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Dans sa feuille
de route, le statut de la police
Abdelghani
Hamel prend les rênes de la DGSN
Le ministre de
l’Intérieur demandera au général-major Abdelghani Hamel d’établir
un diagnostic précis sur la situation qui prévaut dans cette
institution.
Moins de cinq mois
après l’assassinat de feu Ali Tounsi, le nouveau directeur général
de la Sûreté nationale, le général-major Abdelghani Hamel, a été
oficiellement hier installé dans ces nouvelles fonctions par le
ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales Daho Ould
Kablia lors d’une cérémonie officielle organisée à l’Ecole
supérieure de police de Châteauneuf.
A cette occasion,
le ministre de l’Intérieur relèvera que la désignation du
général-major Hamel à la tête de la DGSN a été dument réflichie et
prise par le président de la République. Il ajoutera que la
nomination du général-major Hamel «n’est pas une représentation de
l’armée au sein de la DGSN, c’est le responsable d’une institution
de sécurité comme il a eu à la faire dans diverses autres
institutions de sécurité».
A ce titre, le
ministre de l’Intérieur demandera au général-major Abdelghani Hamel
d’établir un diagnostic précis sur la situation qui prévaut dans
cette institution. Ainsi, s’adressant au nouveau DGSN, il dira qu’
«avant toute action, il est attendu de vous de faire rapidement un
diagnostic précis sur la situation qui prévaut dans cette structure
(DGSN) et d’en relever les points forts et les points faibles».
En outre, lors de
son allocution, Daho Ould Kablia, en tant que tuteur légal de la
Sûreté nationale, donnera au nouveau DGSN certaines «orientations»,
tout en lui «laissant la liberté de manœuvre d’assumer sa
reponsabilité de directeur général», ceci pour expliquer aussi bien
au nouveau DGSN qu’à l’ensemble des cadres de l’institution sa
«vision de ce que peut et doit être le rôle d’une institution aussi
importante pour la stabilité de l’ordre public dans le pays». Dans
son discours, le ministre de l’Intérieur insistera sur le
comportement des agents de la Sûreté nationale vis-à-vis des
citoyens. A ce sujet, Ould Kablia mettra l’accent sur «le
développement des valeurs morales, intellectuelles et humaines de
l’agent de l’ordre public», incitant ainsi «les services de police à
agir dans le respect des régles de la déontologie du service
public». Pour cela dira le ministre, des actions ont été déjà
retenues sur ce qui doit être fait à ce niveau «pour un comportement
qui soit le plus positif possible et combattre tous les agissements
inadéquats».
Par ailleurs,
s’agissant du statut particulier du corps de la police, le ministre
de l’Intérieur affirmera qu’«il sera probablement réglé avant de
l’année», et qu’actuellement l’avant-projet de ce statut «est en
discussion avec la direction générale de la Fonction publique» (DGFP).
Il soulignera dans ce contexte qu’«il s’agit d’un acte administratif
relevant uniquement de l’exécutif attendant l’aval de la DGFP». Pour
ce qui est de l’organigramme de l’Institution, M. Ould Kablia
indiquera qu’il date de 1992. «Il est nécessaire de le repenser et
de le reprendre pour l’adapter à la situation nouvelle», a-t-il
déclaré.
Interrogé sur le
dossier de l’assassinat de l’ex-DGSN, feu Ali Tounsi, intervenu le
25 février dernier, Daho Ould Kablia s’abstiendra d’émettre un
quelconque commentaire arguant que l’affaire est en instruction.
S’agissant du
problème des agréments des partis politiques, le ministre de
l’Intérieur soulignera qu’«il s’agit d’un problème politique qui se
se règle dans un cadre politique non dans un axe purement
administratif». A ce propos, il indiquera que «dans la feuille de
route du ministère de l’Intérieur il est prévu le réexamen d’un
certain nombre de lois sur les associations, les partis, le régime
électoral. Lorsque ces lois seront adoptées par le Parlement, nous
répondrons aux demandes de ceux qui désirent créer des associations
ou des partis en fonction des nouveaux dispositifs».
Questionné sur les
derniers attentats terroristes perpétrés récemment, M. Ould Kablia
indiquera que «le terrorisme n’est pas éradiqué en totalité. Il est
contenu, combattu et réduit dans de grandes proportions, mais cela
ne peut jempêcher qu’il y ait des actes qui cherchent en particulier
la médiatisation et peuvent apparaître comme une activité toujours
présente». Il poursuivra que «ce qui s’est passé dans le Sud ne
pouvait être prévenu mais qu’il ne pouvait pas être ignoré»,
soulignant dans ce sens que l’effort du gouvernement «se porte
essentiellement sur la capitale», justifiant, face aux nombreuses
plaintes des citoyens, la nécessité et l’utilité des nombreux
barrages à l’entrée de la ville d’Alger qui, eux, sont en mesure de
détecter et les suspects et les équipements et moyens de destruction
transportés. De son côté, le nouveau DGSN affirmera que sa première
action portera essentiellement sur la formation, le développement et
la modernisation des moyens et des équipements ainsi que que sur les
méthodes de travail afin de répondre aux mutations qui interviennent
dans le monde.
