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Belaïd Abrika, porte-parole de la CADC

«Nous allons revenir à la charge»

A l’ombre du report du référendum

Le RND présidera l’alliance dès samedi

Sénatoriales

Epreuve difficile pour Belkhadem

Hausse des tarifs de l’électricité

Feu vert à Sonelgaz

Patriotes de Aïn Boucif

Une délégation reçue par Ksentini

Pour mettre les «autonomes» en minorité

L’UGTA recrute à grande échelle

Syndicats autonomes

A la recherche du soutien international

Procès de Khalifa Bank

Pas avant avril 2007

Privatisation des terres agricoles

Les pouvoirs publics ouvrent une brèche

Accrochage à la cité Haï Salam d’Oran

Un «émir» abattu et un Seminov récupéré

Tizi Ouzou

Marche du FFS demain

Fondateur de l’Express et témoin de la guerre d’Algérie

Servan-Schreiber est mort

Pour ses erreurs stratégiques, pour ses exactions

Faut-il plaindre Saddam Hussein ? 

11 usines fermées par Chérif Rahmani

4 millions de sachets noirs saisis

Communication par satellite

Un intérêt accru pour l’Algérie

 

 08/11/06

 

 Belaïd Abrika, porte-parole de la CADC

«Nous allons revenir à la charge»

Constatant un retard énorme dans l’application de la plate-forme de revendications consignées dans le protocole d’accord du 15 janvier 2005 signé conjointement par la délégation du mouvement citoyen et le représentant de l’Etat, le Chef du gouvernement, le chef de file du mouvement des aârouchs, Belaïd Abrika, fait le point sur une situation qu’il qualifie de très préoccupante.

 

Propos recueillis par

Kahina Benarab

 

Le Jour d’Algérie : Le mouvement citoyen vient de menacer le Chef du gouvernement de recourir à des actions de protestation. Ce dernier n’aurait-t-il pas tenu ses promesses?

Belaïd Abrika : Le mouvement citoyen n’a jamais usé des pratiques de menaces. Nous sommes des victimes et l’expression de la barbarie du Printemps noir de 2001. Le mouvement citoyen des aârouchs n’a exprimé depuis sa naissance que les doléances des citoyens meurtris et épris de justice et de liberté. D’ailleurs, les pouvoirs publics, à leur tête le premier magistrat du pays, ont reconnu la légitimité et la justesse de nos revendications démocratiques. Nous sommes avant tout un mouvement pacifique et une force de protestation avant d’être une force de proposition conformément à l’esprit et à la portée des revendications contenues dans la plate-forme historique d’El Kseur. Nous n’avons jamais arrêté nos activités pour parler de menaces. Nous nous sommes engagés et avons donné le serment de poursuivre le combat jusqu’à l’aboutissement de notre combat noble, juste et légitime. Nous n’avons pas cessé de tirer la sonnette d’alarme, à travers même l’interpellation du premier magistrat du pays, sur cette situation de blocage et les retards flagrants dans l’application des revendications citoyennes consignées dans le protocole d’accord du 15 janvier 2005 signé conjointement par la délégation du mouvement citoyen et le représentant de l’Etat, le Chef du gouvernement. On constate d’ailleurs un net recul des acquis démocratiques. Des journalistes sont menacés et condamnés à des emprisonnements et à de fortes amendes, la situation sécuritaire s’est dégradée et la société est frappée de plein fouet par la misère malgré les importantes recettes pétrolières, et on enregistre le retour des réflexes de la «hogra».

Il ne s’agit pas de promesses, comme vous le dites, mais ce sont des engagements solennels et officiels pris devant l’opinion publique nationale et internationale notamment lors de la signature de l’accord gouvernement-mouvement citoyen.

Nous avons fait à maintes reprises des évaluations sur l’état d’avancement des applications, car le mouvement citoyen ne se satisfait pas d’engagement, et des bilans ont été faits dans la transparence la plus totale. Il a été annoncé publiquement que 80% des engagements pris dans le cadre du processus du dialogue amorcé depuis janvier 2005 n’ont pas trouvé application sur le terrain.

 

Que compte faire donc le mouvement devant cette situation ?

Nous interpellons, encore une fois, les pouvoirs publics sur la concrétisation de l’accord du 15 janvier 2005 à prendre leurs responsabilités. Dans ce contexte, nous constatons qu’après 6 années, aucun gendarme n’a été traduit devant un jury populaire pour les crimes commis. Le mouvement citoyen des aârouchs est contre l’impunité et continue d’exiger l’application de la loi sur ceux qui ont une responsabilité dans les tragiques événements du Printemps noir, c’est une question d’honneur, de dignité et de principe.

 

Vous semblez montrer du doigt le Chef du gouvernement

La seule chose que je pourrais vous confirmer, c’est qu’il a affirmé dans le cadre de la poursuite du dialogue, l’été dernier, qu’il allait honorer les engagements pris par son prédécesseur, car il s’agit d’engagement pris au nom de l’Etat algérien même s’il y a un changement à la tête de l’Exécutif. Comme il s’est engagé aussi à tenir les comités de suivi nécessaires dans le cadre du mécanisme institué pour l’application et la mise en œuvre de la plate-forme d’El Kseur, pour finaliser le dialogue et faire le tri des problèmes en suspens, chose qui ne s’est pas faite depuis notre dernière rencontre.

 

Le mouvement citoyen compte-t-il entreprendre des actions pour faire aboutir ses revendications?

Le mouvement citoyen des aârouchs, comme je l’ai déjà dit, est avant tout une force de protestation. Il n’hésitera pas à organiser des manifestations. Nous allons revenir à la charge pour exiger l’application des engagements de l’Etat car c’est un droit citoyen. La perpétuation de cette situation discrédite l’Etat algérien, dénote le manque de sérieux des institutions et de ceux qui gouvernent ce pays. Comme elle constitue un facteur déstabilisateur et porteur des germes d’une explosion sociale qui risque d’aller à la catastrophe ou d’engendrer l’irréparable. Nous n’allons pas nous taire et nous agirons dans le cadre de nos principes fondateurs afin d’aboutir à l’instauration d’une république démocratique et sociale dans le cadre de l’Etat de droit.

 

Quelles actions comptez-vous entreprendre ?

Vous allez le savoir au moment opportun. Ce sont des questions qui se discutent avec la base citoyenne et se décident dans le cadre des structures du mouvement citoyen des aârouchs.

