaire des gouvernants. Nous n’avons pas, à notre niveau, les moyens ni les pouvoirs pour faire face à ce fléau. Notre rôle se limite dans l’information et la sensibilisation», a-t-il indiqué tout en estimant que

«la lutte contre la corruption ne doit nullement  se limiter dans le cadre judiciaire comme c’est le cas chez nous en Algérie. Il faut aller au vif de la question, à savoir une volonté politique pour l’éradiquer». Au même sujet de la lutte contre la corruption, et comme pour dire «obliquement» que sa formation politique mène, en solo, une campagne dans ce sens, l’orateur souligne que «les peuples se sentent heureux quant il voient un autre peuple, même minoritaire, qui se bat  et résiste contre les fléaux». Manière pour le MSP de faire éveiller, à ne point douter, les consciences des autres partis politiques. «Nous ne sommes pas la locomotive de la lutte contre la corruption ; nous sommes prêts à devenir des wagons et nous cédons les commandes aux autorités concer-nées», a-t-il encore enchaîné. Interrogé par les journalistes sur les récentes déclarations faites par lui-même, inhérentes, rappelons-le,  au dossier de la corruption, M. Soltani soutient que «oui, nous avons des dossiers liés à la corruption et nous sommes en contact permanant avec les instances judiciaires».  

M. K.

 

 Haut

Tizi Ouzou

Election aujourd’hui du candidat RND

C’est aujourd’hui que le RND tiendra ses primaires pour l’élection de son candidat aux sénatoriales du 28 décembre courant. Même s’il a de faibles chances d’arracher le siège, ou son faible quota d’élus à Tizi Ouzou, la formation d’Ahmed Ouyahia a décidé d’y prendre part par respect à son principe d’être «contre la politique de la chaise vide». Contacté hier, M. Tayeb Mokadem, secrétaire de wilaya du RND, nous dira à propos des élections que tout se décidera par les élections aujourd’hui. «Des élus déposeront leurs candidatures et on procèdera au reste pour élire notre candidat aux sénatoriales», ajoute-t-il. Pour rappel, le FLN a déjà tenu ses primaires et Mme Aït Mirar (élue à l’APW) a raflé la mise en attendant le plus grand nombre de voies. Nous apprenons auprès des militants du FLN que la direction aurait porté son choix sur elle pour le rendez-vous du 28 décembre. Du côté du RCD, c’est aussi une femme qui serait choisie «par consensus»,  par la formation de Saïd Sadi. Le nom de Mme Moula (élu APW) est avancé. Reste le FFS qui prône la non-participation. Une position qui intrigue ses militants qui ne comprennent pas le pourquoi de cette position, surtout que le plus vieux parti de l’opposition, a toutes les chances arithmétiquement parlant d’arracher le siège. En effet, le FFS a obtenu lors des élections locales partielles de novembre 2005, le plus grand nombre de sièges (APC et APW). Sa non-participation pourrait être justifiée, nous confie un militant  par le conflit interne qui secoue la partie «la direction aura  à  imposer un candidat ou à laisser la base à l’élu, ce qu’elle ne semble pas prête à accepter». La position du FFS ouvre l’appétit au RCD et au FLN. Entre ces deux formations, la bataille s’annonce rude et le RND et le PT et éventuellement des élus du FFS pèseront de tout leur poids sur l’élection. Les tractations pour d’éventuelles alliances ont déjà commencé.

Zahra H.

 

 Haut

Forum économique sur l’Algérie à Munich

Les Allemands envisagent de gros investissements

Le Forum économique sur l’Algérie organisé hier à Munich (sud de l’Allemagne) en présence de près de 200 chefs d’entreprise, dont une vingtaine algériennes, a permis aux hommes d’affaires allemands d’exprimer leur intérêt pour le marché algérien qui offre les possibilités de développer des relations de partenariat ciblant notamment l’investissement.

