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Belaïd Abrika, porte-parole de la CADC
«Nous allons
revenir à la charge»
Constatant un
retard énorme dans l’application de la plate-forme de revendications
consignées dans le protocole d’accord du 15 janvier 2005 signé
conjointement par la délégation du mouvement citoyen et le
représentant de l’Etat, le Chef du gouvernement, le chef de file du
mouvement des aârouchs, Belaïd Abrika, fait le point sur une
situation qu’il qualifie de très préoccupante.
Propos
recueillis par
Kahina Benarab
Le Jour
d’Algérie : Le mouvement citoyen vient de menacer le Chef du
gouvernement de recourir à des actions de protestation. Ce dernier
n’aurait-t-il pas tenu ses promesses?
Belaïd Abrika :
Le mouvement citoyen n’a jamais usé des pratiques de menaces. Nous
sommes des victimes et l’expression de la barbarie du Printemps noir
de 2001. Le mouvement citoyen des aârouchs n’a exprimé depuis sa
naissance que les doléances des citoyens meurtris et épris de
justice et de liberté. D’ailleurs, les pouvoirs publics, à leur tête
le premier magistrat du pays, ont reconnu la légitimité et la
justesse de nos revendications démocratiques. Nous sommes avant tout
un mouvement pacifique et une force de protestation avant d’être une
force de proposition conformément à l’esprit et à la portée des
revendications contenues dans la plate-forme historique d’El Kseur.
Nous n’avons jamais arrêté nos activités pour parler de menaces.
Nous nous sommes engagés et avons donné le serment de poursuivre le
combat jusqu’à l’aboutissement de notre combat noble, juste et
légitime. Nous n’avons pas cessé de tirer la sonnette d’alarme, à
travers même l’interpellation du premier magistrat du pays, sur
cette situation de blocage et les retards flagrants dans
l’application des revendications citoyennes consignées dans le
protocole d’accord du 15 janvier 2005 signé conjointement par la
délégation du mouvement citoyen et le représentant de l’Etat, le
Chef du gouvernement. On constate d’ailleurs un net recul des acquis
démocratiques. Des journalistes sont menacés et condamnés à des
emprisonnements et à de fortes amendes, la situation sécuritaire
s’est dégradée et la société est frappée de plein fouet par la
misère malgré les importantes recettes pétrolières, et on enregistre
le retour des réflexes de la «hogra».
Il ne s’agit pas
de promesses, comme vous le dites, mais ce sont des engagements
solennels et officiels pris devant l’opinion publique nationale et
internationale notamment lors de la signature de l’accord
gouvernement-mouvement citoyen.
Nous avons fait à
maintes reprises des évaluations sur l’état d’avancement des
applications, car le mouvement citoyen ne se satisfait pas
d’engagement, et des bilans ont été faits dans la transparence la
plus totale. Il a été annoncé publiquement que 80% des engagements
pris dans le cadre du processus du dialogue amorcé depuis janvier
2005 n’ont pas trouvé application sur le terrain.
Que compte
faire donc le mouvement devant cette situation ?
Nous interpellons,
encore une fois, les pouvoirs publics sur la concrétisation de
l’accord du 15 janvier 2005 à prendre leurs responsabilités. Dans ce
contexte, nous constatons qu’après 6 années, aucun gendarme n’a été
traduit devant un jury populaire pour les crimes commis. Le
mouvement citoyen des aârouchs est contre l’impunité et continue
d’exiger l’application de la loi sur ceux qui ont une responsabilité
dans les tragiques événements du Printemps noir, c’est une question
d’honneur, de dignité et de principe.
Vous semblez
montrer du doigt le Chef du gouvernement
La seule chose que
je pourrais vous confirmer, c’est qu’il a affirmé dans le cadre de
la poursuite du dialogue, l’été dernier, qu’il allait honorer les
engagements pris par son prédécesseur, car il s’agit d’engagement
pris au nom de l’Etat algérien même s’il y a un changement à la tête
de l’Exécutif. Comme il s’est engagé aussi à tenir les comités de
suivi nécessaires dans le cadre du mécanisme institué pour
l’application et la mise en œuvre de la plate-forme d’El Kseur, pour
finaliser le dialogue et faire le tri des problèmes en suspens,
chose qui ne s’est pas faite depuis notre dernière rencontre.
Le mouvement
citoyen compte-t-il entreprendre des actions pour faire aboutir ses
revendications?
Le mouvement
citoyen des aârouchs, comme je l’ai déjà dit, est avant tout une
force de protestation. Il n’hésitera pas à organiser des
manifestations. Nous allons revenir à la charge pour exiger
l’application des engagements de l’Etat car c’est un droit citoyen.
La perpétuation de cette situation discrédite l’Etat algérien,
dénote le manque de sérieux des institutions et de ceux qui
gouvernent ce pays. Comme elle constitue un facteur déstabilisateur
et porteur des germes d’une explosion sociale qui risque d’aller à
la catastrophe ou d’engendrer l’irréparable. Nous n’allons pas nous
taire et nous agirons dans le cadre de nos principes fondateurs afin
d’aboutir à l’instauration d’une république démocratique et sociale
dans le cadre de l’Etat de droit.
Quelles actions
comptez-vous entreprendre ?
Vous allez le
savoir au moment opportun. Ce sont des questions qui se discutent
avec la base citoyenne et se décident dans le cadre des structures
du mouvement citoyen des aârouchs.