K. B.

 

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A l’ombre du report du référendum

Le RND présidera l’alliance dès samedi

Le RND reprendra la présidence tournante de l’alliance présidentielle ce samedi. En effet, une rencontre est prévue au siège de la formation d’ Ahmed Ouyahia. L’occasion sera aussi mise à profit par les trois dirigeants de se rencontrer après une éclipse qui aura duré plusieurs semaines. Le bilan des trois mois de la présidence du MSP devrait être à l’ordre du jour. De même que le plan d’action des trois prochains mois devrait être tracé. En fait Ouyahia, Belkhadem et Soltani seront mis devant le difficile exercice de ressusciter une entité plongée dans un profond coma. Les trois derniers mois, faut-il le souligner auront surtout briller par une absence remarquée de l’alliance de la scène politique. Il est vrai aussi que les divergences nées entre les trois hommes sur nombre de questions n’auront pas facilité les choses. Et les trois mois à venir ne sont pas porteurs de l’espoir d’une amélioration des relations entre les trois alliés politiques. D’autant que le référendum portant la révision constitutionnelle, sujet sur lequel ils auraient pu rebondir et créer temporairement l’illusion d’être encore une alliance en bonne santé, n’a pas été organisé. En fait ce report risque d’empoisonner davantage l’atmosphère régnant à ce jour. En effet, il n’est un secret pour personne que sur la question de la révision de la loi fondamentale du pays, le FLN a fait pratiquement cavalier seul en prenant l’initiative d’élaborer une mouture laquelle sera remise directement au président de la République, sans pour autant que Belkhadem juge utile de la soumettre ne serait-ce que pour information à ces deux alliés. Il est vrai aussi que le patron du FLN ne pouvait ignorer ce que Ouyahia et Soltani pensaient de la chose. En effet, les deux dirigeants du RND et du MSP ont ouvertement contesté au SG du FLN le droit qu’il s’est octroyé de proposer une mouture de la loi fondamentale. Cette prérogative revient ,ont-ils fait savoir, au seul Président. Du reste, et Ouyahia et Soltani ont conditionné leur soutien au projet de la révision constitutionnelle à la nécessité que la nouvelle mouture émane de Abdelaziz Bouteflika. Belkhadem ne peut certainement pas avoir oublié cette position après que lui-même eut été obligé d’annoncer le report de la révision de la Constitution dont il a fait une priorité absolue pour son parti. Mais du fait que l’alliance ne vit que par et pour ce qui tourne autour du programme présidentiel, il est donc prévisible que Belkhadem ne fasse publiquement du moins abstraction de sa rancœur et fasse mine de ne pas avoir été contrarié.

Unis malgré tout ?

Les deux autres membres de l’entité donneront le change dans une réplique digne des grands scénarii. Une fois les projecteurs des caméras et les flashs des photographes éteints et les journalistes repartis, il est clair que l’alliance replongera dans la léthargie. En effet, on imagine donc toute la difficulté que rencontreront les trois responsables à trouver une occupation commune. Certes, gageons que lors de la rituelle conférence de presse qu’ils seront obligés d’animer, ils tenteront en fins politiques qu’ils sont de sauver les apparences et de convaincre de leur volonté commune de redonner à l’alliance une dynamique nouvelle. Mais les observateurs savent que c’est peine perdue. Il n’est pas inutile de rappeler que tout au long de la présidence du MSP, une seule rencontre au sommet à regroupé les trois dirigeants politiques. Dès lors comment faire pour meubler les trois prochains mois ? Les Belkhadem, Ouyahia et Soltani qui auront à préparer les prochaines échéances électorales sont appelés à s’investir davantage dans leurs partis respectifs d’autant plus que chacun d’eux fait face à quelques problèmes internes. Le FLN n’arrive pas à achever son opération de restructuration, le RND est lui dans l’œil du cyclone et le MSP fait face à une fronde interne. De plus, il avait été avancé que l’élaboration de listes communes n’est pas envisagée. Ceci pour dire que chaque dirigeant aura fort à faire avec sa propre formation et que l’activité de l’alliance risque d’en pâtir. Certes, l’alliance du fait de son contrat avec le président de la République puisqu’elle s’est engagée à porter son programme ne peut faire autrement que continuer sur sa lancée. C’est du reste la principale raison qui fait, qu’à ce jour les responsables de l’alliance font tout pour éviter le sabordage de cette entité. La preuve est ce souci constant de préserver les apparences en dépit de profondes divergences sur les principales questions politiques. Mais cette obligation morale et politique de faire un bloc uni en dépit de tout, n’est pas dénuée de tout intérêt politique puisqu’elle permet aux uns et aux autres de se neutraliser.

Nadia Kerraz

 

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Sénatoriales

Epreuve difficile pour Belkhadem

Le FLN comptait sur la campagne référendaire sur la nouvelle Constitution pour ressouder ses troupes.

Avec le report du scrutin, le parti se retrouve face au défi des sénatoriales de décembre qui ravivent les appétits des protagonistes. Un véritable retournement de situation.

Visiblement débarassé d’une campagne référendaire, dont il s’épargne aujourd’hui l’effort, après le report annoncé de la révision constitutionnelle, le FLN qui mène le chantier de renouvellement des structures dans une véritable zizanie organique est, semble-t-il, confronté maintenant à la bataille des primaires. Partagés entre le renouvellement des mouhafadhas et les sénatoriales de décembre prochain, les élus locaux mènent une âpre bataille pour le contrôle de ces primaires. Les légalistes qui contrôlent l’essentiel des 1 594 kasmas sont aidés en cela par la levée d’un ultimatum pour le parachèvement du renouvellement des structures qui se déroulent, certes, dans une ambiance bon enfant mais non loin des calculs de rapport de force qui donnent ceux qui s’autoproclament de la tendance conservatrice avec l’ambition de prouver que le FLN, au-delà d’un incident de parcours et de circonstance, est uni et que les redresseurs qui s’apparentent aux opposants de ceux qui ont fait le choix de porter un candidat aux présidentielles de 2004, admettent ceux-ci à rentrer dans les rangs pour le bien du parti. Le test des mouhafadas de la capitale et des autres wilayas du centre a donné quelque peu raison aux légalistes et conforte le SG, Abdelaziz Belkhadem, dans sa stratégie de faire de la transparence interne un gage de crédibilité pour l’avenir d’une formation, visiblement majoritaire à tous les niveaux des assemblée élues mais minée par le sempiternel contentieux légalistes-redresseurs qu’on dit révolu. Le SG qui se veut rassembleur et, partant, partisan d’une démarche réconciliatrice et démocratique, s’est vu plusieurs fois  malmené et soumis à la pression continue par d’influents acteurs du mouvement de redressement.

