SOMMAIRE

LA UNE Le dossier des magistrats faussaires dénoncés par Benyoucef Mellouk, un des «grands scandales de corruption et des faux moudjahiddines qui a coûté un crime économique à l'Etat», sera transmis sous peu aux mains des représentants des Nations Unies par un des représentants d'une ONG, présent à l'occasion du colloque organisé à Alger sur la lutte contre la corruption.

08/11/06

 

Événement


Région


Alger


Monde


Culture


Sport

 

 

 Témoignage

 

 Albert Nallet, ancien combattant de l'armée française en Algérie

 

«Il fallait écouter les Algériens en 1945»

 

 

SERVICES

 

  A propos 


  Archives


 

Aïch etchouf

 

Lorsque l’Algérie s’éveillera

La question mérite d’être posée, se peut-il qu’un jour, l’Algérie comme la Chine, se réveille un jour et se mette au travail ? Il est vrai que nous n’avons pas trois milliards de bras et un peu moins de cerveaux à proposer aux multinationales, mais nous avons cette même particularité de dormir au milieu d’un monde bien éveillé. Nous dormons à poings fermés depuis plus de 40 ans maintenant et il faut espérer que notre réveil ne tarde pas trop, vu que les Chinois précisément sont en train de mettre la main sur tous les marchés possibles et imaginables. Y compris sur le marché africain, où mis à part l’Afrique du Sud, tous les autres pays du continent continuent à ronfler pendant que le monde avance à grandes enjambées. A Pékin on estime justement qu’il ne faut pas laisser l’opportunité de construire de grands dortoirs et de belles chambres à coucher dans des pays qui de plus peuvent fournir plus de 30% des besoins énergétiques de la Chine.

 

Cheikh Ezemli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Belaïd Abrika, porte-parole de la CADC

«Nous allons revenir

à la charge»

Constatant un retard énorme dans l’application de la plate-forme de revendications consignées dans le protocole d’accord du 15 janvier 2005, signé conjointement par la délégation du mouvement citoyen et le représentant de l’Etat, le Chef du gouvernement, le chef de file du mouvement des aârouchs, Belaïd Abrika, fait le point sur une situation qu’il qualifie de très préoccupante.

Lire

hjghjghj

 Les Titres

 

Accrochage à la cité Haî Salam d’Oran

Un «émir» abattu et un Seminov récupéré

 

Procès de Khalifa Bank

Pas avant avril 2007

 

Hausse des tarifs de l’électricité

Feu vert à Sonelgaz

 

Sénatoriales

Epreuve difficile pour Belkhadem

 

A l’ombre du report du référendum

Le RND présidera l’alliance dès samedi

 

 Le Trait d'Abi
 Divers

 

Visite du président Bouteflika en Chine

Pour un partenariat «donnant-donnant»

Le président Bouteflika a invité, hier à Pékin, les investisseurs chinois à ouvrir un champ de coopération «nouveau et plus large, en déclarant : «Vous préférez le gagnant-gagnant, moi je vous propose du donnant-donnant».