K. B.
Haut
A l’ombre du report du référendum
Le RND
présidera l’alliance dès samedi
Le RND reprendra
la présidence tournante de l’alliance présidentielle ce samedi. En
effet, une rencontre est prévue au siège de la formation d’ Ahmed
Ouyahia. L’occasion sera aussi mise à profit par les trois
dirigeants de se rencontrer après une éclipse qui aura duré
plusieurs semaines. Le bilan des trois mois de la présidence du MSP
devrait être à l’ordre du jour. De même que le plan d’action des
trois prochains mois devrait être tracé. En fait Ouyahia, Belkhadem
et Soltani seront mis devant le difficile exercice de ressusciter
une entité plongée dans un profond coma. Les trois derniers mois,
faut-il le souligner auront surtout briller par une absence
remarquée de l’alliance de la scène politique. Il est vrai aussi que
les divergences nées entre les trois hommes sur nombre de questions
n’auront pas facilité les choses. Et les trois mois à venir ne sont
pas porteurs de l’espoir d’une amélioration des relations entre les
trois alliés politiques. D’autant que le référendum portant la
révision constitutionnelle, sujet sur lequel ils auraient pu
rebondir et créer temporairement l’illusion d’être encore une
alliance en bonne santé, n’a pas été organisé. En fait ce report
risque d’empoisonner davantage l’atmosphère régnant à ce jour. En
effet, il n’est un secret pour personne que sur la question de la
révision de la loi fondamentale du pays, le FLN a fait pratiquement
cavalier seul en prenant l’initiative d’élaborer une mouture
laquelle sera remise directement au président de la République, sans
pour autant que Belkhadem juge utile de la soumettre ne serait-ce
que pour information à ces deux alliés. Il est vrai aussi que le
patron du FLN ne pouvait ignorer ce que Ouyahia et Soltani pensaient
de la chose. En effet, les deux dirigeants du RND et du MSP ont
ouvertement contesté au SG du FLN le droit qu’il s’est octroyé de
proposer une mouture de la loi fondamentale. Cette prérogative
revient ,ont-ils fait savoir, au seul Président. Du reste, et
Ouyahia et Soltani ont conditionné leur soutien au projet de la
révision constitutionnelle à la nécessité que la nouvelle mouture
émane de Abdelaziz Bouteflika. Belkhadem ne peut certainement pas
avoir oublié cette position après que lui-même eut été obligé
d’annoncer le report de la révision de la Constitution dont il a
fait une priorité absolue pour son parti. Mais du fait que
l’alliance ne vit que par et pour ce qui tourne autour du programme
présidentiel, il est donc prévisible que Belkhadem ne fasse
publiquement du moins abstraction de sa rancœur et fasse mine de ne
pas avoir été contrarié.
Unis malgré
tout ?
Les deux autres
membres de l’entité donneront le change dans une réplique digne des
grands scénarii. Une fois les projecteurs des caméras et les flashs
des photographes éteints et les journalistes repartis, il est clair
que l’alliance replongera dans la léthargie. En effet, on imagine
donc toute la difficulté que rencontreront les trois responsables à
trouver une occupation commune. Certes, gageons que lors de la
rituelle conférence de presse qu’ils seront obligés d’animer, ils
tenteront en fins politiques qu’ils sont de sauver les apparences et
de convaincre de leur volonté commune de redonner à l’alliance une
dynamique nouvelle. Mais les observateurs savent que c’est peine
perdue. Il n’est pas inutile de rappeler que tout au long de la
présidence du MSP, une seule rencontre au sommet à regroupé les
trois dirigeants politiques. Dès lors comment faire pour meubler les
trois prochains mois ? Les Belkhadem, Ouyahia et Soltani qui auront
à préparer les prochaines échéances électorales sont appelés à
s’investir davantage dans leurs partis respectifs d’autant plus que
chacun d’eux fait face à quelques problèmes internes. Le FLN
n’arrive pas à achever son opération de restructuration, le RND est
lui dans l’œil du cyclone et le MSP fait face à une fronde interne.
De plus, il avait été avancé que l’élaboration de listes communes
n’est pas envisagée. Ceci pour dire que chaque dirigeant aura fort à
faire avec sa propre formation et que l’activité de l’alliance
risque d’en pâtir. Certes, l’alliance du fait de son contrat avec le
président de la République puisqu’elle s’est engagée à porter son
programme ne peut faire autrement que continuer sur sa lancée. C’est
du reste la principale raison qui fait, qu’à ce jour les
responsables de l’alliance font tout pour éviter le sabordage de
cette entité. La preuve est ce souci constant de préserver les
apparences en dépit de profondes divergences sur les principales
questions politiques. Mais cette obligation morale et politique de
faire un bloc uni en dépit de tout, n’est pas dénuée de tout intérêt
politique puisqu’elle permet aux uns et aux autres de se
neutraliser.
Nadia Kerraz
Haut
Sénatoriales
Epreuve
difficile pour Belkhadem
Le FLN comptait
sur la campagne référendaire sur la nouvelle Constitution pour
ressouder ses troupes.
Avec le report du
scrutin, le parti se retrouve face au défi des sénatoriales de
décembre qui ravivent les appétits des protagonistes. Un véritable
retournement de situation.
Visiblement
débarassé d’une campagne référendaire, dont il s’épargne aujourd’hui
l’effort, après le report annoncé de la révision constitutionnelle,
le FLN qui mène le chantier de renouvellement des structures dans
une véritable zizanie organique est, semble-t-il, confronté
maintenant à la bataille des primaires. Partagés entre le
renouvellement des mouhafadhas et les sénatoriales de décembre
prochain, les élus locaux mènent une âpre bataille pour le contrôle
de ces primaires. Les légalistes qui contrôlent l’essentiel des 1
594 kasmas sont aidés en cela par la levée d’un ultimatum pour le
parachèvement du renouvellement des structures qui se déroulent,
certes, dans une ambiance bon enfant mais non loin des calculs de
rapport de force qui donnent ceux qui s’autoproclament de la
tendance conservatrice avec l’ambition de prouver que le FLN,
au-delà d’un incident de parcours et de circonstance, est uni et que
les redresseurs qui s’apparentent aux opposants de ceux qui ont fait
le choix de porter un candidat aux présidentielles de 2004,
admettent ceux-ci à rentrer dans les rangs pour le bien du parti. Le
test des mouhafadas de la capitale et des autres wilayas du centre a
donné quelque peu raison aux légalistes et conforte le SG, Abdelaziz
Belkhadem, dans sa stratégie de faire de la transparence interne un
gage de crédibilité pour l’avenir d’une formation, visiblement
majoritaire à tous les niveaux des assemblée élues mais minée par le
sempiternel contentieux légalistes-redresseurs qu’on dit révolu. Le
SG qui se veut rassembleur et, partant, partisan d’une démarche
réconciliatrice et démocratique, s’est vu plusieurs fois malmené et
soumis à la pression continue par d’influents acteurs du mouvement
de redressement.
Ceci est prouvé
par le fait qu’il s’est trouvé à maintes reprises dans l’obligation
de faire le moins mauvais des choix. Ceci était, également,
nettement lisible dans des déclarations données à la hâte où des
instructions ou circulaires internes, signées malgré lui, dit-on.