Aussi,
soulignera-t-il la nécessité d’augmenter les capacités humaines et
matérielles de la DGSN et sa dotation d’équipements sophistiqués et
modernes qui lui permettraient de lutter réellement et
efficacement contre tous types de criminalité, de corruption, le
crime organisé, le blanchiment d’argent et la cybercriminalité. Sur
ce point, le général-major Abdelghani Hamel affichera son engagement
à combattre les comportements portant atteinte à l’image de la
police dans le but de préserver sa crédibilité, d’améliorer
continuellement la relation police-citoyen et d’appliquer la loi. A
noter que le ministre de l’Intérieur dans son intervention a rendu
un hommage au défunt Ali Tounsi, qui, dira-t-il, «a marqué
l’institution par sa rigueur et son sens de l’équité». Enchaînant
que «ses (ndrl Ali Tounsi) capacités d’anticipation lui ont permis
de la hisser à un niveau d’efficacité largement reconnu tant à
l’intérieur qu’à l’extérieur du pays». M. Ould Kablia ajoutera dans
son hommage que durant son exercice Ali Tounsi «n’a ménagé aucun
effort pour structurer et développer cette institution».
Par Lynda
N.Bourebrab
Bio-express
Le général-major
Abdelghani Hamel, âgé de 55 ans, a fait une carrière de 37 ans dans
l’Armée nationale populaire (ANP) dans le corps de la Gendarmerie
nationale. Titulaire d’un ingéniorat en informatique et d’un
magistère en études stratégiques et relations internationales, il a
suivi plusieurs formations militaires dont le cours d’état-major et
le cours supérieur de guerre.
Sa carrière lui a
permis d’occuper une dizaine de fonctions à travers plusieurs
régions, notamment du Sud et du Grand Sud, dont la dernière est
commandant de la Garde républicaine.
L. N.B
Haut
Embuscade sécuritaire
Un terroriste
abattu
Agissant sur la
base de renseignements faisant état de mouvement terroriste dans la
zone, les forces de sécurité ont éliminé un individu armé hier vers
14h30 à Akbil (Aïn El Hammam) à l’extrême sud-est de la wilaya de
Tizi Ouzou. Une arme de type kalachnikov a été récupérée à la suite
de cette opération antiterroriste. Un des membres des forces ayant
pris part à cette opération a été blessé au cours de cette
embuscade. Nos sources n’ont pas révélé l’identité du terroriste
neutralisé.
H.M.
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84 jeunes arrêtés en une semaine par les gardes-côtes
El harga
reprend de plus belle
Le beau temps est
de retour et les jeunes ont retrouvé leur quotidien amer. Le moment
est plutôt «favorable» à la grande harga.
Fini le temps où
les jeunes jubilaient et descendaient dans la rue pour fêter les
victoires de leur équipe nationale. Les Fennecs sont rentrés
d’Afrique du Sud. Le beau temps est de retour et les jeunes ont
retrouvé leur quotidien amer. Le moment est plutôt «favorable» à la
grande harga. En effet, après une accalmie qui a duré plusieurs
mois, en raison notamment du succès des Verts dans les compétitions
internationales et en raison du mauvais temps, voilà que le
phénomène de la harga reprend de plus belle. Pas mois de trois
tentatives ont été avortées par les gardes-côtes en moins d’une
semaine dans la wilaya de Annaba. Avant-hier, une embarcation
transportant 28 émigrants clandestins algériens à destination de la
Sardaigne a été arraisonnée à quelques miles du littoral de Annaba.
L’embarcation a été interceptée par les gardes-côtes quelques heures
après son départ de la plage de Sidi Salem, à une dizaine de
kilomètres de Annaba. Cette tentative de rejoindre l’autre rive
n’est pas la seule puisque vingt-quatre candidats à l’émigration
clandestine ont été interceptés en mer lundi dernier au cours d’une
opération de la marine de la wilaya de Annaba. L’embarcation, partie
d’une plage proche de la ville, a été interceptée à l’aube à
quelques milles du rivage. L’embarcation la plus importante a été
enregistrée dans la soirée du 30 juin lorsque 32 personnes,
réparties en deux groupes, avaient été arrêtées dans la même wilaya,
dont 13 sur une plage où elles attendaient un passeur. Une barque de
fortune avec 19 clandestins à bord avait ensuite été interceptée par
les gardes-côtes à 6 miles du littoral (12 kilomètres environs). Au
total, 84 jeunes qui tentaient de rejoindre l’autre rive de la
Méditerranée ont été empêchés par les gardes-côtes. Cela, sans
compter ceux qui ont pu échapper aux mailles du filet et rejoint le
vieux continent à la recherche d’un avenir meilleur. Les chiffres
révélés ces derniers jours par la presse sur la harga démontrent au
moins une chose : le phénomène n’est pas correctement pris en
charge. Au lieu d’apporter des solutions réelles au problème du
chômage et à la crise du logement pour fixer les jeunes dans leur
pays, les membres de l’Assemblée nationale avaient adopté
l’amendement proposé par le gouvernement relatif à la pénalisation
du délit de la harga. Les candidats à l’émigration clandestine
risquent donc une peine allant de 2 à 6 mois d’emprisonnement et une
amende de 20 000 à
60 000 DA. En
revanche, les sanctions infligées aux réseaux de passeurs qui sont
derrière l’explosion de ce phénomène ne reflètent pas la volonté de
l’Etat de l’éradiquer. Ces derniers sont généralement jugés au même
titre que les malheureux harraga. Les spécialistes dans ce domaine,
les sociologues en particulier, s’accordent à dire que les
mécanismes mis en place ainsi que les solutions proposées jusque-là
pour endiguer, le cas échéant atténuer le phénomène, se sont avérées
sans effet. Des mesures répressives ne peuvent en aucun cas
constituer une solution à un phénomène dont les causes sont
strictement d’ordre social. L’éradication du drame de la harga ne
peut se réaliser sans la prise en charge effective des doléances des
jeunes.
