|
Aggravation des
phénomènes de faim chronique dans le monde
Le G8
interpellé pour assumer ses responsabilités
Le continent noir
est le plus menacé par cette catastrophe et les sept dirigeants
africains invités à ce Sommet auront la mission de convaincre les
riches à les aider.
En dehors de la
récession des économies, le G8 est interpellé sur l’aggravation des
phénomènes de faim chronique dans le monde qui réclame un plan
d’urgence face aux changements climatiques. Le continent noir est
le plus menacé par cette catastrophe et les sept dirigeants
africains invités à ce Sommet auront la mission de convaincre les
riches à les aider. Ainsi, plus de 12 milliards de dollars d’aide au
développement agricole répartis sur trois ans ont été annoncés.
A quelques heures
de l’ouverture du Sommet du G8, Oxfam International tire la
sonnette d’alarme sur l’aggravation des phénomènes de faim chronique
dans le monde en raison des changements climatiques et de leurs
répercussions sur la production agricole. Selon le rapport d’Oxfam,
le maïs reculerait d’au moins 15% d’ici à 2020 dans une grande
partie de l’Afrique subsaharienne et de l’Inde. La perte «pourrait
atteindre 2 milliards de dollars par an pour l’Afrique».
Dans un rapport
intitulé «Qu’est-il arrivé aux saisons?» publié dans ce cadre, cette
ONG avertit que la faim chronique pourrait se généraliser dans
nombre de régions du globe et devenir «la tragédie humaine
déterminante de ce siècle».
Selon la même
source, les pays riches situés dans les zones tempérées, comme
l’Europe du Nord et une grande partie des Etats-Unis bénéficieront
d’une élévation modérée des températures et de pluies plus
abondantes, les régions plus chaudes, plus pauvres et beaucoup plus
peuplées de la planète risquent de subir de plein fouet une crise
alimentaire consécutive à des denrées plus chères et à des
productions plus aléatoires. A ce titre, il est indiqué que dans ces
pays pauvres les changements climatiques vont perturber les cycles
productifs saisonniers et entraîner des pertes de récoltes et des
phénomènes récurrents de sécheresse et d’inondations qui vont
ravager les zones agricoles.
Ladite ONG, basée
en Grande-Bretagne, explique que les millions de personnes qui
vivent dans ces zones marquées par la rareté alimentaire et de
famine vont devoir renoncer à leurs productions agricoles
traditionnelles, ce qui pourrait provoquer des émeutes de la faim,
des phénomènes de migrations massives et de possibles conflits pour
le contrôle des ressources en eau.
Pour Oxfam, les
pays les plus industrialisés, source de ces changements climatiques,
doivent réduire les émanations de gaz à effet de serre d’au moins
40% d’ici à 2020 et récolter 150 milliards USD chaque année pour
faire face à cette situation.
Selon cette ONG,
le potentiel agricole de la planète est exploité à moins de 60%. Il
y a encore suffisamment de terres pour nourrir tout le monde, même
avec un niveau démographique mondial de 9,2 milliards d’habitants,
chiffre actuellement avancé par les Nations unies pour 2050.
De son côté, la
FAO souligne que «la crise silencieuse de la faim – qui touche un
sixième de l’humanité – représente une grave menace pour la paix et
la sécurité mondiales», affirmant qu’un sixième de l’humanité serait
victime de sous-alimentation, soit 1,02 milliard d’êtres humains.
Selon les dernières estimations publiées par la FAO, la faim dans le
monde aurait atteint en 2009 un niveau historique. «Un triste
record», commente l’Organisation mondiale.
Pour sa part,
l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)
va soumettre aux participants du G8 de L’Aquila, en Italie, une
série de «12 commandements» visant à relancer l’économie sur une
base «plus stable» et plus «juste». A ce titre, les Etats sont
appelés à éviter «tout nivellement par le bas» sur l’environnement,
le social ou l’emploi, et à promouvoir «la transparence». Les
entreprises, «quelle que soit leur forme légale» sont tenues de ne
pas se livrer à l’évasion fiscale, «néfaste» pour l’ensemble de la
société, appeler à la lutte contre «le blanchiment d’argent» et
considérer la corruption comme un «crime» et être «effectivement
sanctionnée».
Par Nacera
Chenafi et agences
Haut
Loi sur la lutte contre la cybercriminalité
Présentation du
projet devant le Sénat
Le ministre de la
Justice, Garde des sceaux, Tayeb Belaïz, a présenté lundi devant la
commission des affaires juridiques, administratives et des droits de
l’homme du Conseil de la nation, un exposé sur le projet de loi
portant règles particulières de prévention et de lutte contre les
infractions liées aux technologies de l’information et de la
communication (TIC), indique un communiqué du Conseil. Lors de cette
réunion présidée par Mohamed Zehara, président de la commission, M.
