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Dans sa feuille de route, le statut de la police

Abdelghani Hamel prend les rênes de la DGSN

Embuscade sécuritaire

Un terroriste abattu

84 jeunes arrêtés en une semaine par les gardes-côtes 

El harga reprend de plus belle

Universités d'été, rencontres régionales et réorganisation

Eté chaud pour quelques partis politiques

Un million de litres de boissons non identifiées circulent

Attention à ce que vous buvez

Filière boissons gazeuses et jus de fruits

Un secteur des plus dynamiques 

80% de la tarification supportée par les camions

L’autoroute Est-Ouest plus chère pour les poids lourds

Adjudication

Dix-huit nouveaux titres miniers attribués pour 134 millions de DA

Le wali Mazouz aux chefs d’entreprise

«Nous ne pouvons pas développer sans un outil de réalisation performant»

Université M’hamed-Bougara de Boumerdès

Sortie de promotion de 4 612 étudiants dont 39 lauréats honorés

DZorama

REGARD

Lois et lois

 

 08/07/10

Dans sa feuille de route, le statut de la police

Abdelghani Hamel prend les rênes de la DGSN

Le ministre de l’Intérieur demandera au général-major Abdelghani Hamel d’établir  un diagnostic précis sur la situation qui prévaut dans cette institution.

Moins de cinq mois après l’assassinat de feu Ali Tounsi, le nouveau directeur général de la Sûreté nationale, le général-major Abdelghani Hamel, a été oficiellement hier installé dans ces nouvelles fonctions par le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales  Daho Ould Kablia lors d’une cérémonie officielle organisée à l’Ecole supérieure de police de Châteauneuf.

A cette occasion, le ministre de l’Intérieur relèvera que la désignation du général-major Hamel à la tête de la DGSN a été dument réflichie et prise par le président de la République. Il ajoutera que la nomination du général-major Hamel «n’est pas une représentation de l’armée au sein de la DGSN, c’est  le responsable d’une institution de sécurité comme il a eu à la faire dans diverses autres institutions de sécurité».

A ce titre, le ministre de l’Intérieur demandera au général-major Abdelghani Hamel d’établir  un diagnostic précis sur la situation qui prévaut dans cette institution. Ainsi, s’adressant au nouveau DGSN, il dira qu’ «avant toute action, il est attendu de vous de faire rapidement un diagnostic précis sur la situation qui prévaut dans cette structure (DGSN) et d’en relever les points forts et les points faibles».

En outre, lors de son allocution, Daho Ould Kablia, en tant que tuteur légal de la Sûreté nationale, donnera au nouveau DGSN certaines «orientations», tout en lui «laissant la liberté de manœuvre d’assumer sa reponsabilité de directeur général», ceci pour expliquer aussi bien au nouveau DGSN qu’à l’ensemble des cadres de l’institution sa «vision de ce que peut et doit être le rôle d’une institution aussi importante pour la stabilité de l’ordre public dans le pays». Dans son discours, le ministre de l’Intérieur insistera sur le comportement des agents de la Sûreté nationale vis-à-vis des citoyens. A ce sujet, Ould Kablia mettra l’accent sur «le développement des valeurs morales, intellectuelles et humaines de l’agent de l’ordre public», incitant ainsi «les services de police à agir dans le respect des régles de la déontologie du service public». Pour cela dira le ministre, des actions ont été déjà retenues sur ce qui doit être fait à ce niveau «pour un comportement qui soit le plus positif possible et combattre tous les agissements inadéquats».

Par ailleurs, s’agissant du statut particulier du corps de la police, le ministre de l’Intérieur affirmera qu’«il sera probablement réglé avant de l’année», et qu’actuellement l’avant-projet de ce statut «est en discussion avec la direction générale de la Fonction publique» (DGFP). Il soulignera dans ce contexte qu’«il s’agit d’un acte administratif relevant uniquement de l’exécutif attendant l’aval de la DGFP». Pour ce qui est de l’organigramme de l’Institution, M. Ould Kablia indiquera qu’il date de 1992. «Il est nécessaire de le repenser et de le reprendre pour l’adapter à la situation nouvelle», a-t-il déclaré.

Interrogé sur le dossier de l’assassinat de l’ex-DGSN, feu Ali Tounsi, intervenu le 25 février dernier, Daho Ould Kablia s’abstiendra d’émettre un quelconque commentaire arguant que l’affaire est en instruction.

S’agissant du problème des agréments des partis politiques, le ministre de l’Intérieur soulignera qu’«il s’agit d’un problème politique qui se se règle dans un cadre politique non dans un axe purement administratif». A ce propos, il indiquera que «dans la feuille de route du ministère de l’Intérieur il est prévu le réexamen d’un certain nombre de lois sur les associations, les partis, le régime électoral. Lorsque ces lois seront adoptées par le Parlement, nous répondrons aux demandes de ceux qui désirent créer des associations ou des partis en fonction des nouveaux dispositifs». 