Par Hocine L.
Haut
Universités d'été, rencontres régionales et réorganisation
Eté chaud pour
quelques partis politiques
Certains partis
politiques ont déjà établi leur agenda pour cet été en programmant
des universités d’été, rencontres devenues une tradition pour les
formations politiques en Algérie comme pour le Front de libération
nationale (FLN), le Mouvement de la société pour la paix (MSP), le
Parti des travailleurs (PT) et autres, sauf pour le parti du Premier
ministre Ahmed Ouyahia, le Rassemblement national démocratique (RND)
qui préfère tenir depuis quelque temps des conférences régionales
animées jusqu’à présent par le porte-parole du parti, Miloud Chorfi.
Certains se réorganisent comme le cas d’El Islah, et d’autres
s’éclipsent en douceur.
Cette année, la
particularité pour les partis de l’alliance présidentielle, en
particulier le RND et le FLN, c’est faire la campagne du nouveau
programme d’investissement public validé le mois dernier en Conseil
des ministres.
Dans ce cadre, le
premier parti à avoir annoncé son programme d’activité pour cet été
est le vieux parti. A ce titre, la direction du FLN a décidé de
tenir son université d’été les 4, 5 et 6 août prochain au niveau de
la wilaya de Mostaganem. Le thème choisi cette année ne sort pas de
la mission du parti appartenant à l’alliance présidentielle. Il
s’agit du nouveau plan quinquennal 2012-2014.
Cependant, l’été
pour le vieux parti est un peu agité puisque les «radiés» du bureau
politique du FLN ne comptent pas rester silencieux suite à la
nouvelle sélection désignée par M. Belkhadem après le 9e congrès.
En tout cas, «les exclus» ne semblent pas admettre cela et prépare
une réponse, même si M. Belkhadem a l’air de bien fermer le jeu.
D’autre part, la direction actuelle du vieux parti a la charge de
veiller à la finalisation de l’opération portant renouvellement des
structures internes du parti, notamment au niveau des kasmas et des
mouhafadhas. Une opération qui est à la traîne depuis la crise de
2004. Dans ce cadre, le coup d’envoi de l’opération a été donné
récemment et elle devra s’achever au plus tard le 31 octobre de
l’année en cours. D’autre part, dès le mois de novembre prochain,
le Front de libération nationale tiendra des assemblées générales
pour désigner les nouveaux mouhafedhs du parti à travers les 48
wilayas du pays. A noter que cette opération est importante pour le
vieux parti qui veut aller en force au rendez- vous des législatives
de 2012.
Outre le FLN, le
parti de Bouguerra Soltani qui semble isolé de ses deux alliés,
compte tenir son université d’été avant la fin du mois en cours.
Pour rappel, le parti n’a toujours pas fini avec le groupe des
dissidents qui risque d’affaiblir sa place politique lors des
prochaines échéances. En tout cas, le parti a entamé le
renouvellement des structures au niveau de quelques wilayas dont
Biskra. Bien sûr, le MSP ne peut négliger sa mission comme parti de
l’alliance présidentielle pour faire la promotion du nouveau
programme d’investissement public.
Pour le parti du
Premier ministre Ahmed Ouyahia, le travail a déjà commencé avec un
agenda chargé pour le porte-parole du parti qui a commencé depuis
quelques jours une tournée qui touchera toutes les régions du pays.
Pour rappel, lors d’une réunion tenue la semaine dernière au siège
du parti à Alger, il était question de donner des orientations aux
parlementaires du parti dans le cadre des projets de loi programmés
avant la fin de la session en cours du Parlement et faire également
la campagne pour le plan quinquennal (2010 -2014). Dans les
premières conférences régionales, le plan du président Bouteflika
était le thème central des interventions de M. Chorfi. Le SG du
parti, Ahmed Ouyahia, également Premier ministre, présentera le
programme quinquennal aux parlementaires durant la session d’automne
du Parlement prévue pour septembre prochain.
