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Artifice
Pour les
Américains, l’ingérence dans les affaires politiques des autres pays
est devenue une quasi politique d’Etat. Rares sont les conflits à
travers la planète dans lesquels la grande Amérique ne vienne
fourrer son nez pour distiller, avec un air entendu et supérieur,
son savoir en matière de démocratie et de droits de l’homme. En
Afrique, en Asie, en Amérique Latine, au Proche-Orient et même en
Europe, les Américains trouvent le moyen de venir asséner des
conseils qu’ils pensent essentiels pour que les pays pauvres,
auxquels ils veulent venir en aide, atteignent enfin leur niveau
d’évolution. Condoleezza Rice, secrétaire d’Etat américaine, vient
de terminer une énième tournée au Proche-Orient – contrée ô combien
nécessiteuse de la sagesse américaine –, durant laquelle elle n’a
cessé de sermonner tous ceux qu’elle a pu approcher, de près ou de
loin. Mais l’on peut tenter de comprendre ce besoin de partage que
ressentent les Etats-Unis, première démocratie du monde moderne et
porte-drapeau de la vision d’un monde d’ouverture et de liberté.
Toutefois, l’on pourrait se demander si les Etats-Unis eux-mêmes
ressemblent un tant soit peu à l’image idyllique que tente
d’exporter les VRP américains de la démocratie et de la liberté.
Chaque jour, aux Etats-Unis, les libertés sont bafouées au nom d’une
sécurité que les Américains semblent avoir tout le mal du monde à
assurer. La liberté d’expression prouve chaque jour ses limites et
l’administration Bush gère bien souvent plus le pays comme une
dictature que comme un pays démocratique.
Fouzia Mahmoudi
Entretien de l’historien Sadek Sellam
L’échec de
Goliath israélien face au David sud libanais
Parmi les
animateurs, il y avait un certain Amir Petretz, l’actuel ministre de
la Défense-qui devrait être appelé ministre de la Guerre. Les échecs
du processus d’Oslo sont dus en grande partie à la disparition
progressive de ce mouvement dont les dirigeants israéliens tenaient
compte, car Israël reste une vraie démocratie uniquement quand il
s’agit des relations judéo- israéliennes. Mais dans ses rapports
avec les Arabes, cette démocratie centripète peut aller jusqu’à ce
que Israël Shahak, l’ancien président de la Ligue israélienne des
droits de l’homme, a appelé le «judéo nazisme».
Sadek Sellam,
historien et fin observateur de cette agression du Liban, répond aux
questions de notre quotidien.
De Paris :
Samir M.
Le Jour
d’Algérie : En quoi le processus de paix est-il définitivement
compromis ?
S. Sellam
: La paix n’est pas seulement le résultat d’accords bilatéraux ou
internationaux. L’application effective de ces accords dépend de
l’état d’esprit des dirigeants et de la population. Le gouvernement
Y. Olmert est revenu aux méthodes du sionisme conquérant et
destructeur qui a rasé plusieurs villages de Galilée en 1948. Celle
de Deir Yassine est la plus connue de ces localités martyrisées
parce que ses habitants ont été exterminés par des armes soviétiques
et les Trotskystes, y compris israéliennes, se sont fait un malin
plaisir de médiatiser ce forfait plus pour régler leurs comptes avec
«la bureaucratie stalinienne» que par compassion pour les victimes.
Les massacres de civils, dont un grand nombre d’enfants à Cana et à
Qa’a, qui ont fait suite aux premiers échecs de l’opération «coup de
poing» contre les bastions supposés de la Résistance islamique, ont
montré qu’Israël renoue avec le sionisme agressif parce que
craintif. La dangereuse doctrine de la guerre préventive est
toujours en vigueur. Elle consiste à déclencher des opérations
meurtrières en fonction d’une appréciation très subjective du
danger. Or, quand on prend ses craintes pour des réalités, cela peut
conduire à une situation de paranoïa où l’on s’attaque à des dangers
qui n’existent pas.