Belaïz a mis en relief les nouvelles dispositions et les objectifs
de la présente loi, précise le communiqué. Par ailleurs, le ministre
a répondu aux questions des membres du Conseil de la nation.
R. N.
Haut
Les médias français exhument l'affaire des sept moines de
Tibhirine
Salve d’intox
et de contrevérités
Pour rappel, les
GIA ciblaient les populations civiles, les villageois, les éléments
des forces de sécurité et de l’ANP, ainsi que les étrangers en
Algérie durant les années 1990. Il y a eu assassinats de
ressortissants croates, russes et français dans plusieurs attentats
dont celui de l’attaque de l’ambassade de France.
C’est un 5
juillet, date symbolique, que l’affaire de l’assassinat des 7 moines
de Tibhirine «rebondit» et rapportée d’une manière qui semble
relever d’une «opération synchronisée» par certains médias français,
dont des chaînes de télévision. L’origine de ce «rebondissement»,
une déposition d’un ex-haut gradé de l’armée française auprès du
juge Marc Trevidic, datée du 25 juin dernier. Dans cette déposition,
le général français à la retraite, François Buckwalter, attaché
militaire à l’ambassade de France en Algérie de 1995 à 1998, affirme
que les 7 moines de Tibhérine enlevés par les groupes islamiques
armés (GIA) avaient été tués lors d’un bombardement d’une position
de terroristes par des hélicoptères de l’armée algérienne. Une
«bavure», selon lui. De quelles preuves disposerait cet ex-officier
supérieur de l’armée française ? Aucune, puisque lui-même reconnaît
que toutes ces «preuves» sont des «confidences» d’un ancien
militaire algérien, dont le frère avait été aux commandes d’un
hélicoptère lors de l’opération. Ce qui n’a bizarrement pas empêché
la justice française d’ouvrir une instruction judiciaire. Exactement
comme le cas des deux patriotes de Relizane, les frères Mohamed, mis
en examen depuis maintenant cinq ans par le tribunal de Nice, leurs
passeports confisqués et privés de leur famille, empêchés de rentrer
dans leur pays et sans avoir été jugés depuis, faute de preuves
matérielles. La même logique semble obéir à ces deux affaires. Celle
de tenter, par des procédés auxquels on s’évertue de donner un
aspect juridique, de remettre sur la sellette la campagne du «qui
tue qui ?» discréditée avec le temps. Ce qui est d’autant
énigmatique, c’est que cet ex-général soupçonne les autorités
algériennes d’avoir une part de responsabilité dans le «meurtre
mystérieux» de l’archevêque d’Oran, tué dans l’explosion d’une bombe
le 1er août 1996.
Pour rappel, les
GIA ciblaient les populations civiles, les villageois, les éléments
des forces de sécurité et de l’ANP, ainsi que les étrangers en
Algérie durant les années 1990. Il y a eu assassinats de
ressortissants croates, russes et français dans plusieurs attentats
dont celui de l’attaque de l’ambassade de France par des terroristes
arrivés à bord d’un véhicule. Il y a eu également la prise d’otages
d’un avion à l’aéroport international Houari-Boumediene, avant son
décollage vers Orly. Parmi ces ressortissants étrangers, certains
ont été assassinés alors qu’ils se trouvaient en rade à bord d’un
navire. Le but était d’isoler l’Algérie au plan international.
L’embargo imposé à ce pays n’a fait qu’arranger les choses pour les
GIA.
Les 7 moines de
Tibhirine avaient été victimes de cette logique meurtrière des GIA,
notamment lorsque ces groupes terroristes étaient dirigés par Djamel
Zitouni. Ils avaient été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996
dans leur monastère isolé au sud d’Alger. Les GIA avaient tenté de
monnayer la libération de ces religieux. C’est ainsi qu’un
«émissaire» de ces groupes terroristes, un certain Abdullah, comme
rapporté à l’époque par la presse, avait été envoyé à l’ambassade de
France en Algérie et contacté un responsable de la direction
générale de la sécurité extérieure (DGSE, services secrets
français). La France négociait la libération de ces moines avec les
GIA sans en informer les autorités algériennes qui multipliaient les
efforts pour tenter de sauver ces moines sans leur faire courir de
risque.
Le huitième
mort de Tibhirine
Les négociations
ayant eu lieu entre les GIA et les autorités françaises semblaient
être arrivées à une impasse. Ce qui expliquerait qu’un mois plus
tard un communiqué des GIA annonçait l’assassinat de ces 7 moines.