Questionné sur les derniers attentats terroristes perpétrés récemment, M. Ould Kablia indiquera que «le terrorisme n’est pas éradiqué en totalité. Il est contenu, combattu et réduit dans de grandes proportions, mais cela ne peut jempêcher qu’il y ait des actes qui cherchent en particulier la médiatisation et peuvent apparaître comme une activité toujours présente». Il poursuivra que «ce qui s’est passé dans le Sud ne pouvait être prévenu mais qu’il ne pouvait pas être ignoré», soulignant dans ce sens que l’effort du gouvernement «se porte essentiellement sur la capitale», justifiant, face aux nombreuses plaintes des citoyens, la nécessité et l’utilité des nombreux barrages à l’entrée de la ville d’Alger qui, eux, sont en mesure de détecter et les suspects et les équipements et moyens de destruction transportés. De son côté, le nouveau DGSN affirmera que sa première action portera essentiellement sur la formation, le développement et la modernisation des moyens et des équipements ainsi que que sur les méthodes de travail afin de répondre aux mutations qui interviennent dans le monde.

Aussi, soulignera-t-il la nécessité d’augmenter les capacités humaines et matérielles de la DGSN et sa dotation d’équipements sophistiqués et modernes qui lui permettraient de lutter réellement et efficacement contre tous types de criminalité, de corruption, le crime organisé, le blanchiment d’argent et la cybercriminalité. Sur ce point, le général-major Abdelghani Hamel affichera son engagement à combattre les comportements portant atteinte à l’image de la police dans le but de préserver sa crédibilité, d’améliorer continuellement la relation police-citoyen et d’appliquer la loi. A noter que le ministre de l’Intérieur dans son intervention a rendu un hommage au défunt Ali Tounsi, qui, dira-t-il, «a marqué l’institution par sa rigueur et son sens de l’équité». Enchaînant que «ses (ndrl Ali Tounsi) capacités d’anticipation lui ont permis de la hisser à un niveau d’efficacité largement reconnu tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays». M. Ould Kablia ajoutera dans son hommage que durant son exercice Ali Tounsi «n’a ménagé aucun effort pour structurer et développer cette institution».

Par Lynda N.Bourebrab

 

Bio-express

Le général-major Abdelghani Hamel, âgé de 55 ans, a fait une carrière de 37 ans dans l’Armée nationale populaire (ANP) dans le corps de la Gendarmerie nationale. Titulaire d’un ingéniorat en informatique et d’un magistère en études stratégiques et relations internationales, il a suivi plusieurs formations militaires dont le cours d’état-major et le cours supérieur de guerre.

Sa carrière lui a permis d’occuper une dizaine de fonctions à travers plusieurs régions, notamment du Sud et du Grand Sud, dont la dernière est commandant de la Garde républicaine.

L. N.B

 

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Embuscade sécuritaire

Un terroriste abattu

Agissant sur la base de renseignements faisant état de mouvement terroriste dans la zone, les forces de sécurité ont éliminé un individu armé hier vers 14h30 à Akbil (Aïn El Hammam) à l’extrême sud-est de la wilaya de Tizi Ouzou. Une arme de type kalachnikov a été récupérée à la suite de cette opération antiterroriste. Un des membres des forces ayant pris part à cette opération   a été blessé au cours de cette embuscade. Nos sources n’ont pas révélé l’identité du terroriste neutralisé.            

H.M.

 

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84 jeunes arrêtés en une semaine par les gardes-côtes 

El harga reprend de plus belle

Le beau temps est de retour et les jeunes ont retrouvé leur quotidien amer. Le moment est plutôt «favorable» à la grande harga.

Fini le temps où les jeunes jubilaient et descendaient dans la rue pour fêter les victoires de leur équipe nationale. Les Fennecs sont rentrés d’Afrique du Sud. Le beau temps est de retour et les jeunes ont retrouvé leur quotidien amer. Le moment est plutôt «favorable» à la grande harga. En effet, après une accalmie qui a duré plusieurs mois, en raison notamment du succès des Verts dans les compétitions internationales et en raison du mauvais temps, voilà que le phénomène de la harga reprend de plus belle. Pas mois de trois tentatives ont été avortées par les gardes-côtes en moins d’une semaine dans la wilaya de Annaba. Avant-hier, une embarcation transportant 28 émigrants clandestins algériens à destination de la Sardaigne a été arraisonnée à quelques miles du littoral de Annaba. L’embarcation a été interceptée par les gardes-côtes quelques heures après son départ de la plage de Sidi Salem, à une dizaine de kilomètres de Annaba. Cette tentative de rejoindre l’autre rive n’est pas la seule puisque vingt-quatre candidats à l’émigration clandestine ont été interceptés en mer lundi dernier au cours d’une opération de la marine de la wilaya de Annaba. L’embarcation, partie d’une plage proche de la ville, a été interceptée à l’aube à quelques milles du rivage. L’embarcation la plus importante a été enregistrée dans la soirée du 30 juin lorsque 32 personnes, réparties en deux groupes, avaient été arrêtées dans la même wilaya, dont 13 sur une plage où elles attendaient un passeur. Une barque de fortune avec 19 clandestins à bord avait ensuite été interceptée par les gardes-côtes à 6 miles du littoral (12 kilomètres environs). Au total, 84 jeunes qui tentaient de rejoindre l’autre rive de la Méditerranée ont été empêchés par les gardes-côtes. Cela, sans compter ceux qui ont pu échapper aux mailles du filet et rejoint le vieux continent à la recherche d’un avenir meilleur. Les chiffres révélés ces derniers jours par la presse sur la harga démontrent au moins une chose : le phénomène n’est pas correctement pris en charge. Au lieu d’apporter des solutions réelles au problème du chômage et à la crise du logement pour fixer les jeunes dans leur pays, les membres de l’Assemblée nationale avaient adopté l’amendement proposé par le gouvernement relatif à la pénalisation du délit de la harga. Les candidats à l’émigration clandestine risquent donc une peine allant de 2 à 6 mois d’emprisonnement et une amende de 20 000 à