L’échec du Goliath
israélien face au David sud libanais favorise les enquêtes sur les «mahdallim»
(erreurs d’appréciation en hébreu) qui risquent de précipiter le
retour de Benyamin Netanyahu, qui est resté attaché à cette doctrine
des guerres préventives.
Quelle est la
part de responsabilité des Américains ?
Il est certain que
la cosmogonie simpliste des néo-conservateurs américains apporte de
l’eau au moulin des militaristes israéliens. Les anciens militants
de Shalom Arshav sont devenus des faucons en prenant prétexte de la
montée en puissance des formations «islamistes» comme le Hamas, le
Djihad islamique et le Hezbollah. En accusant ces mouvements de
terrorisme, l’administration Bush conforte ces ex-pacifistes dans
leur radicalisation. L’ex-mouvement pacifiste israélien pensait
pouvoir faire la paix avec les mouvements nationalistes plus ou
moins laïcisants convertis au réalisme en reconnaissant Israël. Or,
ces nouveaux «réalistes» arabes ont été ridiculisés aux yeux de leur
opinion qui leur reproche d’avoir abattu leur principale carte en
reconnaissant Israël sans que celui-ci reconnaisse en échange un
Etat palestinien. Les opinions arabes se sont tournées vers ceux qui
leur paraissent capables d’obtenir des concessions plus
substantielles d’Israël qu’ils refusent de reconnaître tant qu’il
n’a pas donné des gages montrant un réel désir de paix supposant une
rupture totale avec le sionisme expansionniste et destructeur. Les
Américains cherchent à justifier leur politique messianique en
invoquant le prétexte de la lutte antiterroriste et soutiennent
inconditionnellement les faucons israéliens qui assimilent
allègrement tout acte de résistance à du terrorisme. Pour avoir
repris à son compte ce point de vue contestable, Lionel Jospin a
reçu une averse de cailloux sur la tête à Ramallah. L’ancien premier
ministre socialiste a moins d’excuses car, il a lu la conférence de
presse dans laquelle le général De Gaulle a introduit, le 27
novembre 1967 un distinguo définitif entre la résistance légitime et
le terrorisme répréhensible.
Quelles sont
les conséquences de cette guerre dans le monde arabe ?
Cette agression et
la manière dont elle a été mise en échec par la Résistance islamique
a éloigné encore plus de leurs peuples les régimes arabes qui ont
renoncé à l’option militaire. Les régimes sadatisés sont d’autant
plus disqualifiés aux yeux de leurs peuples qu’Israël semble se
réjouir de les avoir mis hors de combat sans coup férir. Le premier
à avoir été sadatisé est le pouvoir égyptien. Il a pourtant les
meilleurs diplomates du monde, mais il est pratiquement mis hors
course depuis qu’Israël et les Etats-Unis ont de moins en moins
recours à ses bons offices. Car, du fait de leur politique de force,
ces deux pays ont tendance à mépriser ceux qui ont renoncé à
l’option militaire.
Le dissentiment
populaire est déjà sérieux dans les pays arabes qui ont reconnu
officiellement Israël. Il l’est aussi dans les pays qui cherchent à
entretenir des relations informelles avec l’Etat hébreu sans doute
pour faciliter les transactions avec ses relais en Occident, avec
lesquels ils traitent dans le cadre de leur politique délibérée
d’importation à outrance. Ces choix économiques simplistes qui
renoncent au développement local profitent à des nomenklaturas qui
ont un pied en Europe et aux Etats-Unis. Au fond, ces politiques ne
sont pas tellement différentes du programme irakien «pétrole contre
nourriture».