«Il s’agit maintenant d’ouvrir un champ de coopération nouveau et plus large en dehors du domaine des ressources minérales et des hydrocarbures et, sur ce plan, la Chine pourra apporter cet élément qualitatif qui est la mise en place d’une capacité de compétitivité et de croissance élevé et durable», a indiqué le chef de l’Etat dans une allocution prononcée à l’ouverture du Forum algéro-chinois sur la coopération économique, rapportée par l’agence APS. Toutefois, le président Bouteflika a tenu à préciser que «ce n’est pas de l’aide» que l’Algérie demande, mais «nous voulons une coopération qualitative basée sur le transfert des technologies et du savoir-faire». «La Chine, ce partenaire si exceptionnel pour nous, doit prendre en considération nos ambitions légitimes pour nous accompagner à développer notre économie et sortir de la situation actuelle», a-t-il soutenu. Ce forum d’affaires est destiné, selon ses organisateurs, à faire connaître aux entrepreneurs chinois «le grand potentiel de l’économie algérienne, ainsi que ses perspectives à court et à moyen terme». Il permet également aux hommes d’affaires algériens de «mieux connaître l’économie chinoise, ses formidables performances» et «apprécier l’efficacité de la politique économique qui a projeté la Chine parmi les plus grandes puissances économiques du monde».  «Il s’agit pour mon pays», a souligné le chef de l’Etat, de «trouver la voie pour mobiliser les nouveaux capitaux et pour rechercher un management moderne pour nos entreprises». «C’est sur ce plan que la coopération algéro-chinoise devra se concentrer pour le bénéfice de notre pays et des entreprises chinoises», a-t-il observé. Dans cette optique, il a précisé que «les efforts seront orientés sur des secteurs bien identifiés, à savoir la pétrochimie, les engrais, les  résines synthétiques, les médicaments, la transformation des minéraux non ferreux, l’électronique de masse, l’agroalimentaire et les nouvelles technologies de l’information ainsi que les constructions métalliques et la fabrication des camions». Dans ce cadre, «l’apport des entreprises chinoises est fortement souhaité, en raison de leurs expériences réussies et de leur savoir-faire», a-t-il encore précisé. Pour le chef de l’Etat, «nos entreprises ne cherchent pas seulement à acquérir un équipement, mais à créer une capacité de maîtrise du progrès technologique». Hier également, l’Algérie et la Chine ont signé  à Pékin un protocole d’accord portant sur la coopération dans le domaine des hydrocarbures. Le protocole a été signé, du côté algérien, par M. Abdelhafidh Foughouli, vice-président de l’entreprise Sonatrach et, du côté chinois, par

M. Zhou Jiping, vice-président de la société pétrolière CNPC. La cérémonie de signature s’est déroulée en présence du président de la République,  Abdelaziz Bouteflika, et la délégation l’accompagnant dans sa visite d’Etat en Chine. En vertu de ce protocole d’accord, les deux pays s’engagent à explorer ensemble les «opportunités de développement dans les domaines et les projets d’intérêt commun».L’Algérie et la Chine avaient signé, lundi à Pékin, une déclaration sur le développement des relations de coopération stratégique, ainsi que sept accords et conventions dans les domaines de la justice, des finances, de l’industrie et du transport, rappelle-t-on.

Amine B.

 

Loi pénalisant la négation du génocide arménien

Ankara cherche le soutien d’Alger

Le président du Parlement turc est à Alger depuis lundi 6 novembre et a fait de la loi du 23 février un point essentiel de sa visite. Autrefois, au XVIe siècle, c’était l’Algérie par le biais des redoutables frères corsaires Aroudj et Kheir-eddine Barberousse, qui appelait à l’aide de La Turquie pour se protéger, à cette époque, contre un Charles Quint de plus en plus conquérant dans la région. Aujourd’hui, cinq siècles après, c’est cette même Turquie, mais dépourvue de son empire ottoman, qui fait un appel du pied à l’Algérie pour solder ses comptes avec la France. Mais dans cette drôle de coïncidence, c’est bel et bien notre pays qui se trouve, sans le vouloir alors pas du tout, au centre d’une polémique qui ne sert ni de près ni de loin ses intérêts. Et du coup, les pouvoirs publics, gênés de prendre position pour l’une ou l’autre partie du conflit, affichent une prudence sans faille et se gardent, du moins jusqu’ici, d’intervenir. Mais pragmatique. Le président du Parlement turc est à Alger depuis lundi 6 novembre. Une visite, qui intervient dans un contexte de crise entre Ankara et Paris depuis que l’Assemblée française a voté la très controversée loi qui pénalise la négation du génocide arménien dont l’armée turque fut selon les députés français, l’auteur. Si, officiellement, Bulent Arinc, a mis a profit son séjour pour signer un Mémorandum d’entente avec l’APN et parler de coopération, d’échange…entre les deux chambres, le réel motif qui mue depuis quelque temps déjà le gouvernement d’Erdogan est de faire impliquer l’Algérie, voire l’utiliser comme un éventail, dans la crise qui l’oppose à Paris. M. Arinc ne s’en cache pas outre mesure. Tout en se disant «peiné» par les crimes perpétrés par la France contre le peuple algérien durant l’époque coloniale, il ajoute ceci : «La loi adoptée par le Parlement français relative à ce qu’ils ont prétendu être des crimes commis par la Turquie contre le peuple arménien est une ineptie». Voilà donc ce qui prend l’allure d’un véritable forcing des autorités turques qui visent à rallier l’Algérie à leur cause. Et rien ne dit que les choses s’arrêteront au stade parlementaire si l’on sait que les deux pays sont liés depuis 2006 par un traité d’amitié signé au mois de mai dernier. Et là ce sera carrément le gouvernement turc qui sollicitera directement le soutien algérien.

