Hommage à Mahmoudi

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08/07/09

 

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10-11 et 12 décembre 1960

«L’Algérie du pardon et non de la haine»

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Mohamed Belmechri, gérant de Dar Zeriab   

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(03-12-07)

 

Ali Haddad, P-DG du Groupe Etrhb

Un manager ambitieux et passionné

(26-11-07)

 

Ammar Hadj Messaoud, DG de SCIQUOM

«Ma présence en Algérie relève d’un acte citoyen»

(19-11-07)

 

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Les raisons d’une pénurie

(03-12-07)

Distribution de trousseaux et primes scolaires

C’est la pagaille !

 

Des milliers d’Algériens chaque jour aux frontières

Le rush vers la Tunisie a commencé

 

Les trafiquants s’installent dans le désert

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Les médias français exhument l’affaire

des sept moines de Tibhirine

Salve d’intox et de contrevérités

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Pour faire face à la pression des services de sécurité

Les narcotrafiquants utilisent des armes de guerre

 

Ouverture du Festival international du cinéma d’Alger

L’Afrique vue par le septième art

 

 Le trait du jour
 Divers

 

Pour faire face à la pression des services de sécurité

Les narcotrafiquants utilisent des armes de guerre

Les narcotrafiquants concentrent leur présence dans le sud du pays après la saturation des axes maritimes et celui du Nord devenus inaccessibles.

Les narcotrafiquants se montrent de plus en plus agressifs sur l’axe sud du pays et n’hésitent pas à utiliser des armes de guerre contre les éléments de la Gendarmerie nationale. Par le passé, les marchands de drogues évitent de tomber face à face avec les services de sécurité, mais actuellement ils ont opté pour la confrontation. Selon le chef de la division de la police judiciaire de la Gendarmerie nationale, Zeghida Djamel, «les narcotrafiquants concentrent leur présence dans le sud du pays après la saturation des axes maritimes et celui du Nord devenus inaccessibles». Durant les six premiers mois de l’année en cours, 42 tonnes de stupéfiants ont été saisies dont 22  dans la seule wilaya de Béchar. Ce qui constitue un coup dur aux narcotrafiquants qui évitent désormais de s’aventurer avec leurs marchandises dans le nord du pays. Pour atteindre l’Europe où est écoulé l’essentiel de leurs marchandises, les trafiquants de drogue empruntent la région du Sahel et passent par le Moyen-Orient avant d’accéder au Vieux continent. Faute de choix, ils ont recours à cet itinéraire difficile et utilisent des armes de guerre pour le sauvegarder. Durant ce premier semestre, 69% des saisies ont été effectuées sur l’axe sud, 20% au nord et 11% des prises ont été opérées en mer. Près de 5 tonnes de kif ont été rejetées par la mer depuis le début de l’année. «C’est ce qui confirme le désarroi des narcotrafiquants qui optent pour la voie maritime pour acheminer leurs drogues. Au risque de tomber dans les mailles des garde-côtes espagnoles, ils courent aussi le danger des aléas climatiques» explique M. Zeghida. Malgré le grand danger que présentent les trafiquants, l’orateur affirme que tous les moyens ont été mis en place pour les acculer et réduire leur activité dans le sud du pays. S’exprimant hier lors d’une conférence de presse, M. Zeghida précisera que l’Algérie demeure toujours un pays de transit. Selon lui, malgré le nombre important d’affaires traitées et de saisies effectuées, les quantités destinées à la consommation locale ne sont pas vraiment importantes. Quant à la criminalité générale, les chiffres de la Gendarmerie nationale dénotent une baisse de 5% en matière d’affaires et de 9% concernant le nombre de personnes arrêtées avec respectivement 25 529 affaires traitées et 33 145 personnes arrêtées. Le crime organisé a enregistré durant cette même période une baisse de 6% avec 6 015 affaires recensées. Au chapitre relatif à l’immigration irrégulière, le chef de la division de la police judiciaire de la Gendarmerie nationale, dira que de plus en plus d’immigrés clandestins sont impliqués dans des affaires de crime organisé. Selon lui, malgré la stagnation que connaît ce phénomène, grâce aux efforts des services de sécurité, les «immigrés clandestins continuent de constituer une menace pour le pays». Ils sont notamment impliqués dans des contrebandes, trafic de stupéfiants, vols et faux documents. Durant les six premiers mois de l’année en cours, 950 affaires ont été enregistrées, 789 immigrés clandestins ont été écroués et 2 669 personnes refoulées.    

