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Présentation du bilan du gouvernement à l'APN

Les députés en attente de Sellal

Visite de Sellal à Mostaganem

Un programme complémentaire de 31 milliards

Classement africain 2013

L'université algérienne toujours à la traîne

Préparation des élections présidentielles de 2014

Des partis veulent une commission indépendante

L'Algérie «se réjouit» de sa libération

Retour au pays du jeune Khoualed Islam

2e jour des débats autour du projet de loi sur l'audiovisuel

L'Autorité de régulation suscite le courroux

1er Yennayer 2964 à Tébessa

Un riche programme pour les festivités

Auteurs du rapt de touristes européens en 2003

Procès aujourd’hui à Alger

Malgré les campagnes de sensibilisation

Discrets, les pétards sont au rendez-vous

Après avoir coupé les doigts d'un homme

Un fossoyeur placé dans un service psychiatrique 

Prétoire

Crime et prédation

 

 09/01/14

Présentation du bilan du gouvernement à l'APN

Les députés en attente de Sellal

Même si la date n'est pas encore fixée, la clôture de la session d'automne du Parlement s'approche et le bureau de l'Assemblée populaire nationale n'a pas encore reçu le bilan du gouvernement ou la déclaration de politique générale de l'Exécutif. Lors d’une rencontre avec les représentants de la société civile de la wilaya de Relizane en novembre dernier, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal avait annoncé qu’il présentera au Parlement, un bilan des activités de l’Exécutif, début 2014. «Il est nécessaire que le gouvernement présente, au début de l’année prochaine, un bilan sur ses activités et le développement enregistré par le pays», a déclaré le Premier ministre. Selon quelques députés qu’on  a approchés hier en marge du débat sur le projet de loi portant sur l’audiovisuel, rien n’a été encore reçu de la part du gouvernement mais ils s’attendent à ce que le bilan de Sellal soit présenté avant la fin du mois en cours. Toutefois, les députés ne savent pas s’il est question de présenter un bilan de cinq ans, dont quatre années ont été sous la gestion de Ahmed Ouyahia mais ceci, nous dira un député qui préfère garder l’anonymat, «ce n’est pas un problème puisque le travail du gouvernement Sellal est une continuité pour l’application du programme du président de la République, Abdelaziz Bouteflika».

Ainsi, le bilan que présentera le Premier ministre aux députés, puis aux membres du Conseil de la nation ne se limitera pas à une année de gestion par Sellal mais le document en question reviendra sur «les réalisations économique, sociale, politique, culturelle, sportive de ces cinq dernières années».

Il est à noter qu’en matière de réglementation, le Premier ministre était attendu à la Chambre basse du Parlement pour présenter la déclaration de politique générale, comme stipulé par l’article 84 de la Constitution. Une disposition qui oblige le gouvernement à présenter annuellement à l’Assemblée populaire nationale son bilan. L’article 84 est clair, Sellal est tenu de présenter le bilan de l’année qui s’écoule mais le Premier ministre reviendra sur la mise en œuvre du programme quinquennal 2010-2014, sachant qu’il occupe le poste de Premier ministre depuis septembre 2012. Il est à préciser que ni la Constitution ni le règlement intérieur de l’APN n’empêche le Premier ministre de présenter un bilan de ces cinq ou quinze dernières années. La  présentation du programme de Sellal au niveau du Parlement est très attendue  puisqu’il donnera lieu à un débat varié sur les questions de réalisation socio-économiques sans oublier l’aspect politique surtout que cette présentation interviendra après la convocation du corps électoral pour la présidentielle d’avril 2014, donc, la fin du troisième mandat du Président Bouteflika. Il est à noter que selon l’agenda de l’APN, la deuxième quinzaine du mois en cours sera consacrée au vote des projets de loi portant sur les mines, dont la séance de vote est programmée pour le 19 du mois en cours, elle sera suivie le lendemain d’une séance relative au vote du projet de loi portant ouverture de l’audiovisuel. D’autre part, il reste deux projets de loi qui ne sont toujours pas débattus  mais inscrits dans l’agenda de l’Apn. Il s’agit du projet de loi relatif aux activités  et au marché du livre et le projet de loi amendant et complétant l’ordonnance n° 05-06 de 23 août 2005 relative à la lutte contre la contrebande.             

