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Désolidarisation
Alors que les
Américains avaient commencé à voter pour élire leur nouvelle chambre
des représentants, le président Bush attend avec crainte et
impatience les résultats de ce scrutin. Depuis plusieurs mois l’on
savait que le président américain était très impopulaire auprès de
ses concitoyens à cause de la guerre en Irak mais ce que l’on ne
pensait peut-être pas c’est que son parti en pâtirait autant. Tant
et si bien que certains candidats républicains de ce scrutin ne
veulent même pas s’afficher avec le président Bush à l’instar du
candidat républicain de Floride de peur que cela ne soit fatal à
leur candidature. Cela peut se comprendre vu que selon les derniers
sondages, seuls 29% de la population approuvaient encore la
politique américaine en Irak. La plupart des Américains ne
souhaitent rien de moins que leur pays se retire de l’Irak où tant
de leurs compatriotes ont déjà perdu la vie et où tout l’argent du
contribuable est en train de passer. Mais ce procès du président
Bush est bien injuste, car à l’époque du déclenchement de la guerre,
plus de 70% des Américains soutenaient sans réserves cette guerre.
Aujourd’hui tout le monde veut quitter le navire pour laisser
Georges W. Bush sombrer seul. Tous les partis politiques de droite
tels que les républicains et les néo-conservateurs, qui aujourd’hui
se désolidarisent du président Bush après l’avoir poussé à mener
cette guerre, veulent prendre un maximum de distance avec la
politique actuelle qui est exercée par la Maison-Blanche. Le
mécontentement des Américains ne devrait cependant se retourner que
contre eux-mêmes car sans leur soutien inconditionnel il y a trois
ans à cette guerre, le président Bush et son administration
n’auraient jamais osé l’engager.
Ainsi, les
Américains n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes s’ils ne sont pas
satisfaits de la politique actuelle que mène leur pays et un
changement de la majorité à la chambre des représentants ne changera
rien au problème. Tant que cette population ne réussira pas à
atteindre une certaine maturité et qu’elle continuera à se laisser
guider par ses sentiments plutôt que par la raison, les
gouvernements qui la dirigeront fauteront inévitablement.
Fouzia Mahmoudi
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