Par Aomar Fekrache 

 

Pour tentative de harga

157 personnes arrêtées durant les six premiers mois

157 personnes ont été arrêtées par la Gendarmerie nationale durant les six premiers mois de l’année en cours pour tentative d’émigration irrégulière. Ce qui constitue une baisse par rapport à la même période de l’année écoulée où 222 harraga ont été appréhendés. Quant aux affaires traitées, la Gendarmerie nationale a enregistré 28 affaires alors que ce nombre n’était que de 22 en 2007, avec une augmentation de 27%. L’activité de la Gendarmerie nationale ne se limite pas à ce stade et tend à dissuader et démanteler les réseaux de passeurs qui font de ce drame un fonds de commerce. Par ailleurs, ces chiffres sont loin de cerner le nombre exact de cas enregistrés depuis le début de l’année puisque les éléments des garde-côtes sont les mieux placés pour faire face à ce phénomène et détiennent les chiffres exacts. Egalement, force est de relever qu’il ne s’agit que de cas de tentatives d’émigration. Autrement dit, les harraga ayant réussi leurs aventures ou ceux ayant échoué et donc décédés par noyade en pleine mer ne figurent pas dans ce bilan.

A.F.

 

Conseillère de presse à l’ambassade de France

Visite de Loan Forgeron au Jour d’Algérie

La nouvelle conseillère de presse à l’ambassade de France, Loan Forgeron, a rendu une visite de courtoisie à notre journal. Accueillie par le directeur de publication, elle a ensuite discuté avec les membres de l’équipe rédactionnelle, dans une atmosphère très conviviale. L’échange a porté sur sa propre expérience, notamment en Afrique et lui a permis d’avoir un premier aperçu sur le travail et les motivations des journalistes, notamment la frange juvénile de la corporation.

 

Lieux médisants

Pour une solution anthropologique de la culture

L’anthropologie a été mise à l’honneur à l’occasion de la seconde édition du Festival culturel panafricain d’Alger. Le Panaf 2009 y a même aménagé une place à un colloque des anthropologues africains, lequel a duré 3 jours et ce, sous la houlette du Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (CNRPAH). Mais l’anthropologie est une discipline scientifique sur laquelle longtemps a pesé la suspicion et plus grave l’exclusive. Les pouvoirs qui se sont succédé, de Ben Bella jusqu’à Chadli ont tous exercé un contrôle des plus stricts sur une science, qui même si elle traîne les casseroles d’une tradition colonialiste avec laquelle en réalité elle n’a rien à voir, ne s’inscrivait pas moins en porte-à-faux avec les desseins de ceux qui nous gouvernent. L’homme qui a subi le fardeau de l’interdit n’est autre que Mouloud Mammeri, le premier des intellectuels algériens à s’être justement frotté à l’anthropologie (appliquée au domaine algérien, en particulier et maghrébin en général, s’entend). C’est cet homme-là et ses pairs anthropologues de l’Afrique noire (Jomo Kenyatta, Amadou Hampaté Ba et Cheikh Anta Diop), auxquels le Panaf a solennellement rendu hommage, c’est dire que peut-être jamais écrivain n’a connu une telle réhabilitation. Cela dit, ayant débuté sous le nom d’ethnologie, la discipline se sentait dans l’obligation – sous l’impulsion d’une nouvelle génération de scientifiques indigènes – de changer d’appellation afin de quitter les territoires qui l’ont vu naître : les domaines coloniaux. La colonisation française en Algérie a usé de l’ethnologie pour justifier l’occupation du pays. Il suffisait alors de montrer le morcellement sociétal. Le fait que l’Algérie n’est qu’une mosaïque de tribus disparates, un assemblage de cultures arriérées et sauvages. La mission civilisatrice de la France peut donc se faire sans retenue. L’ethnologie était là pour instruire le pouvoir colonial sur la façon dont celui-ci peut procéder pour neutraliser toute résistance à son encontre. Mais une fois l’indépendance acquise, et la remarque vaut aussi pour l’ensemble de l’Afrique, on va assister à un retournement de situation à peine croyable. C’est que les pouvoirs en place ont intériorisé les schèmes de domination coloniaux de sorte qu’ils ne pouvaient pas ne pas voir en l’anthropologie une science susceptible de remettre sérieusement en cause leur pouvoir. Des pouvoirs souvent bâtis sur des idéologies de bric et de broc qui faisaient l’économie des réalités locales. Le travail de Mammeri a consisté en une reconstitution de l’identité à partir de données scientifiques et surtout dans le sens anthropologique du terme, c’est-à-dire dans le sens de la libération de l’homme algérien. L’entreprise spéléologique à laquelle s’est adonné Mammeri a permis par exemple le dé-enfouissement d’un monde tribal qu’on n’aurait du mal à imaginer. Il a pu ainsi remonter le temps jusqu’au XVIe siècle en allant sur les pas de la poésie de Youssef Ou Kaci restituant ainsi par-delà les vers, et la culture et la philosophie d’un monde aux antipodes de celui qu’a voulu fabriquer la colonisation. L’auteur de La Colline oubliée s’est évertué tout au long de sa carrière à sortir de l’oubli cette culture orale que le monde moderne a voué à la mort. En tant qu’appartenant à une société sans Etat, sans écriture, en un mot sans histoire, la culture algérienne, d’expression populaire qu’elle soit arabophone ou berbérophone devait, nous dit la science occidentale, – la tribu de l’Occident – comme dirait Mammeri, disparaître. C’est Mammeri qui déterre Cheikh Mohand, personnage religieux en restituant par l’écrit sa parole et ses dits et c’est lui qui fera revivre Si Mohand Ou Mhand, barde kabyle, qui fut témoin des premiers moments de l’occupation française en Algérie. Cela étant dit, si un travail remarquable a été fait au niveau de la sphère berbériste, il est souhaitable que la sphère arabophone s’en inspire pour une solution anthropologique à la culture nationale.           