Après avoir subi «le couteau à la gorge» ou sa mise dans une gêne
pour le rappeler à l’ordre. L’histoire des tracts est là pour
rappeler les manœuvres de coulisses fomentées pour lui signifier les
lignes de démarcation à ne pas franchir. Les arrières-pensés de tels
calculs, venant du cercle des redresseurs, n’avaient pour ambitions
que de «damer le pion» à l’endroit des légalistes, autrement
désignés par les pro-Benflis, qu’ils savaient arithmétiquement
majoritaires, par la force des intentions hégémoniques dictées par
le stratagème de «la domination verticale» face à la poussée de la
marée horizontale.
Les sénatoriales
du 12 décembre prochain sont un autre écueil pour le FLN, qui doit
nécessairement taire ses divisions s’il veut rafler la mise. Un
appétit qui unit certainement les uns et les autres, lesquels qui
affichent séparément l’ambition de clouer au pilori les autres
prétendants qui bousculent les visées du FLN comme le FFS, El Islah,
le MSP et surtout le RND.
Ce dernier est,
manifestement, perçu comme l’ennemi juré du vieux parti. Mais la
dernière directive qui dénie aux kasmas et aux mouhafadas de
proposer des listes n’est pas pour arranger ces ambitions. Même si
le porte-parole écarte l’éventualité d’une «guerre organique», la
guéguerre autour des listes du premier collège ne fera encore une
fois que raviver les querelles entre antagonistes.
Une partie
difficile où Belkhadem sera certainement appelé à user de tout son
poids pour maintenir la cohésion générale. Une partie aussi où tous
les coups sont permis.
Salah Bey
Haut
Hausse des tarifs de l’électricité
Feu vert à
Sonelgaz
«La révision des
tarifs de l’électricité, demandée par Sonelgaz, a fait l’objet d’un
étude avec un groupe de travail, dont la commission de régulation de
l’électricité et le gaz (Creg) qui a établi un rapport, dont
l’application devrait aboutir à une décision. Ce rapport, nous
l’avons remis aux autorités et c’est le gouvernement qui va
l’examiner plus profondément. Il y aurait certes une baisse par
rapport à la fourchette demandée par Sonelgaz.» L’augmentation des
tarifs de l’électricité sera effective, donc, même si le dossier
remis au gouvernement est en instance et que la date de cette
augmentation n’est pas annoncée. C’est ce qu’a déclaré à demi mots,
hier, lors du forum d’El Moudjahid, Nadjib Otmane, président de la
Creg. Concernant le nombre d’autorisations accordées aux
investisseurs privés, le conférencier a fait savoir que la
commission qu’il préside, la Creg en l’occurrence, n’est,
actuellement, pas opérationnelle en matière d’octroi d’autorisations
et que c’est le ministère de l’Energie qui s’en charge. Cependant,
a-t-il expliqué, les investisseurs, qu’ils soient nationaux ou
étrangers, peuvent venir investir librement dans le domaine en
question. Dans le cadre des investissements, justement, le
conférencier a annoncé que «pour réaliser 3 000 M/W, 2 milliards de
dollars sont engagés.» Selon Nadjib Otmane, les étapes accomplies
jusqu’à présent, sont, outre la création d’une filiale chargée de la
conduite de système électrique, il a été enregistré la
transformation de Sonelgaz en société par actions, et ce, depuis
juin 2002, la création de 3 filiales en janvier 2004, la création de
5 autres en janvier 2006 ainsi que 4 filiales régionales. Un projet
important concernant la concession et l’accès des tiers aux réseaux
et éligibilité des clients est en cours d’élaboration. Il sera
effectif, en principe, dira le président de la Creg, l’année
prochaine. La production de l’électricité étant bonne et
diversifiée, fera remarquer M. Otmane, la demande a été satisfaite.
En 2005, près de 321 M/W sont entrés en service et 1 200 autres
entreront en 2008. Cette production, convient-il de souligner,
demande le renforcement du transport, vecteur de développement du
marché de l’électricité. C’est la raison pour laquelle un vaste
programme de renforcement du réseau routier est entrepris. Il s’agit
de la réalisation d’une artère est-ouest et nord-sud d’ici à 2008 et
du passage au niveau de tension de 4 000 K/W. Une cagnotte de 156
milliards de dollars est affectée à ces projets. 220 milliards de
dinars sont alloués, sur une durée de
5 ans, pour
l’amélioration et le développement des services du réseau dans les
filiations régionales. Pour produire de l’énergie renouvelable,
Nadjib Otmane a fait savoir qu’il y a eu incitation à
l’investissement dans ce domaine avec, notamment le plan national de
maîtrise de
l’énergie que
l’agence Aprue compte mettre en œuvre, ainsi que la création de la
société Neal en partenariat entre Sonelgaz et Sonatrach. Cela
satisfera 5% (500 à 600 M/W) de la demande en électricité, à
l’horizon 2015. Parlant des objectifs assignés à la Creg, le
conférencier dira que cette réforme «permettra l’entrée de nouveaux
opérateurs, la performance des réseaux de la chaîne énergétique afin
de satisfaire la demande de la clientèle, la protection du
consommateur ainsi que l’émergence de clients éligibles qui pourront
négocier librement des conditions de fourniture d’énergie.» En marge
de cette conférence, le Président directeur général de Sonelgaz,
Noureddine Bouterfa, nous a déclaré, en déplorant le manque
d’investisseurs dans le domaine de l’énergie en Algérie, que le
«délestage ne se programme pas et qu’il existe plusieurs types de
délestage.» Quand il y a manque de production, un incident
quelconque ou le manque de transport, cela induit un délestage,
reconnaît-il.
A cela,
précise-t-il, s’ajoute le manque de surveillance. C’est pour cette
raison, dira-t-il, qu’il est question de la formation de 2 000
agents entre contrôleurs et releveurs.
Djamel Oukali
Haut
Patriotes de Aïn Boucif
Une délégation
reçue par Ksentini
Dans un communiqué
parvenu hier à notre rédaction, les patriotes de Aïn Boucif, dans la
wilaya de Médéa, font état de leur rencontre lundi 6 novembre avec
le président de la commission nationale consultative de protection
et de promotion des droit de l’homme (CNCPPDH). Au cours de cette
rencontre, les patriotes affirment avoir transmis leurs doléances à
M. Farouk Ksentini
portant sur leur intégration parmi les bénéficiaires des
dispositions de la charte, afin de pouvoir bénéficier d’indemnités
pécuniaires pour les années passées à combattre le terrorisme. Il
est également demandé de généraliser le statut de patriote à tous,
sans exception et leur octroyer la pension dont ils ont été privés
durant des années.
