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12
Milliards détournés à l’agence de Riadh El Feth
Nouveau scandale à la BNA
Le directeur
de cette agence ainsi que deux autres individus, ont été arrêtés
par la police. L’enquête menée par la Brigade économique et
financière de la Sûreté de wilaya d'Alger révèle un premier
montant de 12 milliards de centimes «viré» vers des comptes aux
noms de présumés complices du directeur de l’agence.
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hjghjghj
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Contentieux EPLF-CNEP
Selkim demande
l’effacement de la dette cumulée
L’escroc était un Nigérian
Le faux fils de ministre arrêté
Système fiscal algérien
L’un des plus
compliqués au monde !
En lien avec le GSPC
Procès d’un groupe terroriste au Maroc
Danone investit dans le
biscuit et l’eau minérale
LU et Hayet sur
le marché
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| Divers |
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L’escroc était un nigérian
Le faux fils de ministre arrêté
C’est un escroc hors pair qui a été appréhendé lundi par la
section de recherches de la Gendarmerie nationale de Blida qui l’a
présenté devant le procureur de la République près le tribunal de
Boufarik. Il s’agit d’un ressortissant nigérian, dénommé, S. E. dont
l’âge ne dépasse pas les 26 ans, en situation irrégulière de
surcroît qui a été arrêté pour escroquerie. Sa victime est le nommé
C. S., 35 ans, commerçant.
A l’origine des faits qui ont eu lieu en septembre 2006, le mis en
cause se faisait passer pour pas moins que … le fils du ministre des
Finances du Nigeria. Par cette usurpation d’identité, de fonction et
d’on ne sait trop encore, il a tenté d’escroquer la victime en lui
proposant de lui remettre la somme de 2 150 euros, pour récupérer
une valise renfermant une somme de 50 millions d’euros déposée à
l’ambassade du Nigeria à Alger. La belle histoire ! Ayant des
doutes, la victime a déposé une plaine auprès de la bridage de la
Gendarmerie nationale de Guerouaou qui a procédé à son arrestation.
Il a été trouvé en possession de 450 euros dont deux billets
couverts d’une matière noire et un flacon contenant un produit
servant à la contrefaçon. Il a été placé sous mandat de dépôt.
En lien
avec le GSPC
Procès d’un groupe terroriste au Maroc
Le tribunal de Salé a rouvert, vendredi, pour la troisième fois le
dossier du groupe du Tunisien Mohamed Belhadi Msahel, résidant en
Italie. Huit Marocains, dont deux résidant en Europe, comparaissent
dans cette affaire, en l’occurrence Abdelghani Houiouiche,
Abdelfettah El Haddioui, Abdelhak Touri, Lahcen El Mahader, Adil
Gharraz, Adil Kaouthari, Mohamed Harmouche et Saïd Farez. Le parquet
les accuse de préparation d’actes terroristes au Maroc et en Europe.
En France, la cible était le métro de Paris le jour de la fête du 14
juillet et une opération terroriste en Italie. Selon des
informations, le principal prévenu le Tunisien Mohamed Belhadi
Msahel, avait eu des contacts avec des membres du Groupe salafiste
pour la prédication et le combat (GSPC). L’objectif était le
recrutement de jeunes Marocains pour les envoyer en Irak et
renforcer ainsi les rangs de la branche locale d’Al Qaïda. Le
parcours de Msahel ne diffère guère de celui d’un bon nombre
d’intégristes arrêtés en Europe. Ayant transité par les milieux de
la criminalité à Milan en tant que vendeur de drogue, il a vite
franchi le pas qui le séparait du monde du terrorisme. Des voyages
initiatiques au maniement des armes et des explosifs en Bosnie,
Tchétchénie et en Afghanistan ont complété la première phase du
parcours de Mohamed Belhadi Msahel. La seconde phase avait comme
destination, la Syrie en tant que point de passage obligé pour les
jeunes combattants d’Al Qaïda regagnant le bourbier irakien. C’est
en effet dans ce pays qu’il avait tissé ses relations avec d’autres
Marocains motivés par le même objectif.
