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Aggravation des phénomènes de faim chronique dans le monde

Le G8 interpellé pour assumer ses responsabilités

Loi sur la lutte contre la cybercriminalité

Présentation du projet devant le Sénat

Les médias français exhument l'affaire des sept moines de Tibhirine

Salve d’intox et de contrevérités

Forêts de Souk El-Tenine/ Béjaïa

Les services de sécurité sur les traces d’un groupe terroriste

Venus des territoires occupés du Sahara occidental

Des militants des droits de l’homme en appellent à l’Afrique

Aucune pitié dans les prisons secrètes marocaines

On torture même les femmes enceintes

TIMIZART (TIZI OUZOU)

Des citoyens ferment le siège de la mairie

Conseil de wilaya du SETE/ Béjaïa

La base sera consultée pour le régime indemnitaire

Sensibiliser les citoyens à l’économie de cette ressource

Gaspillage de l’eau : arrêtons le massacre

Ils protestent contre la confiscation de leurs droits

Les aveugles menacent de sortir dans la rue

Sonatrach - GDF Suez

Mise en production du champ gazier de Touat en 2013

Malgré une hausse de 6% de la production

Les prix du ciment restent élevés

 

 08/07/09

Aggravation des phénomènes de faim chronique dans le monde

Le G8 interpellé pour assumer ses responsabilités  

Le continent noir est le plus menacé par cette catastrophe et les sept dirigeants africains invités à ce Sommet auront la mission de convaincre les riches à les aider.

En dehors de la récession des économies, le G8 est interpellé sur l’aggravation des phénomènes de faim chronique dans le monde qui réclame un plan d’urgence face aux changements climatiques. Le continent noir est  le plus menacé par cette catastrophe et les sept dirigeants africains invités à ce Sommet auront la mission de convaincre les riches à les aider. Ainsi, plus de 12 milliards de dollars d’aide au développement agricole répartis sur trois ans ont été annoncés.

A quelques heures de l’ouverture du Sommet du G8, Oxfam International  tire la sonnette d’alarme sur l’aggravation des phénomènes de faim chronique dans le monde en raison des changements climatiques et de leurs répercussions sur la production agricole. Selon le rapport d’Oxfam, le maïs reculerait d’au moins 15% d’ici à 2020 dans une grande partie de l’Afrique subsaharienne et de l’Inde. La perte «pourrait atteindre 2 milliards de dollars par an pour l’Afrique».

Dans un rapport intitulé «Qu’est-il arrivé aux saisons?» publié dans ce cadre, cette ONG avertit que la faim chronique pourrait se généraliser dans nombre de régions du globe et devenir «la tragédie humaine déterminante de ce siècle».

Selon la même source, les pays riches situés dans les zones tempérées, comme l’Europe du Nord et une grande partie des Etats-Unis bénéficieront d’une élévation modérée des températures et de pluies plus abondantes, les régions plus chaudes, plus pauvres et beaucoup plus peuplées de la planète risquent de subir de plein fouet une crise alimentaire consécutive à des denrées plus chères et à des productions plus aléatoires. A ce titre, il est indiqué que dans ces pays pauvres les changements climatiques vont perturber les cycles productifs saisonniers et entraîner des pertes de récoltes et des phénomènes récurrents de sécheresse et d’inondations qui vont ravager les zones agricoles.

Ladite ONG, basée en Grande-Bretagne, explique que les  millions de personnes qui vivent dans ces zones marquées par la rareté alimentaire et de famine vont devoir renoncer à leurs productions agricoles traditionnelles, ce qui pourrait provoquer des émeutes de la faim, des phénomènes de migrations massives et de possibles conflits pour le contrôle des ressources en eau.

Pour Oxfam, les pays les plus industrialisés, source de ces changements climatiques, doivent réduire les émanations de gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici à 2020 et récolter 150 milliards USD chaque année pour faire face à cette situation.

Selon cette ONG, le potentiel agricole de la planète est exploité à moins de 60%. Il y a encore suffisamment de terres pour nourrir tout le monde, même avec un niveau démographique mondial de 9,2 milliards d’habitants, chiffre actuellement avancé par les Nations unies pour 2050.

De son côté, la FAO souligne que «la crise silencieuse de la faim – qui touche un sixième de l’humanité – représente une grave menace pour la paix et la sécurité mondiales», affirmant qu’un sixième de l’humanité serait victime de sous-alimentation, soit 1,02 milliard d’êtres humains. Selon les dernières estimations publiées par la FAO, la faim dans le monde aurait atteint en 2009 un niveau historique. «Un triste record», commente l’Organisation mondiale.