Ceci est prouvé par le fait qu’il s’est trouvé à maintes reprises dans l’obligation de faire le moins mauvais des choix. Ceci était, également, nettement lisible dans des déclarations données à la hâte où des instructions ou circulaires internes, signées malgré lui, dit-on. Après avoir subi «le couteau à la gorge» ou sa mise dans une gêne pour le rappeler à l’ordre. L’histoire des tracts est là pour rappeler les manœuvres de coulisses fomentées pour lui signifier les lignes de démarcation à ne pas franchir. Les arrières-pensés de tels calculs, venant du cercle des redresseurs, n’avaient pour ambitions que de «damer le pion» à l’endroit des légalistes, autrement désignés par les pro-Benflis, qu’ils savaient arithmétiquement majoritaires, par la force des intentions hégémoniques dictées par le stratagème de «la domination verticale» face à la poussée de la marée horizontale.

Les sénatoriales du 12 décembre prochain sont un autre écueil pour le FLN, qui doit nécessairement taire ses divisions s’il veut rafler la mise. Un appétit qui unit certainement les uns et les autres, lesquels qui affichent séparément l’ambition de clouer au pilori les autres prétendants qui bousculent les visées du FLN comme le FFS, El Islah, le MSP et surtout le RND.

Ce dernier est, manifestement, perçu comme l’ennemi juré du vieux parti. Mais la dernière directive qui dénie aux kasmas et aux mouhafadas de proposer des listes n’est pas pour arranger ces ambitions. Même si le porte-parole écarte l’éventualité d’une «guerre organique», la guéguerre autour des listes du premier collège ne fera encore une fois que raviver les querelles entre antagonistes.

Une partie difficile où Belkhadem sera certainement appelé à user de tout son poids pour maintenir la cohésion générale. Une partie aussi où tous les coups sont permis.           

Salah Bey

 

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Hausse des tarifs de l’électricité

Feu vert à Sonelgaz

«La révision des tarifs de l’électricité, demandée par Sonelgaz, a fait l’objet d’un étude avec un groupe de travail, dont la commission de régulation de l’électricité et le gaz (Creg) qui a établi un rapport, dont l’application devrait aboutir à une décision. Ce rapport, nous l’avons remis aux autorités et c’est le gouvernement qui va l’examiner plus profondément. Il y aurait certes une baisse par rapport à la fourchette demandée par Sonelgaz.» L’augmentation des tarifs de l’électricité sera effective, donc, même si le dossier remis au gouvernement est en instance et que la date de cette augmentation n’est pas annoncée. C’est ce qu’a déclaré à demi mots, hier, lors du forum d’El Moudjahid, Nadjib Otmane, président de la Creg. Concernant le nombre d’autorisations accordées aux investisseurs privés, le conférencier a fait savoir que la commission qu’il préside, la Creg en l’occurrence, n’est, actuellement, pas opérationnelle en matière d’octroi d’autorisations et que c’est le ministère de l’Energie qui s’en charge. Cependant, a-t-il expliqué, les investisseurs, qu’ils soient nationaux ou étrangers, peuvent venir investir librement dans le domaine en question. Dans le cadre des investissements, justement, le conférencier a annoncé que «pour réaliser 3 000 M/W, 2 milliards de dollars sont engagés.» Selon Nadjib Otmane, les étapes accomplies jusqu’à présent, sont, outre la création d’une filiale chargée de la conduite de système électrique, il a été enregistré la transformation de Sonelgaz en société par actions, et ce, depuis juin 2002, la création de 3 filiales en janvier 2004, la création de 5 autres en janvier 2006 ainsi que 4 filiales régionales. Un projet important concernant la concession et l’accès des tiers aux réseaux et éligibilité des clients est en cours d’élaboration. Il sera effectif, en principe, dira le président de la Creg, l’année prochaine. La production de l’électricité étant bonne et diversifiée, fera remarquer M. Otmane, la demande a été satisfaite. En 2005, près de 321 M/W sont entrés en service et 1 200 autres entreront en 2008. Cette production, convient-il de souligner, demande le renforcement du transport, vecteur de développement du marché de l’électricité. C’est la raison pour laquelle un vaste programme de renforcement du réseau routier est entrepris. Il s’agit de la réalisation d’une artère est-ouest et nord-sud d’ici à 2008 et du passage au niveau de tension de 4 000 K/W. Une cagnotte de 156 milliards de dollars est affectée à ces projets. 220 milliards de dinars sont alloués, sur une durée de

5 ans, pour l’amélioration et le développement des services du réseau dans les filiations régionales. Pour produire de l’énergie renouvelable, Nadjib Otmane a fait savoir qu’il y a eu incitation à l’investissement dans ce domaine avec, notamment le plan national de maîtrise de

l’énergie que l’agence Aprue compte mettre en œuvre, ainsi que la création de la société Neal en partenariat entre Sonelgaz et Sonatrach. Cela satisfera 5% (500 à 600 M/W) de la demande en électricité, à l’horizon 2015. Parlant des objectifs assignés à la Creg, le conférencier dira que cette réforme «permettra l’entrée de nouveaux opérateurs, la performance des réseaux de la chaîne énergétique afin de satisfaire la demande de la clientèle, la protection du consommateur ainsi que l’émergence de clients éligibles qui pourront négocier librement des conditions de fourniture d’énergie.» En marge de cette conférence, le Président directeur général de Sonelgaz, Noureddine Bouterfa, nous a déclaré, en déplorant le manque d’investisseurs dans le domaine de l’énergie en Algérie, que le «délestage ne se programme pas et qu’il existe plusieurs types de délestage.» Quand il y a manque de production, un incident quelconque ou le manque de transport, cela induit un délestage, reconnaît-il.

A cela, précise-t-il, s’ajoute le manque de surveillance. C’est pour cette raison, dira-t-il, qu’il est question de la formation de 2 000 agents entre contrôleurs et releveurs.