De Siemens à Goldhofer AG (construction de véhicules lourds) en passant par Fnauf Engineering GmbH (matériaux de construction), MAN Ferrostaal AG (construction d’équipements pétrochimiques) ou Pleiderer Europoles GmbH & Co (construction des mâts de béton), ce Forum a accueilli plus de 150 dirigeants des plus grandes entreprises allemandes dont les compétences et le savoir-faire peuvent être mis à profit dans le cadre des perspectives de développer la coopération bilatérale tant soulignée à cette occasion. «Munich est un grand centre industriel et technologique. La tenue de ce premier forum consacré entièrement à l’économie algérienne constitue une première pour la capitale bavaroise. C’est également un vrai succès au regard du nombre des participants», a déclaré à l’APS  Nabil Frik, directeur au sein d’Europe-Arab-Bank, dont le siège se trouve à Frankfurt. Il a ajouté que les exportateurs allemands connaissent déjà le marché algérien, estimant que la «relance que connaît le pays doit encourager à investir et non pas considérer le pays comme seulement un marché commercial».

«L’économie algérienne est sur la bonne voie. Il y a des instruments intéressants mis en place par les deux pays pour promouvoir et protéger l’investissement», a-t-il dit, en mettant l’accent sur l’importance de ce type de rencontres pour faire connaître le marché algérien et ses potentialités. Cet avis a été partagé par Heinz-Joachim Bauer, un des responsables du bureau d’études et de consulting «Pyry Infra». «La santé de l’économie algérienne se reflète à travers les chiffres présentés au cours de ce forum. Ils montrent son dynamisme et incitent surtout à y aller pour investir»,

a-t-il relevé. Ayant visité l’Algérie dernièrement, il a témoigné de l’évolution que connaît le pays à «plusieurs niveaux même si certains défis restent à relever». «L’Algérie est capable de le faire au regard du processus de réformes qu’on a détaillé aujourd’hui», a-t-il ajouté.

«Le forum nous a permis de mieux mesurer l’importance des projets d’infrastructures et de privatisation qui sont autant de chances offertes à nos entreprises dont les compétences ne sont plus à prouver», a dit M. Bauer.

Si la société Knauf est déjà présente en Algérie ainsi que le groupe MAN dans le secteur de la mécanique, l’entreprise Pleiderer Europoles (construction de mâts de béton) compte lancer un projet d’investissement «prometteur», selon l’expression de Andreas Hergenrother, directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie algéro-allemande, organisatrice avec la chambre de commerce et d’industrie de Munich et la chambre algérienne de commerce et d’industrie (Caci) de ce Forum. Il a indiqué que ce groupe «veut partager son savoir-faire dans les techniques les plus développées dans le domaine des matériaux de construction». Du côté des participants algériens, la rencontre était bénéfique à plus d’un titre car «non seulement elle a permis de nouer des contacts, de faire connaître le potentiel algérien mais aussi de profiter du savoir-faire allemand qui peut être d’un très grand appui», a estimé  Samir Hamouda, conseiller juridique. La délégation algérienne comptait de jeunes chefs d’entreprise à l’exemple Dahmani Yacine (35 ans) qui s’est lancé depuis plusieurs années déjà dans le «monde des affaires», en créant trois entreprises (transit, transport et une boulangerie industrielle) à Alger. «Mon but est de tisser des contacts avec des chefs d’entreprise allemands dans les domaines qui relèvent de mes activités et notamment la boulangerie industrielle. Mon intention est de diversifier la gamme de production, ce qui exige de nouveaux équipements spécialisés», a-t-il indiqué. Pour lui, ce genre de rencontres accompagnées d’entretiens individuels «ont leur importance dans la mesure où elles produisent des contacts directs et permettent d’envisager réellement des perspectives de relations de partenariat».C’était justement le cas hier à la chambre de commerce et d’industrie de Munich, à la faveur de ce forum que d’aucuns qualifient déjà de «réussi», en espérant qu’il soit suivi d’autres rencontres similaires en Algérie et dans des villes allemandes.

Redouane A.