Par Nacera Chennafi

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Visite de Sellal à Mostaganem

Un programme complémentaire de 31 milliards  

Le programme complémentaire octroyé à la wilaya de Mostaganem est de l’ordre de 31,54 milliards de DA (3 154 milliards de centimes), portant sur la réalisation de près de 48 nouvelles opérations relevant de divers secteurs d’activité, notamment l’habitat et l’urbanisme, ressources en eau, culture, enseignement supérieur, etc. En effet, le programme arrêté porte, essentiellement, sur des actions visant à renforcer et moderniser les infrastructures de base et à améliorer les conditions de vie des citoyens. C’est ainsi qu’il est prévu la réalisation de plusieurs opérations. Dans le secteur de l’habitat, le gouvernement vise à réaliser 2 000 logements LPL, 2 000 aides à l’habitat rural et 1 000 à la réhabilitation du vieux bâti, PCD et aménagement de la voirie urbaine. Dans le secteur des travaux publics, le gouvernement compte dédoubler plusieurs routes nationales telles que la RN.11 et RN.17 sur 22 km et la modernisation de la RN.90. Par ailleurs, et pour ce qui est de la pêche qui occupe une place particulière dans la wilaya de Mostaganem située à l’occasion sur le littoral ouest du pays qui dispose d’une façade maritime de 124 km, des études liées à ce domaine vont être lancées telles que la réalisation d’un abri de pêche à Bahara et une étude de protection du rivage dégradé, confortement et aménagement de la route front de mer entre la plage Kharrouba et le port de Mostaganem, aménagement de l’oued Aïn Sefra à Mostaganem, AEP et assainissement des pôles urbains. Dans le secteur de la jeunesse et des sports, le gouvernement va réaliser une salle OMS 3 000 places à Mostaganem, 06 complexes sportifs de proximité, un centre d’entraînement de plongée sous-marine, 02 camps de jeunes à Sidi Lakhdar et B.A.Ramdane, un complexe sportif pour handicapés à Mostaganem, 02 salles OMS de 500 places à Achaâcha et Fornaka ainsi que 04 salles polyvalentes.

 De notre envoyé spécial à Mostaganem : Mustapha Chaouchi

 

Plusieurs postes d’emploi vacants seront pourvus

Lors de son allocution devant les représentants de la société civile de la wilaya de Mostaganem, lePpremier ministre Abdelmalek Sellal a indiqué que des postes d’emploi vacants au sein de la Fonction publique seront pourvus dans les prochains jours. Sellal a déclaré à l’occasion que des postes d’emploi existent à travers les différents secteurs. Dans le même sillage, et selon Sellal, le gouvernement prévoit de revoir le dossier afin d’éradiquer le problème du chômage. Les déclarations de Sellal interviennent dans une conjoncture très spéciale qui coïncide avec la multiplication des actions de protestation des differents syndicats.

M.C.

 

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Classement africain 2013

L'université algérienne toujours à la traîne

 L'enseignement supérieur vient d'encaisser une autre mauvaise note, attribuée cette fois  par le 4 International Colleges & Universities (4icu). Dans un classement portant sur la visibilité sur la scène internationale, l’université algérienne est classée à la 60e place dans le top 100 des universités africaines.

Il est décidément  grand temps que les copies de l'enseignement supérieur soient révisées en Algérie, au regard de la médiocrité que l'université algérienne offre sur le marché du travail et la déshonorable place qu'elle occupe à l'échelle mondiale. Contrairement à certains observateurs et responsables qui trouvent que l'université algérienne est sur la voie du progrès, les différents  classements font montre des mauvais résultats et d'une place insignifiante par rapport aux universités du monde entier. Cette fois,l'état des lieux ne concerne pas les universités du monde, mais seulement les université africaines. Malgré cela, l'Algérie peine à disputer l'une de la meilleure place de son continent en dépit de tous les moyens qui ont été consacrés pour la modernisation de l'université. En fait, la meilleure université algérienne   est classée à la 60e  place dans le top 100 des universités africaines. C'est ce qui ressort du classement établi par le 4 International Colleges & Universities (4icu), spécialiste des classements web des universités du monde. Le  critère principal  de ce classement porte sur la visibilité de l'établissement. Le travail  se base sur les sites internet des facultés, se fondant sur la capacité à améliorer  leur visibilité sur la scène internationale.