Djamel Oukali 

 

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Patriotes de Aïn Boucif

Une délégation reçue par Ksentini

Dans un communiqué parvenu hier à notre rédaction, les patriotes de Aïn Boucif, dans la wilaya de Médéa, font état de leur rencontre lundi 6 novembre avec le président de la commission nationale consultative de protection et de promotion des droit de l’homme (CNCPPDH). Au cours de cette rencontre, les patriotes affirment avoir transmis leurs doléances à

M. Farouk Ksentini portant sur leur intégration parmi les bénéficiaires des dispositions de la charte, afin de pouvoir bénéficier d’indemnités pécuniaires pour les années passées à combattre le terrorisme. Il est également demandé de généraliser le  statut de patriote à tous, sans exception et leur octroyer la pension dont ils ont été privés durant des années.

La restitution des armes automatiques et semi-automatiques dont ils ont été dépossédés est, elle aussi, exigée. Les patriotes qui disent avoir bénéficié, à leur place, de fusils de chasse , affirment que ces fusils ne sont d’aucune utilité.  Le communiqué fait état de compréhension rencontrée auprès du président de la CNCPPDH, lequel s’est engagé à transmettre leurs doléances au président de la République. Pour rappel, les patriotes de la commune de Aïn Boucif sont parmi les premiers à avoir pris les armes pour combattre le terrorisme dans les années 1994 et 1995. Ils ont participé à plusieurs opérations de ratissage menées dans la région de Médéa par les forces de sécurité. Ils affirment aujourd’hui vivre dans la précarité. Pour rappel, différents responsables, le ministre de l’Intérieur et l’ancien Chef du gouvernement, entre autres, avaient déclaré à maintes reprises que l’Etat n’abandonnera jamais ceux qui ont combattu à ses côtés les groupes terroristes et contribué à la sauvegarde de la République. 

Selma M.

 

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Pour mettre les «autonomes» en minorité

L’UGTA recrute à grande échelle

L’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) compte élargir son champ d’activités et ce par la création prochainement de nouvelles fédérations dans des domaines très spécifiques.

C’est ce qu’a indiqué hier M. Salah Djenouhet, secrétaire national de la Centrale syndicale chargé de l’organique en marge des travaux du deuxième congrès électif des membres du bureau national de la Fédération nationale des travailleurs du transport (FNTT).

«Cette démarche s’inscrit dans la cadre de la révision de l’organisation et de structuration des fédérations de l’UGTA qui, à travers la création de nouvelles fédérations plus spécifiques, sera dotée de moyens fiables lui permettant de cerner les particularités de chaque secteur pour mieux défendre les droits et les revendications des travailleurs concernés», a expliqué ce même responsable. La première mesure qui sera prise dans ce sens concerne la création, prochainement, du syndicat de l’administration des transports. Ce secteur qui compte, selon Djenouhet, 25 grandes entreprises de plus de 50 000 travailleurs et englobe le syndicat des chauffeurs de taxis, affilié à l’UGTA, les transporteurs privés, les auto-écoles et le syndicat des examinateurs.

D’autres fédérations dans d’autres secteurs vont s’ajouter à la liste de celles déjà actives, notamment la fédération des ports et docks, une fédération pour les travailleurs du secteur de l’information, la culture, et l’impression qui seront retirées de la fédération de l’enseignement supérieur, la fédération de la jeunesse et des sports qui sera retirée, elle aussi, de la fédération de la formation professionnelle. «C’est ainsi qu’on peut porter les revendications et défendre ces métiers bien spécifiques», ajoute M. Djenouhet. Par ailleurs, 10 fédérations sur un total de 22 n’ont toujours pas tenu leur congrès, en perspective de la tenue du prochain congé de l’UGTA. «Ces fédérations doivent organiser leurs congrès et réélire leurs bureaux avant la faim du premier trimestre de l’année prochaine», a indiqué

M. Djenouhet qui ne donne pas de détails concernant la date de la tenue de congrès de l’UGTA et se contente de dire qu’il aura lieu avant les prochaines élections législatives. Concernant les négociations pour la signature des convention de branche pour les travailleurs d’Air Algérie,

le même responsable nous fait savoir que les négociations se poursuivent entre l’administration et le partenaire social après un arrêt, en raison de l’état de santé du PDG de l’entreprise. «Il faut reconnaître que sur le plan économique, l’entreprise est très fragilisée. Il serai donc malhonnête de négocier sur les augmentations des salaires sans discuter sérieusement de l’avenir de la compagnie et la réservation des postes d’emploi», précisera-t-il. Les opinions des différents responsables concernés sur la question des travailleurs de l’Etusa, en grève de la faim depuis plusieurs jours, ont été partagée, voire même controversés (voir l’article de Aomar Fekrache). Pour

M. Maghlaoui, ministre des Transports, présent à cette rencontre, cette question ne concerne pas son département. «L’Etusa a été remis sur rails, après une période où elle a connu des problèmes financiers, sur des bases économiques. On ne peut pas la surcharger et avoir un sureffectif en intégrant des travailleurs qui ont eu leurs dus suite au départ volontaire accordé à cette époque», expliquera M. Maghlaoui. Avant de poursuivre : «Selon les informations que j’ai à mon niveau, ces travailleurs ne peuvent pas réintégrer l’entreprise puisqu’ils ont été indemnisés. Celui qui a été lésé dans ses droits n’a qu’a recourir à la justice», a-t-il affirmé. Les propos tenus par M. Djenouhet ne vont pas du tout dans le même sens.

«La majorité des travailleurs grévistes ont eu leurs droits.

Il reste une autre catégorie qui demande la réintégration dans l’entreprise et qui sont détenteurs d’une décision de justice. Au nombre de 11 travailleurs, ils seront réintégrés sans aucun problème et ce, suite à l’accord prononcé hier par l’administration de l’Etusa», a-t-il expliqué. Pour ceux ayant opté pour un  départ volontaire et qui demandent à revenir, «la situation est un peu compliquée et difficile à régler», précisera-t-il. M. Bouzidi, chargé de l’organique à la Centrale syndicale, quant à lui, estime que le règlement de ce problème relève de la tutelle. «Ces travailleurs possèdent des décisions de justice en leur faveur. Le ministre des Transports et le gouvernement doivent prendre leurs responsabilités entières, ce sont des travailleurs d’une entreprise publique», a-t-il martelé. En ce qui concerne le payement des arriérés de salaire, M. Bouzidi, qui ne possédait ni chiffres ni informations exactes sur le déroulement de l’opération, a indiqué qu’il ne reste que quelque 10 000 travailleurs qui n’ont toujours pas reçu leurs salaires sur un total de 35 000 travailleurs. «Ces salaires seront réglés avant la fin de l’année en cours», a-t-il rassuré.