60 000 DA. En revanche, les sanctions infligées aux réseaux de passeurs qui sont derrière l’explosion de ce phénomène ne reflètent pas la volonté de l’Etat de l’éradiquer. Ces derniers sont généralement jugés au même titre que les malheureux harraga. Les spécialistes dans ce domaine, les sociologues en particulier, s’accordent à dire que les mécanismes mis en place ainsi que les solutions proposées jusque-là pour endiguer, le cas échéant atténuer le phénomène, se sont avérées sans effet. Des mesures répressives ne peuvent en aucun cas constituer une solution à un phénomène dont les causes sont strictement d’ordre social. L’éradication du drame de la harga ne peut se réaliser sans la prise en charge effective des doléances des jeunes. 

Par Hocine L.

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Universités d'été, rencontres régionales et réorganisation

Eté chaud pour quelques partis politiques

Certains partis politiques ont déjà établi leur agenda pour cet été en programmant des universités d’été, rencontres devenues une tradition pour les formations politiques en Algérie comme pour le Front de libération nationale (FLN), le Mouvement de la société pour la paix (MSP), le Parti des travailleurs (PT) et autres, sauf pour le parti du Premier ministre Ahmed Ouyahia, le Rassemblement national démocratique (RND) qui préfère tenir depuis quelque temps des conférences régionales animées jusqu’à présent par le porte-parole du parti, Miloud Chorfi. Certains se réorganisent  comme le cas d’El Islah, et d’autres s’éclipsent en douceur.

Cette année, la particularité pour les partis de l’alliance présidentielle, en particulier le RND et le FLN, c’est faire la campagne du nouveau programme d’investissement public validé le mois dernier en Conseil des ministres.

Dans ce cadre, le premier parti à avoir annoncé son programme d’activité pour cet été est le vieux parti. A ce titre, la direction du FLN a décidé de tenir son université d’été les 4, 5 et 6 août prochain au niveau de la wilaya de Mostaganem. Le thème choisi cette année ne sort pas de la mission du parti appartenant à l’alliance présidentielle. Il s’agit du nouveau plan quinquennal 2012-2014.

Cependant, l’été pour le vieux parti est un peu agité puisque les «radiés» du bureau politique du FLN ne comptent pas rester silencieux  suite à la nouvelle sélection désignée par M. Belkhadem  après le 9e congrès. En tout cas, «les exclus» ne semblent  pas admettre cela et prépare une réponse, même si M. Belkhadem a l’air de bien fermer le jeu. D’autre part, la direction actuelle du vieux parti a la charge de veiller à la finalisation de l’opération portant renouvellement des structures internes du parti, notamment au niveau des kasmas et des mouhafadhas. Une opération qui est à la traîne depuis la crise de 2004. Dans ce cadre, le coup d’envoi de l’opération a été donné récemment et elle devra s’achever au plus tard le 31 octobre de l’année en cours. D’autre part, dès le mois de novembre prochain,  le Front de libération nationale  tiendra des assemblées générales pour désigner les nouveaux mouhafedhs du parti à travers les 48 wilayas du pays. A noter que cette opération est importante pour le vieux parti qui veut aller en force au rendez- vous des législatives de 2012.

Outre le FLN, le parti de Bouguerra Soltani qui semble isolé de ses deux alliés, compte tenir son université d’été avant la fin du mois en cours. Pour rappel, le parti n’a toujours pas fini avec le groupe des dissidents qui risque d’affaiblir sa place politique lors des prochaines échéances. En tout cas, le parti a entamé le renouvellement des structures au niveau de quelques wilayas dont Biskra. Bien sûr, le MSP ne peut négliger sa mission comme parti de l’alliance présidentielle pour faire la promotion du nouveau programme d’investissement public.