Pour sa part, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) va soumettre aux participants du G8 de L’Aquila, en Italie, une série de «12 commandements» visant à relancer l’économie sur une base «plus stable» et plus «juste». A ce titre, les Etats  sont appelés à éviter «tout nivellement par le bas» sur l’environnement, le social ou l’emploi, et à promouvoir «la transparence». Les  entreprises, «quelle que soit leur forme légale» sont tenues de ne pas se livrer à l’évasion fiscale, «néfaste» pour l’ensemble de la société, appeler à la lutte contre «le blanchiment d’argent» et considérer la corruption comme un «crime» et être «effectivement sanctionnée».

Par Nacera Chenafi et agences

 

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Loi sur la lutte contre la cybercriminalité

Présentation du projet devant le Sénat

Le ministre de la Justice, Garde des sceaux, Tayeb Belaïz, a présenté lundi devant la commission des affaires juridiques, administratives et des droits de l’homme du Conseil de la nation, un exposé sur le projet de loi portant règles particulières de prévention et de lutte contre les infractions liées aux technologies de l’information et de la communication (TIC), indique un communiqué du Conseil. Lors de cette réunion présidée par Mohamed Zehara, président de la commission, M. Belaïz a mis en relief les nouvelles dispositions et les objectifs de la présente loi, précise le communiqué. Par ailleurs, le ministre a répondu aux questions des membres du Conseil de la nation.    

R. N.

 

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Les médias français exhument l'affaire des sept moines de Tibhirine

Salve d’intox et de contrevérités

Pour rappel, les GIA ciblaient les populations civiles, les villageois, les éléments des forces de sécurité et de l’ANP, ainsi que les étrangers en Algérie durant les années 1990. Il y a eu assassinats de ressortissants croates, russes et français dans plusieurs attentats dont celui de l’attaque de l’ambassade de France.

C’est un 5 juillet, date symbolique, que l’affaire de l’assassinat des 7 moines de Tibhirine «rebondit» et rapportée d’une manière qui semble relever d’une «opération synchronisée» par certains médias français, dont des chaînes de télévision. L’origine de ce «rebondissement», une  déposition d’un ex-haut gradé de l’armée française auprès du juge Marc Trevidic, datée du 25 juin dernier. Dans cette déposition, le général français à la retraite, François Buckwalter, attaché militaire à l’ambassade de France en Algérie de 1995 à 1998, affirme que les 7 moines de Tibhérine enlevés par les groupes islamiques armés (GIA) avaient été tués lors d’un bombardement d’une position de terroristes par des hélicoptères de l’armée algérienne. Une «bavure», selon lui. De quelles preuves disposerait cet ex-officier supérieur de l’armée française ? Aucune, puisque lui-même reconnaît que toutes ces «preuves» sont des «confidences» d’un ancien militaire algérien, dont le frère avait été aux commandes d’un hélicoptère lors de l’opération. Ce qui n’a bizarrement pas empêché la justice française d’ouvrir une instruction judiciaire. Exactement comme le cas des deux patriotes de Relizane, les frères Mohamed, mis en examen depuis maintenant cinq ans par le tribunal de Nice, leurs passeports confisqués et privés de leur famille, empêchés de rentrer dans leur pays et sans avoir été jugés depuis, faute de preuves matérielles. La même logique semble obéir à ces deux affaires. Celle de tenter, par des procédés auxquels on s’évertue de donner un aspect juridique, de remettre sur la sellette la campagne du «qui tue qui ?» discréditée avec le temps. Ce qui est d’autant énigmatique, c’est que cet ex-général soupçonne les autorités algériennes d’avoir une part de responsabilité dans le «meurtre mystérieux» de l’archevêque d’Oran, tué dans l’explosion d’une bombe le 1er août 1996.

Pour rappel, les GIA ciblaient les populations civiles, les villageois, les éléments des forces de sécurité et de l’ANP, ainsi que les étrangers en Algérie durant les années 1990. Il y a eu assassinats de ressortissants croates, russes et français dans plusieurs attentats dont celui de l’attaque de l’ambassade de France par des terroristes arrivés à bord d’un véhicule. Il y a eu également la prise d’otages d’un avion à l’aéroport international Houari-Boumediene, avant son décollage vers Orly. Parmi ces ressortissants étrangers, certains ont été assassinés alors qu’ils se trouvaient en rade à bord d’un navire. Le but était d’isoler l’Algérie au plan international. L’embargo imposé à ce pays n’a fait qu’arranger les choses pour les GIA.