Le procès de ce groupe a connu des divergences de vue entre le juge
et la défense des prévenus qui demandait plus de temps pour mieux
examiner le dossier. Pour leur part, les accusés réclament leur
innocence. L’arrestation du groupe du Tunisien Mohamed Belhadi
Msahel, âgé de 37 ans, a des connexions avec le réseau du Marocain
Anouar Majrar, extradé durant cette année de France au Maroc. Les
deux affaires, au côté de celle de Mohamed Saïd Idghiri arrêté fin
2005, portent l’étiquette du terrorisme dans la région du Sahel.
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ÉDITORIAL
Par
Nabil Benali |
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Echec sur
toute la ligne
Le ministre de la Santé
s’exprimera aujourd’hui devant les députés et il est fort à parier qu’il saisira
cette occasion pour revenir sur le sujet du médicament, si tant est qu’il a
l’intention de calmer les esprits après la polémique soulevée à ce propos.
Polémique attisée par les producteurs locaux qui ont trouvé, depuis, une brèche
inespérée pour rebondir sur leurs vieilles revendications protectionnistes.
Cette semaine, lors d’une visite à l’intérieur du pays, Amar Tou a certes tenté
de rectifier le tir en clarifiant ses propos s’agissant du dispositif national
de contrôle des produits pharmaceutiques, mais le coup est déjà parti.
L’impression chez l’opinion en général, et auprès des professionnels en
particulier, que le marché du médicament est totalement soumis à l’anarchie n’en
a été d’ailleurs que renforcée. Un ministre qui dénonce mais qui ne prend aucune
mesure n’est pas, en effet, un élément qui saurait rassurer. C’est comme si les
pouvoirs publics avouaient leur impuissance et laissaient entendre qu’il existe
en Algérie des lobbys du médicament trop puissants, indéboulonnables, ou alors
que, de toute manière, les autorités sanitaires sont tout simplement dépassées
par le gap technologique à remplir et qui serait nécessaire pour que celles-ci
puissent exercer leur rôle de puissance publique selon les normes et les
engagements internationaux de l’Algérie.
A vrai dire, ce n’est ni l’un
ni l’autre. Le ministre de la Santé ne peut prendre de mesures comme on est en
droit de s’attendre parce qu’il ne saurait aller à contresens d’une politique
mise en place depuis plus de dix ans et qui n’a pour premier, sinon unique,
objectif que de réduire la dépense nationale en médicament. Cette stratégie,
inaugurée sous le plan d’ajustement structurel (1994-1998), axée sur la
compression de la demande sociale et la réduction du déficit budgétaire ne
visait pas moins la réduction de la facture en importations. Pour l’atteindre,
il a fallu orienter la nomenclature des remboursables vers le bas et ouvrir le
marché dans l’espoir que la seule concurrence suffise à doper le tissu de
production locale. Mais les laboratoires étrangers, soumis à l’obligation de
produire après trois ans de commercialisation, en ont vite été libérés, générant
une situation de concurrence déloyale, sachant que ces derniers ont «plombé» les
nationaux dans des projets de partenariats sans lendemain, comme en témoigne le
cas de l’usine d’insuline. Quant au secteur public, la liquidation du secteur
pour tout reconcentrer entre les mains d’un seul opérateur public qu’on a
paralysé avec une entrée forcée en bourse et rendu victime d’un fonds géré par
un escroc, s’est soldé par le recul de la capacité de production nationale. Par
devers tout cela, le seul atout permettant de briser le cercle vicieux, soit la
recherche, a été totalement négligé et la voie moins difficile du générique a
été érigée en slogan avec, cela dit, bien peu de résultats pour l’instant. Comme
si cela ne suffit pas, la facture des importations, quant à elle, est passée de
500 millions de dollars/an dans les années 1990 à 1 milliard de dollars en
2005 ! Qu’ajouter de plus pour démontrer qu’il est temps que l’on reconnaisse
avoir échoué sur toute la ligne ?
N. B. | |