La restitution des
armes automatiques et semi-automatiques dont ils ont été dépossédés
est, elle aussi, exigée. Les patriotes qui disent avoir bénéficié, à
leur place, de fusils de chasse , affirment que ces fusils ne sont
d’aucune utilité. Le communiqué fait état de compréhension
rencontrée auprès du président de la CNCPPDH, lequel s’est engagé à
transmettre leurs doléances au président de la République. Pour
rappel, les patriotes de la commune de Aïn Boucif sont parmi les
premiers à avoir pris les armes pour combattre le terrorisme dans
les années 1994 et 1995. Ils ont participé à plusieurs opérations de
ratissage menées dans la région de Médéa par les forces de sécurité.
Ils affirment aujourd’hui vivre dans la précarité. Pour rappel,
différents responsables, le ministre de l’Intérieur et l’ancien Chef
du gouvernement, entre autres, avaient déclaré à maintes reprises
que l’Etat n’abandonnera jamais ceux qui ont combattu à ses côtés
les groupes terroristes et contribué à la sauvegarde de la
République.
Selma M.
Haut
Pour mettre les «autonomes» en minorité
L’UGTA recrute
à grande échelle
L’Union générale
des travailleurs algériens (UGTA) compte élargir son champ
d’activités et ce par la création prochainement de nouvelles
fédérations dans des domaines très spécifiques.
C’est ce qu’a
indiqué hier M. Salah Djenouhet, secrétaire national de la Centrale
syndicale chargé de l’organique en marge des travaux du deuxième
congrès électif des membres du bureau national de la Fédération
nationale des travailleurs du transport (FNTT).
«Cette démarche
s’inscrit dans la cadre de la révision de l’organisation et de
structuration des fédérations de l’UGTA qui, à travers la création
de nouvelles fédérations plus spécifiques, sera dotée de moyens
fiables lui permettant de cerner les particularités de chaque
secteur pour mieux défendre les droits et les revendications des
travailleurs concernés», a expliqué ce même responsable. La première
mesure qui sera prise dans ce sens concerne la création,
prochainement, du syndicat de l’administration des transports. Ce
secteur qui compte, selon Djenouhet, 25 grandes entreprises de plus
de 50 000 travailleurs et englobe le syndicat des chauffeurs de
taxis, affilié à l’UGTA, les transporteurs privés, les auto-écoles
et le syndicat des examinateurs.
D’autres
fédérations dans d’autres secteurs vont s’ajouter à la liste de
celles déjà actives, notamment la fédération des ports et docks, une
fédération pour les travailleurs du secteur de l’information, la
culture, et l’impression qui seront retirées de la fédération de
l’enseignement supérieur, la fédération de la jeunesse et des sports
qui sera retirée, elle aussi, de la fédération de la formation
professionnelle. «C’est ainsi qu’on peut porter les revendications
et défendre ces métiers bien spécifiques», ajoute M. Djenouhet. Par
ailleurs, 10 fédérations sur un total de 22 n’ont toujours pas tenu
leur congrès, en perspective de la tenue du prochain congé de l’UGTA.
«Ces fédérations doivent organiser leurs congrès et réélire leurs
bureaux avant la faim du premier trimestre de l’année prochaine», a
indiqué
M. Djenouhet qui
ne donne pas de détails concernant la date de la tenue de congrès de
l’UGTA et se contente de dire qu’il aura lieu avant les prochaines
élections législatives. Concernant les négociations pour la
signature des convention de branche pour les travailleurs d’Air
Algérie,
le même
responsable nous fait savoir que les négociations se poursuivent
entre l’administration et le partenaire social après un arrêt, en
raison de l’état de santé du PDG de l’entreprise. «Il faut
reconnaître que sur le plan économique, l’entreprise est très
fragilisée. Il serai donc malhonnête de négocier sur les
augmentations des salaires sans discuter sérieusement de l’avenir de
la compagnie et la réservation des postes d’emploi», précisera-t-il.
Les opinions des différents responsables concernés sur la question
des travailleurs de l’Etusa, en grève de la faim depuis plusieurs
jours, ont été partagée, voire même controversés (voir l’article de
Aomar Fekrache). Pour
M. Maghlaoui,
ministre des Transports, présent à cette rencontre, cette question
ne concerne pas son département. «L’Etusa a été remis sur rails,
après une période où elle a connu des problèmes financiers, sur des
bases économiques. On ne peut pas la surcharger et avoir un
sureffectif en intégrant des travailleurs qui ont eu leurs dus suite
au départ volontaire accordé à cette époque», expliquera M.
Maghlaoui. Avant de poursuivre : «Selon les informations que j’ai à
mon niveau, ces travailleurs ne peuvent pas réintégrer l’entreprise
puisqu’ils ont été indemnisés. Celui qui a été lésé dans ses droits
n’a qu’a recourir à la justice», a-t-il affirmé. Les propos tenus
par M. Djenouhet ne vont pas du tout dans le même sens.
«La majorité des
travailleurs grévistes ont eu leurs droits.
Il reste une autre
catégorie qui demande la réintégration dans l’entreprise et qui sont
détenteurs d’une décision de justice. Au nombre de 11 travailleurs,
ils seront réintégrés sans aucun problème et ce, suite à l’accord
prononcé hier par l’administration de l’Etusa», a-t-il expliqué.
Pour ceux ayant opté pour un départ volontaire et qui demandent à
revenir, «la situation est un peu compliquée et difficile à régler»,
précisera-t-il. M. Bouzidi, chargé de l’organique à la Centrale
syndicale, quant à lui, estime que le règlement de ce problème
relève de la tutelle. «Ces travailleurs possèdent des décisions de
justice en leur faveur. Le ministre des Transports et le
gouvernement doivent prendre leurs responsabilités entières, ce sont
des travailleurs d’une entreprise publique», a-t-il martelé. En ce
qui concerne le payement des arriérés de salaire, M. Bouzidi, qui ne
possédait ni chiffres ni informations exactes sur le déroulement de
l’opération, a indiqué qu’il ne reste que quelque 10 000
travailleurs qui n’ont toujours pas reçu leurs salaires sur un total
de 35 000 travailleurs. «Ces salaires seront réglés avant la fin de
l’année en cours», a-t-il rassuré.
Les travailleurs
concernés sont ceux des secteurs du textile et du bâtiment.
Interrogé sur les raisons de ce retard dans le payement, M. Bouzidi
dira que c’est le gouvernement qui devait prendre les mesures
nécessaires pour régler ce problème dans les délais. L’autre cause
évoquée par ce syndicaliste concerne les SGP qui ne disposent pas de
ressources financières pour le payement de ces travailleurs.