Ils ont été décapités et leurs têtes retrouvées. Une méthode chère
aux GIA comme pourraient en témoigner des milliers de familles
algériennes dont les proches ont été assassinés par ces groupes
terroristes.
Quelque temps
après ce drame, un grand reporter français, Didier Contant, se
déplaça en Algérie. Menant une enquête sur les circonstances de
l’assassinat de ces religieux, il se rendit sur les lieux et
recueillit une multitude de témoignages. Il est arrivé à établir que
les 7 moines avaient bel et bien étaient assassinés par les GIA. Il
publia en 2004 une partie de son enquête sur les colonnes du Figaro
Magazine. Beaucoup de personnes étaient très gênées par le contenu
de cette enquête, parmi eux un félon de l’ANP, Abdelkader Tigha.
Didier Contant effectue de nouvelles investigations. Il avait
proposé à cet hebdomadaire la publication d’un autre article à la
lumière de la nouvelle enquête dans laquelle la vérité est toujours
évidente : la mise en cause des GIA. Didier Contant a été retrouvé
mort avant même la publication de ce nouvel article. De source
officielle on évoque le «suicide». Qui avait intérêt dans la
disparition de ce grand reporter ? Ce qui a soulagé ceux qui tentent
d’entretenir l’amalgame et la campagne du «qui tue qui ?».
Le témoignage
de Rina Sherman
Didier Contant a
été victime d’une insoutenable pression. Un des partisans connus du
«qui tue qui ?», Jean-Baptiste Rivoire, a contacté les rédactions
parisiennes pour empêcher toute nouvelle publication du grand
reporter Didier Contant. Ce qui signifie que les enquêtes de Didier
Contant, de par leur caractère consistant et irréfutable,
dérangeaient ceux qui tentaient de maintenir l’amalgame sur cette
affaire et tant d’autres. Rina Sherman déposa plainte à l’encontre
de Jean-Baptiste Rivoire. Ce journaliste a été mis en examen, ce qui
prouverait son implication dans l’empêchement de la publication de
cette nouvelle enquête. Le 5 février de l’année en cours, soit cinq
ans après le décès de Didier Contant, le juge d’instruction parisien
Patrick Ramael, qui enquêtait sur les circonstances exactes de la
mort de ce grand reporter, a ordonné le renvoi de ce journaliste
devant le tribunal correctionnel de Paris pour violences volontaires
préméditées. Didier Contant était «le huitième mort de Tibhérine».
Rina Sherman accuse Jean-Baptiste Rivoire de faire partie de la
campagne du «qui tue qui ?».
Sarkozy pour
«la levée du secret défense»
Le président
français Nicolas Sarkozy s’est exprimé hier pour la mise à la
disposition de la justice française des documents relatifs à
l’affaire de l’assassinat des 7 moines de Tibhirine, lançant être
favorable à «la levée du secret défense», après avoir soutenu la
veille que l’affaire est entre les mains du juge.
L’affaire Didier
Contant, malgré sa gravité, n’a pas connu autant de remous auprès
d’une certaine presse française qui se fait, aujourd’hui, la caisse
de résonance d’un ex-général qui ne dispose d’aucune preuve
matérielle pour étayer ses «affirmations».
Par M. Abi
Haut
Forêts de Souk El-Tenine/ Béjaïa
Les services de
sécurité sur les traces d’un groupe terroriste
Les services de
sécurité ont encerclé hier un groupe d’activistes islamistes à
Melbou dans la daïra de Souk El-Tenine. Ce groupe d’activistes est
spécialisé dans la logistique et le soutien aux terroristes du GSPC
qui continue d’endeuiller des familles et de cibler les corps
constitués ces derniers temps, notamment à Jijel et Bord
Bou-Arréridj où une dizaine de gendarmes a été victime de
guet-apens. L’endroit où se trouvait le groupe a été encerclé, selon
des informations qui nous sont parvenues. Le regain d’activité
terroriste incite les gens à plus de vigilance, un constat qui peut
se vérifier par les propos tenus un peu partout au lendemain de
l’attentat terroriste de Bordj Bou-Arréridj notamment.
T. B.S.
Haut
Venus des territoires occupés du Sahara occidental
Des militants
des droits de l’homme en appellent à l’Afrique
Le porte-parole de
la délégation sahraouie a rappelé les souffrances de son peuple, sa
volonté à mener sa lutte jusqu’au bout sous la direction du Front
Polisario, mais surtout sa détermination à arracher son droit
légitime à l’autodétermination.
