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Désolidarisation  

 

 08/11/06

 

 Désolidarisation

Alors que les Américains avaient commencé à voter pour élire leur nouvelle chambre des représentants, le président Bush attend avec crainte et impatience les résultats de ce scrutin. Depuis plusieurs mois l’on savait que le président américain était très impopulaire auprès de ses concitoyens à cause de la guerre en Irak mais ce que l’on ne pensait peut-être pas c’est que son parti en pâtirait autant. Tant et si bien que certains candidats républicains de ce scrutin ne veulent même pas s’afficher avec le président Bush à l’instar du candidat républicain de Floride de peur que cela ne soit fatal à leur candidature. Cela peut se comprendre vu que selon les derniers sondages, seuls 29% de la population approuvaient encore la politique américaine en Irak. La plupart des Américains ne souhaitent rien de moins que leur pays se retire de l’Irak où tant de leurs compatriotes ont déjà perdu la vie et où tout l’argent du contribuable est en train de passer. Mais ce procès du président Bush est bien injuste, car à l’époque du déclenchement de la guerre, plus de 70% des Américains soutenaient sans réserves cette guerre. Aujourd’hui tout le monde veut quitter le navire pour laisser Georges W. Bush sombrer seul. Tous les partis politiques de droite tels que les républicains et les néo-conservateurs, qui aujourd’hui se désolidarisent du président Bush après l’avoir poussé à mener cette guerre, veulent prendre un maximum de distance avec la politique actuelle qui est exercée par la Maison-Blanche. Le mécontentement des Américains ne devrait cependant se retourner que contre eux-mêmes car sans leur soutien inconditionnel il y a trois ans à cette guerre, le président Bush et son administration n’auraient jamais osé l’engager.

Ainsi, les Américains n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes s’ils ne sont pas satisfaits de la politique actuelle que mène leur pays et un changement de la majorité à la chambre des représentants ne changera rien au problème. Tant que cette population ne réussira pas à atteindre une certaine maturité et qu’elle continuera à se laisser guider par ses sentiments plutôt que par la raison, les gouvernements qui la dirigeront fauteront inévitablement.

Fouzia Mahmoudi

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