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4e Festival international de la bande dessinée d’Alger (Fibda)

Le film d’animation en Algérie, un rêve qui attend sa réalisation

Littérature

Hommage à la personnalité quasi-mythique de Taos Amrouche

Le 2e festival international de l’Inchad de Constantine

L’événement «prêté» à Tlemcen

Il est le plus grand canon de l'artillerie algéroise
Baba Merzoug retournera à Alger en 2012

 

 08/10/11

 

4e Festival international de la bande dessinée d’Alger (Fibda)

Le film d’animation en Algérie, un rêve qui attend sa réalisation

 «En Algérie, les producteurs sont très prudents car ils n’ont pas souvent l’opportunité de faire des films».

Le producteur et réalisateur Djilali Beskri a estimé jeudi, à Alger, que si le film d’animation n’a pas évolué en Algérie, ce n’est pas par manque de talents (dessinateurs, scénaristes, réalisateurs, etc.) ni du public, mais c’est «peut-être parce que les personnes qui décident de l’aide à la création n’ont pas encore compris que cette forme artistique a une place à occuper dans le domaine cinématographique». Lors d’une rencontre qui s’inscrit dans le cadre du 4e Festival international de la bande dessinée d’Alger (Fibda), l’intervenant a appelé les autorités publiques à  démontrer une réelle volonté pour soutenir et aider le film d’animation à prendre place en Algérie soulignant que «le film d’animation est partie intégrante du cinéma et mérite une considération égale aux autres formes cinématographiques, courts métrages, longs métrages et films documentaires». Selon ce réalisateur du film documentaire «Slim» en 2009 retraçant l’aventure artistique du dessinateur de presse et bédéiste Slim, le cinéma animé fait face à une série de problèmes liés en premier lieu aux moyens financiers mais aussi à une

«crainte» de la part des producteurs qui préfèrent, a-t-il dit, investir leurs moyens dans des styles de productions qu’ils maîtrisent mieux. «En Algérie, les producteurs sont très prudents car ils n’ont pas souvent l’opportunité de faire des films. Dès que l’occasion leur est présentée, ils préfèrent se lancer dans des productions  ‘’sans risques’’», a ajouté M. Beskri, producteur de la série «Papa Nzenu conte l’Afrique», dont le premier épisode «Le chasseur et l’antilope», réalisé par le camerounais Narcisse Youmbi, est sorti en 2010. Il a tenu à rappeler que la production des films d’animation est à ses «premiers balbutiements» en Algérie en dépit de l’existence de «fortes» potentialités. M. Beskri juge, à cet égard, impératif une réflexion de la part des différents intervenants dans la production du film d’animation (producteurs, réalisateurs, dessinateurs, scénaristes, etc.) pour développer cet art en Algérie, apte selon lui, à générer toute une industrie.  Par ailleurs et à propos de la série des 52 épisodes «Papa Nzenu conte l’Afrique» en cours de réalisation qui met en relief, à travers un griot errant, une partie du riche patrimoine oral africain, M. Beskri, auteur du roman «Le 8e voyage de Sindbad», a évoqué le projet de rassembler six épisodes en un long métrage animé.

Par Abla S. et agences

 

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Littérature

Hommage à la personnalité quasi-mythique de Taos Amrouche

L’écriture romanesque dans le parcours de Taos Amrouche a été au centre d’une conférence animée par Djouher Amhis, mercredi à la bibliothèque du Palais de la culture, sous le thème «Taos Amrouche, la romancière».

Professeur de langue française et chercheur dans le patrimoine et la littérature, Mme Amhis a préféré présenter un portrait de la personnalité quasi-mythique de Taos, à travers la projection d’un documentaire réalisé par la fille de l’écrivaine et de la chanteuse à la voix mélodieuse.

Empreint de nostalgie, le documentaire met en évidence la personnalité remarquable et à la fois énigmatique de Taos qui était, selon les nombreux témoignages, en permanente quête d’une patrie qui demeura, en dépit de l’exil, gravée à jamais dans son cœur. Taos a consacré une grande partie de sa vie à la transmission de la chanson chaouie et kabyle, héritée de sa mère «Fathma Ait Mansour», aux générations montantes.

«Taos a tenu à faire connaître la musique kabyle qui fait partie de notre patrimoine authentique», a indiqué Mme Amhis, mettant en exergue le point commun entre la grand- mère «Aïni», la mère «Fatma» et la fille «Taos» à savoir l’«exil» dont elles ont toutes souffert.  «Outre la mission de faire découvrir ce patrimoine à travers le monde, Taos qui s’est produite en France, au Maroc et en Espagne a trouvé en l’écriture un moyen d’émancipation», a-t-elle ajouté.