Les 7 moines de Tibhirine avaient été victimes de cette logique meurtrière des GIA, notamment lorsque ces groupes terroristes étaient dirigés par Djamel Zitouni. Ils avaient été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 dans leur monastère isolé au sud d’Alger. Les GIA avaient tenté de monnayer la libération de ces religieux. C’est ainsi qu’un «émissaire» de ces groupes terroristes, un certain Abdullah, comme rapporté à l’époque par la presse, avait été envoyé à l’ambassade de France en Algérie et contacté un responsable de la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE, services secrets français). La France négociait la libération de ces moines avec les GIA sans en informer les autorités algériennes qui multipliaient les efforts pour tenter de sauver ces moines sans leur faire courir de risque.

Le huitième mort de Tibhirine

Les négociations ayant eu lieu entre les GIA et les autorités françaises semblaient être arrivées à une impasse. Ce qui expliquerait qu’un mois plus tard un communiqué des GIA annonçait l’assassinat de ces 7 moines. Ils ont été décapités et leurs têtes retrouvées. Une méthode chère aux GIA comme pourraient en témoigner des milliers de familles algériennes dont les proches ont été assassinés par ces groupes terroristes.

Quelque temps après ce drame, un grand reporter français, Didier Contant, se déplaça en Algérie. Menant une enquête sur les circonstances de l’assassinat de ces religieux, il se rendit sur les lieux et recueillit une multitude de témoignages. Il est arrivé à établir que les 7 moines avaient bel et bien étaient assassinés par les GIA. Il publia en 2004 une partie de son enquête sur les colonnes du Figaro Magazine. Beaucoup de personnes étaient très gênées par le contenu de cette enquête, parmi eux un félon de l’ANP, Abdelkader Tigha. Didier Contant effectue de nouvelles investigations. Il avait proposé à cet hebdomadaire la publication d’un autre article à la lumière de la nouvelle enquête dans laquelle la vérité est toujours évidente : la mise en cause des GIA. Didier Contant a été retrouvé mort avant même la publication de ce nouvel article. De source officielle on évoque le «suicide». Qui avait intérêt dans la disparition de ce grand reporter ? Ce qui a soulagé ceux qui tentent d’entretenir l’amalgame et la campagne du «qui tue qui ?».

Le témoignage de Rina Sherman

Didier Contant a été victime d’une insoutenable pression. Un des partisans connus du «qui tue qui ?», Jean-Baptiste Rivoire, a contacté les rédactions parisiennes pour empêcher toute nouvelle publication du grand reporter Didier Contant. Ce qui signifie que les enquêtes de Didier Contant, de par leur caractère consistant et irréfutable, dérangeaient ceux qui tentaient de maintenir l’amalgame sur cette affaire et tant d’autres. Rina Sherman déposa plainte à l’encontre de Jean-Baptiste Rivoire. Ce journaliste a été mis en examen, ce qui prouverait son implication dans l’empêchement de la publication de cette nouvelle enquête. Le 5 février de l’année en cours, soit cinq ans après le décès de Didier Contant, le juge d’instruction parisien Patrick Ramael, qui enquêtait sur les circonstances exactes de la mort de ce grand reporter, a ordonné le renvoi de ce journaliste devant le tribunal correctionnel de Paris pour violences volontaires préméditées. Didier Contant était «le huitième mort de Tibhérine». Rina Sherman accuse Jean-Baptiste Rivoire de faire partie de la campagne du «qui tue qui ?».

Sarkozy pour «la levée du secret défense»

Le président français Nicolas Sarkozy s’est exprimé hier pour la mise à la disposition de la justice française des documents relatifs à l’affaire de l’assassinat des 7 moines de Tibhirine, lançant être favorable à «la levée du secret défense», après avoir soutenu la veille que l’affaire est entre les mains du juge.

L’affaire Didier Contant, malgré sa gravité, n’a pas connu autant de remous auprès d’une certaine presse française qui se fait, aujourd’hui, la caisse de résonance d’un ex-général qui ne dispose d’aucune preuve matérielle pour étayer ses «affirmations».

Par M. Abi

 

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Forêts de Souk El-Tenine/ Béjaïa

Les services de sécurité sur les traces d’un groupe terroriste    

Les services de sécurité ont encerclé hier un groupe d’activistes islamistes à Melbou dans la daïra de Souk El-Tenine. Ce groupe d’activistes est spécialisé dans la logistique et le soutien aux terroristes du GSPC qui continue d’endeuiller des familles et de cibler les corps constitués ces derniers temps, notamment à Jijel et Bord Bou-Arréridj où une dizaine de gendarmes a été victime de guet-apens. L’endroit où se trouvait le groupe a été encerclé, selon des informations qui nous sont parvenues. Le regain d’activité terroriste incite les gens à plus de vigilance, un constat qui peut se vérifier par les propos tenus un peu partout au lendemain de l’attentat terroriste de Bordj Bou-Arréridj notamment.