«Frères africains
soutenez-nous, restez solidaires avec nous, comme le fait
l’Algérie». C’est le message lancé hier avec force et émotion par le
porte-parole de l’importante délégation représentant la résistance
populaire sahraouie des territoires occupés et du collectif des
associations de défense des droits de l’homme dans les territoires
occupés du Sahara occidental, Naama Safari, lors de la rencontre de
la délégation avec la presse algérienne et africaine venue dans le
cadre du 2e Panaf. Saisissant l’occasion de la présence de la presse
africaine, le porte-parole de la délégation sahraouie a rappelé les
souffrances de son peuple, sa volonté à mener sa lutte jusqu’au bout
sous la direction du Front Polisario, mais surtout sa détermination
à arracher son droit légitime à l’autodétermination. «Nous sommes là
pour dénoncer une question de décolonisation dans le continent
africain. Celle du Sahara occidental colonisé par le Maroc malgré
les dizaines de résolutions de l’ONU qui sacrent son droit à la
liberté. Nous sommes là pour témoigner des violations continues des
droits de l’homme dans les villes occupées du Sahara occidental» a
déclaré Naama Safari. Il ajoutera encore que «les civils des
territoires occupés vivent chaque jour le cauchemar de la
répression, des arrestations aléatoires, des disparitions forcées,
des déportations et abandon dans le désert, des procès iniques et
des violations des droits de l’homme». Il a demandé à ce que la
presse africaine rapporte son message et le témoignage de ses
compagnons ont été victimes, et à plusieurs reprises, de la
répression du régime marocain. Il est à signaler que la délégation
des activistes sahraouis des droits de l’homme se trouve pour la
première fois en Algérie, à l’invitation du Comité national
algérien de solidarité avec le peuple (CNASPS). Au programme de son
séjour, plusieurs rencontres-débats avec le mouvement associatif
algérien et des personnalités politiques, ainsi que des délégations
africaines participant au 2e Panaf.
Par Habiba
Ghrib
Haut
Aucune pitié dans les prisons secrètes marocaines
On torture même
les femmes enceintes
Atrocité, horreur
et monstruosité, aucun qualificatif n’est assez fort pour désigner
le traitement qu’affligent chaque jour les éléments de la sécurité
marocaine aux civils sahraouis arrêtés ou kidnappés chaque jour dans
les territoires occupés du Sahara occidental. Ils sont torturés,
humiliés, dégradés pour un seul et unique crime, celui de lutter
pour l’indépendance du Sahara occidental, sa délivrance du joug
colonial marocain et le droit légal de son peuple à
l’autodétermination. Disparitions forcées, tabassages, viols et
violences, sévices corporels et moraux, jugements iniques, cela sans
aucune distinction ni pour l’âge ni pour le sexe. Elle témoigne des
sévices, des tortures et des humiliations qu’elle a endurés en dix
ans de disparition forcée. Elle le fait pour elle et pour les
centaines de ses compatriotes qui payent de leur honneur, de leur
chair et de leur sang leur identité sahraouie et leur implication
dans la résistance pacifique que mène leur peuple pour son droit à
l’autodétermination. Ces victimes d’arrestations aléatoires gardent
malheureusement de terribles séquelles physiques et psychiques.
Elle, c’est une activiste sahraouie qui se trouve pour la première
fois en Algérie dans le cadre de la visite d’une importante
délégation de militants des droits de l’homme des territoires
occupés du Sahara occidental. «Je m’appelle Soukeina Djed Ahlou.
J’ai été enlevée en 1981 de la ville de Smara, je suis restée
séquestrée jusqu’en 1991 dans la prison secrète du fort «Aknouz
Makrouna». Lors de mon enlèvement, j’ai laissé derrière mois quatre
enfants, le plus âgé avait 6 ans et le plus jeune 5 mois. Ce dernier
est mort quelques semaines après ma disparition. J’ai été séquestrée
avec des dizaines d’autres femmes sahraouies. Il y avait parmi nous
trois femmes enceintes de quelques mois. Elles ont avorté sous les
coups et la torture. Il y avait aussi une femme qui était sur le
point d’accoucher. Le travail avait commencé alors que les
tortionnaires la maintenaient ligotée, les pieds joints, tout en
continuant à la tabasser sauvagement. Elle les suppliait de lui
enlever ses entraves et de la laisser délivrer son bébé, mais en
vain, son cauchemar perdurait sous les insultes et les rires
sadiques de ses tortionnaires de la PJ marocaine. Après de longues
heures, ils ont daigné amener un infirmier qui a confirmé qu’elle
était réellement en train d’accoucher. Ils l’ont évacuée vers
l’hôpital. Juste après son accouchement, ils sont venus à deux dans
sa chambre : l’un lui a bandé les yeux avec un torchon noir et sale
et l’autre lui a pris sa petite fille de ses bras. Elle est restée
sous le choc pendant plus d’une année».