Les députés turcs, rappelle-t-on, pour répondre à la loi adoptée par le Parlement français, ont déposé un avant-projet de loi qualifiant de génocide des massacres commis en Algérie du temps de la colonisation française et prévoyant des peines de prison contre ceux qui nieraient de «tels massacres». La Turquie avait même lancé une sévère mise en garde à Paris en estimant que les relations bilatérales des deux pays souffriraient du vote éventuel de la loi pénalisant la négation du génocide arménien.

Pour revenir à la visite du président du Parlement turc, Bulent Arinc s’est recueilli hier à Riadh Al Feth (Alger) à la mémoire des martyrs de la Révolution du 1er- Novem-bre. A cette occasion, M. Arinc a déposé une gerbe de fleurs devant la stèle commémorative et a observé une minute de silence à la mémoire des martyrs. Par ailleurs, M. Arinc a visité le musée central de l’armée ou il s’est enquis des différentes étapes de l’histoire de l’Algérie de l’ère pré-islamique à la Révolution de novembre en passant par la période ottomane. Le responsable turc a affirmé apprécier hautement le musée qui informe des générations entières sur l’histoire de l’Algérie. M. Arinc a regretté les «injusticescommises par le colonialisme français contre le peuple algérien» rappelant «le soutien du peuple turc au peuple algérien dans les différente étapes». «Le musée central de l’armé confirme la relation historique qui existe entre l’Algérie et la Turquie durant 300 ans» a ajouté le responsable turc. Les responsables du musée ont remis un cadeau symbolique au responsable turc qui de son côté a offert un présent au musée au nom du Parlement turc.

Amine Goutali

 

Pour un partenariat avec les SMA

Les «Boys scouts» en Algérie

Ayant pour objectif principal de renforcer le partenariat avec leurs homologues algériens, une délégation de quatre membre des «Boys Scouts of America» (BSA) et des «Girl Scout of USA» (GSA), deux organisations américaines, sont depuis le 2 novembre dernier, en visite en Algérie.

«Cette visite marque le début d’une coopération entre les mouvements scouts des deux pays et traduit les liens culturels grandissants entre les communautés algérienne et américaine», a soutenu, Bruce Robert Trefz, président de l’organisation des Boys Scout of America, lors d’une conférence de presse organisée pour la circonstance, hier, au siège du quotidien El Moudjahid. Conférence animée conjointement par les représentants des organisations précitées et le président du Scout musulman algérien (SMA). Evoquant, d’emblée, les activités de son organisation, M Bruce Robert, indique que les actions des BSA visent essentiellement les personnes nécessiteuses aux USA, la frange des handicapés en particulier.

«L’intégration efficace des handicapés dans la société est notre objectif phare. Les handicapés aux USA, dotés de maximum de moyens, participent à toutes les activités des différents secteurs», a-t-il souligné.

D’après ce qu’il disait, le mouvement des Boys aux Etats-Unis renferme toutes les races et, notamment, toutes les confessions religieuses pratiquées au pays de l’Oncle Sam.

A ce propos, l’orateur précise que pas moins de 2 000 musulmans sont membres actifs de son organisation dont 700 se trouvent, poursuit-il, au département de Detroit.

Pour sa part, la directrice des Girl Scout of America, Sandy Thomas, fait savoir que le travail de son organisation se base sur le volontariat. «Ce sont les volontaires qui définissent les visions et objectifs de l’organisation.

Leur apport est de taille quant à l’impact de l’organisation dans la société», dira la directrice.