T. B.S.

 

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Venus des territoires occupés du Sahara occidental

Des militants des droits de l’homme en appellent à l’Afrique

Le porte-parole de la délégation sahraouie a rappelé les souffrances de son peuple, sa volonté à mener sa lutte jusqu’au bout sous la direction du Front Polisario, mais surtout sa détermination à arracher son droit légitime à l’autodétermination.

«Frères africains soutenez-nous, restez solidaires avec  nous, comme le fait l’Algérie». C’est le message lancé hier avec force et émotion par le porte-parole de l’importante délégation représentant la résistance populaire sahraouie des territoires occupés et du collectif des associations de défense des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental, Naama Safari, lors de la rencontre de la délégation avec la presse algérienne et africaine venue dans le cadre du 2e Panaf. Saisissant l’occasion de la présence de la presse africaine, le porte-parole de la délégation sahraouie a rappelé les souffrances de son peuple, sa volonté à mener sa lutte jusqu’au bout sous la direction du Front Polisario, mais surtout sa détermination à arracher son droit légitime à l’autodétermination. «Nous sommes là pour dénoncer une question de décolonisation dans le continent africain. Celle du Sahara occidental colonisé par le Maroc malgré les dizaines de résolutions de l’ONU qui sacrent son droit à la liberté. Nous sommes là pour témoigner des violations continues des droits de l’homme dans les villes occupées du Sahara occidental» a déclaré Naama Safari. Il ajoutera encore que «les civils des territoires occupés  vivent chaque jour le cauchemar de la répression, des arrestations aléatoires, des disparitions forcées, des déportations et abandon dans le désert, des procès iniques et des violations des droits de l’homme». Il a demandé à ce que la presse africaine rapporte son message et le témoignage de ses compagnons ont été victimes, et à plusieurs reprises, de la répression du régime marocain. Il est à signaler que la délégation des activistes sahraouis des droits de l’homme se trouve pour la première fois en Algérie, à l’invitation du Comité national algérien  de solidarité avec le peuple (CNASPS). Au programme de son séjour, plusieurs rencontres-débats avec le mouvement associatif algérien et des personnalités politiques, ainsi que des délégations africaines participant au 2e Panaf.   

Par Habiba Ghrib

 

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Aucune pitié dans les prisons secrètes marocaines

On torture même les femmes enceintes

Atrocité, horreur et monstruosité, aucun qualificatif n’est assez fort pour désigner le traitement qu’affligent chaque jour les éléments de la sécurité marocaine aux civils sahraouis arrêtés ou kidnappés chaque jour dans les territoires occupés du Sahara occidental. Ils sont torturés, humiliés, dégradés pour un seul et unique crime, celui de lutter pour l’indépendance du Sahara occidental, sa délivrance du joug colonial marocain et le droit légal de son peuple à l’autodétermination. Disparitions forcées, tabassages, viols et violences, sévices corporels et moraux, jugements iniques, cela sans aucune distinction ni pour l’âge ni pour le sexe. Elle témoigne des sévices, des tortures et des humiliations qu’elle a endurés en dix ans de disparition forcée. Elle le fait pour elle et pour les centaines de ses compatriotes qui payent de leur honneur, de leur chair et de leur sang  leur identité sahraouie et leur implication dans la résistance pacifique que mène leur peuple pour son droit à l’autodétermination. Ces victimes d’arrestations aléatoires gardent malheureusement de terribles séquelles physiques et psychiques. Elle, c’est une activiste sahraouie qui se trouve pour la première fois en Algérie dans le cadre de la visite d’une importante délégation de militants des droits de l’homme des territoires occupés du Sahara occidental. «Je m’appelle Soukeina Djed Ahlou. J’ai été enlevée en 1981 de la ville de Smara, je suis restée séquestrée jusqu’en 1991 dans la prison secrète du fort «Aknouz Makrouna». Lors de mon enlèvement, j’ai laissé derrière mois quatre enfants, le plus âgé avait 6 ans et le plus jeune 5 mois. Ce dernier est mort quelques semaines après ma disparition. J’ai été séquestrée avec des dizaines d’autres femmes sahraouies. Il y avait parmi nous trois femmes enceintes de quelques mois. Elles ont avorté sous les coups et la torture. Il y avait aussi une femme qui était sur le point d’accoucher. Le travail avait commencé alors que les tortionnaires la maintenaient ligotée, les pieds joints, tout en continuant à la tabasser sauvagement. Elle les suppliait de lui enlever ses entraves et de la laisser délivrer son bébé, mais en vain, son cauchemar perdurait sous les insultes et les rires sadiques de ses tortionnaires de la PJ marocaine.  Après de longues heures, ils ont daigné amener un infirmier qui a confirmé qu’elle était réellement en train d’accoucher. Ils l’ont évacuée vers l’hôpital. Juste après son accouchement, ils sont venus à deux dans sa chambre : l’un lui a bandé les yeux avec un torchon noir et sale et l’autre lui a pris sa petite fille de ses bras. Elle est restée sous le choc pendant  plus d’une année».

