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ETUSA : Après 11 jours de grève de la faim
Les
ex-travailleurs dénoncent le mépris
«A ce jour, et
malgré la légalité de nos revendications, aucune instance officielle
n’est venue nous assister ou se pencher sur nos doléances».
En grève depuis le
28 octo-bre passé, à l’enceinte même de la maison du peuple (siège
de l’UGTA), les 302 ex-travailleurs de la Société du transport
urbain et sururbain d’Alger (ETUSA) compressés il y a huit ans ne
voient venir, après 11 jours de manifestation, aucune solution, ni
écho de la part des instances concernées. «Trois grévistes ont été
évacués, hier, vers l’hôpital après la dégradation de leurs état de
santé. L’un d’entre eux est asthmatique. Rien n’empêche qu’ils ont
tous repris leurs mouvement aussitôt reçus les soins nécessaires» a
indiqué
M. Kharroubi, l’un
des représentants des grévistes. Déterminés et convaincus de la
légalité de leur cause, les quinze travailleurs protestataires ayant
observé la grève de la faim comptent tenir le coup et faire valoir
leurs revendications «quitte à y laisser leurs vies» a affirmé M.
Belkhaddar, autre syndicaliste représentant de ses travailleurs. «A
ce jour, et malgré la légalité de nos revendications, aucune
instance officielle n’est venue nous assister ou se pencher sur nos
doléances», nous a-t-on indiqué sur place. «Même le Croissant-Rouge
algérien, à qui on a adressé une correspondance, n’a daigné venir se
solidariser avec nous», a raconté
M. Kharroubi. Ne
comprenant pas les motifs de cet abandon et de cette ignorance
inexplicable, ce même orateur, que les longs jours de grève de la
faim ont beaucoup épuisé, a balancé cette phrase lourde de
sens : «Ce mépris de la part des instances compétentes n’est qu’une
incitation à la violence. On est pourtant à l’ère de la
réconciliation, ils savent bien qu’on a raison, pourquoi ils ne
viennent pas se réconcilier avec nous». Il est à rappeler que ces
302 travailleurs de l’ETUSA ont fait l’objet de licenciement après
les difficultés économiques qu’a connues leur société en 1998. En
plus de n’avoir pas reçu leurs indemnisations, faute de la non-
transmission de cette société de leurs dossiers, et le non-paiement
des cotisations à la Cnac, ces ex-employés de l’ETUSA ont assisté
impuissants au recrutement de plus de 400 nouveaux travailleurs
depuis 2002.
«C’est une
violation flagrante à la loi, notamment à la loi 90-11, article 69
qui donne la priorité aux agents compressés pour reprendre leurs
postes de travail» a expliqué M. Kharroubi. Sur ce point précis, les
protestataires n’ont pas manqué d’accuser l’actuel directeur par
intérim d’être derrière tous leurs maux. Il est à noter que le
congrès de la Fédération de transport s’est tenu hier, et un nouveau
bureau exécutif y sera élu. Ainsi, les grévistes gardent toujours
l’espoir de voir leurs revendications aboutir dans les plus bref
délais. Sinon ont indiqué les grévistes «on passera à des actions
encore plus radicales».
Aomar Fekrache
Haut
Colloque sur la société algérienne
L’Université de
Bouzaréah ouvre le débat
Le quatrième
colloque national du département de sociologie de la faculté des
sciences humaines et sociales de l’Université d’Alger a entamé ses
travaux avant-hier de bonne heure.
Après l’accueil
des participants à ce rendez-vous, les encadreurs ont esquissé
l’ouverture des travaux de la première audience publique présidée
par Abdelghani Maghlaoui.
