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Son procès était programmé pour aujourd’hui à la
cour d’Alger
Le
pirate de l’air retrouvé mort dans sa cellule
L’accusé principal dans cette affaire est décédé il y a
quelques jours dans sa cellule. Jusqu’à aujourd’hui, les
causes du décès ne sont toujours pas connues.
Le
procès du pseudo kamikaze qui a détourné un avion d’Air
Algérie, programmé pour aujourd’hui n’aura pas lieu. Et
pour cause, l’accusé principal dans cette affaire est
décédé il y a quelques jours dans sa cellule. Jusqu’à
aujourd’hui, les causes du décès ne sont toujours pas
connues. Les faits remontent au 11 mars 2008 lorsqu’un
avion d’Air Algérie, le vol AH6148, a fait objet d’une
tentative de détournement en direction de Ténérife en
Espagne. L’auteur de cet acte est un quinquagénaire se
proclamant d’un commando d’Al Qaïda. Une fois dans
l’appareil, il a exhibé une ceinture d’explosifs. Il a
menacé les membres de l’équipage de faire exploser
l’appareil si le personnel naviguant n’obtempérait pas à
ses ordres. Le pseudo kamikaze a fait passer un petit
bout de papier au chef des stewards, lui demandant de le
remettre au commandant de bord. Dans l’énoncé de ce
message, le mis en cause a imité la signature d’Al Qaïda
et ordonné aux pilotes de dévier dans l’immédiat la
trajectoire de l’avion vers l’Espagne tout en menaçant
de faire exploser l’appareil. Le commandant de bord a
alors répondu qu’il ne pouvait pas rejoindre l’autre
rive de la Méditerranée puisque l’avion manque de
carburant et qu’il lui fallait attérir à l’aéroport de
Tindouf pour faire le plein. Arrivé à Tindouf, les
forces de sécurité ont entrepris une intervention
musclée au terme de laquelle le pseudo kamikaze a été
arrêté. Il s’est avéré qu’il ne s’agissait pas de vrais
explosifs mais de concentré de dattes qu’il avait
disposé sous forme d’explosifs accrochés à une ceinture
médicale. Après interrogatoire, l’accusé a reconnu qu’il
avait agi seul, qu’il ne faisait partie d’aucun groupe
terroriste et qu’il a monté tout ce scénario pour se
rendre en Espagne. Il y a lieu de rappeler que cette
affaire a été reportée une fois en raison du retard
occasionné par les services concernés du transport des
détenus. L’affaire a été reportée pour être traitée
aujourd’hui.
S.H.
Affaire de l’OPGI de Béjaïa
Des
peines de prison ferme prononcées
L’ex-directeur de l’Office, Benraïs Riad, Guidoum Samir,
un cadre de l’Office et Menasria Abdenour patron d’une
société de sécurité, ont été condamnés par le tribunal
correctionnel de Béjaïa (première instance) à trois ans
de prison ferme assortie d’une amende de
500
000 DA. D’autres cadres de l’Office, à savoir Benouaret
Khoudir et Ouada Abdelkrim ont été condamnés à une
peine de deux ans de prison ferme et une amende de 200
000 DA. Par ailleurs, l’ex-chef de cabinet, Touchent
Kamel, actuellement chef de daïra à Kadiria, et Menasria
Abdelkrim, le frère du patron d’une société de sécurité
fictive, ont écopé de un an de prison ferme et 100 000
DA d’amende. A noter aussi que d’autres personnes
proches des principaux accusés sont impliquées dans ce
scandale. Au total, 14 personnes ont été condamnées dans
cette affaire qui défraie encore la chronique à Béjaïa.
En effet, le fils de l’ex-directeur de l’Opgi, les
épouses et parents des accusés (au total 7 personnes)
ont écopé d’une année d’emprisonnement avec sursis. Les
accusés sont poursuivis pour détournement d’argent et
biens publics, bradage des deniers publics, passation
illégale de marchés, faux et usage de faux, attribution
de biens immobiliers de manière illégale, etc. L’affaire
a été dévoilée suite à une enquête de la brigade
économique de recherche de la Gendarmerie nationale sur
ordre du parquet de Béjaïa qui a conclu aux chefs
d’inculpation dont l’attribution illégale de locaux
commerciaux et logements sociaux participatifs en faveur
de la famille et proches de l’ex-chef de cabinet de
l’ex-wali.
Yacine T.
Draâ El Kaïd
Un
enfant de 15 ans percuté par deux voitures
Un
enfant de 15 ans a été percuté doublement hier matin à
Ighil Nace dans la commune Draâ El Kaïd, à l’est de la
wilaya de Béjaïa. Sorti de la maison pour acheter du
pain, il a été percuté par une Renault express avant
d’être heurté une seconde fois par une ambulance.