Par Larbi Graïne

larbigra@hotmail.com

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L'Edito Du Jour

Par

Nadjib Stambouli

Réplique de la vérité à la bergère

Que Sarkozy lève le secret défense sur l’affaire de l’assassinat des sept moines trappistes de Tibhirine, il est dans son rôle, celui que lui confèrent les dispositions constitutionnelles. D’ailleurs, d’une façon ou d’une autre, tout ce qui peut conquérir à la vérité est le bienvenu. Mais la lumière peut-elle être interpellée pour éclairer ce qui est déjà clair et que la même vérité est dûment établie, depuis longtemps ? Ce qui est par contre à soumettre à une batterie de soupçons sur les intentions réelles de cette levée de boucliers anti-algériens, c’est le côté systématique et synchronisé par lequel la presse française s’est emparée de ce

«dossier» et comment elle fait chorus, toutes couleurs et opinions mêlées, pour relater de la même voix et sur le même ton, la campagne menée principalement contre l’armée algérienne. Pour corroborer, ils ont cherché, et trouvé bien sûr, tous les témoignages nécessaires, mais seulement ceux qui abondent dans le sens de l’amplification des délires d’un général français à la retraite. A sa décharge, il a pratiquement avoué qu’il ne se base sur rien de palpable, ni d’aucun témoignage oculaire ou digne de foi, mais cette précaution est bizarrement, au mépris du minima déontologique de la profession, totalement occultée et passée sous silence, au bénéfice d’une démarche qui n’obéit qu’à une seule règle, la calomnie. Qu’un ancien ministre, Hervé de Charrette en poste à l’époque, dise qu’il a entendu quantité de versions, mais qu’il ne s’en tient qu’à un seul fait, celui que le GIA a revendiqué le crime collectif, ses dires sont certes rapportés, mais aussitôt passés à la trappe de l’embargo. Bref, tout cela, aggravé par le fait que cette offensive diffamatoire intervienne au lendemain de l’anniversaire de notre indépendance, ressemble à s’y méprendre à une entreprise dûment coordonnée, qui ne peut obéir qu’à des desseins de déstabilisation, ou plutôt une tentative portant cet objectif, qui révèle déjà sa vanité. Semer le doute sur l’armée algérienne, en réactivant l’argument du «qui tue qui ?» est une intention vouée à l’échec, et elle a déjà échoué grâce à la riposte                    informative algérienne, qui au mensonge a répliqué sereinement mais fermement par le rappel de quelques vérités. 

N.S.

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