 Haut

 

Mécanisme africain d’évaluation des pairs (Nepad)

«Evolution positive de la situation en Algérie»

Mme Marie Angélique Savané, membre du Panel des éminentes personnalités et présidente de la Mission du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP), s’est félicitée, au terme de son séjour en Algérie, des «avancées significatives» enregistrées par l’Algérie dans la «promotion de la paix et de la sécurité» et dans la «bonne utilisation des ressources financières du pays». Cette visite a été sanctionnée par la signature d’un communiqué commun retraçant les différentes étapes de la mission, et d’une feuille de route indiquant les activités et les échéances retenues dans le cadre du processus de parachèvement de l’évaluation de l’Algérie et ce, jusqu’à la présentation du rapport d’évaluation de l’Algérie au Forum des chefs d’Etat et de gouvernement participants au Mécanisme, prévu en juin 2007 à Accra (Ghana), indique mercredi le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Les deux documents ont été signés respectivement par

Mme Savané et Abdelkader Messahel, ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, point focal national pour le MAEP, précise la même source. Mme Savané, accompagnée d’une vingtaine d’experts de haut niveau, a conduit une mission d’évaluation de l’Algérie, du 10 novembre au

5 décembre 2006, dans le cadre du MAEP, à l’invitation du gouvernement algérien.

Elle a été reçue par le président de la République,  Abdelaziz Bouteflika, pour un entretien qui a duré cinq heures, confirmant, encore une fois, souligne le communiqué, «l’engagement personnel» du chef de l’Etat, l’un des principaux artisans et initiateurs du Nouveau partenariat pour le développement en Afrique (Nepad), en faveur de la promotion de la bonne gouvernance. Au cours de cet entretien, le président de la République a assuré à

Mme Savané que l’Algérie «sera une maison de verre», insistant sur son engagement personnel et celui des autorités algériennes à garantir le déroulement de la mission dans «la transparence la plus totale», rappelle-t-on. Il a exhorté également la Mission à faire preuve de «professionnalisme et d’objectivité dans la conduite de ses travaux».

Mme Savané et les membres de la mission ont eu, d’autre part, des séances de travail avec le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et ceux des Finances, de l’Emploi et de la Solidarité nationale, de la chargée de la Famille et de la Condition féminine, du ministre délégué chargé du Développement rural ainsi qu’avec le secrétaire général du ministère de la Défense nationale. Des rencontres ciblées ont aussi été organisées avec des personnalités et des groupements, des partis politiques, des partenaires au développement, des responsables de médias et des organisations de droits de l’homme. La mission du MAEP, accompagnée de membres de la commission nationale sur la gouvernance en Algérie, s’est, par ailleurs, rendue dans neuf wilayas du pays où elle a rencontré toutes les parties prenantes pour présenter le MAEP et le processus d’évaluation, clarifier les objectifs poursuivis et donner quelques orientations sur les thèmes présentés en ateliers techniques. La visite a été l’occasion pour la mission de s’informer des progrès réalisés par l’Algérie en matière de réconciliation nationale, de reconstruction et de consolidation de la paix et de la stabilité. Les visites de terrain ont aussi permis, note le communiqué, à la délégation du MAEP, de «prendre toute la mesure des retombées positives de la politique de réconciliation nationale menée par le président de la République, sur les conditions de vie de la population».

La délégation a également relevé les «efforts remarquables» d’investissement en faveur du développement socioéconomique insufflé au pays par le Plan de relance économique (2005-2009), le programme spécial Sud et le programme spécial Hauts Plateaux pour lesquels l’Etat a mobilisé près de 100 milliards de dollars. Dans ses multiples interventions,

Mme Savané a surtout mis l’accent sur la nécessité d’«une large participation» de la société civile et autres partenaires sociaux pour donner la «transparence» et la «crédibilité» au processus. Elle a exhorté, par la même occasion, l’ensemble des parties prenantes à s’engager dans la mise en œuvre du plan d’action après la présentation du rapport au Forum des chefs d’Etat et de gouvernement.

Amine B.