L’impopularité de
ces régimes s’aggrave quand ils «kouchnérisent» et s’empressent de
participer financièrement à la reconstruction du Sud-Liban que la
Luftwaffe israélienne a réduit à un champ de ruines, en détruisant
des infrastructures très peu utilisées par le Hezbollah. Le courage
minimal (Ad’âaffou al iman) aurait consisté à exiger d’Israël des
réparations au peuple libanais. Au lieu de cela, ,les
pétromonarchies encouragent implicitement Israël à commettre
d’autres forfaits avec la certitude que les Arabes riches
atténueront les colères provoquées par cette agressivité en
finançant la reconstruction de ce que cet enfant gâté, capricieux et
belliqueux aura détruit. Cette «générosité» n’est pas tellement
désintéressée puisque ces bailleurs de fonds disent vouloir empêcher
l’Iran d’être présent dans la région. Mais après les massacres et
les destructions perpétrés par Tsahal, le bon sens populaire (des
Sunnites, des Chiites, des Druzes et des Maronites réunis) n’a rien
contre la présence iranienne qui peut avoir un effet dissuasif sur
les va-t-en guerre israéliens. En fait, les Arabes, qui ont
substitué l’affairisme au patriotisme croient beaucoup trop à la
«mondialisation» par le seul business et cherchent surtout à avoir
la paix avec l’administration Bush, qui parle pourtant de
«démocratie» dans le «Nouveau Moyen-Orient». Or, la vraie
démocratie implique l’ajustement de la politique suivie aux idées et
aux sentiments du peuple.
Il faut croire que
Bush et les néo-conservateurs qui l’entourent en ont une conception
totalement différente, qui peut aller jusqu’à dénier aux peuples
musulmans le droit à la démocratisation, comme le suppose le
turcologue Bernard Lewis.
Que faut-il
penser des «fetwas» wahhabites hostiles au Hezbollah ?
La «fetwa»
saoudienne destinée à excommunier les chiites pour mieux diaboliser
le Hezbollah a été édictée par un théologien de service qui croyait
pouvoir accompagner théologiquement l’activisme de la diplomatie de
son pays en vue d’obtenir le désarmement du Hezbollah, que les
pro-américains persistent à présenter comme une «milice». Cela n’a
rien d’étonnant si l’on se souvient des nombreux précédents de
l’utilisation politique de l’Islam officiel : la visite de Sadate à
Jérusalem en novembre 1977 avait été préparée psychologiquement par
le cheikh d’El Azhar qui a commenté plusieurs vendredis de suite le
verset : «Idha djanahou li silmi fa adjnah laha» (s’ils se mettent
sous l’aile protectrice de la paix, fais-en autant); l’intervention
américaine contre l’Irak à partir de la base saoudienne de Dhahran a
été également approuvée canoniquement par le cheikh wahhabite Bel
Baz, qui aurait eu une récompense évaluée à plusieurs millions de
dollars; au Maghreb et à la mosquée de Paris, il y a eu des
velléités de condamner religieusement les opérations suicides que
les mouvements islamiques de résistance conçoivent comme un acte de
djihad…
Mais ces
tentatives pèsent de peu de poids et ont des effets infinitésimaux
sur des opinions musulmanes pour qui le clivage Chiites-Sunnites a
infiniment moins d’importance que l’opposition à leurs yeux
essentielle entre les capitulards affairistes d’un côté et, de
l’autre, ceux qui veulent continuer à résister en modernisant leurs
méthodes de guérilla et en se retrempant dans la foi religieuse, que
les millions d’«humiliés» et d’«offensés» dans le monde musulman
persistent à considérer encore comme une source irremplaçable
d’énergie. Pour ceux-là, aucun «zaïmillon», comme dirait Malek
Bennabi, ne peut rivaliser avec Syed Hassan Nasrallah en matière de
prestige et de légitimité.
Comment cette
guerre a été vécue parmi les musulmans en France ?