Pour le parti du Premier ministre Ahmed Ouyahia, le travail a déjà commencé avec un agenda chargé pour le porte-parole du parti qui a commencé depuis quelques jours une tournée qui touchera toutes les régions du pays. Pour rappel, lors d’une réunion tenue la semaine dernière au siège du parti à Alger, il était question de donner des orientations aux parlementaires du parti dans le cadre des projets de loi programmés avant la fin de la session en cours du Parlement et faire également la campagne pour le plan quinquennal (2010 -2014). Dans les premières conférences régionales, le plan du président Bouteflika était le thème central des interventions de M. Chorfi. Le SG du parti, Ahmed Ouyahia, également Premier ministre, présentera le programme quinquennal aux parlementaires durant la session d’automne du Parlement prévue pour septembre prochain.

En dehors des partis de l’alliance présidentielle, il y a le Parti des travailleurs qui tiendra un colloque international au mois de septembre prochain alors que d’autres formations politiques peinent à se réorganiser avant que le gouvernement ne tranche sur l’amendement de la loi sur les partis et les associations.

Nacera Chenafi

 

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Un million de litres de boissons non identifiées circulent

Attention à ce que vous buvez

Des centaines de personnes sont admises aux urgences, à travers les hôpitaux du pays, et ce, à cause des boissons gazeuses contrefaites.

Selon une source proche du Centre national du contrôle de la qualité et de l’emballage, CACQE, près d’un million de litres de boissons gazeuses non identifiées circulent chaque année au niveau du marché national. Souvent, il s’agit d’usines clandestines qui utilisent certaines marques de boissons gazeuses très connues afin de faire écouler leurs produits «contrefaits» sur le marché local. Une arnaque qui marche très bien d’autant que de grosses sommes sont retirées de ce commerce illégal. Des bouteilles de 1, 1,5 et 2 litres ne portant aucune mention ni même le nom de la société, ni du produit sont vendues en toute liberté dans certains fast-foods du pays. On les trouve également dans certaines épiceries, et même dans les restaurants. Le danger est grand, car la santé des consommateurs est mise en jeu, surtout durant la période d’été où la consommation de boissons gazeuses est triplée. Le risque d’intoxication est très probable dans ce genre de situation, il se peut même que des consommateurs perdent la vie en buvant de telles boissons qui échappent au contrôle de la CACQE, et même des laboratoires de contrôle des produits alimentaires. Les répercussions sont graves ; chaque année, des centaines de personnes sont admises aux urgences et ce, à cause des boissons gazeuses contrefaites. Les arnaqueurs ne reculent devant rien et sont prêts à produire toutes sortes de boissons contrefaites afin de s’enrichir davantage. Même la vie des consommateurs ne vaut rien pour eux, car le gain tiré de cette pratique déloyale est très important. Certaines marques de boissons gazeuses très connues au niveau du marché national et qui carburent durant l’été sont soigneusement copiées par ces usines clandestines. Ils utilisent le même nom commercial, à travers des bouteilles presque identiques comme celles utilisées par les vrais opérateurs économiques. Il s’agit là de vrais professionnels de la contrefaçon, des spécialistes de l’arnaque. Certes, beaucoup d’escrocs ont été arrêtés durant ces cinq dernières années, certains ont écopé de peines lourdes pour avoir utilisé, voire copié des marques à des fins financières. Des dizaines d’usines ont également été démantelées qui servaient comme lieu de fabrication de boissons contrefaites. A Alger seules huit usines clandestines ont été découvertes et fermées en quatre ans. D’autre part, selon le représentant des sociétés des boissons gazeuses en Algérie, seuls 500 opérateurs économiques sur 1000 sont de vrais professionnels, ce qui signifie que seule la moitié des sociétés produisent des boissons gazeuses de qualité. Le reste, il s’agit d’opérateurs qui ne font aucun poids sur le marché, vu la qualité peu convainquante de leurs produits. Aujourd’hui, il est grand temps pour que la tutelle (ministère du Commerce) agisse enfin pour remettre de l’ordre dans un marché à la merci des produits contrefaits.

Par Sofiane Abi

 

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Filière boissons gazeuses et jus de fruits

Un secteur des plus dynamiques 

La filière boissons gazeuses et jus de fruits est l’un des secteurs les plus dynamiques du marché algérien de l’agroalimentaire avec une production estimée à près de 20 millions d’hectolitres et un chiffre d’affaires de 45 milliards de DA à fin 2008, a indiqué mercredi à Alger un expert en stratégie marketing.