Les travailleurs concernés sont ceux des secteurs du textile et du bâtiment. Interrogé sur les raisons de ce retard dans le payement, M. Bouzidi dira que c’est le gouvernement qui devait prendre les mesures nécessaires pour régler ce problème dans les délais. L’autre cause évoquée par ce syndicaliste concerne les SGP qui ne disposent pas de ressources financières pour le payement de ces travailleurs.

Nouria B.

 

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Syndicats autonomes

A la recherche du soutien international

La visite de la délégation de l’Internationale des services publics en Algérie s’est terminée hier, après une série d’entretiens avec plusieurs syndicats autonomes algériens.

La délégation rendra public, prochainement, le bilan de sa visite et un rapport sur la situation des syndicats autonomes. Les entrevues ont permis en effet «de mettre à nu la politique de verrouillage menée par les pouvoirs publics contre des syndicats autonomes». Tout comme le Snapap, le Cnapest, le CLA, le SPLA (syndicat des pilotes algériens), le SNPSSP (médecins spécialistes) et le Cnes, entre autres, les syndicats autonomes ont présenté leurs parcours mais aussi les entraves auxquelles ils font face, notamment le CLA et le Cnapest qui n’ont pas encore obtenu leur agrément.

Selon M.Hadj Djilali du Snapap, il est attendu que l’Internationale qui compte plusieurs syndicats dans ses rangs à travers le monde dispose de plusieurs moyens de soutien et d’aide aux syndicats. Une aide qui serait plutôt matérielle, surtout que ces derniers ne disposent pas vraiment de subventions de l’Etat. Un coup de pouce est aussi espéré, suite à ces rencontres, notamment en ce qui concerne le soutien des démarches de ces organisations syndicales pour l’obtention des agréments, surtout que ces dernières ont fait preuve, à maintes reprises de leur représentativité dans le monde du travail. Le soutien des organisations internationales, telle que l’Internationale des services publics pourrait aussi concerner le combat des syndicats pour la reconnaissance de leur droit de grève et autres aspects de l’activité syndicale.

A se demander si l’objectif de l’Internationale de la Fonction publique n’est pas réellement de drainer plus

d’adhésions en son sein, l’heure étant aux grandes fusions entre syndicats internationaux. Mardi dernier à Vienne, les deux principaux syndicats internationaux ont fusionné pour donner naissance à la Confédération syndicale internationale (CSI), qui regroupe plus de 360 syndicats et quelque 190 millions d’adhérents répartis à travers 150 pays. Selon le Cnapest, l’Internationale des services publics peut être intéressée par l’adhésion des syndicats autonomes du secteur de la Fonction publique. Les syndicats de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle sont déjà affiliés à l’Internationale de l’éducation. Selon M. Lamdani, du même syndicat, les syndicats autonomes algériens penseraient à adhérer à la Confédération syndicale internationale. La mondialisation a donné naissance au monde du travail, même s’il n’offre pas les mêmes chances à tous les travailleurs mais qui est toutefois équitable en matière de   risques et d’appréhensions. Cette option pourrait renforcer davantage la position des syndicats autonomes qui disposent, et il est facile de le constater, d’une large représentativité, et ce, en matière de défense des droits des travailleurs et de la protection de leurs acquis. Cela pourrait être le seul échappatoire qui reste aux syndicats autonomes qui ne trouvent pas un écho favorable dans leur pays.

Fatima Arab

 

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Procès de Khalifa Bank

Pas avant avril 2007

Le procès de l’affaire Khalifa Bank ne figure pas à l’ordre du jour de la session criminelle en cours ni celle qui la suit, ont révélé hier des sources judiciaires. Ce qui, selon l’agenda de la cour, fait que le procès ne pourra se tenir avant avril 2007. Ce premier des procès Khalifa, relatif à la caisse principale de Khalifa Bank devait être inscrit au rôle de la session criminelle à venir du tribunal de Blida, avait pourtant annoncé, fin juillet, le ministre de la Justice, Garde des sceaux, Tayeb Belaïz, dans une déclaration à la presse. Le ministre avait expliqué que «le dossier relatif à l’affaire Khalifa serait finalisé dans les jours à venir et la décision de la chambre d’accusation était également prête, puisque le procès avait été initialement programmé pour la fin du même mois». Il a ajouté que le report du procès a été décidé suite au recours introduit contre l’arrêt de renvoi de la chambre d’accusation. «La loi stipule le report du procès en cas de recours du parquet ou de la défense concernant l’arrêt de la chambre d’accusation», a-t-il indiqué.

Le ministre de la Justice, Garde des sceaux explique également que la programmation du procès ne relève pas des prérogatives du ministère mais du tribunal criminel sur décision du président de la cour de Blida, légalement habilité à enrôler l’affaire ainsi que le procureur général. Plus tard, la chambre d’accusation près la Cour suprême devait siéger dans le cadre de l’étude des pourvois en cassation déposés par les avocats des 104 prévenus dans cette affaire et a désigné un magistrat rapporteur et demandera aux avocats de ces 104 prévenus de déposer des mémoires avant que cette chambre ne prenne une décision. Autant de procédures qui pourraient expliquer, en partie, ce nouveau report de la date du procès Khalifa.

R. N.

 

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Privatisation des terres agricoles

Les pouvoirs publics ouvrent une brèche

Selon une source poche du monde agricole, toutes les fermes agricoles pilotes recensées sous le statut juridique d’exploitations uninominales à responsabilité limitée (EURL) seront mises en vente incessamment.