 

 Haut

Danone investit dans le biscuit et l’eau minérale

«LU» et «Hayet» sur le marché

LU, vu et entendu. C’est Danone, cette fois-ci, qui se lève pour ses clients algériens en investissant, pour cette fois, le domaine des biscuits et des boissons. Un domaine d’ailleurs où ils sont leaders dans le monde. Deux sociétés ont été créées pour ce faire : Danone Tessala boissons et Danone biscuits Algérie. Hier à Alger, les représentants en Algérie du premier groupe mondial des produits laitiers Danone ont annoncé donc la mise, très prochaine sur le marché, des biscuits de la célèbre marque du groupe LU. Une unité de production est actuellement en cours de construction dans la zone industrielle de Reghaïa et qui sera opérationnelle à partir de mars 2007, selon  le responsable de la nouvelle unité, Hervé Millard. Une variété de biscuits, des gaufrettes et des biscuits galettes y seront produits dans cette usine et dont les prix sont d’ores et déjà fixés à 40 DA. «L’une des missions principales de la société est d’offrir des produits innovants et de garantir une meilleure qualité», souligne M. Millard. Selon lui, la construction de cette unité et son fonctionnement nécessitera un recrutement de quelque 250 personnes. A rappeler que la marque LU, la première marque de biscuits du groupe, existe depuis 1848. Deuxième annonce : la mise sur le marché, qui a eu lieu depuis le 16 novembre dernier, d’une nouvelle marque d’eau minérale Hayet par la société Danone Tessala boissons. Il s’agit d’une eau naturelle puisée des monts de l’Atlas blidéen, précisément dans la région de Tessala El Merdja. Le projet a pris  effet depuis que Danone a racheté l’usine à un privé algérien propriétaire de l’ex-eau minérale Tessala El Merdja. Le projet de Hayet vise, pour sa part, la création de 150 postes d’emploi. «Nous avons bénéficié des avantages inscrits dans la nouvelle loi sur l’aide à l’investissement qui est entrée en vigueur au mois de septembre dernier, comme l’exonération de la TVA, des droits de douanes sur le matériel importé…et plein d’autres avantages», a souligné M. Joly, responsable de la société Danone Djurdjura qui s’occupe des produits laitiers.  Les représentants de la firme française ont rappelé qu’avec un chiffre d’affaires de 13 milliards d’euros pour l’année 2005, le groupe Danone est le leader mondial dans les produits laitiers frais, des eaux en bouteilles et numéro deux mondial sur le marché des biscuits et produits céréaliers.

A. G.

 

 Haut

Une foire aux miels à Alger

Des apiculteurs à la rencontre du public

Plus d’une vingtaine d’apiculteurs de la région centre du pays prend part à la Foire aux miels organisée, du 6 au 13 décembre, à Alger, à l’initiative de la coopérative apicole de Gué-de- Constantine.

Diverses variétés de miel récoltées dans les wilayas d’Alger, de Boumerdès, de Blida et de Tizi Ouzou ainsi que d’autres produits apicoles tels  la gelée royale du pollen et de la cire d’abeille sont proposés à la vente, avec des remises importantes, aux visiteurs. Ceux-ci ont la possibilité de pouvoir emporter diverses variétés de miel obtenu à partir d’oranger, d’eucalyptus ou du miel tous fleurs de couleurs et de goûts différents.

Le directeur de la coopérative de Gué-de-Constantine,  Chabane Chaouch Hassan, à l’origine de cette initiative, indique que l’organisation de cette manifestation se veut, avant tout, une opportunité, pour les producteurs de miel, de promouvoir leurs produits  auprès des utilisateurs de ce produit naturel et l’occasion de pouvoir rencontrer d’autres professionnels pour s’entretenir des problèmes existant dans ce champ d’activités. Il précise, par ailleurs, que les coopératives d’Alger, de Boumerdès, de Blida et de Tizi Ouzou, réunis, regroupent un total de quelque 1 600 apiculteurs de plus ou moins grande importance structurés, eux-mêmes au sein de plusieurs associations. Il rappelle, aussi, que la coopérative d’Alger, la plus ancienne au niveau national, continue à jouer un rôle de premier plan en matière de vulgarisation des techniques apicoles dont elle fait bénéficier plusieurs wilayas du pays. Rencontré dans l’enceinte où se déroule la Foire aux miels, le président de la fédération des associations d’apiculteurs algériens, M. Lakehal Mahmoud, relève que le patrimoine apicole national représente, en valeur, 75 milliards de dinars. Il ajoute que la production totale de miel, obtenue durant la campagne de l’année 2005 a été de 19 000 tonnes, soit une moyenne de 3 à 5 kilogramme de produit par ruche. Selon lui, un seul producteur peut obtenir jusqu’à 4 tonnes de miel. Il ajoute que «si les techniques de traitement et d’élevage des essaims est amélioré, il est possible d’atteindre facilement les 10 à 20 kilogrammes de miel par ruche et, dans certaines circonstances, arriver jusqu’à 50 kilogrammes». Entre autres conditions à une amélioration de la production, il cite la protection du patrimoine, (les essaims d’abeilles), contre les pesticides et les insecticides, très utilisés en agriculture, l’augmentation du nombre de ruches mais, également, le remplacement des reines vieillissantes. Un ancien apiculteur note de son côté qu’on a toujours tendance à appréhender l’abeille sous le seul angle de la production de miel. «Cet insecte, dit-il, joue d’abord, un rôle de premier plan dans la pollinisation. Dans l’agrumiculture, par exemple, il pourrait permettre d’augmenter, quantitativement, de 30% si les ruches sont disséminés de manière intelligente dans les vergers». «Ce qui est paradoxal, ajoute-t-il c’est que certains agriculteurs font payer des apiculteurs pour leur permettre d’installer leurs ruches sur leurs terres alors qu’à l’étranger, c’est le contraire qui est la règle».           