Lors d’une rencontre organisée par le Programme de renforcement des capacités exportatrices des PME algériennes (Optimexport) et l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (Algex) au profit des professionnels de la filière boissons gazeuses et jus de fruits afin de les informer sur les opportunités de développement de la filière à l’international, Abdelkrim Boudra a soutenu que «la filière se porte bien et dispose d’un réel potentiel à l’exportation». Selon cet expert, les boissons gazeuses représentent 41% de la production nationale au même titre que les eaux minérales et eaux de sources qui représentent également 41%, alors que les jus de fruits ne constituent que 6% de cette production. Le marché algérien des boissons gazeuses et jus de fruits est en nette évolution au regard de la consommation moyenne des boissons rafraîchissantes sans alcool (BRSA), a fait savoir M. Boudra, soulignant que cette consommation est passée de 35 litres par habitant et par an en 2005 à 49 l/hab/an en 2007. «La marge de progression des jus de fruits et des boissons plates est la plus importante, en termes de chiffre d’affaires, avec une hausse annuelle de 30%, suivie des eaux embouteillées avec 15% et les boissons gazeuses de 2 à 5%», a-t-il précisé. Il a relevé, dans ce contexte, que la quasi-totalité des besoins nationaux sont couverts par la production nationale et que les importations dans ce segment «sont marginales». Cependant, il a relevé que 24% seulement des entreprises de la filière couvrent l’ensemble du pays, 12% de ces producteurs rayonnent sur la région alors que 63% distribuent leurs produits seulement sur la wilaya. Pour ce qui est de l’évolution du marché des BRSA, «l’Algérie reste le plus grand marché, en termes de volume, représentant près de 43% du marché maghrébin», a-t-il soutenu. Cependant, a-t-il ajouté, «le marché libyen est le plus dynamique avec une progression annuelle de 18%». En dépit de la crise financière mondiale, le marché des BRSA n’a pas connu un décroissement dans la mesure où les boissons font partie des produits qui n’ont pas subi les effets de la crise sur le plan de la consommation, a indiqué M. Boudra. Il a fait savoir, à ce titre, que la consommation mondiale des boissons, toutes catégories confondues, a atteint 613 milliards de litres en 2008. Les exportations algériennes des eaux embouteillées et des boissons gazeuses sont, selon cet expert, en progression, passant de 1,18 million de litres en 2000 à 36 millions de litres en 2008 vers une cinquantaine de pays situés principalement en Afrique et vers la France. «Les eaux embouteillées représentent 98% des exportations algériennes des BRSA», a-t-il encore précisé. S’agissant des perspectives pour l’exportation, M. Boudra a mis l’accent sur l’importance d’étudier les facteurs structurants le marché international de la boisson, notamment les tendances du marché, avant de se lancer dans l’export. Il a insisté également sur la nécessité d’avoir une stratégie marketing, de faire preuve de créativité sur le conditionnement et de bien négocier son réseau de distribution pour réussir son entrée dans le marché international.

H. K.

 

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80% de la tarification supportée par les camions

L’autoroute Est-Ouest plus chère pour les poids lourds

Ce sont les camions grand tonnage qui portent le plus préjudice à la route. L’appointement se fera au niveau de bureaux de paiement qui seront installés le long de l’autoroute.

80% du montant de la tarification de circulation sur l’autoroute Est-Ouest sera supportée par les poids lourds. C’est le ministre des Travaux publics, Amar Ghoul, qui l’a révélé hier, lors d’une réunion avec les directeurs de wilayas et responsables de son secteur. Il a justifié cette décision par le fait que ce sont les camions grand tonnage qui portent le plus préjudice à la route. L’appointement se fera au niveau de bureaux de paiement qui seront installés le long de l’autoroute. La tutelle a déjà entamé la réalisation de 55 bureaux de paiements qui devraient être opérationnels dans les quelques mois à venir.  Amar Ghoul a indiqué que le gouvernement a tranché sur le prix de circulation sur l’autoroute Est-Ouest, sans néanmoins divulguer le montant arrêté. L’orateur s’est contenté de dire que les autorités publiques ont pris en considération, à la fois, le pouvoir d’achat des citoyens ainsi que le côté économique afin de pouvoir rentabiliser cette infrastructure. Le ministre n’a pas manqué de rassurer les citoyens en affirmant que les tarifs seront abordables et à la portée de tous. M. Ghoul ajoutera que 52 échangeurs, 14 espaces de services et 20 centres de contrôle de la Gendarmerie nationale et de la Protection civile sont en cours de construction sur ce projet autoroutier qui reliera les frontières Est et Ouest du pays. Sur un autre plan, le ministre des Travaux publics qui s’adressait à ses directeurs de wilayas lors d’une rencontre tenue à l’hôtel Mouflon d’or d’Alger, s’est félicité du taux d’avancement des projets. Selon lui, 81% des chantiers inscrits en 2010 ont été déjà achevés. Les trois mois de l’été, a-t-il souligné, devraient être employés pour le lancement des projets comptant pour le programme quinquennal 2010/2014. Ainsi, il donnera des instructions aux directeurs de wilayas afin de mettre les bouchées doubles et faire avancer les chantiers durant cette saison de chaleur, notamment dans les wilayas de l’intérieur où la circulation automobile va baisser significativement. Amar Ghoul, revenant sur les projets du quinquennat passé, indiquera que 569 000 postes d’emploi ont été créés et 7 millions de citoyens des bourgades et villages reculés ont été désenclavés. A l’horizon 2014, le ministre des Travaux publics prévoit d’atteindre 700 000 postes d’emploi et le désenclavement de 10 millions de citoyens à travers le territoire national. A travers ces chiffres, le premier responsable de tutelle voulait faire le point sur les répercussions positives des grands chantiers engagés dans ce secteur qui bénéficie d’un budget astronomique. Aussi, quelque 3 500 sociétés publiques ont été créées durant les cinq dernières années et atteindront la barre des 5 000 en 2014. Comme il a prévu la création de 500 nouveaux bureaux d’études. Concernant le réseau routier, Amar Ghoul dira que 7 000 km de routes seront réalisés d’ici à 2014.