Pour ce faire, un avis d’offres national et international sera lancé dans les prochains jours. Il faut savoir aussi que par cette définition sont visées toutes les fermes agricoles pilotes transférées aux holdings par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural. Selon le rapport général, des résultats définitifs obtenus à l’issue du dépouillement du recensement général de l’agriculture effectué en 2001 par le ministère de l’Agriculture et du dDveloppement rural, il existe à travers le territoire national 166 EURL. Elles représentent 0,02% du nombre d’exploitations recensées et qui sont au nombre de 1 023 799 exploitations. Elles couvrent 7 474 ha de la surface agricole utile (SAU), soit 0,09% d’une superficie estimée à 8 458 680 ha. Au plan géographique, ces exploitations couvrent la quasi-totalité du territoire national. En effet, hormis les wilayas de Naâma, Tipasa, Tissemssilt, Tindouf, Illizi, El Bayadh, Annaba et Béchar, on trouve des EURL sur 40 autres wilayas du pays. C’est Oum El Bouaghi qui compte le plus grand nombre avec 10 exploitations. Mais ces 10 EURL ne couvrent qu’une superficie de 177 ha, tandis que Constantine ne compte qu’une seule EURL mais qui s’étend sur 1 157 ha. La superficie la moins importante est recensée au niveau de la wilaya d’El Oued où l’on compte deux exploitations qui se partagent deux hectares. Il est à noter qu’Alger compte 5 exploitations qui s’étendent sur 27 hectares. A Mascara 2 183 hectares sont partagés par 5 exploitations. On ignore la raison exacte de la décision ayant incité les pouvoirs publics à procéder à la cession des ces terres. De même que l’on ignore si les nouveaux propriétaires de ces EURL sont tenus de préserver leur vocation agricole ou au contraire ils auront la latitude de les réserver à d’autres fins les détournant ainsi de leur vocation originelle. Ce qui est certain c’est que par cette mise en vente des fermes pilotes, sous la coupe des holdings, une brèche sera ouverte dans le dossier du foncier agricole. Et pour cause, il faut rappeler que le projet de privatisation des terres agricoles relevant du domaine privé de l’Etat a suscité vers les années 2002 une levée de boucliers au point où les pouvoirs publics ont été obligés d’abandonner l’idée de la cession des terres agricoles étatiques. Les arguments fournis pour justifier cette démarche n’avaient pas convaincu le monde agricole. On se rappelle les envolées de députés FLN sur l’incessibilité de la terre. Mais il semble que les pouvoirs publics n’ont pas pour autant abdiqué devant la pression exercée par le FLN et l’UNPA qui est à coloration Flniste.

Selma Meziane

 

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Accrochage à la cité Haï Salam d’Oran

Un «émir» abattu et un Seminov récupéré

Avant-hier soir, un peu après 22 heures, des coups de feu ont retenti à la cité Haï Salam, relevant du secteur urbain d’El-Hamri à Oran. Les habitants des blocs jouxtant la station d’essence située face au stade Ahmed Zabana, ceux notamment du bloc-3, n’en revenaient pas, surtout que d’aucuns pensaient la capitale de l’Ouest à l’abri du phénomène. Fort heureusement, les services de sécurité n’ont jamais baissé la garde. C’est ainsi qu’ils sont parvenus à éliminer celui qui s’est avéré être un émir qui serait originaire de Batna. Agé de 28 ans, celui-ci activait sous le pseudonyme de «Khaled». Ce terroriste était, selon des sources, hébergé depuis une semaine par le propriétaire d’un appartement situé au rez-de-chaussée. Celui-là, âgé de 25 ans selon le voisinage et qui vivait avec sa grand-mère, décédée il y a seulement quelques mois, a été, d’ailleurs, appréhendé par les enquêteurs. Son arrestation s’est opérée une heure environ avant l’accrochage de l’émir, sans qu’il n’ait tenté de résistance. Des sources affirmaient aussi hier que les services de sécurité avaient agi sur la base d’informations qui leur étaient parvenues, ces derniers ayant déclenché une filature pour surveiller les déplacements de l’émir, avant de décider d’intervenir avant-hier soir, non sans encercler toute la zone d’El-Hamri que les forces de sécurité avaient investie discrètement dès la matinée. Avant d’intervenir, il a été recommandé aux habitants de s’enfermer chez eux pour ne  leur faire courir aucun risque. Toujours selon le voisinage, le terroriste a été sommé plusieurs fois de se ren-dre, mais il a refusé d’obtempérer, préférant répondre par des coups de rafale aux forces de sécurité qui étaient dès lors obligées d’ouvrir le feu sur lui. L’accrochage devait ainsi durer jusqu’à environ 23 heures. Le terroriste, comme s’il se savait fini, était sorti de l’appartement en vidant son chargeur sur les éléments des forces de sécurité qui l’ont abattu. Un fusil seminov a été ainsi récupéré en plus de deux chargeurs. Le corps a été ainsi transporté au CHU d’Oran pour être déposé à la morgue.

Il y a lieu de signaler ici que le siège de la Gendarmerie nationale ne se trouve guère loin de la cité Sonelgaz où le terroriste s’était installé, plus exactement à quelque 250 mètres seulement. De plus, et de l’avis des observateurs, la présence d’un émir dans la ville d’Oran ne serait pas fortuite. Elle est interprétée par des sources comme la preuve d’une tentative de plus de raviver les cellules dormantes. D’ailleurs, est-il à rappeler, au mois de janvier de l’année en cours, les services de sécurité avaient réussi à démanteler une cellule du GSPC qui tentait sa reconstruction…

E. Ikram

 

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Tizi Ouzou

Marche du FFS demain

Des affiches sont placardées un peu partout sur les murs de la ville de Tizi Ouzou. C’est l’appel du Front des forces socialistes (FFS) à une marche populaire au niveau du chef-lieu de wilaya. Une manifestation prévue pour demain. Cette action annoncée lors du meeting du FFS, le 26 octobre à Aïn Zaouia, entre dans le cadre de celles entamées par la formation de Hocine Aït Ahmed, depuis l’assassinat de son cadre et président de l’APW, Rabah Aïssat, abattu dans un café de Aïn Zaouia le 12 octobre, pour dénoncer l’insécurité en Kabylie. Dans l’appel lancé à la population, le FFS explique que la marche se veut une dénonciation de «la spirale infernale des violences, des assassinats et des tueries». Cette marche est placée sous le slogan : «Il y a un temps pour le silence et un temps pour la parole» et le FFS lance son appel à l’ensemble «des femmes et des hommes libres (… pour déminer le terrain et les esprits dans notre région (la Kabylie NDLR) et dans notre pays, pour faire échec au chaos programmé». Pour rappel, à propos du chaos, le FFS a déjà appelé à la vigilance contre le risque d’une éventuelle «agitation à grande échelle». Autre objectif assigné à cette marche : «Le rétablissement du débat politique». A cet effet, les rédacteurs de l’appel qui disent «non à l’impunité et à l’amnésie» espèrent que ladite marche jettera les premiers jalons pour un «avenir de démocratie, d’égalité et de solidarité», un avenir possible si les espoirs sont fédérés sans peur, sans violence et sans haine. Nous apprenons auprès des militants du FFS que l’appel a été lancé à travers tout le territoire national et des marcheurs sont attendus des wilayas de Ghardaïa, Boumerdès, Alger… Hier, apprenons-nous, 3 militants qui placardaient les appels à la marche, dans la capitale, auraient été interpellés par le service d’ordre.

