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1er Festival national de la chanson chaâbie

37 candidats en finale

La musique algérienne de Béla Bartok mise sur CD

 08/10/06

 

 1er Festival national de la chanson chaâbie

37 candidats en finale

Les planches du Théâtre national d’Alger (TNA) accueillent, du 6 au 14 octobre, le 1er Festival national de la chanson chaâbie. Pour cette première édition, les organisateurs n’ont pas échafaudé dans le programme d’animation de colloque ou une rencontre autour d’une personnalité artistique et historique.

Placé sous le thème «Savoir et connaissance», le festival sera une opportunité pour les candidats de mesurer leur talent après avoir réussi à passer les différentes étapes des éliminatoires.  S’exprimant lors d’un point de presse, organisé mercredi dernier au TNA, le commissaire général du Festival national, Abdelkader Bendaâmèche a souligné que des 520 jeunes amateurs qui ont foulé la scène depuis le mois de février dernier dans les différentes phases éliminatoires, le jury n’a retenu que 37 candidats pour la finale, ajoutant que «cette manifestation artistique contribuera à la promotion de la musique chaâbie qui a connu, rappelle-t-il, une marginalisation, surtout durant la décennie noire». Avec l’institutionnalisation du festival culturel national de la chanson chaâbie par arrêté du 13-07-2005, ce genre musical reprendra sa place parmi la mosaïque musicale que recèle le terroir algérien, note le conférencier. Le séminaire prévu initialement a été finalement annulé, en raison, dira le commissaire général du festival, de la date du festival qui coïncide avec le mois de ramadan. Ainsi, l’espace de neuf jours, le public est invité chaque soir au Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi  pour voir défiler, dans une première partie, quatre jeunes interprètes candidats qui seront accompagnés par un orchestre composé de 17 musiciens, dirigés par Zerrouk Mokdad. Chaque concurrent a, au plus, 20 minutes d’exécution face à un jury présidé par le chantre de la musique chaâbie Boudjemâa El Ankis et composé des musiciens Abdelkrim Amimor et Tahar Ben Ahmed, du musicologue Nacereddine Baghdadi, du professeur de musique andalouse Boukli Hacene Salah et des chercheurs en musique andalouse et populaire, en l’occurrence Mohamed Tozout et Dahmane Aïssaoui. Quant à la deuxième partie de la soirée, elle sera consacrée à deux artistes professionnels tels que Abdelkader Chercham, Abdelkader Chaou, Hadj Mohamed El Ghafour, Maâzouz Bouadjadj, Aziouez Raïs, Mehdi Tamache etc., qui se produiront avec un programme varié et diversifié. Le conférencier tenait à indiquer que les prix attribués aux cinq meilleurs chanteurs seront décernés sur «la base de critères scientifiques qui ne laissent aucune place à l’improvisation ou la subjectivité», expliquant que «le jury prendra en ligne de compte les spécificités du patrimoine chaâbi  chez l’interprète avec la dextérité instrumentale, les capacités vocales et la mémorisation du texte». Les distinctions se résument dans une récompense de l’ordre de 250 000 DA pour le premier, 200 000 DA (2e), 150 000 (3e), 100 000 DA (4e) et 50 000 DA (5e). Les lauréats entameront par la suite une tournée artistique nationale durant le mois de février de l’année prochaine, et ce, dans le cadre de la manifestation  «Alger: capitale de la culture arabe 2007». Enfin, il est prévu aussi des soirées animées par la chanteuse andalouse Leïla Benmerah d’Oran ainsi que d’autres interprètes de aâroubi, hawzi, melhoun et med’h. Une manière, selon M. Bendaâmeche, de démontrer que le chaâbi prend ses sources de tous les courants musicaux qui ont traversé notre pays.                 

 H. K.

 

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La musique algérienne de Béla Bartok mise sur CD

Le premier CD-ROM regroupant l’œuvre artistique algérienne du compositeur hongrois Béla Bartok a été présenté lors d’une cérémonie organisée mardi par l’Institut de musicologie de l’Académie hongroise des sciences, en collaboration avec l’ambassade d’Algérie. Cette rencontre, à laquelle ont pris part plusieurs personnalités officielles ainsi que des universitaires, «a  permis l’évocation de la riche collection musicale algérienne, notamment celle réalisée par Béla Bartok et intitulée «BélaBartok et la musique arabe», indique mercredi un communiqué de l’ambassade d’Algérie à Budapest. Dans une allocution, Salah Lebdioui, ambassadeur d’Algérie en Hongrie, a rendu hommage au compositeur hongrois, signalant qu’une stèle commémorative a été érigée à sa mémoire à Biskra, ville qui «l’avait accueillie et adoptée il y a un siècle». M. Lebdioui a, par ailleurs, indiqué que Béla Bartok a choisi le folklore «comme une révélation et une expression des habitants de cette région qu’il agrégea à la musique en liant intimement ainsi son nom à l’Algérie, sa seconde patrie où il réalisa une riche collection ethnomusicale», ajoute le communiqué. Considéré comme l’un des grands compositeurs du XXe siècle, Béla Bartok apporta à la musique classique «une originalité tirée d’un style musical à la fois hongrois et universel». Parallèlement à son activité de compositeur, il commence à enquêter de manière systématique sur le folklore hongrois avec son ami Zoltan Kodaly (1905-1906), posant ainsi les fondements de l’ethnomusicologie. Il y découvre, outre l’échelle pentatonique, des combinaisons polyrythmiques non symétriques qu’il utilise dans ses premières œuvres pour piano comme dans les Six danses bulgares, de Mikrokosmos. Il séjourna en 1913 à Skikda puis se rendit à Biskra où «il fut séduit par les chants populaires et le folklore». Il composa des concertos pour piano, sonates pour violon et piano, quatuors à cordes, etc.,  tout en poursuivant son travail de recensement des musiques folkloriques jusqu’à ce que la montée du nazisme le pousse à s’expatrier aux Etats-Unis, où il meurt le 26 septembre 1945, à l’âge de 64 ans.        

H.K.

 

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