Soukeina se rappelle aussi  comment «elles étaient jetées dans les camions comme des sacs de pierres, et toutes ces jeunes mères enlevées alors qu’elles allaitaient des bébés de quelques mois et la jeune mariée  kidnappée en tenue de noces et emmenée directement dans une cellule».

Soukeina  Djed Ahlou est une militante et activiste des droits de l’homme  dans la ville occupée de Smara. Elle est aussi la présidente du Forum pour l’Avenir de la femme sahraouie. En raison de son activisme, elle est sans salaire depuis septembre 2008.

Habiba Ghrib

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TIMIZART (TIZI OUZOU)

Des citoyens ferment le siège de la mairie

Des citoyens du village Abizar ont procédé hier matin à la fermeture du siège de leur commune Timizart relevant de la daïra de Ouaguenoun en signe de protestation contre la fermeture, depuis plusieurs mois, du guichet d’Algérie Poste de leur village. Les protestataires ont exprimé leur colère face à cette mesure qui pénalise les milliers d’habitants de cet important village des prestations de ce service public. Cela les contraint à se rendre jusqu’au chef-lieu de la commune, voire même vers Azazga pour pouvoir bénéficier des services d’Algérie Poste. Ils ont également saisi l’occasion pour formuler d’autres revendications comme la réfection de la clôture de l’établissement scolaire implanté au sein de leur village. Du côté de la mairie de Timizart, on nous confie de source proche qu’aucune plateforme de revendications écrite n’a été transmise, tout en assurant que le second problème posé par les protestataires a été pris en charge. Il est utile de rappeler que depuis 7 ans, les services d’Algérie Poste ont procédé à la fermeture de pas moins de 16 guichets à travers les différentes localités de la wilaya de Tizi Ouzou pour des considérations de sécurité, comme ce fut le cas au village Abizar, même si les responsables des mêmes services continuent d’assurer que «la majorité des bureaux fermés sont peu fréquentés par les usagers».  

Hamid M.

 

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Conseil de wilaya du SETE/ Béjaïa

La base sera consultée pour le régime indemnitaire    

Le nouveau conseil de wilaya du SETE a tenu sa première réunion hier. A l’ordre du jour : la préparation du plan d’action et l’arrêt d’une date pour recueillir l’avis de la base concernant l’enrichissement du régime indemnitaire et le défendre auprès du CEF. En effet, il n’est pas exclu que la proposition phare tournera sur l’indexation des primes  actuelles sur les nouveaux salaire. Une proposition déjà mise en avant il y a de longs mois dans l’avant-projet du régime indemnitaire. En effet, d’ores et déjà les membres du conseil de wilaya du SETE pensent à soumettre des propositions relatives à l’indexation de la prime de sujétion spéciale et la prime de rendement (IAPP) dans les nouveaux salaires pour assurer une pension de retraite moyenne aux travailleurs. Les membres du SETE comptent proposer la prise en compte de ces indexations avec effet rétroactif à partir de janvier 2008. Il sera question également de revendiquer l’unification des grades des directeurs d’école et bannir la discrimination dans la classification des professeurs. Sur ce point, les anciens directeurs d’école sont classés à la 13 au même titre que les nouveaux ; et il en va de même pour les inspecteurs et autres fonctionnaires du secteur.

Tarek B.S.

 

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Sensibiliser les citoyens à l’économie de cette ressource

Gaspillage de l’eau : arrêtons le massacre 

Au moment où des nations prennent conscience que l’eau est en train de se faire de plus en plus rare et que du même coup elles tentent de découvrir les  moyens pour l’utiliser avec économie, des Algériens continuent à gaspiller sans retenue cette ressource vitale.