Soukeina se
rappelle aussi comment «elles étaient jetées dans les camions comme
des sacs de pierres, et toutes ces jeunes mères enlevées alors
qu’elles allaitaient des bébés de quelques mois et la jeune mariée
kidnappée en tenue de noces et emmenée directement dans une
cellule».
Soukeina Djed
Ahlou est une militante et activiste des droits de l’homme dans la
ville occupée de Smara. Elle est aussi la présidente du Forum pour
l’Avenir de la femme sahraouie. En raison de son activisme, elle est
sans salaire depuis septembre 2008.
Habiba Ghrib
Haut
TIMIZART (TIZI OUZOU)
Des citoyens
ferment le siège de la mairie
Des citoyens du
village Abizar ont procédé hier matin à la fermeture du siège de
leur commune Timizart relevant de la daïra de Ouaguenoun en signe de
protestation contre la fermeture, depuis plusieurs mois, du guichet
d’Algérie Poste de leur village. Les protestataires ont exprimé leur
colère face à cette mesure qui pénalise les milliers d’habitants de
cet important village des prestations de ce service public. Cela les
contraint à se rendre jusqu’au chef-lieu de la commune, voire même
vers Azazga pour pouvoir bénéficier des services d’Algérie Poste.
Ils ont également saisi l’occasion pour formuler d’autres
revendications comme la réfection de la clôture de l’établissement
scolaire implanté au sein de leur village. Du côté de la mairie de
Timizart, on nous confie de source proche qu’aucune plateforme de
revendications écrite n’a été transmise, tout en assurant que le
second problème posé par les protestataires a été pris en charge. Il
est utile de rappeler que depuis 7 ans, les services d’Algérie Poste
ont procédé à la fermeture de pas moins de 16 guichets à travers les
différentes localités de la wilaya de Tizi Ouzou pour des
considérations de sécurité, comme ce fut le cas au village Abizar,
même si les responsables des mêmes services continuent d’assurer que
«la majorité des bureaux fermés sont peu fréquentés par les
usagers».
Hamid M.
Haut
Conseil de wilaya du SETE/ Béjaïa
La base sera
consultée pour le régime indemnitaire
Le nouveau conseil
de wilaya du SETE a tenu sa première réunion hier. A l’ordre du jour
: la préparation du plan d’action et l’arrêt d’une date pour
recueillir l’avis de la base concernant l’enrichissement du régime
indemnitaire et le défendre auprès du CEF. En effet, il n’est pas
exclu que la proposition phare tournera sur l’indexation des primes
actuelles sur les nouveaux salaire. Une proposition déjà mise en
avant il y a de longs mois dans l’avant-projet du régime
indemnitaire. En effet, d’ores et déjà les membres du conseil de
wilaya du SETE pensent à soumettre des propositions relatives à
l’indexation de la prime de sujétion spéciale et la prime de
rendement (IAPP) dans les nouveaux salaires pour assurer une pension
de retraite moyenne aux travailleurs. Les membres du SETE comptent
proposer la prise en compte de ces indexations avec effet rétroactif
à partir de janvier 2008. Il sera question également de revendiquer
l’unification des grades des directeurs d’école et bannir la
discrimination dans la classification des professeurs. Sur ce point,
les anciens directeurs d’école sont classés à la 13 au même titre
que les nouveaux ; et il en va de même pour les inspecteurs et
autres fonctionnaires du secteur.
Tarek B.S.
Haut
Sensibiliser les citoyens à l’économie de cette ressource
Gaspillage de
l’eau : arrêtons le massacre
Au moment où des
nations prennent conscience que l’eau est en train de se faire de
plus en plus rare et que du même coup elles tentent de découvrir
les moyens pour l’utiliser avec économie, des Algériens continuent
à gaspiller sans retenue cette ressource vitale.
Même si pour une
majorité d’Algériens l’accès à cette ressource continue à se faire
dans des conditions pénibles, des progrès conséquents ont
indéniablement été réalisés par l’Etat afin de la mettre à la
disposition de larges pans de la population à travers le pays. On en
veut pour preuve les constructions récentes ou actuellement en cours
de plusieurs stations de dessalement tout le long de la façade
maritime. Il faut signaler également la poursuite de l’ouverture, en
divers endroits du territoire, de grands chantiers de construction
de retenues d’eau ainsi que la réalisation, au Sahara, du
méga-projet de transfert d’eau à partir du plateau d’In Salah vers
la wilaya de Tamanrasset distante de 750 kilomètres.