Nouria B.
Haut
Syndicats autonomes
A la recherche
du soutien international
La visite de la
délégation de l’Internationale des services publics en Algérie s’est
terminée hier, après une série d’entretiens avec plusieurs syndicats
autonomes algériens.
La délégation
rendra public, prochainement, le bilan de sa visite et un rapport
sur la situation des syndicats autonomes. Les entrevues ont permis
en effet «de mettre à nu la politique de verrouillage menée par les
pouvoirs publics contre des syndicats autonomes». Tout comme le
Snapap, le Cnapest, le CLA, le SPLA (syndicat des pilotes
algériens), le SNPSSP (médecins spécialistes) et le Cnes, entre
autres, les syndicats autonomes ont présenté leurs parcours mais
aussi les entraves auxquelles ils font face, notamment le CLA et le
Cnapest qui n’ont pas encore obtenu leur agrément.
Selon M.Hadj
Djilali du Snapap, il est attendu que l’Internationale qui compte
plusieurs syndicats dans ses rangs à travers le monde dispose de
plusieurs moyens de soutien et d’aide aux syndicats. Une aide qui
serait plutôt matérielle, surtout que ces derniers ne disposent pas
vraiment de subventions de l’Etat. Un coup de pouce est aussi
espéré, suite à ces rencontres, notamment en ce qui concerne le
soutien des démarches de ces organisations syndicales pour
l’obtention des agréments, surtout que ces dernières ont fait
preuve, à maintes reprises de leur représentativité dans le monde du
travail. Le soutien des organisations internationales, telle que
l’Internationale des services publics pourrait aussi concerner le
combat des syndicats pour la reconnaissance de leur droit de grève
et autres aspects de l’activité syndicale.
A se demander si
l’objectif de l’Internationale de la Fonction publique n’est pas
réellement de drainer plus
d’adhésions en son
sein, l’heure étant aux grandes fusions entre syndicats
internationaux. Mardi dernier à Vienne, les deux principaux
syndicats internationaux ont fusionné pour donner naissance à la
Confédération syndicale internationale (CSI), qui regroupe plus de
360 syndicats et quelque 190 millions d’adhérents répartis à travers
150 pays. Selon le Cnapest, l’Internationale des services publics
peut être intéressée par l’adhésion des syndicats autonomes du
secteur de la Fonction publique. Les syndicats de l’éducation, de
l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle sont
déjà affiliés à l’Internationale de l’éducation. Selon M. Lamdani,
du même syndicat, les syndicats autonomes algériens penseraient à
adhérer à la Confédération syndicale internationale. La
mondialisation a donné naissance au monde du travail, même s’il
n’offre pas les mêmes chances à tous les travailleurs mais qui est
toutefois équitable en matière de risques et d’appréhensions.
Cette option pourrait renforcer davantage la position des syndicats
autonomes qui disposent, et il est facile de le constater, d’une
large représentativité, et ce, en matière de défense des droits des
travailleurs et de la protection de leurs acquis. Cela pourrait être
le seul échappatoire qui reste aux syndicats autonomes qui ne
trouvent pas un écho favorable dans leur pays.
Fatima Arab
Haut
Procès de Khalifa Bank
Pas avant avril
2007
Le procès de
l’affaire Khalifa Bank ne figure pas à l’ordre du jour de la session
criminelle en cours ni celle qui la suit, ont révélé hier des
sources judiciaires. Ce qui, selon l’agenda de la cour, fait que le
procès ne pourra se tenir avant avril 2007. Ce premier des procès
Khalifa, relatif à la caisse principale de Khalifa Bank devait être
inscrit au rôle de la session criminelle à venir du tribunal de
Blida, avait pourtant annoncé, fin juillet, le ministre de la
Justice, Garde des sceaux, Tayeb Belaïz, dans une déclaration à la
presse. Le ministre avait expliqué que «le dossier relatif à
l’affaire Khalifa serait finalisé dans les jours à venir et la
décision de la chambre d’accusation était également prête, puisque
le procès avait été initialement programmé pour la fin du même
mois». Il a ajouté que le report du procès a été décidé suite au
recours introduit contre l’arrêt de renvoi de la chambre
d’accusation. «La loi stipule le report du procès en cas de recours
du parquet ou de la défense concernant l’arrêt de la chambre
d’accusation», a-t-il indiqué.
Le ministre de la
Justice, Garde des sceaux explique également que la programmation du
procès ne relève pas des prérogatives du ministère mais du tribunal
criminel sur décision du président de la cour de Blida, légalement
habilité à enrôler l’affaire ainsi que le procureur général. Plus
tard, la chambre d’accusation près la Cour suprême devait siéger
dans le cadre de l’étude des pourvois en cassation déposés par les
avocats des 104 prévenus dans cette affaire et a désigné un
magistrat rapporteur et demandera aux avocats de ces 104 prévenus de
déposer des mémoires avant que cette chambre ne prenne une décision.
Autant de procédures qui pourraient expliquer, en partie, ce nouveau
report de la date du procès Khalifa.
R. N.
Haut
Privatisation des terres agricoles
Les pouvoirs
publics ouvrent une brèche
Selon une source
poche du monde agricole, toutes les fermes agricoles pilotes
recensées sous le statut juridique d’exploitations uninominales à
responsabilité limitée (EURL) seront mises en vente incessamment.
Pour ce faire, un
avis d’offres national et international sera lancé dans les
prochains jours. Il faut savoir aussi que par cette définition sont
visées toutes les fermes agricoles pilotes transférées aux holdings
par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural. Selon
le rapport général, des résultats définitifs obtenus à l’issue du
dépouillement du recensement général de l’agriculture effectué en
2001 par le ministère de l’Agriculture et du dDveloppement rural, il
existe à travers le territoire national 166 EURL. Elles représentent
0,02% du nombre d’exploitations recensées et qui sont au nombre de
1 023 799 exploitations. Elles couvrent 7 474 ha de la surface
agricole utile (SAU), soit 0,09% d’une superficie estimée à
8 458 680 ha. Au plan géographique, ces exploitations couvrent la
quasi-totalité du territoire national. En effet, hormis les wilayas
de Naâma, Tipasa, Tissemssilt, Tindouf, Illizi, El Bayadh, Annaba et
Béchar, on trouve des EURL sur 40 autres wilayas du pays. C’est Oum
El Bouaghi qui compte le plus grand nombre avec 10 exploitations.