L’enfant est mort sur le coup. Tout le village est sous
le choc.
Y.T.
La question du jour
«L’été plus vaste que l’empire…» (S-J Perse)
Avec
l’été qui reprend possession de ses quartiers sur la
bande côtière, l’été dont les forges au sud, où il se
replie tout entier le reste de l’année, vont tourner à
plein régime pour notre tourment, du moins sait-on qu’il
va faire tellement chaud que le front social va se
refroidir, ne serait-ce qu’en comparaison ; que les
enseignants ne seront pas en grève, et pour cause, ils
sont déjà à l’arrêt ; qu’El-Hadjar connaîtra une
accalmie, en dépit des rivalités syndicales, pourtant
promptes à s’embraser, et de ses fours pas tous d’une
grande fiabilité.
On
sait aussi que la canicule sera de la partie,
probablement plus d’une fois, d’ici la rentrée, que le
feu ravagera des forêts, et que le sirocco nous
apportera par intermittences les embruns de feu émanant
des forges sahariennes où se fabrique l’été, pendant
neuf mois – d’où ensuite il se dégage, se répandant en
longues volutes vibrantes sur l’étendue de son empire,
et au-delà.
Il ne
fera cependant pas assez torride pour les terroristes,
dont la malfaisance tend à s’exacerber plutôt à voir le
pays écrasé de soleil et les moustiques comme pris de
furie.
Ni ne
manqueront à l’appel les pyromanes, dont le mois de
campagne n’est toutefois pas juillet, mais août, le mois
des plus grosses chaleurs, comme s’ils subissaient alors
une influence astrale : puisque la chaleur manque se
transformer en belles flammes avides, conquérantes à
ravir, explosant en mille couleurs exquises, comment
résister à la tentation, au plaisir incomparable de voir
la féerie naître et se développer, et se répandre,
paraître retomber pour reprendre de plus belle, comme
une voile que le vent lâche puis ressaisit à nouveau.
La
trêve – la débandade ? – de l’été, ce n’est donc pas
tout le monde qui l’observera. En plus des terroristes
et des pyromanes, il faut aussi compter avec les
journaux, ces âmes en peine, dont la hargne ne désarme
pas sous prétexte que le vent du mécontentement qui
souffle le reste de l’année est tenu de s’effacer pour
un temps devant les vagues montantes du sirocco –
messager à l’haleine desséchante, aux doigts
d’embaumeur, Hermès du dieu Désert, qui médite tout
autant de nous annexer à son empire.
Il
faut aussi avoir à l’esprit que l’émeute elle non plus
n’est pas du genre à déserter le terrain. D’autant que
les grandes chaleurs, dans les fournaises de l’intérieur
du pays notamment, auraient plutôt tendance à porter à
l’incandescence des esprits qu’il ne faut déjà pas
beaucoup en temps normal pour achever d’exaspérer.
Il
reste que ce n’est pas de son côté qu’il faut craindre
le plus de perturbations cet été, mais d’un tout autre
bord. Le gouvernement sait contre qui il faut se
garantir. Son plus grand anniversaire, celui qu’il doit
coûte que coûte tenir en respect, il se trouve que c’est
le même auquel il a eu affaire l’année dernière, et
l’année d’avant, et ainsi de suite aussi loin qu’il est
possible de remonter dans le passé. Mais comme il a à
l’affronter cette fois-ci au plus fort de l’été, la
confrontation à venir s’annonce encore plus difficile,
encore qu’il ait perdu toutes les batailles du passé.
Ce
moment de vérité, qui décidera non seulement de l’issue
de l’été, mais de la rentrée qui s’ensuivra, comme de
l’exercice prochain dans sa longueur, débutera un peu
avant le milieu de l’été, pour durer un mois, au cours
duquel il faut, qui plus est, ne pas baisser sa
vigilance et sa détermination d’un cran, c’est le mois
de ramadhan et sa flambée des prix traditionnelle à
réprimer dans l’œuf.
Le
gouvernement se prépare depuis des mois à cette partie,
en soi difficile, indépendamment de la saison où elle
intervient, alors que dire lorsqu’elle doit se dérouler
en plein été ? Pour être tout à fait exact, depuis la
débâcle subie l’année dernière.
Mais
l’été, dit encore le poète, n’est pas seulement plus
vaste que l’empire, il «suspend aux tables de l’espace
plusieurs étages de climats».
Du
coup nous voilà plus rassurés.
Par
Mohamed Habili
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