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Année universitaire 2006/2007
L’ombre du Cnes
L’année universitaire 2006/2007 sera officiellement
inaugurée demain par le président de la République, à
partir de la capitale des Aurès, Batna. Pour cette
année, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la
Recherche scientifique a mobilisé des moyens colossaux
en vue de faire réussir la rentrée. 25 nouvelles
résidences universitaires, 15 bibliothèques et 90 000
nouvelles places pédagogiques sont, en effet, les
principaux chiffres inhérents à la rentrée 2006/2007,
annoncés par le ministère. Par ailleurs, du côté des
organisations estudiantines, la rentrée universitaire en
cours est marquée par plusieurs manquements. Les
étudiants résidents dans les différentes cités crient
leur ras-le-bol quant à la dégradation des conditions de
vie qui, selon eux, sont dans un état de déliquescence.
Ils évoquent, entre autres, la mauvaise gestion des
cités universitaires et l’omission dans la prise en
considération de leurs problèmes socio-éducatifs. Ainsi,
quelques organisations estudiantines ont, faut-il le
signaler, adressé des lettres au ministre de
l’Enseignement supérieur et une autre au DG de l’Office
national des œuvres universitaires (Onou) dans
lesquelles ils dénoncent la détérioration des cités
universitaires. Pour ce qui est du volet pédagogique, le
secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
scientifique est marqué depuis le 13 mai dernier, par un
mouvement de protestation sans pareil. Le Conseil
national des enseignants du supérieur (Cnes) reproche à
la tutelle le fait de poursuivre les grévistes en
justice au lieu d’ouvrir un débat fructueux susceptible
de trouver une issue à la crise qui secoue l’institution
universitaire. C’est pourquoi d’ailleurs, la
coordination a demandé au Chef du gouvernement
d’intervenir pour débloquer la situation de l’université
et d’éviter une aggravation de la crise qui perdure
jusqu’à présent, puisque bon nombre d’instituts
observent toujours la grève, pour ne citer que ceux
relevant du centre et de l’ouest du pays. Le Cnes,
rappelle-t-on, revendique la levée totale de toutes les
poursuites judiciaires à l’encontre de trois de ses
membres. Les coordinateurs Cnes de l’ouest et du centre
de l’Algérie, en l’occurrence MM. Mechab et Cherbal, ont
certes tous deux bénéficié d’une levée du contrôle
judiciaire, mais ces dispositions sont jugées
insuffisantes par le Cnes, du moment que les poursuites
judiciaires sont toujours de mise. Le mouvement de
protestation enclenché par le Cnes a pénalisé quelque
240 000 étudiants. Le bras de fer opposant le ministère
au Cnes risque de compromettre sérieusement le lancement
de la nouvelle année universitaire, déjà mise à mal par
les retards accumulés depuis l’année dernière. Notons
enfin que cette rentrée universitaire 2006/2007 verra
l’afflux de près de 220 000 nouveaux étudiants qui
rejoindront, pour la première fois, les amphithéâtres.
M.
Kechad
Boumerdès
Attentat terroriste à Chaâbet El Ameur, bilan 4 morts et
2 blessés
Un
attentat terroriste a eu lieu hier en fin de matinée
dans la localité de Chaâbet El Ameur au lieu-dit
carrefour de Tizi El Bir, où 3 militaires en civil et 1
citoyen ont trouvé la mort ainsi que deux blessés dont
un militaire. Les victimes ont été abattues à leur
descente d’un fourgon de transport ralliant les Issers à
Chaâbet El Ameur. Un acte terroriste a déjà été
perpétré, dans cette région chaude de la Kabylie, au
début de ce mois sacré de ramadan, où deux gardes
communaux ont été assassinés.
Ainsi
donc, le bilan s’est alourdi avec 6 morts et de nombreux
blessés.
Dans
le maquis de Ammal et Beni Amrane, l’ «émir» Boudib
Djamel, plus connu dans son entourage sous le nom de
«émir Abderrahmane Djerrah», âgé de 30 ans, originaire
de la localité de Beni Amrane, qui a pris le maquis en
1995, a été abattu ce week-end par les forces combinées
de sécurité avec son acolyte non encore identifié.
K.
A.
Contrefaçon
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litiges sur les marques devant la justice
La
directrice générale de l’Institut national algérien de
la propriété industrielle (INAPI), Melle Nabila Kadri, a
appelé à la création d’un comité national de lutte
contre la contrefaçon constitué de représentants de
plusieurs secteurs économiques ainsi que des
représentants des consommateurs. Il s’agirait, d’«un
moyen supplémentaire pour traiter le phénomène des
produits contrefaits présents sur le marché national»,
a-t- elle déclaré à l’APS. Un tel comité servirait aussi
à «étudier davantage l’origine de ce fléau économique»
(contrefaçon), qui présente «un danger majeur, tant pour
la santé que la sécurité du consommateur». Cette
structure sera à même de «contribuer à décider des
nouvelles dispositions à prendre sur le plan juridique,
ainsi que des mécanismes à mettre en œuvre pour abolir
la propagation des produits contrefaits, notamment au
niveau des frontières du pays», a-t-elle souligné. Cette
situation est liée, entre autres, au fait qu’en Algérie,
la protection de la propriété industrielle demeure
encore «faible et timide» , auprès des commerçants, a
déploré Melle Kadri, qui a appelé les opérateurs
économiques, les importateurs et les commerçants, à
prendre davantage conscience des mécanismes de
protection de leurs produits. Elle a relevé, dans ce
contexte, que «la culture de protection de la propriété
industrielle n’est pas encore instaurée chez certains
commerçants et opérateurs économiques algériens» et
déploré également la présence de concurrence déloyale
entre certains importateurs. Selon elle, le seul souci
de ces derniers, est de «liquider leurs marchandises et
inonder les marchés en proposant aux consommateurs des
produits contrefaits, dangereux pour leur santé et leur
sécurité», tels que les produits alimentaires et
certains appareils électroménagers. C’est une situation,
ajoute-t-elle, qui constitue «un problème qui doit être
sérieusement pris en charge par tous les acteurs de
l’économie nationale, publics et privés, ainsi que par
le consommateur», dont elle déplore une sorte de
«complicité et d’entente tacites» avec les marchands
informels. Par ailleurs et sur les dépôts de protection
de marques à l’INAPI, certains commerçants éprouvent des
difficultés à remplir les formulaires de demandes de
dépôts, malgré leur simplicité, a indiqué
Melle
Kadri, précisant que certains omettent de désigner les
différents produits que couvre leur marque, et
soulignant que «les formalités, les modalités et
procédures de dépôt sont bien définies par la loi».
Fatima A.
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