C'est  l'Université Mouloud- Mammeri de Tizi Ouzou qui est classée comme meilleure université en Algérie à la 60e place, suivie de l'Université d'Oran à la 66e  place. L'Université d'Alger arrive est à 69e. Plus bas, on retrouvera l'Université Mentouri de Constantine,  78e place. L'Ecole nationale supérieure en informatique figure à la 89e place, suivie de l'Université des sciences et de la technologie Houari- Boumediène à la 90e. Le constat est presque le même concernant les pays voisins, la Tunisie et le Maroc. Le royaume compte neuf universités dans le top 100 des meilleures universités dont la première place est décrochée  par l'Université Mohammed V – Agdal.  La Tunisie ne décroche par ailleurs que deux places qui sont également au bas du classement.  Il s'agit de l'Université de Tunis El Manar, à la 73e et l'Université de Manouba à la 85e. Les meilleures places reviennent aux campus sud-africains qui continuent de se tailler la part du lion dans les classements. On trouve ainsi 7 universités  sud-africaines dans le top 10. Avec ses universités anglophones, l'Afrique du Sud domine l'Afrique entière en termes de visibilité de l'établissement sur la scène internationale. Selon le 4icu, la meilleure université africaine est l'Université d'Afrique du Sud, située dans la capitale Pretoria, suivie de l'Université de Cape Town  et l'Université Stellenbosch.

Y. A.

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Préparation des élections présidentielles de 2014

Des partis veulent une commission indépendante

Cette initiative a très peu de chance d'aboutir d'autant que la mission   d'organisation logistique et administrative des élections  reste  du seul ressort du ministère de l'Intérieur. A trois mois des élections présidentielles prévues en avril, le débat autour de cette échéance électorale ne cesse d'enfler. Partis politiques et parlementaires  s'intéressent  à ce rendez-vous électoral  important.  Mieux, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal,  a déclaré avant-hier depuis Masacara, où il affectue une visite de travail, que  «le  corps électoral sera convoqué la semaine prochaine en prévision de l'élection présidentielle». «Le gouvernement et le président de la République sont sereins dans la mesure où le peule algérien sera à la hauteur de l'évènement», a souligné Sellal. D'autre part, des partis politiques, une vingtaine, proposent la mise en place d'une commission indépendante de l'administration  qui aura pour mission  de surveiller le processus électoral.  En  effet, ce sont les représentants de dix- sept partis politiques siégeant à l'APN  qui  ont renouvelé leur appel  de «dessaisir les ministères de l'Intérieur et de la Justice de l'organisation des élections». Une mission, suggèrent-ils,  qui devra être attribuée à une commission permanente et indépendante qui sera en charge du processus en amont et en aval. Les partisans de cette revendication motivent leur démarche par un souci de «régularité, de transparence et de crédibilité de la prochaine présidentielle». Cela étant,  un groupe de 29 députés ont proposé un projet d'amendement de la loi organique relative à l'organisation des élections. Entre autres amendements proposés, celui de la mise en place de la commission indépendante et de ses démembrements ainsi que la mise en place des moyens logistiques et humains pour lui permettre d'assumer pleinement sa mission d'organisation et de supervision du processus électoral de bout en bout.

Au total, pas moins de 63 amendements ont été proposés. Le député  Lakhdar Benkhellaf, du  Front de la justice et du développement ( FJD), a estimé que  cette commission indépendante n'est pas contradictoire avec la commission composée de représentants des partis politiques et des candidats. Selon lui, cette commission reste une des garanties de régularité des élections. Cette initiative, bien qu'elle revête une  teneur politique importante, a très peu de chance d'aboutir en ce sens qu'une initiative de loi exige un certain nombre de signatures de députés, tel que précisé dans le règlement intérieur de l'APN.  Rappelons que  l'idée de la commission indépendante a été lancée il y a plus d'un mois par des personnalités et des partis politiques de l'opposition. Le ministre de l'Intérieur, Tayeb Bélaiz,  avait opposé une fin de non-recevoir  à cette demande, arguant  que l'organisation logistique et administrative des élections est du seul ressort du ministère de l'Intérieur dans tous les pays du monde. Enfin, il est utile de souligner que la  surveillance du scrutin présidentiel  est devenu  un thème à débat par excellence pour la classe politique. L'activité politique de ces derniers jours reste dominée par le débat autour de la révision de la Constitution.