Même si pour une majorité d’Algériens l’accès à cette ressource continue à se faire dans des conditions pénibles, des progrès conséquents ont indéniablement été réalisés par l’Etat afin de  la mettre à la disposition de larges pans de la population à travers le pays. On en veut pour preuve les constructions récentes ou actuellement en cours de plusieurs stations de dessalement tout le long de la façade maritime. Il faut signaler également la poursuite de l’ouverture, en divers endroits du territoire, de grands chantiers de construction de retenues d’eau ainsi que la réalisation, au Sahara, du méga-projet de transfert d’eau à partir du plateau d’In Salah vers la wilaya de Tamanrasset distante de 750 kilomètres. 

Entre 2005 et 2009, ce ne sont pas moins de 18 milliards de dollars qui auront été investis par l’Etat pour développer les infrastructures hydrauliques. Pour la période 2009-2014, c’est pratiquement la même somme qu’il est prévu de dégager pour poursuivre l’ambitieux programme de développement de ce secteur névralgique. Dans le courant du mois de juin dernier, à l’inauguration du 5e Salon international des équipements et des services, le ministre des Ressources en eau, Abdelmalek Sellal, observait que le problème de l’eau en Algérie n’est pas uniquement une affaire de réalisation d’infrastructures, de transport ou de traitement.

«Nous avons également, disait-il, un sérieux problème de maîtrise de sa gestion de manière durable, notamment en matière de management». Parmi les autres aspects liés à la gestion de ce patrimoine vital, il avait également cité la vétusté du réseau d’AEP des plus grandes villes du pays, notamment Alger, Oran, Constrantine et Annaba, dont il avait en outre annoncé la réhabilitation en cours. Si l’Etat continue à s’investir pour mobiliser de nouvelles ressources hydriques afin de répondre au plus près aux besoins croissants de ses nationaux, si parallèlement il tente de juguler les déperditions observées sur le réseau d’approvisionnement dont on annonce qu’elles auraient été depuis ramenées de 40 à 20%, malheureusement rien n’a encore été entrepris pour tenter de mettre un terme au gaspillage dont cette denrée vitale continue à être l’objet de la part et des ménages et des entrepreneurs qui ont la chance d’en disposer quotidiennement.

Parmi les nombreux spectacles que donne à voir l’activité humaine dans les grands centres urbains, il y en a qui scandalisent tout particulièrement parce qu’ils dénotent une totale absence de respect vis-à-vis d’une denrée vitale que chercheurs et spécialistes prédisent qu’elle va se faire de plus en plus rare dans les décennies à venir. Il est ainsi courant de découvrir ces fuites nombreuses que l’on tarde à colmater et qui se déversent dans l’indifférence durant des jours entiers à partir des conduites des compteurs d’eau, d’apercevoir des personnes lavant leurs véhicules à gros jets continus ou bien encore des détenteurs de commerce aspergeant avec fortes quantités de liquide les alentours de leurs commerces pour tenter de les rafraîchir en ces périodes de grandes chaleurs. Ce qui est plus scandaleux encore, c’est d’observer ce développement exponentiel des centres de lavage d’automobiles, une activité qui semble particulièrement lucrative, dans un pays censé vivre sous la menace constante de la sécheresse. A titre d’exemple, il existe pas moins de trois stations de ce type réparties sur à peu près 200 mètres au niveau de la commune de Raïs Hamidou, à l’ouest d’Alger.   

Dans la capitale notamment, où une bonne partie de l’approvisionnement en eau est assuré par la station de dessalement entrée en activité il y a un peu plus d’une année, on semble oublier quelque part que chaque litre d’eau produit, bien que cédé à un prix moindre au consommateur, revient à 0,8 dollar et que pour cette seule raison il y a lieu d’agir et de sévir pour prévenir et lutter contre les excès constatés. A cet effet, on se rappelle il y a plusieurs années de cela, qu’au niveau du ministère chargé de sa gestion  il avait  été préconisé la création d’une police de l’eau. Un tel corps s’il venait à voir le jour pourrait jouer un rôle prépondérant pour limiter le gaspillage de cette ressource.

En plus d’engager des actions en profondeur étalées dans le temps afin d’amener  les nationaux à respecter et à protéger cette ressource en leur inculquant les diverses manières de procéder, les pouvoirs publics seraient aussi bien inspirés s’ils développaient l’utilisation de techniques, constituées de petits équipements, pour limiter le gaspillage de l’eau. Ils pourraient pour cela s’inspirer des services de la Sonelgaz qui avaient récemment lancé une large campagne destinée à   encourager l’utilisation de lampes à faible consommation qui a eu pour résultat de diminuer la pression sur le réseau et de provoquer une baisse dans les factures d’électricité.   