Mais ces 10 EURL ne couvrent qu’une superficie de 177 ha, tandis que
Constantine ne compte qu’une seule EURL mais qui s’étend sur 1 157
ha. La superficie la moins importante est recensée au niveau de la
wilaya d’El Oued où l’on compte deux exploitations qui se partagent
deux hectares. Il est à noter qu’Alger compte 5 exploitations qui
s’étendent sur 27 hectares. A Mascara 2 183 hectares sont partagés
par 5 exploitations. On ignore la raison exacte de la décision ayant
incité les pouvoirs publics à procéder à la cession des ces terres.
De même que l’on ignore si les nouveaux propriétaires de ces EURL
sont tenus de préserver leur vocation agricole ou au contraire ils
auront la latitude de les réserver à d’autres fins les détournant
ainsi de leur vocation originelle. Ce qui est certain c’est que par
cette mise en vente des fermes pilotes, sous la coupe des holdings,
une brèche sera ouverte dans le dossier du foncier agricole. Et pour
cause, il faut rappeler que le projet de privatisation des terres
agricoles relevant du domaine privé de l’Etat a suscité vers les
années 2002 une levée de boucliers au point où les pouvoirs publics
ont été obligés d’abandonner l’idée de la cession des terres
agricoles étatiques. Les arguments fournis pour justifier cette
démarche n’avaient pas convaincu le monde agricole. On se rappelle
les envolées de députés FLN sur l’incessibilité de la terre. Mais il
semble que les pouvoirs publics n’ont pas pour autant abdiqué devant
la pression exercée par le FLN et l’UNPA qui est à coloration
Flniste.
Selma Meziane
Haut
Accrochage à la cité Haï Salam d’Oran
Un «émir»
abattu et un Seminov récupéré
Avant-hier soir,
un peu après 22 heures, des coups de feu ont retenti à la cité Haï
Salam, relevant du secteur urbain d’El-Hamri à Oran. Les habitants
des blocs jouxtant la station d’essence située face au stade Ahmed
Zabana, ceux notamment du bloc-3, n’en revenaient pas, surtout que
d’aucuns pensaient la capitale de l’Ouest à l’abri du phénomène.
Fort heureusement, les services de sécurité n’ont jamais baissé la
garde. C’est ainsi qu’ils sont parvenus à éliminer celui qui s’est
avéré être un émir qui serait originaire de Batna. Agé de 28 ans,
celui-ci activait sous le pseudonyme de «Khaled». Ce terroriste
était, selon des sources, hébergé depuis une semaine par le
propriétaire d’un appartement situé au rez-de-chaussée. Celui-là,
âgé de 25 ans selon le voisinage et qui vivait avec sa grand-mère,
décédée il y a seulement quelques mois, a été, d’ailleurs,
appréhendé par les enquêteurs. Son arrestation s’est opérée une
heure environ avant l’accrochage de l’émir, sans qu’il n’ait tenté
de résistance. Des sources affirmaient aussi hier que les services
de sécurité avaient agi sur la base d’informations qui leur étaient
parvenues, ces derniers ayant déclenché une filature pour surveiller
les déplacements de l’émir, avant de décider d’intervenir avant-hier
soir, non sans encercler toute la zone d’El-Hamri que les forces de
sécurité avaient investie discrètement dès la matinée. Avant
d’intervenir, il a été recommandé aux habitants de s’enfermer chez
eux pour ne leur faire courir aucun risque. Toujours selon le
voisinage, le terroriste a été sommé plusieurs fois de se ren-dre,
mais il a refusé d’obtempérer, préférant répondre par des coups de
rafale aux forces de sécurité qui étaient dès lors obligées d’ouvrir
le feu sur lui. L’accrochage devait ainsi durer jusqu’à environ 23
heures. Le terroriste, comme s’il se savait fini, était sorti de
l’appartement en vidant son chargeur sur les éléments des forces de
sécurité qui l’ont abattu. Un fusil seminov a été ainsi récupéré en
plus de deux chargeurs. Le corps a été ainsi transporté au CHU
d’Oran pour être déposé à la morgue.
Il y a lieu de
signaler ici que le siège de la Gendarmerie nationale ne se trouve
guère loin de la cité Sonelgaz où le terroriste s’était installé,
plus exactement à quelque 250 mètres seulement. De plus, et de
l’avis des observateurs, la présence d’un émir dans la ville d’Oran
ne serait pas fortuite. Elle est interprétée par des sources comme
la preuve d’une tentative de plus de raviver les cellules dormantes.
D’ailleurs, est-il à rappeler, au mois de janvier de l’année en
cours, les services de sécurité avaient réussi à démanteler une
cellule du GSPC qui tentait sa reconstruction…
E. Ikram
Haut
Tizi Ouzou
Marche du FFS
demain
Des affiches sont
placardées un peu partout sur les murs de la ville de Tizi Ouzou.
C’est l’appel du Front des forces socialistes (FFS) à une marche
populaire au niveau du chef-lieu de wilaya. Une manifestation prévue
pour demain. Cette action annoncée lors du meeting du FFS, le 26
octobre à Aïn Zaouia, entre dans le cadre de celles entamées par la
formation de Hocine Aït Ahmed, depuis l’assassinat de son cadre et
président de l’APW, Rabah Aïssat, abattu dans un café de Aïn Zaouia
le 12 octobre, pour dénoncer l’insécurité en Kabylie. Dans l’appel
lancé à la population, le FFS explique que la marche se veut une
dénonciation de «la spirale infernale des violences, des assassinats
et des tueries». Cette marche est placée sous le slogan : «Il y a un
temps pour le silence et un temps pour la parole» et le FFS lance
son appel à l’ensemble «des femmes et des hommes libres (… pour
déminer le terrain et les esprits dans notre région (la Kabylie
NDLR) et dans notre pays, pour faire échec au chaos programmé». Pour
rappel, à propos du chaos, le FFS a déjà appelé à la vigilance
contre le risque d’une éventuelle «agitation à grande échelle».
Autre objectif assigné à cette marche : «Le rétablissement du débat
politique». A cet effet, les rédacteurs de l’appel qui disent «non à
l’impunité et à l’amnésie» espèrent que ladite marche jettera les
premiers jalons pour un «avenir de démocratie, d’égalité et de
solidarité», un avenir possible si les espoirs sont fédérés sans
peur, sans violence et sans haine. Nous apprenons auprès des
militants du FFS que l’appel a été lancé à travers tout le
territoire national et des marcheurs sont attendus des wilayas de
Ghardaïa, Boumerdès, Alger… Hier, apprenons-nous, 3 militants qui
placardaient les appels à la marche, dans la capitale, auraient été
interpellés par le service d’ordre.