Les chaînes
satellitaires arabes ont permis de voir, beaucoup mieux que dans le
passé, la rapidité avec laquelle certains médias français ont
renoncé à leur devoir d’objectivité pour se mettre au service de
l’action psychologique israélienne. Il sufit de se souvenir de
l’empressement avec lequel le monde s’est contenté de reproduire, en
Une, un communiqué mensonger annonçant l’entrée de Tsahal à Bint
Djbil, sans parler de l’évocation dans la même feuille, par
l’incorrigible Bernard –Henri Lévy, des «Brigades internationales»
qui auraient aidé les ex-pacifistes israéliens à massacrer des
dizaines d’enfants libanais ! Alors que Saint Paul recommande plutôt
de «pleurer avec ceux qui pleurent». Il est vrai que ses épîtres ne
sont pas la lecture préférée de BHL, ni même du directeur du Monde
qui se réclame, quand cela l’arrange, du «christianisme social».
Par ailleurs, il y
a une grande différence d’attitude avec celle des conflits passés,
comme celui des Balkans. A partir de 1992, il y a eu un nombre
important de volontaires, parmi lesquels des Français convertis à
l’Islam, partis combattre aux côtés des Bosniaques victimes du
nettoyage ethnique. Il s’agissait pour eux de témoigner pour sauver
l’honneur de la France, dont les dirigeants de l’époque faisaient
preuve de passivité, voire de complicité avec les milices serbes,
dont le désarmement n’a pas été réclamé, ni par Mitterrand ni par
Jospin. Aujourd’hui, s’il n’y a pas de départs de volontaires
français musulmans au Sud Liban, c’est en grande partie en raison de
l’attitude du président Chirac et de la diplomatie française en
faveur de la paix et de la sécurité au Liban. C’est parce qu’il n’y
a aucun risque d’activisme pouvant menacer la sécurité intérieure,
que le président Chirac n’a pas convoqué le ministre de l’Intérieur
avec les autres membres du gouvernement réunis à Toulon. C’est la
même politique de paix suivie par le président Chirac depuis son
opposition historique à l’agression américaine contre l’Irak, malgré
les pressions de l’aile atlantiste de l’UMP, qui met la France à
l’abri du terrorisme international, qui a ensanglanté les pays
alliés des Etats-Unis contre l’Irak.
Quelle a été
l’attitude des ténors habituels de l’Islam en France ?
Cette guerre a eu
pour conséquence d’accentuer la désaffection pour le CFCM dont les
membres, habituellement si loquaces et si demandeurs de
médiatisation, se sont signalés par leur absence et leur silence.
Cela a fourni une
occasion de rappeler, dans les nombreuses manifestations de
solidarité avec les Libanais, le voyage à Auschwitz où la mosquée de
Paris a été représentée par Djelloul Seddiki et l’UOIF par TAriq
Oubrou. Le premier semble utiliser ce genre d’initiatives pour
sortir du placard où il a été mis après l’échec historique de sa
tentative de prélèvement de la taxe halal au profit de la seule
mosquée de Paris. Le second est présenté comme un «réformateur» de
l’Islam en France pour avoir diffusé la réponse qu’il croit utile
d’opposer aux jeunes musulmans en chômage qui réclament la part de
la zakat qui devrait leur être affectée : «Ici c’est moi qui
commande; si tu n’es pas content, j’appelle la police !!!»
L’un et l’autre
ont renoncé à visiter les charniers des Bosniaques massacrés par les
milices serbes, comme l’ont demandé d’autres musulmans sollicités
pour le voyage à Auschwitz. Ils étaient encouragés par la visite de
Ghaleb Benchikh en Israël où il est entré sans visa, après
l’intervention en sa faveur du ministre israélien de l’Intérieur
ravi d’avoir neutralisé le fils de l’ancien directeur du bureau de
la Ligue arabe pour le boycottage d’Israël. Ghaleb, habituellement
si prompt à signer des pétitions, y compris celle rédigée par
Finkielkraut pour dénoncer le «racisme anti-blancs», a été aux
abonnés absents et n’a pas émis une seule réprobation quand des
dizaines d’enfants libanais ont été déchiquetés par les roquettes
israéliennes. On sait que Fouad Aloui, le secrétaire général de l’UOIF,
avait accepté de ne pas parler de la Palestine dans ses rencontres
avec le CRIF, instance politique qu’il préfère au Consistoire,
organisme religieux avec lequel il pourrait pourtant avoir un utile
dialogue religieux. Alaoui confirme que le CFCM ne tient pas à
devenir une autorité religieuse et il a tenu ses engagements au-delà
de ce que réclame le CRIF, puisqu’il s’abstient de tout commentaire
sur le Proche-Orient aussi bien à l’intérieur des locaux du CRIf
qu’à l’extérieur. L’UOIF a poussé le zèle jusqu’à censurer sur son
site Internet les passages des déclarations du cheikh Qaradhaoui sur
la Palestine. Ce qui lui valut la rupture de plusieurs mosquées de
province.