En dehors des
partis de l’alliance présidentielle, il y a le Parti des
travailleurs qui tiendra un colloque international au mois de
septembre prochain alors que d’autres formations politiques peinent
à se réorganiser avant que le gouvernement ne tranche sur
l’amendement de la loi sur les partis et les associations.
Nacera Chenafi
Haut
Un million de litres de boissons non identifiées circulent
Attention à ce
que vous buvez
Des centaines de
personnes sont admises aux urgences, à travers les hôpitaux du pays,
et ce, à cause des boissons gazeuses contrefaites.
Selon une source
proche du Centre national du contrôle de la qualité et de
l’emballage, CACQE, près d’un million de litres de boissons gazeuses
non identifiées circulent chaque année au niveau du marché national.
Souvent, il s’agit d’usines clandestines qui utilisent certaines
marques de boissons gazeuses très connues afin de faire écouler
leurs produits «contrefaits» sur le marché local. Une arnaque qui
marche très bien d’autant que de grosses sommes sont retirées de ce
commerce illégal. Des bouteilles de 1, 1,5 et 2 litres ne portant
aucune mention ni même le nom de la société, ni du produit sont
vendues en toute liberté dans certains fast-foods du pays. On les
trouve également dans certaines épiceries, et même dans les
restaurants. Le danger est grand, car la santé des consommateurs est
mise en jeu, surtout durant la période d’été où la consommation de
boissons gazeuses est triplée. Le risque d’intoxication est très
probable dans ce genre de situation, il se peut même que des
consommateurs perdent la vie en buvant de telles boissons qui
échappent au contrôle de la CACQE, et même des laboratoires de
contrôle des produits alimentaires. Les répercussions sont graves ;
chaque année, des centaines de personnes sont admises aux urgences
et ce, à cause des boissons gazeuses contrefaites. Les arnaqueurs ne
reculent devant rien et sont prêts à produire toutes sortes de
boissons contrefaites afin de s’enrichir davantage. Même la vie des
consommateurs ne vaut rien pour eux, car le gain tiré de cette
pratique déloyale est très important. Certaines marques de boissons
gazeuses très connues au niveau du marché national et qui carburent
durant l’été sont soigneusement copiées par ces usines clandestines.
Ils utilisent le même nom commercial, à travers des bouteilles
presque identiques comme celles utilisées par les vrais opérateurs
économiques. Il s’agit là de vrais professionnels de la contrefaçon,
des spécialistes de l’arnaque. Certes, beaucoup d’escrocs ont été
arrêtés durant ces cinq dernières années, certains ont écopé de
peines lourdes pour avoir utilisé, voire copié des marques à des
fins financières. Des dizaines d’usines ont également été
démantelées qui servaient comme lieu de fabrication de boissons
contrefaites. A Alger seules huit usines clandestines ont été
découvertes et fermées en quatre ans. D’autre part, selon le
représentant des sociétés des boissons gazeuses en Algérie, seuls
500 opérateurs économiques sur 1000 sont de vrais professionnels, ce
qui signifie que seule la moitié des sociétés produisent des
boissons gazeuses de qualité. Le reste, il s’agit d’opérateurs qui
ne font aucun poids sur le marché, vu la qualité peu convainquante
de leurs produits. Aujourd’hui, il est grand temps pour que la
tutelle (ministère du Commerce) agisse enfin pour remettre de
l’ordre dans un marché à la merci des produits contrefaits.
Par Sofiane Abi
Haut
Filière boissons gazeuses et jus de fruits
Un secteur des
plus dynamiques
La filière
boissons gazeuses et jus de fruits est l’un des secteurs les plus
dynamiques du marché algérien de l’agroalimentaire avec une
production estimée à près de 20 millions d’hectolitres et un chiffre
d’affaires de 45 milliards de DA à fin 2008, a indiqué mercredi à
Alger un expert en stratégie marketing.
Lors d’une
rencontre organisée par le Programme de renforcement des capacités
exportatrices des PME algériennes (Optimexport) et l’Agence
nationale de promotion du commerce extérieur (Algex) au profit des
professionnels de la filière boissons gazeuses et jus de fruits afin
de les informer sur les opportunités de développement de la filière
à l’international, Abdelkrim Boudra a soutenu que «la filière se
porte bien et dispose d’un réel potentiel à l’exportation». Selon
cet expert, les boissons gazeuses représentent 41% de la production
nationale au même titre que les eaux minérales et eaux de sources
qui représentent également 41%, alors que les jus de fruits ne
constituent que 6% de cette production. Le marché algérien des
boissons gazeuses et jus de fruits est en nette évolution au regard
de la consommation moyenne des boissons rafraîchissantes sans alcool
(BRSA), a fait savoir M. Boudra, soulignant que cette consommation
est passée de 35 litres par habitant et par an en 2005 à 49 l/hab/an
en 2007. «La marge de progression des jus de fruits et des boissons
plates est la plus importante, en termes de chiffre d’affaires, avec
une hausse annuelle de 30%, suivie des eaux embouteillées avec 15%
et les boissons gazeuses de 2 à 5%», a-t-il précisé. Il a relevé,
dans ce contexte, que la quasi-totalité des besoins nationaux sont
couverts par la production nationale et que les importations dans ce
segment «sont marginales». Cependant, il a relevé que 24% seulement
des entreprises de la filière couvrent l’ensemble du pays, 12% de
ces producteurs rayonnent sur la région alors que 63% distribuent
leurs produits seulement sur la wilaya. Pour ce qui est de
l’évolution du marché des BRSA, «l’Algérie reste le plus grand
marché, en termes de volume, représentant près de 43% du marché
maghrébin», a-t-il soutenu. Cependant, a-t-il ajouté, «le marché
libyen est le plus dynamique avec une progression annuelle de 18%».