Par Aomar F. 

 

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Adjudication

Dix-huit nouveaux titres miniers attribués pour 134 millions de DA

Les adjudications de titres miniers, au nombre de 18, effectuées hier concernent surtout des substances destinées aux matériaux de construction, donc principalement des carrières de calcaire, de sable, etc.

L’Agence nationale du patrimoine minier (ANPM) a attribué mercredi 18 titres miniers pour l’exploitation et l’exploration de substances minérales industrielles pour un montant de 133,92 millions de dinars.         L’attribution de ces titres a été faite à l’issue d’une séance publique d’adjudication tenue au siège du ministère de l’Energie et des Mines au titre de la 34e session d’adjudication de la petite et moyenne mine et au cours de laquelle 29 plis ont été ouverts, dont deux (2) rejetés car leurs offres financières étaient inférieures au seuil d’investissement exigé par l’ANPM. Les 18 sites attribués, sur les 51 proposés à l’adjudication lors de cette troisième opération de l’exercice 2010, couvrent 13 wilayas et portent essentiellement sur des substances destinées à la production de matériaux de construction comme le calcaire, l’argile, le sable et le marbre.  Parmi les sites octroyés, un (1) a été retenu provisoirement par la commission d’évaluation des offres en raison du droit de préférence revendiqué par les propriétaires des sites. Il s’agit de celui de Ouled Bouchelaghem dans la wilaya de Boumerdès (argile).  Selon les dispositions en vigueur en matière d’octroi de titres miniers, l’ANPM accorde un droit de préférence au propriétaire du sol où se trouve le site minier (les richesses minières des sous-sols à travers le territoire national restent propriété de l’Etat), mais à condition que le prix proposé soit au moins égal à celui offert par le soumissionnaire le mieux disant lors de l’adjudication.  Le propriétaire du sol doit également se constituer en personne morale (société) pour bénéficier de ce site, la législation interdisant l’attribution des titres miniers à des personnes physiques. Commentant les résultats de cette opération, le président du conseil d’administration de l’ANPM, Abdelkader Benyoub, a reconnu que le montant d’investissement obtenu est inférieur par rapport aux sessions précédentes. Cela est dû  essentiellement au fait que les opérateurs «demeurent dans l’attente de l’annonce détaillée des projets d’infrastructures inscrits dans le plan de grands investissements publics pour la période 2010-2014», a-t-il estimé dans une déclaration à la presse à l’issue de la séance d’adjudication.  A cet effet, le patron de l’ANPM a affirmé s’attendre à une amélioration des offres pour la prochaine session prévue pour la fin de l’année en cours.         Toujours en prévision du prochain programme quinquennal, M. Benyoub a expliqué que l’ANPM est en phase de préparer les sites miniers en fonction de leur proximité des grands chantiers prévus pour les cinq prochaines années, notamment dans les régions des Hauts Plateaux.  Au total, 1 166 titres miniers ont été attribués par l’ANPM depuis 2000 pour un investissement total de 9,9 milliards DA, a rappelé M. Benyoub.   S’agissant de l’assainissement du domaine minier, plus de 200 titres ont été retirés à  leurs bénéficiaires depuis 2009 en raison particulièrement du non-paiement de la taxe superficiaire et le constat d’arrêt total de toute activité d’exploration ou d’exploitation au-delà du délai d’une année accordé après attribution du titre pour engager l’investissement.  Lors de la précédente session, l’ANPM avait accordé 25 titres miniers pour un montant de 172 millions DA.         En 2009, 115 titres miniers ont été attribués à l’issue de 4 adjudications générant 2,13 milliards de DA de recettes, contre 167 attribués en 2008 pour un montant de 3,6 milliards DA, a rappelé M. Benyoub.  Les appels d’offres pour la promotion de la petite et moyenne mine sont lancés trimestriellement par l’ANPM, alors que ceux des substances minérales métalliques le sont semestriellement, rappelle-t-on.

Par Salem F.

 

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Le wali Mazouz aux chefs d’entreprise

«Nous ne pouvons pas développer sans un outil de réalisation performant»

Le wali de Tizi Ouzou a réuni hier matin des dizaines d’entrepreneurs et d’architectes du secteur du bâtiment à l’effet de porter à leur connaissance le programme quinquennal inscrit à l’indicatif de la wilaya.