Quant à la mosquée
de Paris, lors de la prière de l’absent organisée l’autre dimanche,
l’imam a été obligé de s’en tenir à la formule rituelle regrettant
les «affrontements entre les populations civiles du Moyen-Orient».
Cette phrase date de l’époque où Hamza Boubakeur refusait de se
prononcer sur le conflit israélo-palestinien pour les besoins de ses
relations avec les milieux politico-religieux français qui le
soutenaient malgré la condamnation par le Conseil d’Etat de sa
nomination illégale par la gauche coloniale désireuse d’intensifier
la lutte contre le FLN en France. Il a même été question d’une
indemnisation au profit de la seule famille Boubakeur des Habous
maghrébins de Jérusalem confisqués par Israël en 1948. Les prudences
de Si Hamza semblaient destinées à ménager les chances de bénéficier
de ces indemnisations qui concernent pourtant une demi-douzaine de
confréries maghrébines.
Les Libanais qui
ont remarqué l’usage récurrent de cette phrase incolore, inodore et
indolore rappellent avec un certain bon sens qu’il ne s’agit pas
d’affrontements entre les populations civiles, mais de massacres
d’enfants par une armée régulière qui devrait être nommée. A cause
de ce mécontentement, ils ont refusé de confier à la mosquée de
Paris les dons destinés à venir en aide aux populations du Sud-Liban.
Béchari a eu des
attitudes courageuses, notamment quand il a posé comme condition le
passage par les chantiers de Bosnie au retour d’Auschwit. Mais à
présent il est aussi absent et silencieux, du moins dans les médias
français. Sans doute parce qu’il évite soigneusement de contrarier
les Etats arabes sadatisés avec lesquels il tient à maintenir des
relations.
Ces silences ne
font qu’aggraver le sérieux déficit de légitimité du CFCM dont
l’image s’est détériorée dans une communauté qui a connu une
mobilisation presque sans précédent pour condamner l’agression
israélienne et exprimer une solidarité agissante avec les Libanais,
toutes confessions confondues. Les nombreux musulmans présents à la
messe du 15 août, célébrée à Notre Dame du Liban ont montré que les
clivages confessionnels pèsent de peu de poids quand il s’agit de
réprouver une folie guerrière et de soutenir tout un peuple meurtri.
Dans cette atmosphère œcuménique, un article dans lequel Antoine
Sfeir se retourne vers l’ethnographie coloniale pour appeler de ses
vœux la partition du Liban sonne une offre de service à Israël. Ce
journaliste s’efforce d’occuper le créneau de la rentabilisation de
la peur de «l’islamisme» depuis que l’annonce du déclin définitif de
l’islamisme par «l’islamo-futurologie» de Kepel a été démentie par
le retrait imposé à Israël par le Hezbollah en 2000. Mais la
«futurologie» de Sfeir, qui en dit long sur l’égarement de certains
esprits et l’irresponsabilité enrobés dans un jargon géopolitique
prenant les désirs américains (plus qu’Israéliens) pour des
réalistes, a reçu des démentis aussi cinglants infligés par le même
Hezbollah dont le plus fervent soutien au Liban s’appelle Michel
Aoun que Sfeir a bien connu.
Samir .M
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