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ETUSA : Après 11 jours de grève de la faim

Les ex-travailleurs dénoncent le mépris

Colloque sur la société algérienne

L’Université de Bouzaréah ouvre le débat

USTHB

Rencontre d’information sur le LMD

 

 08/11/06

 

 ETUSA : Après 11 jours de grève de la faim

Les ex-travailleurs dénoncent le mépris

 «A ce jour, et malgré la légalité de nos revendications, aucune instance officielle n’est venue nous assister ou se pencher sur nos doléances».

En grève depuis le 28 octo-bre passé, à l’enceinte même de la maison du peuple (siège de l’UGTA), les 302 ex-travailleurs de la Société du transport urbain et sururbain d’Alger (ETUSA) compressés il y a huit ans ne voient venir, après 11 jours de manifestation, aucune solution, ni écho de la part des instances concernées. «Trois grévistes ont été évacués, hier, vers l’hôpital après la dégradation de leurs état de santé. L’un d’entre eux est asthmatique. Rien n’empêche qu’ils ont tous repris leurs mouvement aussitôt reçus les soins nécessaires» a indiqué

M. Kharroubi, l’un des représentants des grévistes. Déterminés et convaincus de la légalité de leur cause, les quinze travailleurs protestataires ayant observé la grève de la faim comptent tenir le coup et faire valoir leurs revendications «quitte à y laisser leurs vies» a affirmé M. Belkhaddar, autre syndicaliste représentant de ses travailleurs. «A ce jour, et malgré la légalité de nos revendications, aucune instance officielle n’est venue nous assister ou se pencher sur nos doléances», nous a-t-on indiqué sur place. «Même le Croissant-Rouge algérien, à qui on a adressé une correspondance, n’a daigné venir se solidariser avec nous», a raconté

M. Kharroubi. Ne comprenant pas les motifs de cet abandon et de cette ignorance inexplicable, ce même orateur, que les longs jours de grève de la faim ont beaucoup épuisé, a balancé cette phrase lourde de sens : «Ce mépris de la part des instances compétentes n’est qu’une incitation à la violence. On est pourtant à l’ère de la réconciliation, ils savent bien qu’on a raison, pourquoi ils ne viennent pas se réconcilier avec nous». Il est à rappeler que ces 302 travailleurs de l’ETUSA ont fait l’objet de licenciement après les difficultés économiques qu’a connues leur société en 1998. En plus de n’avoir pas reçu leurs indemnisations, faute de la non- transmission de cette société de leurs dossiers, et le non-paiement des cotisations à la Cnac, ces ex-employés de l’ETUSA ont assisté impuissants au recrutement de plus de 400 nouveaux travailleurs depuis 2002.

«C’est une violation flagrante à la loi, notamment à la loi 90-11, article 69 qui donne la priorité aux agents compressés pour reprendre leurs postes de travail» a expliqué M. Kharroubi. Sur ce point précis, les protestataires n’ont pas manqué d’accuser l’actuel directeur par intérim d’être derrière tous leurs maux. Il est à noter que le congrès de la Fédération de transport s’est tenu hier, et un nouveau bureau exécutif y sera élu. Ainsi, les grévistes gardent toujours l’espoir de voir leurs revendications aboutir dans les plus bref délais. Sinon ont indiqué les grévistes «on passera à des actions encore plus radicales».

Aomar Fekrache

 

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Colloque sur la société algérienne

L’Université de Bouzaréah ouvre le débat

Le quatrième colloque national du département de sociologie de la faculté des sciences humaines et sociales de l’Université d’Alger a entamé ses travaux avant-hier de bonne heure.

Après l’accueil des participants à ce rendez-vous, les encadreurs ont esquissé l’ouverture des travaux de la première audience publique présidée par Abdelghani Maghlaoui.