Zahra H.
Haut
Fondateur de l’Express et témoin de la guerre d’Algérie
Servan-Schreiber est mort
Considéré comme un
précurseur et un visionnaire, le patron de presse, essayiste et
homme politique Jean-Jacques Servan-Schreiber est décédé dans la
nuit de lundi à mardi à Fécamp à l’âge de 82 ans.
Fondateur de
l’hebdomadaire l’Express avec la journaliste François Giroud en 1953
et auteur du best-seller «Le Défi américain» en 1967, «JJSS», comme
il était surnommé, laisse à ses proches l’image d’un esprit brillant
et en avance sur son temps. «C’est un homme qui a eu une sorte de
vision éblouissante. C’était une star.
C’était un obsédé
de la modernité. Il y a quarante ans et un peu avant tout le monde,
il a vu l’importance de l’informatique», a déclaré sur LCI Claude
Imbert, ancien directeur de la rédaction de l’Express. JJSS est
décédé le 7 novembre à 0h40, au centre hospitalier intercommunal de
Fécamp (Seine-Maritime) où il avait été hospitalisé dimanche pour
une «grosse bronchite» précise-t-on à l’hôpital.
Né le 13 février
1924, Jean-Jacques Servan-Schreiber était le fils aîné d’un patron
de presse, Emile Servan-Schreiber, co-directeur du journal Les
Echos. Reçu à Polytechnique en 1943, où il rencontra Valéry Giscard
d’Estaing, il fit ses classes de journaliste au Monde à partir de
1947 et se fit remarquer en tant que chroniqueur de politique
étrangère.
Il écrira en 1980
un second best-seller, le Défi mondial, consacré notamment au
décollage technologique du Japon.
Son expérience
d’officier de réserve en Algérie lui donnera la matière à son
premier livre «Lieutenant en Algérie» (1957), plaidoyer pour la
décolonisation.
Redouane A.
Haut
Pour ses erreurs stratégiques, pour ses exactions
Faut-il
plaindre Saddam Hussein ?
Il vient d'être
condamné à être pendu, haut et court, à la suite d'un procès dont de
nombreux juristes à travers le monde estiment qu'il n'est pas un
modèle du genre.
L’ancien président
irakien, en dépit de sa disgrâce, continue de jouir d’une
remarquable popularité au sein des populations arabes pour avoir, à
un moment, ébranlé l’Etat d’Israël par des tirs répétés de missiles
SCUD. Faut-il aujourd’hui plaindre Saddam Hussein quand on sait
qu’il a régné en maître absolu sur son peuple ? Faut-il regretter le
sort qui lui est réservé quand on considère les erreurs tactiques et
stratégiques qu’il a commises, à diverses reprises, lorsqu’il était
aux commandes du florissant et puissant Irak ?
L’une des erreurs
majeures de l’homme a été la guerre imposée, sur l’insistance des
monarchies du Golfe et à l’instigation des Etats-Unis, contre son
puissant voisin iranien. Les premiers craignaient que le régime des
mollahs, fraîchement installé à Kom, n’exporte son modèle de
révolution islamique vers leurs rivages alors que les seconds
cherchaient à faire payer aux nouveaux dirigeants iraniens leur
exclusion d’un pays qu’ils contrôlaient, totalement, pendant le
temps où y régnait leur allié le Shah, dernier souverain de la
dynastie des Pahlavi.
Ce conflit, l’un
des plus violents de ces dernières décennies, fut engagé sous le
prétexte de désaccords portant sur le tracé frontalier séparant les
deux états. Il s’éternisa de 1980 à 1988. Les stratèges militaires
le comparèrent aux guerres des tranchées qui ont marqué la Première
Guerre mondiale de 14-18. Il se solda par la mort de près de un
million de personnes du côté iranien et environ 300 000 autres du
côté irakien, sans compter le nombre important de blessés, de part
et d’autre. Les pertes occasionnées aux infrastructures économiques,
en particulier, se chiffrèrent, pour les deux pays belligérants, à
quelque 500 milliards de dollars. Faut-il plaindre Saddam Hussein
quand on considère la manière dont il s’est fait manipuler, une fois
encore, en entreprenant, moins de deux années plus tard, le 2 août
1990, l’invasion du Koweït. Cette nouvelle aventure servit de
prétexte aux Etats-Unis et à leurs alliés européens, à la suite
d’une campagne militaire d’envergure, pour détruire la majeure
partie du potentiel militaire de l’armée irakienne. Après cela, fut
imposée, au peuple irakien, un blocus économique qui dura dix années
et qui reste considéré comme l’une des tâches les plus sombres de
l’histoire de l’Humanité durant le XXe siècle. Divers rapports d’ONG
et de l’ONU sont unanimes pour affirmer que plus d’un demi-million
d’enfants irakiens sont morts faute de médicaments ou de
malnutrition par suite des effets induits par ce blocus.
Faudrait-il
plaindre Saddam Hussein quand on sait avec quelle désinvolture et
forfanterie et sans prendre le soin d’être discret, il a ébruité la
mise en branle d’un programme nucléaire dont la réussite ne manquait
pas d’inquiéter les pays occidentaux et de remettre en cause la
suprématie israélienne dans ce domaine sensible. Qui ne se rappelle
ces images, diffusées par la télévision irakienne, où il exhibait
fièrement et comme en guise de défi, un modèle de détonateur destiné
à faire exploser un engin atomique ou, alors, celles montrant le
décollage d’un vecteur sans lequel la possession d’une arme atomique
n’a pas lieu d’être ? C’est d’ailleurs cette menace de possession de
la technologie nucléaire par un pays arabe qui est directement à
l’origine des souffrances et du martyre que vont endurer, dans les
années qui vont suivre, les populations de la Mésopotamie
ancestrale.
Entre autres
reproches, fondés, par ailleurs, le dictateur déchu a été accusé
d’avoir provoqué la mort de milliers d’opposants politiques et
utilisé des méthodes barbares en massacrant des populations kurdes à
l’aide de bombes chimiques. Washington, Londres et Paris lui ont
même, après la chute de son régime, reproché, hypocritement, d’avoir
déclenché sa «terrible guerre» contre l’Iran.