Zahra H.

 

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Fondateur de l’Express et témoin de la guerre d’Algérie

Servan-Schreiber est mort

Considéré comme un précurseur et un visionnaire, le patron de presse, essayiste et homme politique Jean-Jacques Servan-Schreiber est décédé dans la nuit de lundi à mardi à Fécamp à l’âge de 82 ans.

Fondateur de l’hebdomadaire l’Express avec la journaliste François Giroud en 1953 et auteur du best-seller «Le Défi américain» en 1967, «JJSS», comme il était surnommé, laisse à ses proches l’image d’un esprit brillant et en avance sur son temps. «C’est un homme qui a eu une sorte de vision éblouissante. C’était une star.

C’était un obsédé de la modernité. Il y a quarante ans et un peu avant tout le monde, il a vu l’importance de l’informatique», a déclaré sur LCI Claude Imbert, ancien directeur de la rédaction de l’Express. JJSS est décédé le 7 novembre à 0h40, au centre hospitalier intercommunal de Fécamp (Seine-Maritime) où il avait été hospitalisé dimanche pour une «grosse bronchite» précise-t-on à l’hôpital.

Né le 13 février 1924, Jean-Jacques Servan-Schreiber était le fils aîné d’un patron de presse, Emile Servan-Schreiber, co-directeur du journal Les Echos. Reçu à Polytechnique en 1943, où il rencontra Valéry Giscard d’Estaing, il fit ses classes de journaliste au Monde à partir de 1947 et se fit remarquer en tant que chroniqueur de politique étrangère.

Il écrira en 1980 un second best-seller, le Défi mondial, consacré notamment au décollage technologique du Japon.

Son expérience d’officier de réserve en Algérie lui donnera la matière à son premier livre «Lieutenant en Algérie» (1957), plaidoyer pour la décolonisation.

Redouane A.

 

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Pour ses erreurs stratégiques, pour ses exactions

Faut-il plaindre Saddam Hussein ? 

Il vient d'être condamné à être pendu, haut et court, à la suite d'un procès dont de nombreux juristes à travers le monde estiment qu'il n'est pas un modèle du genre.

L’ancien président irakien, en dépit de sa disgrâce, continue de jouir d’une remarquable popularité au sein des populations arabes pour avoir, à un moment, ébranlé l’Etat d’Israël par des tirs répétés de missiles SCUD. Faut-il aujourd’hui plaindre Saddam Hussein quand on sait qu’il a régné en maître absolu sur son peuple ? Faut-il regretter le sort qui lui est réservé quand on considère les erreurs tactiques et stratégiques qu’il a commises, à diverses reprises, lorsqu’il était aux commandes du florissant et puissant Irak ?

L’une des erreurs majeures de l’homme a été la guerre imposée, sur l’insistance des monarchies du Golfe et à l’instigation des Etats-Unis, contre son puissant voisin iranien. Les premiers craignaient que le régime des mollahs, fraîchement installé à Kom, n’exporte son modèle de révolution islamique vers leurs rivages alors que les seconds cherchaient à faire payer aux nouveaux dirigeants iraniens leur exclusion d’un pays qu’ils contrôlaient, totalement, pendant le temps où y régnait leur allié le Shah, dernier souverain de la dynastie des Pahlavi.

Ce conflit, l’un des plus violents de ces dernières décennies, fut engagé sous le prétexte de désaccords portant sur le tracé frontalier séparant les deux états. Il s’éternisa de 1980 à 1988. Les stratèges militaires le comparèrent aux guerres des tranchées qui ont marqué la Première Guerre mondiale de 14-18. Il se solda par la mort de près de un million de personnes du côté iranien et environ 300 000 autres du côté irakien, sans compter le nombre important de blessés, de part et d’autre. Les pertes occasionnées aux infrastructures économiques, en particulier, se chiffrèrent, pour les deux pays belligérants, à quelque 500 milliards de dollars. Faut-il plaindre Saddam Hussein quand on considère la manière dont il s’est fait manipuler, une fois encore, en entreprenant, moins de deux années plus tard, le 2 août 1990, l’invasion du Koweït. Cette nouvelle aventure servit de prétexte aux Etats-Unis et à leurs alliés européens, à la suite d’une campagne militaire d’envergure, pour détruire la majeure partie du potentiel militaire de l’armée irakienne. Après cela, fut imposée, au peuple irakien, un blocus économique qui dura dix années et qui reste considéré comme l’une des tâches les plus sombres de l’histoire de l’Humanité durant le XXe siècle. Divers rapports d’ONG et de l’ONU sont unanimes pour affirmer que plus d’un demi-million d’enfants irakiens sont morts faute de médicaments ou de malnutrition par suite des effets induits par ce blocus.

Faudrait-il plaindre Saddam Hussein quand on sait avec quelle désinvolture et forfanterie et sans prendre le soin d’être discret, il a ébruité la mise en branle d’un programme nucléaire dont la réussite ne manquait pas d’inquiéter les pays occidentaux et de remettre en cause la suprématie israélienne dans ce domaine sensible. Qui ne se rappelle ces images, diffusées par la télévision irakienne, où il exhibait fièrement et comme en guise de défi, un modèle de détonateur destiné à faire exploser un engin atomique ou, alors, celles montrant le décollage d’un vecteur sans lequel la possession d’une arme atomique n’a pas lieu d’être ? C’est d’ailleurs cette menace de possession de la technologie nucléaire par un pays arabe qui est directement à l’origine des souffrances et du martyre que vont endurer, dans les années qui vont suivre, les populations de la Mésopotamie ancestrale.

Entre autres reproches, fondés, par ailleurs, le dictateur déchu a été accusé d’avoir provoqué la mort de milliers d’opposants politiques et utilisé des méthodes barbares en massacrant des populations kurdes à l’aide de bombes chimiques. Washington, Londres et Paris lui ont même, après la chute de son régime, reproché, hypocritement, d’avoir déclenché sa «terrible guerre» contre l’Iran.