Ayant pris la parole, le commandeur général du SMA, Nouredine Benbraham, indique que la présence, au pays des scouts américains est bénéfique à plus d’un titre. Cette visite permettra, soutient-il, à son mouvement de tisser des liens de coopération entre les mouvements de même que d’échanger les expériences entre les deux pays en matière des actions de bienfaisances. A cet effet, M. Benbraham fera savoir qu’une délégation des Scouts musulmans algériens se rendra l’été prochain aux USA, dans le cadre des échanges de visites entre les deux mouvements. Par ailleurs, au cours de leur séjour au pays, les deux Organisations du scoutisme américaines ont visité plusieurs villes algériennes. Visites qui ont permis aux Américains de voir de près les activités des scouts nationaux ainsi que de contribuer aux actions visant à fonder des liens de fraternité : plusieurs chaises roulantes ont été distribuées par les visiteurs, à l’hôpital maillot de Bab El-Oued (Alger) et une campagne de nettoyage de la cité Emir Abdelkader de Constantine a été également effectuée. La délégation qui achevait sa visite le 10 novembre courant, s’est rendue, dans l’après-midi d’hier, au sud du pays, précisément dans la wilaya d’Adrar.

M. Kechad

 

Autodétermination du Sahara Occidental

«Le référendum est inévitable»

Le président a affirmé hier depuis Pékin, où il effectue une visite d’Etat, que l’organisation d’un référendum pour l’autodétermination du peuple sahraoui, conformément au plan Baker et à la légalité internationale, demeure «inévitable». Le chef de l’Etat a réitéré, dans une allocution prononcée à l’Université de Pékin, la position de l’Algérie à l’égard du conflit au Sahara occidental, soulignant qu’il s’agit d’un «problème de décolonisation» dont la résolution «incombe à la communauté internationale dans le cadre de la Charte des Nations unies et des décisions du Conseil de sécurité». A ce propos, le président Bouteflika a tenu à réaffirmer le soutien et l’appui de l’Algérie au secrétaire général de l’ONU et à son envoyé spécial, dans leurs efforts visant à trouver une solution «juste, équitable et définitive» à ce conflit.

  1. B.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ÉDITORIAL

Par Abderrahmane Mahmoudi

Le fonds de commerce de la corruption

Au lieu d’un banal classement de la corruption dans le monde sur la base d’indices qu’elle reste seule à connaître, Transparency International pourrait se rendre nettement plus utile en traçant plutôt le schéma conducteur des mécanismes qui lient par la corruption les Etats et les entreprises à travers le monde. Sachant que pour qu’il y ait un corrompu, encore faut-il qu’il existe un corrupteur. Nous serions ainsi un peu plus avancés, si à côté du tableau de classement des pays les plus corrompus de la planète, était publié le tableau qui classerait les entreprises et les pays les plus corrupteurs. Inutile de tirer des plans sur la comète, nous savons tous avec plus ou moins de précisions quelles sont les entreprises en question et nous connaissons leurs pays d’origine. Jusqu’à un passé très récent, la législation officielle de la plupart des pays occidentaux industrialisés, incluait dans leurs budgets et autres règlements comptables un chapitre spécialement consacré au versement des pots-de-vin pour l’obtention de marchés internationaux. Pots-de-vin directement déductibles des impôts. Ce qui est d’une grande hypocrisie lorsque nous savons que ces pots-de-vin sont également versés aux Occidentaux même pour la signature d’un marché ou pour le financement de partis politiques. C’est dire que c’est vraiment vouloir faire marcher les gens sur la tête que de tenter de faire croire que la corruption est une spécialité des pays pauvres et du Sud de la planète. En réalité, la corruption existe depuis l’aube des temps et n’a jamais été aussi perfectionnée et sophistiquée que dans les grandes démocraties, qu’elle ait été romaine, grecque, française, italienne ou américaine. Nos Etats du Sud n’ayant jamais été que de plus ou moins bons élèves en la matière. Et rien ne dit que l’Algérie soit réellement une pointure en ce domaine, même si Transparency International nous a classé 84e dans l’ordre décroissant des Etats les plus corrompus de la planète. Nous aurions pu être classés 4e ou 6e que cela n’aurait pas changé grand-chose à la problématique de la corruption dans un monde qui fonctionne globalement sur ce mode depuis que sont apparus sur Terre les bureaucrates et les commerçants et que tout se monnaye pour contourner la loi de l’offre et de la demande. Une loi qui ne vaut évidemment que pour les faibles et les pauvres, les autres préférant acheter en liquide, les parts de marché les plus fructueuses. Mais ce ne sont évidemment pas là les préoccupations de Transparency International tout occupée à gérer un fonds de commerce apparemment fort fructueux.

A. M.

Copyright 2003 -2006 Le Jour d'Algérie

Conception M.Merkouche