En dépit de la crise financière mondiale, le marché des BRSA n’a pas
connu un décroissement dans la mesure où les boissons font partie
des produits qui n’ont pas subi les effets de la crise sur le plan
de la consommation, a indiqué M. Boudra. Il a fait savoir, à ce
titre, que la consommation mondiale des boissons, toutes catégories
confondues, a atteint 613 milliards de litres en 2008. Les
exportations algériennes des eaux embouteillées et des boissons
gazeuses sont, selon cet expert, en progression, passant de 1,18
million de litres en 2000 à 36 millions de litres en 2008 vers une
cinquantaine de pays situés principalement en Afrique et vers la
France. «Les eaux embouteillées représentent 98% des exportations
algériennes des BRSA», a-t-il encore précisé. S’agissant des
perspectives pour l’exportation, M. Boudra a mis l’accent sur
l’importance d’étudier les facteurs structurants le marché
international de la boisson, notamment les tendances du marché,
avant de se lancer dans l’export. Il a insisté également sur la
nécessité d’avoir une stratégie marketing, de faire preuve de
créativité sur le conditionnement et de bien négocier son réseau de
distribution pour réussir son entrée dans le marché international.
H. K.
Haut
80% de la tarification supportée par les camions
L’autoroute
Est-Ouest plus chère pour les poids lourds
Ce sont les
camions grand tonnage qui portent le plus préjudice à la route.
L’appointement se fera au niveau de bureaux de paiement qui seront
installés le long de l’autoroute.
80% du montant de
la tarification de circulation sur l’autoroute Est-Ouest sera
supportée par les poids lourds. C’est le ministre des Travaux
publics, Amar Ghoul, qui l’a révélé hier, lors d’une réunion avec
les directeurs de wilayas et responsables de son secteur. Il a
justifié cette décision par le fait que ce sont les camions grand
tonnage qui portent le plus préjudice à la route. L’appointement se
fera au niveau de bureaux de paiement qui seront installés le long
de l’autoroute. La tutelle a déjà entamé la réalisation de 55
bureaux de paiements qui devraient être opérationnels dans les
quelques mois à venir. Amar Ghoul a indiqué que le gouvernement a
tranché sur le prix de circulation sur l’autoroute Est-Ouest, sans
néanmoins divulguer le montant arrêté. L’orateur s’est contenté de
dire que les autorités publiques ont pris en considération, à la
fois, le pouvoir d’achat des citoyens ainsi que le côté économique
afin de pouvoir rentabiliser cette infrastructure. Le ministre n’a
pas manqué de rassurer les citoyens en affirmant que les tarifs
seront abordables et à la portée de tous. M. Ghoul ajoutera que 52
échangeurs, 14 espaces de services et 20 centres de contrôle de la
Gendarmerie nationale et de la Protection civile sont en cours de
construction sur ce projet autoroutier qui reliera les frontières
Est et Ouest du pays. Sur un autre plan, le ministre des Travaux
publics qui s’adressait à ses directeurs de wilayas lors d’une
rencontre tenue à l’hôtel Mouflon d’or d’Alger, s’est félicité du
taux d’avancement des projets. Selon lui, 81% des chantiers inscrits
en 2010 ont été déjà achevés. Les trois mois de l’été, a-t-il
souligné, devraient être employés pour le lancement des projets
comptant pour le programme quinquennal 2010/2014. Ainsi, il donnera
des instructions aux directeurs de wilayas afin de mettre les
bouchées doubles et faire avancer les chantiers durant cette saison
de chaleur, notamment dans les wilayas de l’intérieur où la
circulation automobile va baisser significativement. Amar Ghoul,
revenant sur les projets du quinquennat passé, indiquera que 569 000
postes d’emploi ont été créés et 7 millions de citoyens des
bourgades et villages reculés ont été désenclavés. A l’horizon 2014,
le ministre des Travaux publics prévoit d’atteindre 700 000 postes
d’emploi et le désenclavement de 10 millions de citoyens à travers
le territoire national. A travers ces chiffres, le premier
responsable de tutelle voulait faire le point sur les répercussions
positives des grands chantiers engagés dans ce secteur qui bénéficie
d’un budget astronomique. Aussi, quelque 3 500 sociétés publiques
ont été créées durant les cinq dernières années et atteindront la
barre des 5 000 en 2014. Comme il a prévu la création de 500
nouveaux bureaux d’études. Concernant le réseau routier, Amar Ghoul
dira que 7 000 km de routes seront réalisés d’ici à 2014.