C’est vrai, pour
avoir eu les mains tachées par autant de sang, Saddam Hussein devait
en payer le prix. Mais ceux qui jettent, à raison, l’opprobre sur un
homme condamné par ses contemporains et par l’histoire, ne sont pas,
eux aussi, des modèles de vertu. Les errements et les dépassements
de l’ex-président irakien ne doivent, en effet, pas faire oublier
ceux de l’Amérique, notamment qui, pour ce qui concerne
l’utilisation d’armes chimiques, (le triste souvenir de la guerre du
Vietnam est encore vivace dans les esprits), ni les nombreux
exemples d’atteinte aux droits de l’homme comme dans les lieux de
détention en Irak, en Afghanistan et dans la prison de Guantanamo à
Cuba. Sans citer toutes les péripéties meurtrières qui sont à
l’origine de l’invasion de l’Irak, de la souffrance de ses
populations, de la destruction de son potentiel économique et de
l’effacement de son riche patrimoine archéologique, il faut dire que
l’exécution de Saddam Hussein arrangerait beaucoup de dirigeants
politiques encore de ce monde. Vivant, il pourrait, en effet, avoir
l’opportunité de faire de dérangeantes révélations sur ceux qui
l’ont incité à attaquer l’Iran et qui lui ont fourni, pour cela, les
moyens militaires appropriés ainsi que les armes chimiques dont on
l’accuse de s’être servi contre une partie de son peuple. Parmi eux,
il y a les égéries du Président Bush, les véritables architectes du
plan destiné à envahir l’Irak pour le fragiliser et s’emparer de ses
richesses pétrolières qui n’ont, apparemment, pas prévu la débâcle
qu’est en train de subir l’armée américaine dans ce pays. Parmi ces
derniers, il ne faut surtout pas oublier de citer l’ancien adjoint
du secrétaire d’Etat américain à la défense, Paul Wolkovitz, promu,
depuis, à la tête de la Banque mondiale ou Richard Perles,
conseiller à la Défense, ou bien encore, l’actuel locataire du
Pentagone, Ronald Rumsfeld. Ironie de l’histoire c’est désormais
l’Iran, ennemie jurée de Saddam Hussein et d’Israël, redevenue
puissance régionale, qui est mise sous pression par la «communauté
internationale», pour qu’elle se décide à abandonner son programme
de développement nucléaire.
Ahmed
Mahieddine
Haut
11 usines fermées par Chérif Rahmani
4 millions de
sachets noirs saisis
Dans le cadre du
suivi régulier et permanent de la mise en œuvre du dispositif de
normalisation du sachet plastique alimentaire, plusieurs opérations
d’inspection et de contrôle ont été effectuées à travers les
différentes régions du territoire national. Les résultats de ces
inspections font ressortir la saisie de
4 millions de
sachets noirs et la fermeture de 11 unités de fabrication.
Effectuées conjointement par les commissions de wilaya qui
regroupent les services (commerce, industrie, santé, environnement
et les services de sécurité), et les membres de la commission
nationale, chargée de la mise en œuvre du dispositif réglementaire
relatif à la normalisation des sachets plastiques alimentaires, ces
opérations d’inspection et de contrôle ont été lancées au mois de
janvier dernier, lit-on dans un communiqué émanant du département
ministériel de Chérif Rahmani. D’autres saisies ont été par ailleurs
effectuées, à l’image de
4 428 000 sachets
de couleur noire, 77 fardeaux de sachets noirs, 05 rouleaux de film
noir et 47 kilogrammes de granulats ont été saisis par les
commissions des wilayas.
11 unités de
production de sachets plastiques ainsi que 03 commerces
d’alimentation générale ont fait l’objet de fermeture par arrêté du
wali, apprend-on aussi. De son côté, l’Association nationale des
plasturgistes a tenu une réunion avec les cadres du ministère de
l’Environnement le mois écoulé, au cours de laquelle les deux
parties ont exprimé «leur attachement indéfectible au protocole
d’accord» signé conjointement par les délégués des producteurs et
les représentants des différentes institutions (ministère, Institut
algérien de la normalisation, IANOR, Centre algérien de contrôle de
la qualité et de l’emballage, CACQE et Centre national de
toxicologie, CNT). Les producteurs de sachets plastiques réaffirment
ainsi, conformément au protocole d’accord suscité, leur engagement
«à ne pas produire de sacs plastiques de provision de couleur
noire», comme ils se démarquent totalement de l’action isolée de
certains producteurs qui continuent à produire ces sachets. Dans ce
même cadre, les producteurs de sachets plastiques s’engagent à ne
pas utiliser le pigment noir en vue d’augmenter l’opacité de ces
sacs. Les deux parties se félicitent, enfin, du bilan enregistré
dans le cadre de l’application du protocole d’accord et des
dispositions relatives à la normalisation du sachet plastique
alimentaire, en matière de respect du règlement technique algérien (RTA)
ainsi que des mesures prises par l’administration à l’encontre des
contrevenants.
Kahina B.
Haut
Communication par satellite
Un intérêt
accru pour l’Algérie
Le commun des
Algériens ne se rend pas compte, mais de profonds changements ont
lieu dans les modes de communication. Ce qui n’est pas le cas des
initiés. Bien au fait des attentes des utilisateurs algériens, les
grands opérateurs de communications, mobiles et satellites, à
l’image de France Télécom, font le forcing pour pénétrer le marché
algérien et s’approprier une part importante du marché local. Les
différents séminaires et conférences organisés en direction des
professionnels sont là pour démontrer cet intérêt. Lundi à l’hôtel
Sofitel, France Télécom mobile satellite communications (FTMSC)
–qui, il faut l’indiquer, a obtenu la première licence GMPCS en
Algérie attribuée par l’ARTP en novembre 2004 et confirmée par un
décret gouvernemental en janvier 2005– et INMARSAT, qui n’est autre
que le plus important opérateur au monde dans le domaine des
télécommunications mobiles par satellite, ont organisé un séminaire
dédié à la solution BGAN (une solution mobile globale au niveau
planétaire) qui offre simultanément des services voix et données
haut débit par satellite pour rester connectés depuis n’importe quel
point du territoire algérien. L’effort déployé par le conférencier,
qui n’est autre que le DG de FTMSC, pour convaincre l’assistance des
avantages qu’offre le BGAN, témoigne de la rude bataille qui s’est
engagée autour du monde de la communication et de la communication
mobile haut débit en Algérie.
N. K.
Haut
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M.Merkouche
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