C’est vrai, pour avoir eu les mains tachées par autant de sang, Saddam Hussein devait en payer le prix. Mais ceux qui jettent, à raison, l’opprobre sur un homme condamné par ses contemporains et par l’histoire, ne sont pas, eux aussi, des modèles de vertu. Les errements et les dépassements de l’ex-président irakien ne doivent, en effet, pas faire oublier ceux de l’Amérique, notamment qui, pour ce qui concerne l’utilisation d’armes chimiques, (le triste souvenir de la guerre du Vietnam est encore vivace dans les esprits), ni les nombreux exemples d’atteinte aux droits de l’homme comme dans les lieux de détention en Irak, en Afghanistan et dans la prison de Guantanamo à Cuba. Sans citer toutes les péripéties meurtrières qui sont à l’origine de l’invasion de l’Irak, de la souffrance de ses populations, de la destruction de son potentiel économique et de l’effacement de son riche patrimoine archéologique, il faut dire que l’exécution de Saddam Hussein arrangerait beaucoup de dirigeants politiques encore de ce monde. Vivant, il pourrait, en effet, avoir l’opportunité de faire de dérangeantes révélations sur ceux qui l’ont incité à attaquer l’Iran et qui lui ont fourni, pour cela, les moyens militaires appropriés ainsi que les armes chimiques dont on l’accuse de s’être servi contre une partie de son peuple. Parmi eux, il y a les égéries du Président Bush, les véritables architectes du plan destiné à envahir l’Irak pour le fragiliser et s’emparer de ses richesses pétrolières qui n’ont, apparemment, pas prévu la débâcle qu’est en train de subir l’armée américaine dans ce pays. Parmi ces derniers, il ne faut surtout pas oublier de citer l’ancien adjoint du secrétaire d’Etat américain à la défense, Paul Wolkovitz, promu, depuis, à la tête de la Banque mondiale ou  Richard Perles, conseiller à la Défense, ou bien encore, l’actuel locataire du Pentagone, Ronald Rumsfeld. Ironie de l’histoire c’est désormais l’Iran, ennemie jurée de Saddam Hussein et d’Israël, redevenue puissance régionale, qui est mise sous pression par la «communauté internationale», pour qu’elle se décide à abandonner son programme de développement nucléaire. 

Ahmed Mahieddine

 

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11 usines fermées par Chérif Rahmani

4 millions de sachets noirs saisis

Dans le cadre du suivi régulier et permanent de la mise en œuvre du dispositif de normalisation du sachet  plastique alimentaire, plusieurs opérations d’inspection et de contrôle ont été effectuées à travers les différentes régions du territoire national. Les résultats de ces inspections font ressortir la saisie de

4 millions de sachets noirs et la fermeture de 11 unités de fabrication. Effectuées conjointement par les commissions de wilaya qui regroupent les services (commerce, industrie, santé, environnement et les services de sécurité), et les membres de la commission nationale, chargée de la mise en œuvre du dispositif réglementaire relatif à la normalisation des sachets plastiques alimentaires, ces opérations d’inspection et de contrôle ont été lancées au mois de janvier dernier, lit-on dans un communiqué émanant du département ministériel de Chérif Rahmani. D’autres saisies ont été par ailleurs effectuées, à l’image de

4 428 000 sachets de couleur noire, 77 fardeaux de sachets noirs, 05 rouleaux de film noir et 47 kilogrammes de granulats ont été saisis par les commissions des wilayas.

11 unités de production de sachets plastiques ainsi que  03 commerces d’alimentation générale ont fait l’objet de fermeture par arrêté du wali, apprend-on aussi. De son côté, l’Association nationale des plasturgistes a tenu une réunion avec les cadres du ministère de l’Environnement le mois écoulé, au cours de laquelle les deux parties ont exprimé «leur attachement indéfectible au protocole d’accord» signé conjointement par les délégués des producteurs et les représentants des différentes institutions (ministère, Institut algérien de la normalisation, IANOR, Centre algérien de contrôle de la qualité et de l’emballage, CACQE et Centre national de toxicologie, CNT). Les producteurs de sachets plastiques réaffirment ainsi, conformément au protocole d’accord suscité, leur engagement «à ne pas produire de sacs plastiques de provision de couleur noire», comme ils se démarquent totalement de l’action isolée de certains producteurs qui continuent à produire ces sachets. Dans ce même cadre, les producteurs de sachets plastiques s’engagent à ne pas utiliser le pigment noir en vue d’augmenter l’opacité de ces sacs. Les deux parties se félicitent, enfin, du bilan enregistré dans le cadre de l’application du protocole d’accord et des dispositions relatives à la normalisation du sachet plastique alimentaire, en matière de respect du règlement technique algérien (RTA) ainsi que des mesures prises par l’administration à l’encontre des contrevenants.

Kahina B.

 

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Communication par satellite

Un intérêt accru pour l’Algérie

Le commun des Algériens ne se rend pas compte, mais de profonds changements  ont lieu dans les modes de communication. Ce qui n’est pas le cas des initiés. Bien au fait des attentes des utilisateurs algériens, les grands opérateurs de communications, mobiles et satellites, à l’image de France Télécom, font le forcing pour pénétrer le marché algérien et s’approprier une part importante du marché local. Les différents séminaires et conférences organisés en direction des professionnels sont là pour démontrer cet intérêt. Lundi à l’hôtel Sofitel, France Télécom mobile satellite communications (FTMSC) –qui, il faut l’indiquer, a obtenu la première licence GMPCS en Algérie attribuée par l’ARTP en novembre 2004 et confirmée par un décret gouvernemental en janvier 2005– et INMARSAT, qui n’est autre que le plus important opérateur au monde dans le domaine des télécommunications mobiles par satellite, ont organisé un séminaire dédié à la solution BGAN (une solution mobile globale au niveau planétaire) qui offre simultanément des services voix et données haut débit par satellite pour rester connectés depuis n’importe quel point du territoire algérien. L’effort déployé par le conférencier, qui n’est autre que le DG de FTMSC, pour convaincre l’assistance des avantages qu’offre le BGAN, témoigne de la rude bataille qui s’est engagée autour du monde de la communication et de la communication mobile haut débit en Algérie.

N. K.

 

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