Entre 2005 et
2009, ce ne sont pas moins de 18 milliards de dollars qui auront été
investis par l’Etat pour développer les infrastructures
hydrauliques. Pour la période 2009-2014, c’est pratiquement la même
somme qu’il est prévu de dégager pour poursuivre l’ambitieux
programme de développement de ce secteur névralgique. Dans le
courant du mois de juin dernier, à l’inauguration du 5e Salon
international des équipements et des services, le ministre des
Ressources en eau, Abdelmalek Sellal, observait que le problème de
l’eau en Algérie n’est pas uniquement une affaire de réalisation
d’infrastructures, de transport ou de traitement.
«Nous avons
également, disait-il, un sérieux problème de maîtrise de sa gestion
de manière durable, notamment en matière de management». Parmi les
autres aspects liés à la gestion de ce patrimoine vital, il avait
également cité la vétusté du réseau d’AEP des plus grandes villes du
pays, notamment Alger, Oran, Constrantine et Annaba, dont il avait
en outre annoncé la réhabilitation en cours. Si l’Etat continue à
s’investir pour mobiliser de nouvelles ressources hydriques afin de
répondre au plus près aux besoins croissants de ses nationaux, si
parallèlement il tente de juguler les déperditions observées sur le
réseau d’approvisionnement dont on annonce qu’elles auraient été
depuis ramenées de 40 à 20%, malheureusement rien n’a encore été
entrepris pour tenter de mettre un terme au gaspillage dont cette
denrée vitale continue à être l’objet de la part et des ménages et
des entrepreneurs qui ont la chance d’en disposer quotidiennement.
Parmi les nombreux
spectacles que donne à voir l’activité humaine dans les grands
centres urbains, il y en a qui scandalisent tout particulièrement
parce qu’ils dénotent une totale absence de respect vis-à-vis d’une
denrée vitale que chercheurs et spécialistes prédisent qu’elle va se
faire de plus en plus rare dans les décennies à venir. Il est ainsi
courant de découvrir ces fuites nombreuses que l’on tarde à colmater
et qui se déversent dans l’indifférence durant des jours entiers à
partir des conduites des compteurs d’eau, d’apercevoir des personnes
lavant leurs véhicules à gros jets continus ou bien encore des
détenteurs de commerce aspergeant avec fortes quantités de liquide
les alentours de leurs commerces pour tenter de les rafraîchir en
ces périodes de grandes chaleurs. Ce qui est plus scandaleux encore,
c’est d’observer ce développement exponentiel des centres de lavage
d’automobiles, une activité qui semble particulièrement lucrative,
dans un pays censé vivre sous la menace constante de la sécheresse.
A titre d’exemple, il existe pas moins de trois stations de ce type
réparties sur à peu près 200 mètres au niveau de la commune de Raïs
Hamidou, à l’ouest d’Alger.
Dans la capitale
notamment, où une bonne partie de l’approvisionnement en eau est
assuré par la station de dessalement entrée en activité il y a un
peu plus d’une année, on semble oublier quelque part que chaque
litre d’eau produit, bien que cédé à un prix moindre au
consommateur, revient à 0,8 dollar et que pour cette seule raison il
y a lieu d’agir et de sévir pour prévenir et lutter contre les excès
constatés. A cet effet, on se rappelle il y a plusieurs années de
cela, qu’au niveau du ministère chargé de sa gestion il avait été
préconisé la création d’une police de l’eau. Un tel corps s’il
venait à voir le jour pourrait jouer un rôle prépondérant pour
limiter le gaspillage de cette ressource.
En plus d’engager
des actions en profondeur étalées dans le temps afin d’amener les
nationaux à respecter et à protéger cette ressource en leur
inculquant les diverses manières de procéder, les pouvoirs publics
seraient aussi bien inspirés s’ils développaient l’utilisation de
techniques, constituées de petits équipements, pour limiter le
gaspillage de l’eau. Ils pourraient pour cela s’inspirer des
services de la Sonelgaz qui avaient récemment lancé une large
campagne destinée à encourager l’utilisation de lampes à faible
consommation qui a eu pour résultat de diminuer la pression sur le
réseau et de provoquer une baisse dans les factures d’électricité.