Par Ahmed Mahieddine  

 

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Ils protestent contre la confiscation de leurs droits

Les aveugles menacent de sortir dans la rue

Lésés, tourmentés, exaspérés, les non-voyants remontent au créneau. Dans une conférence de presse animée hier au siège de l’Organisation nationale des aveugles algériens (ONAA), cette catégorie sociale a menacé de recourir à la rue si leurs doléances ne sont pas prises en charge par les autorités. «Nous en avons assez des promesses sans lendemain du ministre de la Solidarité nationale. S’il ne répond pas favorablement à nos revendications nous sortirons dans la rue avant le ramadhan», a tonné Saïd Abderahmani, vice-président de l’ONAA. En effet, ils sont nombreux ces non-voyants vivant dans des conditions difficiles. Des difficultés qui rendent la vie quotidienne de ces handicapés encore plus ardue, à commencer par leur vie professionnelle. L’accès à l’emploi ne cesse de constituer une véritable préoccupation pour les non-voyants. Ces derniers sont victimes de cette fausse perception de la société vis-à-vis de leurs aptitudes au travail. Les personnes qui ont subi l’arbitraire de leur employeur en raison de leur handicap sont légion, même si leur qualification est avérée. Les aveugles demandent, en premier lieu, la révision à la hausse de l’obligation faite aux entreprises d’engager 1% de handicapés du total des recrutements à 3% et 4%. «Avec un tel pourcentage, les non-voyants auront la chance de décrocher un emploi et vivre décemment», estime M. Abderahmani pour qui «les pouvoirs publics doivent réfléchir à créer des activités et à donner des opportunités d’avoir un travail convenable».  «Nous parvenons, poursuit l’orateur, difficilement à décrocher des contrats d’embauche pour les jeunes, surtout dans le cadre du pré-emploi et du filet social, où les non-voyants sont recrutés généralement en tant que standardistes». Les possibilités offertes pour les nombreux diplômés universitaires dans le secteur de l’enseignement restent très mal exploitées en raison des difficultés que les candidats à l’emploi auront à affronter, en l’absence de mesures pratiques pour l’aménagement de ces postes suivant leur handicap.

M. Abderahmani souhaite également l’intégration de la formation de standardistes dans la nomenclature des branches du secteur de la formation professionnelle. Les non-voyants présents diront aussi refuser la liquidation de l’entreprise Onabros, fermée sur décision du ministre de la Solidarité nationale en juin dernier. Notons que cette entreprise, qui emploie des non-voyants, est spécialisée dans la fabrication de balais. Les employés sont prêts à travailler et à produire pour peu qu’on leur assure la commercialisation de la production, a indiqué M. Abderrahmani. En matière d’assistance sociale, les membres de l’Organisation revendiquent la reconnaissance de leur handicap, actuellement classé maladie chronique. «Nous voulons juste que notre handicap soit reconnu comme tel et non comme une maladie chronique», indique Abderahmani. Ils exigent aussi la revalorisation de l’aide annuelle d’une valeur de 1 000 DA et plutôt une pension officielle et conséquente vu les dépenses qu’impose leur handicap. «Que peut faire un handicapé avec cette somme qui arrive à peine à remplir le couffin d’un jour ? Pourquoi les autres cas sociaux sont mieux pris en charge que nous ?» s’interroge le conférencier. Les aveugles dénoncent, par ailleurs, les méfaits de la loi 02/09 du 8/5/2002, par laquelle ils ont perdu leurs acquis. «Le droit des non-voyants à une pension fixe, à une réduction du loyer et autres avantages de la loi 63/200, ont complètement disparu au profit d’une aide de 1 000 DA par mois, contrairement aux autres catégories de handicapés qui perçoivent 3 000 DA mensuellement» a conclu Abderahmani.

Hocine Larabi

 

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Sonatrach - GDF Suez

Mise en production du champ gazier de Touat en 2013

 «Les travaux débuteront en 2009 pour une mise en production prévue en 2013», ont annoncé les deux groupes dans un communiqué conjoint.

Les groupes Sonatrach et GDF Suez (le géant gazier français) ont annoncé hier que la mise en production du champ gazier de Touat, situé dans le bassin de Sbaa près de la ville d’Adrar, était prévue pour 2013 après l’accord donné par l’Agence algérienne pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft). «Les travaux débuteront en 2009 pour une mise en production prévue en 2013», ont annoncé les deux groupes dans un communiqué conjoint, précisant que sept puits ont déjà été forés depuis le début de la campagne d’exploration débutée en 2003. Au total, «ce projet représente un investissement de 1,5 milliard de dollars pour GDF Suez», a indiqué à l’AFP une porte-parole du groupe français. Ce champ, dont la mise en production était prévue au départ pour 2011, doit produire, à terme, 4,5 gm3 par an de gaz naturel. Le projet prévoit également le développement de dix gisements sur 3 000 km², avec le forage d’une quarantaine de puits de production. Un accord de commercialisation confie à Sonatrach la vente de la totalité du gaz produit, précisent les deux groupes.