Alain millon, remarquable sociologue et professeur à l’Université de Paris 10, ébaucha le débat par un exposé d’étude de l’expression murale urbaine et les problèmes de société y affairents. M. Millon a essayé de faire comprendre à l’audience à travers son étude comment fonctionnent les graffitis dans la société, quelles pulsions les motivent ainsi que leur rôle, il a par ailleurs souligné que ces artistes rupestres des temps modernes ne se dénombrent pas seulement parmi les groupes les plus défavorisés ou issus de familles monoparentales contrairement aux préjugé et mythe répandus, mais ces derniers se rencontrent un peu partout, notamment sur les lieux de travail et d’habitation, ils sont parfois des actes de violence symboliques, et dans certains cas ils représentent la mémoire de tout un peuple, de sorte que certains régimes totalitaristes pensent estomper la mémoire des peuples opprimés en effaçant ces idéogrammes symboliques comme c’est le cas à titre d’exemple en Palestine. Quant au docteur Abderrahmane Bouzida, maître de conférence au département de sociologie de l’Université d’Alger, il a abordé dans son allocution à l’occasion l’effet et l’efficacité des relations de parenté et les réseaux sociaux dans l’actualité sociale algérienne et son influence sur les liens sociaux, dans toutes ses dimensions, culturelle, économique, politique et électorale etc., et ce, à travers une approche historique qui s’est étalée sur les nouveaux concepts de la tribu dans la sociologie moderne. Car selon lui, aujourd’hui, plus de quarante années après l’indépendance, il est à constater que les structures sociales traditionnelles (tribu, famille, village etc.) autour desquelles s’articulaient les échanges entre les individus et les groupes, ont été fortement ébranlées, et qu’actuellement on est encore loin de cette société où l’individu serait réduit à un grain de sable perdu dans l’atmosphère, bien au contraire le sociologue a discerné un regain de structuration traditionnelle dans notre pays, car selon lui, aujourd’hui les individus se trouvent déchirés, voire perdus entre un système tribal traditionnel dépassé puisque 60 % de la population globale vivent dans les villes loin des hameaux, et un Etat protecteur et moderne défaillant, et que la situation est d’autant plus grave que l’Etat négocie avec quelques-unes de ces structures.

Salah Harirèche

 

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USTHB

Rencontre d’information sur le LMD

Une rencontre ouverte a été organisée hier à l’auditorium de l’Université Houari Boumediene (USTHB ) pour informer les étudiants, notamment les nouveaux bacheliers sur le nouveau système LMD (Licence, Master, Doctorat ).

De nombreux professeurs se sont succédé devant le microphone pour essayer d’éclairer les étudiants sur leur avenir dans le cadre du nouveau système qui est appliqué, en estimant qu’une bonne information préalable peut aider les étudiants à bien négocier leur avenir .

Selon les organisateurs de cette initiative à partir de l’année universitaire 2007/2008, on entendra plus parler de l’ancien système (TCT) à l’Université de Bab Ezzouar, quoique les éventuels doublants de l’année précédente auront tout de même la possibilité de refaire l’année dans le cadre du tronc commun tandis que quelques- uns d’entre eux pourront se transposer vers le système LMD.

Les universitaires ont par ailleurs souligné à l’audience estudiantine que la plupart des étudiants de ladite faculté convoitent d’une façon particulière la filière «informatique», pour la seule raison qu’elle est issue d’un domaine nouveau, cependant d’autres filières sont aussi intéressantes et importantes, telles que les mathématiques, la recherche opérationnelle, probabilités et  statistiques.

Pour ce qui est des domaines concernés par ce système,

«M. Aliche», responsable administratif à l’USTHB, a cité cinq, que sont : sciences et techniques, sciences de la matière, mathématiques et informatique , sciences de la terre et de l’univers.

Notre interlocuteur s’est montré plutôt optimiste par rapport aux nouvelles dispositions, puisque selon lui les nouveaux bacheliers affluent en grand nombre pour s’inscrire dans ce cadre car, plus de 700 étudiants ont fait des demande de transfert pour s’y inscrire.

Dans un autre volet, les intervenants ont indiqué que ce mode recèle deux types de licences, d’un côté les licences académiques et de l’autre les licences professionnelles, la différence entre les deux diplômes est que le premier donne accès au doctorat alors que le second se limite seulement au master, en ce qui concerne les licences professionnelles, il y a lieu de préciser qu’il subsiste une certaine interaction avec le secteur économique, c’est-à-dire que certaines licences ne peuvent être ouvertes que s’il y a des partenaires économiques qui les réclament.                     

S. H.

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