Par Ahmed
Mahieddine
Haut
Ils protestent contre la confiscation de leurs droits
Les aveugles
menacent de sortir dans la rue
Lésés, tourmentés,
exaspérés, les non-voyants remontent au créneau. Dans une conférence
de presse animée hier au siège de l’Organisation nationale des
aveugles algériens (ONAA), cette catégorie sociale a menacé de
recourir à la rue si leurs doléances ne sont pas prises en charge
par les autorités. «Nous en avons assez des promesses sans lendemain
du ministre de la Solidarité nationale. S’il ne répond pas
favorablement à nos revendications nous sortirons dans la rue avant
le ramadhan», a tonné Saïd Abderahmani, vice-président de l’ONAA. En
effet, ils sont nombreux ces non-voyants vivant dans des conditions
difficiles. Des difficultés qui rendent la vie quotidienne de ces
handicapés encore plus ardue, à commencer par leur vie
professionnelle. L’accès à l’emploi ne cesse de constituer une
véritable préoccupation pour les non-voyants. Ces derniers sont
victimes de cette fausse perception de la société vis-à-vis de leurs
aptitudes au travail. Les personnes qui ont subi l’arbitraire de
leur employeur en raison de leur handicap sont légion, même si leur
qualification est avérée. Les aveugles demandent, en premier lieu,
la révision à la hausse de l’obligation faite aux entreprises
d’engager 1% de handicapés du total des recrutements à 3% et 4%.
«Avec un tel pourcentage, les non-voyants auront la chance de
décrocher un emploi et vivre décemment», estime M. Abderahmani pour
qui «les pouvoirs publics doivent réfléchir à créer des activités et
à donner des opportunités d’avoir un travail convenable». «Nous
parvenons, poursuit l’orateur, difficilement à décrocher des
contrats d’embauche pour les jeunes, surtout dans le cadre du
pré-emploi et du filet social, où les non-voyants sont recrutés
généralement en tant que standardistes». Les possibilités offertes
pour les nombreux diplômés universitaires dans le secteur de
l’enseignement restent très mal exploitées en raison des difficultés
que les candidats à l’emploi auront à affronter, en l’absence de
mesures pratiques pour l’aménagement de ces postes suivant leur
handicap.
M. Abderahmani
souhaite également l’intégration de la formation de standardistes
dans la nomenclature des branches du secteur de la formation
professionnelle. Les non-voyants présents diront aussi refuser la
liquidation de l’entreprise Onabros, fermée sur décision du ministre
de la Solidarité nationale en juin dernier. Notons que cette
entreprise, qui emploie des non-voyants, est spécialisée dans la
fabrication de balais. Les employés sont prêts à travailler et à
produire pour peu qu’on leur assure la commercialisation de la
production, a indiqué M. Abderrahmani. En matière d’assistance
sociale, les membres de l’Organisation revendiquent la
reconnaissance de leur handicap, actuellement classé maladie
chronique. «Nous voulons juste que notre handicap soit reconnu comme
tel et non comme une maladie chronique», indique Abderahmani. Ils
exigent aussi la revalorisation de l’aide annuelle d’une valeur de 1
000 DA et plutôt une pension officielle et conséquente vu les
dépenses qu’impose leur handicap. «Que peut faire un handicapé avec
cette somme qui arrive à peine à remplir le couffin d’un jour ?
Pourquoi les autres cas sociaux sont mieux pris en charge que nous
?» s’interroge le conférencier. Les aveugles dénoncent, par
ailleurs, les méfaits de la loi 02/09 du 8/5/2002, par laquelle ils
ont perdu leurs acquis. «Le droit des non-voyants à une pension
fixe, à une réduction du loyer et autres avantages de la loi 63/200,
ont complètement disparu au profit d’une aide de 1 000 DA par mois,
contrairement aux autres catégories de handicapés qui perçoivent 3
000 DA mensuellement» a conclu Abderahmani.
Hocine Larabi
Haut
Sonatrach - GDF Suez
Mise en
production du champ gazier de Touat en 2013
«Les travaux
débuteront en 2009 pour une mise en production prévue en 2013», ont
annoncé les deux groupes dans un communiqué conjoint.
Les groupes
Sonatrach et GDF Suez (le géant gazier français) ont annoncé hier
que la mise en production du champ gazier de Touat, situé dans le
bassin de Sbaa près de la ville d’Adrar, était prévue pour 2013
après l’accord donné par l’Agence algérienne pour la valorisation
des ressources en hydrocarbures (Alnaft). «Les travaux débuteront en
2009 pour une mise en production prévue en 2013», ont annoncé les
deux groupes dans un communiqué conjoint, précisant que sept puits
ont déjà été forés depuis le début de la campagne d’exploration
débutée en 2003. Au total, «ce projet représente un investissement
de 1,5 milliard de dollars pour GDF Suez», a indiqué à l’AFP une
porte-parole du groupe français. Ce champ, dont la mise en
production était prévue au départ pour 2011, doit produire, à terme,
4,5 gm3 par an de gaz naturel. Le projet prévoit également le
développement de dix gisements sur 3 000 km², avec le forage d’une
quarantaine de puits de production. Un accord de commercialisation
confie à Sonatrach la vente de la totalité du gaz produit, précisent
les deux groupes.