Par Aomar F.
Haut
Adjudication
Dix-huit
nouveaux titres miniers attribués pour 134 millions de DA
Les adjudications
de titres miniers, au nombre de 18, effectuées hier concernent
surtout des substances destinées aux matériaux de construction, donc
principalement des carrières de calcaire, de sable, etc.
L’Agence nationale
du patrimoine minier (ANPM) a attribué mercredi 18 titres miniers
pour l’exploitation et l’exploration de substances minérales
industrielles pour un montant de 133,92 millions de dinars.
L’attribution de ces titres a été faite à l’issue d’une séance
publique d’adjudication tenue au siège du ministère de l’Energie et
des Mines au titre de la 34e session d’adjudication de la petite et
moyenne mine et au cours de laquelle 29 plis ont été ouverts, dont
deux (2) rejetés car leurs offres financières étaient inférieures au
seuil d’investissement exigé par l’ANPM. Les 18 sites attribués, sur
les 51 proposés à l’adjudication lors de cette troisième opération
de l’exercice 2010, couvrent 13 wilayas et portent essentiellement
sur des substances destinées à la production de matériaux de
construction comme le calcaire, l’argile, le sable et le marbre.
Parmi les sites octroyés, un (1) a été retenu provisoirement par la
commission d’évaluation des offres en raison du droit de préférence
revendiqué par les propriétaires des sites. Il s’agit de celui de
Ouled Bouchelaghem dans la wilaya de Boumerdès (argile). Selon les
dispositions en vigueur en matière d’octroi de titres miniers, l’ANPM
accorde un droit de préférence au propriétaire du sol où se trouve
le site minier (les richesses minières des sous-sols à travers le
territoire national restent propriété de l’Etat), mais à condition
que le prix proposé soit au moins égal à celui offert par le
soumissionnaire le mieux disant lors de l’adjudication. Le
propriétaire du sol doit également se constituer en personne morale
(société) pour bénéficier de ce site, la législation interdisant
l’attribution des titres miniers à des personnes physiques.
Commentant les résultats de cette opération, le président du conseil
d’administration de l’ANPM, Abdelkader Benyoub, a reconnu que le
montant d’investissement obtenu est inférieur par rapport aux
sessions précédentes. Cela est dû essentiellement au fait que les
opérateurs «demeurent dans l’attente de l’annonce détaillée des
projets d’infrastructures inscrits dans le plan de grands
investissements publics pour la période 2010-2014», a-t-il estimé
dans une déclaration à la presse à l’issue de la séance
d’adjudication. A cet effet, le patron de l’ANPM a affirmé
s’attendre à une amélioration des offres pour la prochaine session
prévue pour la fin de l’année en cours. Toujours en
prévision du prochain programme quinquennal, M. Benyoub a expliqué
que l’ANPM est en phase de préparer les sites miniers en fonction de
leur proximité des grands chantiers prévus pour les cinq prochaines
années, notamment dans les régions des Hauts Plateaux. Au total, 1
166 titres miniers ont été attribués par l’ANPM depuis 2000 pour un
investissement total de 9,9 milliards DA, a rappelé M. Benyoub.
S’agissant de l’assainissement du domaine minier, plus de 200 titres
ont été retirés à leurs bénéficiaires depuis 2009 en raison
particulièrement du non-paiement de la taxe superficiaire et le
constat d’arrêt total de toute activité d’exploration ou
d’exploitation au-delà du délai d’une année accordé après
attribution du titre pour engager l’investissement. Lors de la
précédente session, l’ANPM avait accordé 25 titres miniers pour un
montant de 172 millions DA. En 2009, 115 titres miniers ont
été attribués à l’issue de 4 adjudications générant 2,13 milliards
de DA de recettes, contre 167 attribués en 2008 pour un montant de
3,6 milliards DA, a rappelé M. Benyoub. Les appels d’offres pour la
promotion de la petite et moyenne mine sont lancés trimestriellement
par l’ANPM, alors que ceux des substances minérales métalliques le
sont semestriellement, rappelle-t-on.
Par Salem F.
Haut
Le wali Mazouz aux chefs d’entreprise
«Nous ne
pouvons pas développer sans un outil de réalisation performant»
Le wali de Tizi
Ouzou a réuni hier matin des dizaines d’entrepreneurs et
d’architectes du secteur du bâtiment à l’effet de porter à leur
connaissance le programme quinquennal inscrit à l’indicatif de la
wilaya.