Dans ses quatre romans, elle évoque sa vie au sein d’une famille qui se distinguait de par sa tenue vestimentaire et ses traditions. «Toutefois, Taos n’a jamais tenté de s’intégrer dans son milieu (les évènements remontent à l’ère de l’occupation), veillait à être toujours naturelle et se singularisait de par ses chansons et sa tenue vestimentaire».

Dans ses deux premiers écrits, la romancière évoque sa famille, son enfance et son pays natal, a indiqué Mme Amhis, relevant que Taos a fait preuve de beaucoup de maturité dans ses deux romans «L’amant imaginaire» et «Solitude, ma mère».

Taos Marie-Louise Amrouche est née en 1913 à Tunis où elle vivait avec sa famille. En 1940, elle rencontre à Madrid le peintre André Bourdil qu’elle épouse en 1942. 

R.C.

 

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Le 2e festival international de l’Inchad de Constantine

L’événement «prêté» à Tlemcen

La 2e édition du Festival international de l’Inchad de Constantine aura «exceptionnellement» lieu, cette année, à Tlemcen, a indiqué jeudi, le commissaire du festival. Djamel Foughali, également directeur de la culture de la wilaya de Constantine, a précisé à l’APS que ce festival, institutionnalisé l’année dernière dans la ville du Vieux Rocher, se déroulera du 20 au 25 octobre prochain à la maison de la culture Abdelkader-Alloula de la capitale des Zianides. Le même responsable, signalant que ce «prêt» a été recommandé par le ministère de tutelle dans le cadre de la manifestation «Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011», a indiqué que ce festival sera un rendez-vous littéraire et poétique qui verra se succéder les meilleurs mounchidine d’Algérie et de plusieurs pays arabes et musulmans.        

M.K.

 

Il est le plus grand canon de l'artillerie algéroise
Baba Merzoug retournera à Alger en 2012
«Baba Merzoug», le plus grand canon de l’artillerie algéroise datant du XVIe siècle et transféré en France en 1830 par l’occupant devrait être rapatrié à Alger en 2012, à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie, a indiqué le président de la fondation Casbah.
Depuis sa confiscation par la soldatesque française, fraîchement débarquée à Alger, «Baba Merzoug» se trouve à Brest (France) où il a été transféré en 1882, après avoir été intégré au «patrimoine historique de la défense française», au tout début de la colonisation. Pour
M. Babaci, auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire d’Alger dont «L’Epopée de Baba Merzoug, le canon d’Alger» (Colorset, 2010), la restitution de cette pièce «mythique» d’artillerie est «presque une certitude» : «il (canon) reviendra à Alger», a assuré M. Babaci, suggérant que les négociations entre l’Algérie et la France pour la restitution du canon, propriété de la marine algérienne, étaient en bonne voie. «Ce geste (des autorités françaises) contribuera au renforcement des relations d’amitié entre l’Algérie et la France», a estimé le président de la Fondation Casbah qui dit avoir «bon espoir» que la restitution du Baba Merzoug interviendra en juillet 2012, «à la faveur de la célébration du 50e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie». Le canon Baba Merzoug que
M. Babaci qualifie de «gardien d’Alger» et grâce auquel la ville d’Alger est restée une citadelle inexpugnable pendant trois siècles, est une pièce qui renvoie à l’histoire d’Alger au XVIe siècle, a-t-il rappelé, notant sa valeur symbolique, témoin d’un «passé prestigieux». «C’est un canon unique en son genre au XVIe siècle, sorti des ateliers de fabrication en 1542. Il résume trois siècles de la présence ottomane en Algérie et représente un pan entier de notre histoire», a encore estimé M. Babaci. Ce passionné de l’histoire du vieil Alger a tenu à préciser que le comité de restitution du canon, créé en 1992, a réussi la collecte de plus de 8 000 signatures de personnes et personnalités de divers horizons et continue à s’agrandir. Il a affirmé qu’après avoir consacré plus de 25 ans de recherches à l’histoire de ce canon et qui lui ont permis de rassembler tous les éléments constitutifs du procédé de sa fabrication, il a pu conclure que Baba Merzoug est l’«ancêtre» des canons fabriqués à Dar E’Nhass (fonderie) d’Alger et, à ce titre, le joyau d’une industrie militaire «très avancée» de l’époque. Chargé d’une histoire plusieurs fois centenaire, sujet quelquefois à polémique, le Baba Marzoug, rebaptisé par la France coloniale «La Consulaire», est considéré «partie intégrante du patrimoine historique de la défense française» depuis près de deux siècles. La restitution par la France du fleuron de la marine algérienne d’avant la colonisation, a valeur, aux yeux de nombreux observateurs, de symbole pour s’engager sur la voie du renouveau dans les relations algéro-françaises, un demi-siècle après l’indépendance et la fin de la colonisation française en Algérie.
Par Asmaâ A.
 

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