Hommage à Mahmoudi

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08/07/10

 

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84 jeunes arrêtés en une semaine par les gardes-côtes

El harga

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Un million de litres de boissons non identifiées circulent

Attention à ce que vous buvez

 

Dans sa feuille de route, le statut de la police

Abdelghani Hamel prend les rênes de la DGSN

 

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Son procès était programmé pour aujourd’hui à la cour d’Alger

Le pirate de l’air retrouvé mort dans sa cellule

L’accusé principal dans cette affaire est décédé il y a quelques jours dans sa cellule. Jusqu’à aujourd’hui, les causes du décès ne sont toujours pas connues.

Le procès du pseudo kamikaze qui a détourné un avion d’Air Algérie, programmé pour aujourd’hui n’aura pas lieu. Et pour cause, l’accusé principal dans cette affaire est décédé il y a quelques jours dans sa cellule. Jusqu’à aujourd’hui, les causes du décès ne sont toujours pas connues. Les faits remontent au 11 mars 2008 lorsqu’un avion d’Air Algérie,  le vol AH6148, a fait objet d’une tentative de détournement en direction de Ténérife en Espagne. L’auteur de cet acte est un quinquagénaire se proclamant d’un commando d’Al Qaïda. Une fois dans l’appareil, il a exhibé une ceinture d’explosifs. Il a menacé les membres de l’équipage de faire exploser l’appareil si le personnel naviguant n’obtempérait pas à ses ordres. Le pseudo kamikaze a fait passer un petit bout de papier au chef des stewards, lui demandant de le remettre au commandant de bord. Dans l’énoncé de ce message, le mis en cause a imité la signature d’Al Qaïda et ordonné aux pilotes de dévier dans l’immédiat la trajectoire de l’avion vers l’Espagne tout en menaçant de faire exploser l’appareil. Le commandant de bord  a alors répondu qu’il ne pouvait pas rejoindre l’autre rive de la Méditerranée puisque l’avion manque de carburant et qu’il lui fallait attérir à l’aéroport de Tindouf pour faire le plein. Arrivé à Tindouf,  les forces de sécurité ont entrepris une intervention musclée au terme de laquelle le pseudo kamikaze a été arrêté. Il s’est avéré qu’il ne s’agissait  pas de vrais explosifs mais de concentré de dattes qu’il avait disposé sous forme d’explosifs accrochés à une ceinture médicale. Après interrogatoire, l’accusé a reconnu qu’il avait agi seul, qu’il ne faisait partie d’aucun groupe terroriste et qu’il a monté tout ce scénario pour se rendre en Espagne. Il y a lieu de rappeler que cette affaire a été reportée une fois en raison du retard occasionné par les services concernés du transport des détenus. L’affaire a été reportée pour être traitée aujourd’hui.

S.H.

 

Affaire de l’OPGI de Béjaïa

Des peines de prison ferme prononcées

L’ex-directeur de l’Office, Benraïs Riad, Guidoum Samir, un cadre de l’Office et Menasria Abdenour patron d’une société de sécurité, ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Béjaïa (première instance) à trois ans de prison ferme assortie d’une amende de

500 000 DA. D’autres cadres de l’Office, à savoir Benouaret Khoudir et Ouada Abdelkrim ont été condamnés à  une peine de deux ans de prison ferme et une amende de 200 000 DA. Par ailleurs,  l’ex-chef de cabinet, Touchent Kamel, actuellement chef de daïra à Kadiria, et Menasria Abdelkrim, le frère du patron d’une société de sécurité fictive, ont écopé de un an de prison ferme et 100 000 DA d’amende.  A noter aussi que d’autres personnes proches des principaux accusés sont impliquées dans ce scandale. Au total, 14 personnes ont été condamnées dans cette affaire qui défraie encore la chronique à Béjaïa. En effet, le fils de l’ex-directeur de l’Opgi, les épouses et parents des accusés  (au total 7 personnes) ont écopé d’une année d’emprisonnement avec sursis. Les accusés sont poursuivis pour détournement d’argent et biens publics, bradage des deniers publics, passation illégale de marchés, faux et usage de faux, attribution de biens immobiliers de manière illégale, etc. L’affaire a été dévoilée suite à une enquête de la brigade économique de recherche de la Gendarmerie nationale sur ordre du parquet de Béjaïa qui a conclu aux chefs d’inculpation dont l’attribution illégale de locaux commerciaux et logements sociaux participatifs en faveur de la famille et proches de l’ex-chef de cabinet de l’ex-wali. 

Yacine T.

 

Draâ El Kaïd

Un enfant de 15 ans  percuté par deux voitures  

Un enfant de 15 ans a été percuté doublement hier matin à Ighil Nace dans la commune Draâ El Kaïd, à l’est de la wilaya de Béjaïa. Sorti de la maison pour acheter du pain, il a été percuté par une Renault express avant d’être heurté  une seconde fois par une ambulance. L’enfant est mort sur le coup. Tout le village est sous le choc.

Y.T.

 

La question du jour

«L’été plus vaste que l’empire…» (S-J Perse)

Avec l’été qui reprend possession de ses quartiers sur la bande côtière, l’été dont les forges au sud, où il se replie tout entier le reste de l’année, vont tourner à plein régime pour notre tourment, du moins sait-on qu’il va faire tellement chaud que le front social va se refroidir, ne serait-ce qu’en comparaison ; que les enseignants ne seront pas en grève, et pour cause, ils sont déjà à l’arrêt ; qu’El-Hadjar connaîtra une accalmie, en dépit des rivalités syndicales, pourtant promptes à s’embraser, et de ses fours pas tous d’une grande fiabilité.