Les directeurs de la planification et des équipements publics sont revenus, dans le détail, sur le programme qui concerne ce secteur et portant sur la construction de 25 places pédagogiques dans le secteur de l’enseignement supérieur, les 45 000 logements et des dizaines d’infrastructures pour l’éducation et la formation professionnelle. Dans son allocution, le wali El Hocine Mazouz a une nouvelle fois mis l’accent  sur l’importance de l’existence d’un outil de réalisation performant pour prendre en charge ce programme de développement, tout en appelant les bureaux d’études et les entreprises à s’adapter à la situation pour livrer tous les projets retenus pour la wilaya dans les délais. Il les a également invités à se regrouper sous forme de groupement  pour une meilleure prise en

charge des projets qui leur seront confiés à l’avenir. Comme il a souligné que ces opérations sont inscrites pour une période pouvant aller jusqu’à une dizaine d’années, d’où son appel aux entrepreneurs à voir grand en investissant davantage dans les équipements et les effectifs  de leurs entreprises. Les chefs d’entreprise et de bureaux d’études qui se sont succédé  pour évoquer leurs préoccupations ont tenté de dresser l’essentiel des contraintes  qu’ils rencontrent sur le terrain  de la réalisation, comme ils ont tenu à la prise en charge des problèmes liés aux cahiers des charges et l’aspect du suivi technique par les services de la wilaya. Le président de l’Assemblée populaire de la wilaya, Mahfoudh Belabas, a de son côté affiché sa disponibilité d’accompagner les bâtisseurs de la région dans leurs tâches quotidiennes. Dans l’après-midi d’hier, des représentants des entreprises du secteur de l’hydraulique et des travaux publics  ont été conviés par le wali pour le même motif.    

Par Hamid M.

 

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Université M’hamed-Bougara de Boumerdès

Sortie de promotion de 4 612 étudiants dont 39 lauréats honorés

L’université M’hamed-Bougara fête la cérémonie de sortie d’une promotion de  4 612 étudiants issus de la session de juin. Parmi ces  derniers figurent 618 DEUA, 1 520 licences, 21 DES, 1 056 ingénieurs,

1 221  licences LMD et 176 masters. Cette manifestation a été rehaussée par la  présence  du wali de Boumerdès, Brahim Mered, et de  nombreuses personnalités  militaires et politiques, des sénateurs et députés qui ont honoré 25 étudiants lauréats du système classique et 6 lauréats du système LMD. Outre  ceux cités, 3 lauréats du concours national ayant bénéficié d’une bourse de formation graduée à l’étranger ainsi que 5 autres étudiants africains de   différentes nationalités, nigérienne, malienne, ivoirienne, ougandaise et  rwandaise ont été aussi honorés.

La rectrice, Mme Chérifi Ouiza,  a présenté dans son allocution d’ouverture les 5  facultés et l’Institut : des sciences, des  hydrocarbures et de la chimie, des sciences de l’ingénieur, des sciences économiques, commerciales et des sciences de gestion, la  faculté de droit de Boudouaou et l’Institut de génie électrique et électronique dont dispose l’université de Boumerdès, ajoutant que 130 spécialités sont enseignées en graduation au niveau de ces structures d’accueil et de savoir. La rectrice de l’université a indiqué que 24 067 étudiants, dont 153 étrangers  venus de 30 pays africains, sont  inscrits à l’université de Boumerdès, 23 197  inscrits en graduation et 870 en post graduation. Ces étudiants sont  encadrés par

1 128 enseignants permanents en activité, dont 210 de rang magistral.  Le taux moyen d’encadrement est de un enseignant pour 21 étudiants, s’est  félicitée notre interlocutrice. Pour renforcer l’encadrement du personnel  pédagogique, 119 nouveaux  enseignants seront recrutés pour l’année 2010-2011.  Par ailleurs, Mme Chérifi Ouiza a révélé que les résultats des travaux de recherches ont permis à 26 enseignants d’accéder à des grades supérieurs. Parmi ces derniers, 4 sont promus au poste de professeur, 5  au grade de maître de