Ahmed Mahieddine

 

 Haut

Blida : Forum de Radio Mitidja

«Pas de restriction d’eau potable»

Pour son forum hebdomadaire, «Radio Mitidja» l’a consacré à la wilaya de Blida et plus particulièrement à l’amélioration du cadre bâti et au secteur du logement. C’est dans un des salons du siège de la wilaya, que l’émission radiophonique a eu lieu avec la participation du wali de Blida, des directeurs des secteurs concernés  et des représentants de la presse. En faisant ressortir ses visites sur le terrain, le wali a indiqué qu’il laisserait ses appréciations aux citoyens d’en juger de l’intérêt accordé aux tournées de travail et d’inspection. A la question relative aux actions engagées au niveau de certaines localités, le wali s’est dit satisfait quoique beaucoup reste à faire. «Notre objectif est de réhabiliter l’environnement en améliorant l’éclairage public, le transport urbain, les routes et renforcer les réseaux d’assainissement et d’AEP», a-t-il encore précisé. Il est à noter que quatre groupes de travail  ont été constitués  et placés sous le contrôle du chef de cabinet de la wilaya. Ces modules  constitués des directeurs des différents secteurs auront pour mission de projeter et de suivre les projets préconisés dans le cadre du programme de réhabilitation des agglomérations. On a appris que 709 cités d’habitations implantées à travers la wilaya sont concernées par le programme relatif  à leur réhabilitation et pour lequel une enveloppe de 149 millions de dinars lui sera consacrée. Concernant  l’extension du réseau de gaz naturel, il a été indiqué que la wilaya a bénéficié au titre du programme 2005/2009 d’une enveloppe de 490 millions de dinars pour la réalisation de 255 km, ce qui permettra à 13 500 foyers d’être raccordés. Un  programme complémentaire pour le raccordement de 2 500 foyers à Chebli et 1 800 foyers à Bouarfa, vient d’être accordé à la wilaya. L’hydraulique qui demeure en ce moment une préoccupation majeure des populations en raison de la sécheresse, a été également développé par son responsable lors de ce forum  et au cours duquel il a été noté qu’aucune restriction n’est prévue pour le moment. Enfin, en ce qui concerne le commerce informel et en particulier le squattage des rues et des trottoirs, non seulement au chef- lieu de la wilaya, mais aussi des autres agglomérations, le chef de cabinet de la wilaya a annoncé la création d’un groupe de travail qui a la charge d’établir un cahier des charges et recenser  les futurs postulants à l’un des quatre premiers sites retenus au chef-lieu de wilaya et qui serviront aux marchés de quartiers.

A.B.M.