En outre, le
contrat comprend également la construction d’installations de
collecte et de traitement du gaz ainsi que le raccordement au
gazoduc, dont Sonatrach prévoit la construction pour relier les
gisements du sud-ouest du pays à Hassi-R’mel.
Pour rappel, GDF
Suez avait obtenu en janvier 2003 les droits sur le permis
d’exploration de Touat et est devenu opérateur avec 65% du projet,
aux côtés de Sonatrach qui dispose des 35% restants.
Sur le plan
environnemental, le projet de l’exploitation du gisement de Touat
prévoit, à l’instar de celui d’In Salah exploité par le consortium
BP-Statoil, de séquestrer le CO2, ce qui réduit les émissions de gaz
à effet de serre.
En réalité,
l’intérêt des compagnies des hydrocarbures étrangères pour le gaz
algérien ne cesse de s’accroître malgré la crise économique. Pour
preuve, le dernier appel d’offres lancé par Sonatrach pour
l’exploitation de dix blocs gaziers, dont celui du sud-ouest du
pays, a attiré une dizaine de compagnies étrangères (BP, Statoil,
Shell, Total, Eni, GDF Suez…). Des sociétés pétrolières devenues
très actives, notamment dans le sud-ouest de l’Algérie, une région
qui pourrait devenir le nouvel eldorado gazier du pays. En revanche,
les nouveaux gisements découverts dans les bassins d’Illizi et de
Berkine au sud-est vont également contribuer, et de manière
substantielle, à l’augmentation de la capacité d’exportation de gaz.
C’est pour le moment de là que viendra une bonne partie des
quantités additionnelles destinées notamment à alimenter, à moyen et
long terme, les gazoducs Medgaz et Galsi qui relient directement
l’Algérie à l’Espagne et à l’Italie. Ils devraient permettre à
Sonatrach de consolider sa position d’un des principaux fournisseurs
de l’Europe en gaz.
Par Hafid M.
Haut
Malgré une hausse de 6% de la production
Les prix du
ciment restent élevés
La production de
ciment du secteur public en Algérie a enregistré une hausse de 6%
durant les cinq premiers mois de l’année 2009, a indiqué la SGP
«Industrie des ciments» (SGP-GICA). Selon les précisions de cette
même source, rapportées par l’APS, les cimenteries publiques ont
produit, de janvier à mai de cette année, 4,697 millions de tonnes
contre 4,439 millions de tonnes durant les cinq premiers mois de
l’année 2008, soit une hausse de 6%. La production de ciment du
secteur public a atteint 11,478 millions de tonnes sur toute l’année
écoulée, a-t-on ajouté de même source. Pourtant, l’Association
générale des entrepreneurs algériens (AGEA) a exhorté lundi passé,
lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation des
résolutions issues des premières assises nationales du BTPH
organisées récemment à Annaba, les pouvoirs publics à procéder «en
urgence» à une régulation du marché du ciment pour remédier à son
«déséquilibre» actuel. «L’Etat doit procéder en urgence à une
régulation du marché du ciment, dont l’offre demeure insuffisante et
déséquilibrée», a déclaré le président de l’AGEA, Mouloud Kheloufi.
Selon lui, le déficit du marché s’élève à quelque 3 millions de
tonnes auquel l’Etat peut faire face en procédant notamment à
l’extension des capacités de production de ses cimenteries.
Ces déclarations
interposées des cimenteries publiques et des entrepreneurs ne
laissent pas de doute quant à la raison essentielle de la flambée
des prix de ce matériau clé pour la construction due à la
spéculation. A ce propos, le président de l’AGEA s’est exclamé : «Le
prix d’un sac de ciment est proposé aujourd’hui à 700 DA, alors
qu’il n’y a pas longtemps il était cédé à environ 300 DA à sa sortie
d’usine». Et d’ajouter : «Je ne comprends pas comment on peut
trouver de grandes quantités de ciment chez des revendeurs alors
qu’il est impossible de s’approvisionner auprès des usines à des
prix raisonnables».
Des spéculations
qui ne font que compromettre le parachèvement des projets déjà en
cours dans le plan quinquennal 2005-2009 et ceux inscrits dans le
prochain plan en matière de BTPH.
Pour rappel, le
gouvernement a décidé d’augmenter la capacité de production des
cimenteries publiques à quelque 18 millions de tonnes/an, étant
actuellement de l’ordre de 11,6 millions de tonnes, sachant que la
demande nationale de ciment a atteint en 2008 près de 16 millions de
tonnes et pourrait approcher les 21 millions de tonnes en 2011.
R. E.
Haut
Copyright 2003 Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
|