conférences A et 17 au grade de maître de conférences B.  En matière d’échanges entre les universités et les institutions ou entreprises  entre l’université de Boumerdès et les universités étrangères, la rectrice dira  que 65 conventions ont été déjà signées dont  30 avec des nationaux et 35 avec  des universités étrangères. Elle a ajouté que l’UMB de Boumerdès bénéficiera de  l’expérience européenne dans un projet Tempus agréé en 2009 qui porte l’appui  aux réformes dans la formation doctorale. Outre ceux cités, elle cite le projet  de partenariat approuvé récemment,  entre les chercheurs de l’UMBB et du  chercheur espagnol dans le cadre de la coopération inter univeristaire. Un projet  européen est en cours et entre dans le programme ERASMUS MUNDUS. Ce dernier a  permis la mobilité de 25 étudiants, enseignants ATS vers des universités européennes. La rectrice a indiqué  que l’université de Boumerdès a organisé, dans le courant  de l’année 2010, pas moins de 10 rencontres scientifiques internationales. Quant aux supports pédagogiques, «l’université recevra dès la prochaine rentrée  un important équipement pour les TP d’une valeur de 10 millions de dinars», a-t-elle précisé. Avant de conclure, Mme Chérifi Ouiza prévoit la réception de 2 000 places pédagogiques pour l’Institut de génie électrique, électronique nouvellement créé, ainsi qu’un auditorium de 600 places confortant les infrastructures du campus de droit de Boudouaou. Il est à rappeler que  l’université M’hamed-Bougara de Boumerdès dispose de  5  facultés, d’un Institut pour 24 857 places pédagogiques et 7 résidences  universitaires de 2 000 lits chacune. «Deux autres résidences de 2 000 lits seront réceptionnées dès le début de l’année universitaire», a souligné notre interlocutrice.      

A.Kichni

 

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REGARD

Lois et lois

Ces dernières semaines, comme les précédentes d'ailleurs, et depuis toujours, les dé-crets d'innombrables cheikhs font l'actualité en Arabie. Parmi les plus récentes,  celle du cheikh Adel al-Kalbani, qui a décrété qu'«il n'y a pas de texte clair en Islam prohibant la musique», ce qui contrevient à la prohibition des concerts dans le royaume wahhabite. Dans la même fatwa, il prend soin de préciser  qu'«il ne  parle évidemment pas des chansons de Nancy Ajram ou Haïfa Wehbé». Contentons-nous de cette avancée assez notable et n'épiloguons pas sur la liste de musiques possibles. La précaution prise par le Cheikh, par l'exclusion des chanteuses libanaises n'a pas empêché que des flots de critiques acerbes inondent son site Internet. Un autre cheikh, Abdel Mohsen al-Obeikan, a estimé  qu'une femme pouvait contourner la loi imposant la ségrégation des sexes en allaitant l'homme qu'elle souhaiterait côtoyer. Il y en avait déjà eu une de ressemblant.  Comme celle-ci, celle-là  a provoqué le même chahut. Il faut dire que ce même cheikh, qui est un conseiller du roi Abdallah, a suggéré que deux des cinq prières quotidiennes pouvaient être combinées lors des grandes chaleurs pour faciliter la vie des croyants. La proximité avec le pouvoir n'y est pas pour rien. Ces sorties inopinées le prouvent. Quelque chose bouge en Saoudie. L'intenable carcan est miné de l'intérieur, avec ses propres armes. Les fatwas contre les fatwas. Seules armes disponibles sur le terrain religieux. Ça  promet pour l'avenir, car beaucoup de Saoudiens n'attendant que ce genre d'ouvertures n'ont pas manqué de sauter sur les occasions offertes. En attendant que les vrais débats de société se créent un espace. Sur un autre registre et dans un autre pays, allié du précédent, où les questions d'impôt sont érigées en religion institutionnelle, un sacrilège  est en train de faire des vagues. Aux Etats-Unis, pays d'Eliot Ness et de ses incorruptibles, où l'un des pires assassins du 20e siècle, Al Capone,   n'a pas été épinglé pour les dizaines de cadavres qu'il a semés sur sa route, mais pour… son indélicatesse vis-à-vis des impôts, des organisations sionistes défraient la chronique. On vient d'apprendre, à ce propos,  grâce au New York Times qu'au moins 40 fondations de collecte de fonds pour les implantations juives en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, pouvaient récolter des dons déductibles des impôts.  Ces dons, apprend-on de la même source ont servi, entre autres, au financement de l'achat de chiens de garde, de gilets pare-balles, de viseurs pour fusils et de véhicules pour assurer la sécurité d'avant-postes dans les régions occupées. Ceci se produit quand celui qui a parlé aux Arabes nous fait croire qu'il s'oppose à la colonisation de la Palestine. Il faudra bien que les contribuables étatsuniens, très sourcilleux quand il s'agit de fisc, demandent des comptes, ou bien réclament, au moins,  que les financements des logements de démunis soient, de la même façon, exonérés.    Plus près de chez nous, Kouchner, celui qui attend que tous les maquisards de l'ALN meurent pour venir régner en maître à Alger, vient de se manifester par un texte de loi sur les conditions d'assistance aux touristes français, en situation de risque. Le texte introduit la notion de «citoyen responsable» qui devra payer  s'il est secouru dans le désert algérien, mais aussi dans… les banlieues françaises et en Corse. Le même citoyen qui décide d'aller se faire tuer dans une traversée du Pacifique en solitaire  sera secouru gratuitement. Pour faire bonne figure, il y a d'autres activités à risque qui sont mentionnées et qui concernent des pays du Nord (baignade en eau froide par exemple) mais  le texte du  Kouchner ne gagne pas en innocence.                

Par Ahmed Halfaoui

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