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1er Festival national de la chanson chaâbie
37 candidats en
finale
Les planches du
Théâtre national d’Alger (TNA) accueillent, du 6 au 14 octobre, le
1er Festival national de la chanson chaâbie. Pour cette première
édition, les organisateurs n’ont pas échafaudé dans le programme
d’animation de colloque ou une rencontre autour d’une personnalité
artistique et historique.
Placé sous le
thème «Savoir et connaissance», le festival sera une opportunité
pour les candidats de mesurer leur talent après avoir réussi à
passer les différentes étapes des éliminatoires. S’exprimant lors
d’un point de presse, organisé mercredi dernier au TNA, le
commissaire général du Festival national, Abdelkader Bendaâmèche a
souligné que des 520 jeunes amateurs qui ont foulé la scène depuis
le mois de février dernier dans les différentes phases
éliminatoires, le jury n’a retenu que 37 candidats pour la finale,
ajoutant que «cette manifestation artistique contribuera à la
promotion de la musique chaâbie qui a connu, rappelle-t-il, une
marginalisation, surtout durant la décennie noire». Avec
l’institutionnalisation du festival culturel national de la chanson
chaâbie par arrêté du 13-07-2005, ce genre musical reprendra sa
place parmi la mosaïque musicale que recèle le terroir algérien,
note le conférencier. Le séminaire prévu initialement a été
finalement annulé, en raison, dira le commissaire général du
festival, de la date du festival qui coïncide avec le mois de
ramadan. Ainsi, l’espace de neuf jours, le public est invité chaque
soir au Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi pour voir défiler,
dans une première partie, quatre jeunes interprètes candidats qui
seront accompagnés par un orchestre composé de 17 musiciens, dirigés
par Zerrouk Mokdad. Chaque concurrent a, au plus, 20 minutes
d’exécution face à un jury présidé par le chantre de la musique
chaâbie Boudjemâa El Ankis et composé des musiciens Abdelkrim Amimor
et Tahar Ben Ahmed, du musicologue Nacereddine Baghdadi, du
professeur de musique andalouse Boukli Hacene Salah et des
chercheurs en musique andalouse et populaire, en l’occurrence
Mohamed Tozout et Dahmane Aïssaoui. Quant à la deuxième partie de la
soirée, elle sera consacrée à deux artistes professionnels tels que
Abdelkader Chercham, Abdelkader Chaou, Hadj Mohamed El Ghafour,
Maâzouz Bouadjadj, Aziouez Raïs, Mehdi Tamache etc., qui se
produiront avec un programme varié et diversifié. Le conférencier
tenait à indiquer que les prix attribués aux cinq meilleurs
chanteurs seront décernés sur «la base de critères scientifiques qui
ne laissent aucune place à l’improvisation ou la subjectivité»,
expliquant que «le jury prendra en ligne de compte les spécificités
du patrimoine chaâbi chez l’interprète avec la dextérité
instrumentale, les capacités vocales et la mémorisation du texte».
Les distinctions se résument dans une récompense de l’ordre de 250
000 DA pour le premier, 200 000 DA (2e), 150 000 (3e), 100 000 DA
(4e) et 50 000 DA (5e). Les lauréats entameront par la suite une
tournée artistique nationale durant le mois de février de l’année
prochaine, et ce, dans le cadre de la manifestation «Alger:
capitale de la culture arabe 2007». Enfin, il est prévu aussi des
soirées animées par la chanteuse andalouse Leïla Benmerah d’Oran
ainsi que d’autres interprètes de aâroubi, hawzi, melhoun et med’h.
Une manière, selon M. Bendaâmeche, de démontrer que le chaâbi prend
ses sources de tous les courants musicaux qui ont traversé notre
pays.
H. K.
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La musique algérienne de Béla Bartok mise sur CD
Le premier CD-ROM
regroupant l’œuvre artistique algérienne du compositeur hongrois
Béla Bartok a été présenté lors d’une cérémonie organisée mardi par
l’Institut de musicologie de l’Académie hongroise des sciences, en
collaboration avec l’ambassade d’Algérie. Cette rencontre, à
laquelle ont pris part plusieurs personnalités officielles ainsi que
des universitaires, «a permis l’évocation de la riche collection
musicale algérienne, notamment celle réalisée par Béla Bartok et
intitulée «BélaBartok et la musique arabe», indique mercredi un
communiqué de l’ambassade d’Algérie à Budapest. Dans une allocution,
Salah Lebdioui, ambassadeur d’Algérie en Hongrie, a rendu hommage au
compositeur hongrois, signalant qu’une stèle commémorative a été
érigée à sa mémoire à Biskra, ville qui «l’avait accueillie et
adoptée il y a un siècle». M. Lebdioui a, par ailleurs, indiqué que
Béla Bartok a choisi le folklore «comme une révélation et une
expression des habitants de cette région qu’il agrégea à la musique
en liant intimement ainsi son nom à l’Algérie, sa seconde patrie où
il réalisa une riche collection ethnomusicale», ajoute le
communiqué. Considéré comme l’un des grands compositeurs du XXe
siècle, Béla Bartok apporta à la musique classique «une originalité
tirée d’un style musical à la fois hongrois et universel».
Parallèlement à son activité de compositeur, il commence à enquêter
de manière systématique sur le folklore hongrois avec son ami Zoltan
Kodaly (1905-1906), posant ainsi les fondements de
l’ethnomusicologie. Il y découvre, outre l’échelle pentatonique, des
combinaisons polyrythmiques non symétriques qu’il utilise dans ses
premières œuvres pour piano comme dans les Six danses bulgares, de
Mikrokosmos. Il séjourna en 1913 à Skikda puis se rendit à Biskra où
«il fut séduit par les chants populaires et le folklore». Il composa
des concertos pour piano, sonates pour violon et piano, quatuors à
cordes, etc., tout en poursuivant son travail de recensement des
musiques folkloriques jusqu’à ce que la montée du nazisme le pousse
à s’expatrier aux Etats-Unis, où il meurt le 26 septembre 1945, à
l’âge de 64 ans.
H.K.
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