 On sait aussi que la canicule sera de la partie, probablement plus d’une fois, d’ici la rentrée, que le feu ravagera des forêts, et que le sirocco nous apportera  par intermittences les embruns de feu émanant des forges sahariennes où se fabrique l’été, pendant neuf mois – d’où ensuite il se dégage, se répandant en longues volutes vibrantes sur l’étendue de son empire, et au-delà.

 Il ne fera cependant pas assez torride pour les terroristes, dont la malfaisance tend à s’exacerber plutôt  à voir le pays écrasé de soleil et les moustiques comme pris de furie.

 Ni ne manqueront à l’appel les pyromanes, dont le mois de campagne n’est toutefois pas juillet, mais août, le mois des plus grosses chaleurs, comme s’ils subissaient alors une influence astrale : puisque la chaleur manque se transformer en belles flammes avides, conquérantes à ravir, explosant en mille couleurs exquises, comment résister à la tentation, au plaisir incomparable de voir la féerie  naître et se développer, et se répandre,  paraître retomber pour reprendre de plus belle, comme une voile que le vent lâche puis ressaisit à nouveau.

 La trêve – la débandade ? – de l’été, ce n’est donc pas tout le monde qui l’observera.  En plus des terroristes et des pyromanes, il faut aussi compter avec les journaux, ces âmes en peine, dont la hargne ne  désarme pas sous prétexte que le vent du mécontentement qui souffle le reste de l’année  est tenu de  s’effacer pour un temps devant les vagues montantes du sirocco – messager à l’haleine desséchante, aux doigts d’embaumeur, Hermès du dieu Désert, qui médite tout autant de nous annexer à son empire.

 Il faut aussi avoir à l’esprit que l’émeute elle non plus n’est pas du genre à déserter le terrain. D’autant que les grandes chaleurs, dans les fournaises de l’intérieur du pays notamment, auraient plutôt tendance à porter à l’incandescence des esprits qu’il ne faut déjà pas beaucoup en temps normal pour achever d’exaspérer.

 Il reste que ce n’est pas de son côté qu’il faut craindre le plus de perturbations cet été, mais d’un tout autre bord. Le gouvernement sait contre qui il faut se garantir. Son plus grand anniversaire, celui qu’il doit coûte que coûte tenir en respect, il se trouve que c’est le même auquel il a eu affaire l’année dernière, et l’année d’avant, et ainsi de suite aussi loin qu’il est possible de remonter dans le passé. Mais comme il a à l’affronter cette fois-ci  au plus fort de l’été, la confrontation  à venir s’annonce encore plus difficile, encore qu’il ait perdu toutes les  batailles du passé.

 Ce moment de vérité, qui décidera non seulement de l’issue de l’été, mais de la rentrée qui s’ensuivra, comme de l’exercice prochain dans sa longueur, débutera un peu avant le milieu de l’été, pour durer un mois, au cours duquel il faut, qui plus est, ne pas baisser sa vigilance et sa détermination d’un cran, c’est le mois de ramadhan et sa flambée des prix traditionnelle à réprimer dans l’œuf.

 Le gouvernement se prépare depuis des mois à cette partie,  en soi difficile, indépendamment de la saison où elle intervient,  alors que dire lorsqu’elle doit se dérouler en plein été ? Pour être tout à fait exact, depuis la débâcle subie l’année dernière.

 Mais l’été, dit encore le poète, n’est pas seulement plus vaste que l’empire, il «suspend aux tables de l’espace plusieurs étages de climats». 

Du coup nous voilà plus rassurés.

Par Mohamed Habili

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L'Edito Du Jour

Par

 Nadjib Stambouli

Abdiquer

se refuse

Le phénomène des harraga, communément et peut-être à tort qualifié de «fléau»,  est un drame national à la fois social et humain qui interpelle la conscience de tout Algérien normalement constitué et pas seulement les pouvoirs publics. Ni l’arsenal juridique, revu à la hausse répressive, ni l’embellie trompeuse des victoires des Verts, ni un accès subit de lucidité des postulants ni autre facteur, sérieux ou fantaisiste, ne sont arrivés à bout de cette incroyable et apparemment irrépressible pulsion au départ qui atteint des désespérés, au sens propre et tragique du terme. Sans absolument aucune perspective, ils sont réduits à se leurrer sur l’horizon illusoire qui les attend outre mer et affronter, sous le sceau d’une plongée suicidaire qui ne dit pas son nom, les risques de la mer, à commencer par ceux de la mort par noyade. Au mieux, ils atteindraient le rivage nord, pour finir dans des camps de rétention, au pire ils seront renvoyés dans des cercueils hermétiques même au deuil familial. C’est un phénomène que rien ne peut expliquer, et cette défaite devant l’analyse n’est à son tour explicable que par l’absence d’écoute des postulants à l’émigration clandestine dans sa version la plus tragique. Le retour de la harga à la surface (sans jeu de mots déplacé) de l’actualité témoigne de l’échec de tout ce qui  a été entrepris jusqu’ici, ainsi que de la soumission trop rapide aux fausses bonnes nouvelles du repli de ce «mouvement». Ce dernier s’esquisse sous forme de l’attrait illusoire de l’ailleurs mais aussi, il faut le dire, de la répulsion exercée par le port d’attache d’origine, milieu et famille compris. Par les «me-sures» à ce jour appliquées, on n’a fait que contenir la harga dans des proportions «raisonnables». En d’autres termes, on a réagi par l’applique d’un cautère sur une jambe de bois. Autrement dit, on n’a fait que maquiller un cadavre. Devant un fléau, vrai celui-là, autrement plus grave, la nation, pouvoir et société, on démontre                qu’abdiquer est un concept inconnu dans le lexique algérien. Il n’y a aucune raison pour que cela ne soit pas valable face à la harga.

N.S.

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