 

 Haut

Sidi Ghilès

Cinq policiers suspendus

Nous avons appris de sources crédibles, que cinq policiers dont un commissaire exerçant à Sidi Ghilès, une localité littorale située à  6 km à l’ouest de Cherchell, dans la wilaya de Tipasa, ont été récemment suspendus de leur fonction par leur hiérarchie. Une telle mesure fait suite au vol d’une arme – une kalachnikov – du véhicule de service qui a été affecté, quelques jours plus tôt aux quartiers policiers stationnés pour l’accomplissement de leur mission de patrouille. Toujours selon nos sources, le vol a eu lieu au moment où ces derniers se trouvaient à l’intérieur d’une maison où se déroulait un mariage et ce, à l’invitation du maître des lieux. Il semble que les policiers n’ont déclaré ledit vol que quatre jours après leur «silence», s’expliquant, nous a-t-on dit, par leur espoir de récupérer rapidement l’arme volée. En clair, avant que leur hiérarchie n’en prenne connaissance. C’est devant l’infructuosité de leurs multiples tentatives pour retrouver les auteurs du vol qu’ils ont dû en référer à celle-ci.

Aussitôt alertée, la direction de la Sûreté de wilaya a envoyé à Sidi Ghilès des éléments pour prendre en charge l’affaire, non sans avoir au préalable procéder à la suspension des quatre policiers concernés et de leur chef, hiérarchique. Une prise en charge qui n’a pas tardé à donner ses fruits puisque dans les deux jours qui l’ont suivie les auteurs du vol ont été appréhendés.

Il s’agit de deux jeunes délinquants de la localité qui, semble-t-il, s’étaient mis en tête de vendre l’arme volée, une arme qui a été toutefois récupérée le jour même de leur arrestation.

Mohamed Amine

 

 Haut

Aigle Azur fête ses 60 ans

Plein cap sur la destination Algérie

La compagnie aérienne Aigle Azur a célébré avant-hier, ses 60 ans d’existence, dans une cérémonie qui s’est tenue au musée de l’air et de l’espace du Bourget à Paris, a rapporté l’APS. Son P-DG, Arezki Idjerouidène, a souligné à l’occasion que «malgré une très forte concurrence sur le marché, l’Algérie reste la destination phare pour sa compagnie». Cela en ajoutant que «l’activité de son groupe est en passe de se développer davantage vers le marché algérien, compte tenu de la forte croissance économique et sociale du pays qui ouvre la voie à un redéploiement tant du climat des affaires que de l’activité touristique». Le

P-DG d’Aigle Azur a exprimé le souhait de son groupe de «contribuer à l’exploitation des lignes intérieures algériennes quand la législation algérienne du transport aérien l’autorisera». Mais il faudra pour cela attendre l’année 2009, puis qu’ 

«aucune autorisation d’exploitation ne sera pas délivrée à une compagnie aérienne privée avant cette date et avant la restructuration totale de la compagnie nationale Air Algérie». Rappelons à ce propos, les déclarations fin novembre dernier le ministre des Transports, M. Mohamed Maghlaoui. Avec une flotte de 11 appareils et assurant à partir de 8 villes françaises (Paris, Bordeaux, Lyon, Marseille, Lille, Mulhouse, Nice et Toulouse), Air Algérie dessert Alger avec 4 vols quotidiens, Oran, Tlemcen, Béjaïa, Constantine, Annaba, Tamanrasset, Djanet, Hassi Messaoud, Batna et, depuis juin dernier, Sétif. C’est en février 2002 que la compagnie avait débuté l’exploitation de lignes aériennes vers l’Algérie avec un vol hebdomadaire et 147 sièges offerts par semaine. Pour l’histoire, la compagnie Aigle Azur a été fondée un jour d’avril 1946 par Sylvain Floirat, un industriel de Saint- Denis. Elle était à l’époque la première entreprise privée qui pouvait exploiter des aéronefs dans le cadre d’un transport public. Privilège que détenait jusque-là, la seule compagnie nationale. En mai 2001, Aigle Azur est reprise par le groupe Gofast, Arezki Idjerouidène. La compagnie qui emploie aujourd’hui, 500 personnes, a transporté en 2005 quelque 1,5 million de passagers avec 200 vols hebdomadaires vers 50 destinations en Europe et dans l’ensemble du bassin méditerranéen.

Habiba Ghrib

 Haut

 

Copyright 2003 Le Jour d'Algérie. Conception  M.Merkouche