Les directeurs de
la planification et des équipements publics sont revenus, dans le
détail, sur le programme qui concerne ce secteur et portant sur la
construction de 25 places pédagogiques dans le secteur de
l’enseignement supérieur, les 45 000 logements et des dizaines
d’infrastructures pour l’éducation et la formation professionnelle.
Dans son allocution, le wali El Hocine Mazouz a une nouvelle fois
mis l’accent sur l’importance de l’existence d’un outil de
réalisation performant pour prendre en charge ce programme de
développement, tout en appelant les bureaux d’études et les
entreprises à s’adapter à la situation pour livrer tous les projets
retenus pour la wilaya dans les délais. Il les a également invités à
se regrouper sous forme de groupement pour une meilleure prise en
charge des projets
qui leur seront confiés à l’avenir. Comme il a souligné que ces
opérations sont inscrites pour une période pouvant aller jusqu’à une
dizaine d’années, d’où son appel aux entrepreneurs à voir grand en
investissant davantage dans les équipements et les effectifs de
leurs entreprises. Les chefs d’entreprise et de bureaux d’études qui
se sont succédé pour évoquer leurs préoccupations ont tenté de
dresser l’essentiel des contraintes qu’ils rencontrent sur le
terrain de la réalisation, comme ils ont tenu à la prise en charge
des problèmes liés aux cahiers des charges et l’aspect du suivi
technique par les services de la wilaya. Le président de l’Assemblée
populaire de la wilaya, Mahfoudh Belabas, a de son côté affiché sa
disponibilité d’accompagner les bâtisseurs de la région dans leurs
tâches quotidiennes. Dans l’après-midi d’hier, des représentants des
entreprises du secteur de l’hydraulique et des travaux publics ont
été conviés par le wali pour le même motif.
Par Hamid M.
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Université M’hamed-Bougara de Boumerdès
Sortie de
promotion de 4 612 étudiants dont 39 lauréats honorés
L’université M’hamed-Bougara
fête la cérémonie de sortie d’une promotion de 4 612 étudiants
issus de la session de juin. Parmi ces derniers figurent 618 DEUA,
1 520 licences, 21 DES, 1 056 ingénieurs,
1 221 licences
LMD et 176 masters. Cette manifestation a été rehaussée par la
présence du wali de Boumerdès, Brahim Mered, et de nombreuses
personnalités militaires et politiques, des sénateurs et députés
qui ont honoré 25 étudiants lauréats du système classique et 6
lauréats du système LMD. Outre ceux cités, 3 lauréats du concours
national ayant bénéficié d’une bourse de formation graduée à
l’étranger ainsi que 5 autres étudiants africains de différentes
nationalités, nigérienne, malienne, ivoirienne, ougandaise et
rwandaise ont été aussi honorés.
La rectrice, Mme
Chérifi Ouiza, a présenté dans son allocution d’ouverture les 5
facultés et l’Institut : des sciences, des hydrocarbures et de la
chimie, des sciences de l’ingénieur, des sciences économiques,
commerciales et des sciences de gestion, la faculté de droit de
Boudouaou et l’Institut de génie électrique et électronique dont
dispose l’université de Boumerdès, ajoutant que 130 spécialités sont
enseignées en graduation au niveau de ces structures d’accueil et de
savoir. La rectrice de l’université a indiqué que 24 067 étudiants,
dont 153 étrangers venus de 30 pays africains, sont inscrits à
l’université de Boumerdès, 23 197 inscrits en graduation et 870 en
post graduation. Ces étudiants sont encadrés par
1 128 enseignants
permanents en activité, dont 210 de rang magistral. Le taux moyen
d’encadrement est de un enseignant pour 21 étudiants, s’est
félicitée notre interlocutrice. Pour renforcer l’encadrement du
personnel pédagogique, 119 nouveaux enseignants seront recrutés
pour l’année 2010-2011. Par ailleurs, Mme Chérifi Ouiza a révélé
que les résultats des travaux de recherches ont permis à 26
enseignants d’accéder à des grades supérieurs. Parmi ces derniers, 4
sont promus au poste de professeur, 5 au grade de maître de
conférences A et
17 au grade de maître de conférences B. En matière d’échanges entre
les universités et les institutions ou entreprises entre
l’université de Boumerdès et les universités étrangères, la rectrice
dira que 65 conventions ont été déjà signées dont 30 avec des
nationaux et 35 avec des universités étrangères. Elle a ajouté que
l’UMB de Boumerdès bénéficiera de l’expérience européenne dans un
projet Tempus agréé en 2009 qui porte l’appui aux réformes dans la
formation doctorale. Outre ceux cités, elle cite le projet de
partenariat approuvé récemment, entre les chercheurs de l’UMBB et
du chercheur espagnol dans le cadre de la coopération inter
univeristaire. Un projet européen est en cours et entre dans le
programme ERASMUS MUNDUS. Ce dernier a permis la mobilité de 25
étudiants, enseignants ATS vers des universités européennes. La
rectrice a indiqué que l’université de Boumerdès a organisé, dans
le courant de l’année 2010, pas moins de 10 rencontres
scientifiques internationales. Quant aux supports pédagogiques,
«l’université recevra dès la prochaine rentrée un important
équipement pour les TP d’une valeur de 10 millions de dinars»,
a-t-elle précisé. Avant de conclure, Mme Chérifi Ouiza prévoit la
réception de 2 000 places pédagogiques pour l’Institut de génie
électrique, électronique nouvellement créé, ainsi qu’un auditorium
de 600 places confortant les infrastructures du campus de droit de
Boudouaou. Il est à rappeler que l’université M’hamed-Bougara de
Boumerdès dispose de 5 facultés, d’un Institut pour 24 857 places
pédagogiques et 7 résidences universitaires de 2 000 lits chacune.