Alain millon,
remarquable sociologue et professeur à l’Université de Paris 10,
ébaucha le débat par un exposé d’étude de l’expression murale
urbaine et les problèmes de société y affairents. M. Millon a essayé
de faire comprendre à l’audience à travers son étude comment
fonctionnent les graffitis dans la société, quelles pulsions les
motivent ainsi que leur rôle, il a par ailleurs souligné que ces
artistes rupestres des temps modernes ne se dénombrent pas seulement
parmi les groupes les plus défavorisés ou issus de familles
monoparentales contrairement aux préjugé et mythe répandus, mais ces
derniers se rencontrent un peu partout, notamment sur les lieux de
travail et d’habitation, ils sont parfois des actes de violence
symboliques, et dans certains cas ils représentent la mémoire de
tout un peuple, de sorte que certains régimes totalitaristes pensent
estomper la mémoire des peuples opprimés en effaçant ces idéogrammes
symboliques comme c’est le cas à titre d’exemple en Palestine. Quant
au docteur Abderrahmane Bouzida, maître de conférence au département
de sociologie de l’Université d’Alger, il a abordé dans son
allocution à l’occasion l’effet et l’efficacité des relations de
parenté et les réseaux sociaux dans l’actualité sociale algérienne
et son influence sur les liens sociaux, dans toutes ses dimensions,
culturelle, économique, politique et électorale etc., et ce, à
travers une approche historique qui s’est étalée sur les nouveaux
concepts de la tribu dans la sociologie moderne. Car selon lui,
aujourd’hui, plus de quarante années après l’indépendance, il est à
constater que les structures sociales traditionnelles (tribu,
famille, village etc.) autour desquelles s’articulaient les échanges
entre les individus et les groupes, ont été fortement ébranlées, et
qu’actuellement on est encore loin de cette société où l’individu
serait réduit à un grain de sable perdu dans l’atmosphère, bien au
contraire le sociologue a discerné un regain de structuration
traditionnelle dans notre pays, car selon lui, aujourd’hui les
individus se trouvent déchirés, voire perdus entre un système tribal
traditionnel dépassé puisque 60 % de la population globale vivent
dans les villes loin des hameaux, et un Etat protecteur et moderne
défaillant, et que la situation est d’autant plus grave que l’Etat
négocie avec quelques-unes de ces structures.
Salah Harirèche
Haut
USTHB
Rencontre
d’information sur le LMD
Une rencontre
ouverte a été organisée hier à l’auditorium de l’Université Houari
Boumediene (USTHB ) pour informer les étudiants, notamment les
nouveaux bacheliers sur le nouveau système LMD (Licence, Master,
Doctorat ).
De nombreux
professeurs se sont succédé devant le microphone pour essayer
d’éclairer les étudiants sur leur avenir dans le cadre du nouveau
système qui est appliqué, en estimant qu’une bonne information
préalable peut aider les étudiants à bien négocier leur avenir .
Selon les
organisateurs de cette initiative à partir de l’année universitaire
2007/2008, on entendra plus parler de l’ancien système (TCT) à
l’Université de Bab Ezzouar, quoique les éventuels doublants de
l’année précédente auront tout de même la possibilité de refaire
l’année dans le cadre du tronc commun tandis que quelques- uns
d’entre eux pourront se transposer vers le système LMD.
Les universitaires
ont par ailleurs souligné à l’audience estudiantine que la plupart
des étudiants de ladite faculté convoitent d’une façon particulière
la filière «informatique», pour la seule raison qu’elle est issue
d’un domaine nouveau, cependant d’autres filières sont aussi
intéressantes et importantes, telles que les mathématiques, la
recherche opérationnelle, probabilités et statistiques.
Pour ce qui est
des domaines concernés par ce système,
«M. Aliche»,
responsable administratif à l’USTHB, a cité cinq, que sont :
sciences et techniques, sciences de la matière, mathématiques et
informatique , sciences de la terre et de l’univers.
Notre
interlocuteur s’est montré plutôt optimiste par rapport aux
nouvelles dispositions, puisque selon lui les nouveaux bacheliers
affluent en grand nombre pour s’inscrire dans ce cadre car, plus de
700 étudiants ont fait des demande de transfert pour s’y inscrire.
Dans un autre
volet, les intervenants ont indiqué que ce mode recèle deux types de
licences, d’un côté les licences académiques et de l’autre les
licences professionnelles, la différence entre les deux diplômes est
que le premier donne accès au doctorat alors que le second se limite
seulement au master, en ce qui concerne les licences
professionnelles, il y a lieu de préciser qu’il subsiste une
certaine interaction avec le secteur économique, c’est-à-dire que
certaines licences ne peuvent être ouvertes que s’il y a des
partenaires économiques qui les réclament.
S. H.
Haut
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