En outre, le contrat comprend également la construction d’installations de collecte et de traitement du gaz ainsi que le raccordement au gazoduc, dont Sonatrach prévoit la construction pour relier les gisements du sud-ouest du pays à Hassi-R’mel.

Pour rappel, GDF Suez avait obtenu en janvier 2003 les droits sur le permis d’exploration de Touat et est devenu opérateur avec 65% du projet, aux côtés de Sonatrach qui dispose des 35% restants.

Sur le plan environnemental, le projet de l’exploitation du gisement de Touat prévoit, à l’instar de celui d’In Salah exploité par le consortium BP-Statoil, de séquestrer le CO2, ce qui réduit les émissions de gaz à effet de serre. 

En réalité, l’intérêt des compagnies des hydrocarbures étrangères pour le gaz algérien ne cesse de s’accroître malgré la crise économique. Pour preuve, le dernier appel d’offres lancé par Sonatrach pour l’exploitation de dix blocs gaziers, dont celui du sud-ouest du pays, a attiré une dizaine de compagnies étrangères (BP, Statoil, Shell, Total, Eni, GDF Suez…). Des sociétés pétrolières devenues très actives, notamment dans le sud-ouest de l’Algérie, une région qui pourrait devenir le nouvel eldorado gazier du pays. En revanche, les nouveaux gisements découverts dans les bassins d’Illizi et de Berkine au sud-est vont également contribuer, et de manière substantielle, à l’augmentation de la capacité d’exportation de gaz. C’est pour le moment de là que viendra une bonne partie des quantités additionnelles destinées notamment à alimenter, à moyen et long terme, les gazoducs Medgaz et Galsi qui relient directement l’Algérie à l’Espagne et à l’Italie. Ils devraient permettre à Sonatrach de consolider sa position d’un des principaux fournisseurs de l’Europe en gaz.

Par Hafid M.

 

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Malgré une hausse de 6% de la production

Les prix du ciment restent élevés

La production de ciment du secteur public en Algérie a enregistré une hausse de 6% durant les cinq premiers mois de l’année 2009, a indiqué la SGP «Industrie des ciments» (SGP-GICA). Selon les précisions de cette même source, rapportées par l’APS, les cimenteries publiques ont produit, de janvier à mai de cette année, 4,697 millions de tonnes contre 4,439 millions de tonnes durant les cinq premiers mois de l’année 2008, soit une hausse de 6%. La production de ciment du secteur public a atteint 11,478 millions de tonnes sur toute l’année écoulée, a-t-on ajouté de même source. Pourtant, l’Association générale des entrepreneurs algériens (AGEA) a exhorté lundi passé, lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation des résolutions issues des premières assises nationales du BTPH organisées récemment à Annaba, les pouvoirs publics à procéder «en urgence» à une régulation du marché du ciment pour remédier à son «déséquilibre» actuel. «L’Etat doit procéder en urgence à une régulation du marché du ciment, dont l’offre demeure insuffisante et déséquilibrée», a déclaré le président de l’AGEA, Mouloud Kheloufi. Selon lui, le déficit du marché s’élève à quelque 3 millions de tonnes auquel l’Etat peut faire face en procédant notamment à l’extension des capacités de production de ses cimenteries.

Ces déclarations interposées des cimenteries publiques et des entrepreneurs ne laissent pas de doute quant à la raison essentielle de la flambée des prix de ce matériau clé pour la construction due à la spéculation. A ce propos, le président de l’AGEA s’est exclamé : «Le prix d’un sac de ciment est proposé aujourd’hui à 700 DA, alors qu’il n’y a pas longtemps il était cédé à environ 300 DA à sa sortie d’usine». Et d’ajouter : «Je ne comprends pas comment on peut trouver de grandes quantités de ciment chez des revendeurs alors qu’il est impossible de s’approvisionner auprès des usines à des prix raisonnables».

Des spéculations qui ne font que compromettre le parachèvement des projets déjà en cours dans le plan quinquennal 2005-2009 et ceux inscrits dans le prochain plan en matière de BTPH.

Pour rappel, le gouvernement a décidé d’augmenter la capacité de production des cimenteries publiques à quelque 18 millions de tonnes/an, étant actuellement de l’ordre de 11,6 millions de tonnes, sachant que la demande nationale de ciment a atteint en 2008 près de 16 millions de tonnes et pourrait approcher les 21 millions de tonnes en 2011.

R. E.

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