«Deux autres résidences de 2 000 lits seront réceptionnées dès le
début de l’année universitaire», a souligné notre interlocutrice.
A.Kichni
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DZorama
REGARD
Lois et lois
Ces dernières
semaines, comme les précédentes d'ailleurs, et depuis toujours, les
dé-crets d'innombrables cheikhs font l'actualité en Arabie. Parmi
les plus récentes, celle du cheikh Adel al-Kalbani, qui a décrété
qu'«il n'y a pas de texte clair en Islam prohibant la musique», ce
qui contrevient à la prohibition des concerts dans le royaume
wahhabite. Dans la même fatwa, il prend soin de préciser qu'«il ne
parle évidemment pas des chansons de Nancy Ajram ou Haïfa Wehbé».
Contentons-nous de cette avancée assez notable et n'épiloguons pas
sur la liste de musiques possibles. La précaution prise par le
Cheikh, par l'exclusion des chanteuses libanaises n'a pas empêché
que des flots de critiques acerbes inondent son site Internet. Un
autre cheikh, Abdel Mohsen al-Obeikan, a estimé qu'une femme
pouvait contourner la loi imposant la ségrégation des sexes en
allaitant l'homme qu'elle souhaiterait côtoyer. Il y en avait déjà
eu une de ressemblant. Comme celle-ci, celle-là a provoqué le même
chahut. Il faut dire que ce même cheikh, qui est un conseiller du
roi Abdallah, a suggéré que deux des cinq prières quotidiennes
pouvaient être combinées lors des grandes chaleurs pour faciliter la
vie des croyants. La proximité avec le pouvoir n'y est pas pour
rien. Ces sorties inopinées le prouvent. Quelque chose bouge en
Saoudie. L'intenable carcan est miné de l'intérieur, avec ses
propres armes. Les fatwas contre les fatwas. Seules armes
disponibles sur le terrain religieux. Ça promet pour l'avenir, car
beaucoup de Saoudiens n'attendant que ce genre d'ouvertures n'ont
pas manqué de sauter sur les occasions offertes. En attendant que
les vrais débats de société se créent un espace. Sur un autre
registre et dans un autre pays, allié du précédent, où les questions
d'impôt sont érigées en religion institutionnelle, un sacrilège est
en train de faire des vagues. Aux Etats-Unis, pays d'Eliot Ness et
de ses incorruptibles, où l'un des pires assassins du 20e siècle, Al
Capone, n'a pas été épinglé pour les dizaines de cadavres qu'il a
semés sur sa route, mais pour… son indélicatesse vis-à-vis des
impôts, des organisations sionistes défraient la chronique. On vient
d'apprendre, à ce propos, grâce au New York Times qu'au moins 40
fondations de collecte de fonds pour les implantations juives en
Cisjordanie et à Jérusalem-Est, pouvaient récolter des dons
déductibles des impôts. Ces dons, apprend-on de la même source ont
servi, entre autres, au financement de l'achat de chiens de garde,
de gilets pare-balles, de viseurs pour fusils et de véhicules pour
assurer la sécurité d'avant-postes dans les régions occupées. Ceci
se produit quand celui qui a parlé aux Arabes nous fait croire qu'il
s'oppose à la colonisation de la Palestine. Il faudra bien que les
contribuables étatsuniens, très sourcilleux quand il s'agit de fisc,
demandent des comptes, ou bien réclament, au moins, que les
financements des logements de démunis soient, de la même façon,
exonérés. Plus près de chez nous, Kouchner, celui qui attend que
tous les maquisards de l'ALN meurent pour venir régner en maître à
Alger, vient de se manifester par un texte de loi sur les conditions
d'assistance aux touristes français, en situation de risque. Le
texte introduit la notion de «citoyen responsable» qui devra payer
s'il est secouru dans le désert algérien, mais aussi dans… les
banlieues françaises et en Corse. Le même citoyen qui décide d'aller
se faire tuer dans une traversée du Pacifique en solitaire sera
secouru gratuitement. Pour faire bonne figure, il y a d'autres
activités à risque qui sont mentionnées et qui concernent des pays
du Nord (baignade en eau froide par exemple) mais le texte du
Kouchner ne gagne pas en innocence.
Par Ahmed
Halfaoui
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