Yazid Madi

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L'Algérie «se réjouit» de sa libération

Retour au pays du jeune Khoualed Islam

L'Algérie se réjouit du retou au pays, hier, du jeune athlète algérien, Khoualed Islam, libéré vendredi dernier après 11 mois de détention à Agadir (sud du Maroc), a indiqué à l'APS le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Amar Belani. «Nous nous réjouissons du retour en Algérie, ce mercredi, de notre jeune compatriote, Khoualed Islam. A cette occasion, nous tenons à saluer l'endurance remarquable dont il a fait preuve tout au long de la douloureuse épreuve qu'il a dû subir dans ce pays voisin», a affirmé le porte-parole du MAE. «Je rappelle que le gouvernement algérien avait exprimé ses vifs regrets à la suite du lourd verdict prononcé le 19 mars 2013 par le tribunal de première instance d'Agadir, alors que les éléments du dossier et surtout l'absence de caractérisation des faits reprochés à notre jeune compatriote plaidaient en faveur de son acquittement», a-t-il ajouté. M. Belani a également rappelé que «de nom-breux efforts ont été consentis en vue de trouver une issue heureuse à cette pénible affaire, mais cette sentence disproportionnée, qui a été confirmée le 6 mai 2013 par la chambre criminelle de la cour d'appel d'Agadir, a eu pour effet de maintenir le jeune Islam dans un centre où il a purgé les 4/5 d'une peine injustement infligée et elle amène tout naturellement nombre d'observateurs à remettre l'équité de ce procès en question». Islam Khoualed (15 ans) a obtenu lundi une autorisation de sortie, délivrée par le bureau des étrangers de la préfecture de police de la ville d'Agadir, à l'attention des autorités portuaires lui permettant de quitter le Maroc. Détenu depuis le 11 février 2013, le jeune rameur avait été remis, vendredi à son père (Azeddine) en présence de l'avocat de la famille, Me Sellam Khaled, rappelle-t-on. Islam Khoualed avait été condamné, le 19 mars 2013 par le tribunal de première instance d'Agadir à un an de prison ferme et 40 000 dirhams de dommages et intérêts pour «atteinte à la pudeur contre un mineur». L'athlète, qui participait à un entraînement avec l'équipe nationale de voile, avait vu sa condamnation confirmée le 6 mai 2013 par la chambre criminelle de la cour d'appel de cette même ville. Le jugement avait été rendu devant sa famille et en présence de ses deux avocats, l'Algérien Me Sellam Khaled et le Marocain Me Chahbi Mohamed. Les autorités algériennes avaient fait part de leur «profond regret» suite à la décision de la chambre criminelle de la cour d'appel d'Agadir, «confirmant une peine aussi lourde (...)». M. Belani avait souligné que «les éléments du dossier et l'absence de constitution et de caractérisation des faits allégués laissaient supposer une relaxe».

R. N./APS

 

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2e jour des débats autour du projet de loi sur l'audiovisuel

L'Autorité de régulation suscite le courroux

Le débat autour du projet de loi sur l'audiovisuel à l'Assemblée populaire nationale (APN) s'est poursuivi hier. Les députés des différents groupes parlementaires siégeant à l'hémicycle ont apporté plusieurs amendements au texte tel que présenté avant-hier par le ministre de la Communication, Abdelkader Messahel.  

Outre d'avoir appelé à l'activation de la loi sur l’audivisuel et à l'accélération de la mise en place de l'autorité de régulation pour laquelle de nombreux parlementaires ont émis des réserves sur la manière de désigner ses membres, la commission de la culture, de la communication et du tourisme de l'APN a introduit plusieurs amendements au projet de loi qui compte 107 articles. Ces amendements ont touché 26 dont l'article 7 qui a suscité des appréhensions chez les professionnels, notamment du secteur privé, désirant investir dans le domaine, le considérant comme une restriction de la liberté de la presse. Par ailleurs, la veille, les députés bien que partagés sur certains points contenus dans le nouveau texte, ont tous été sur la même longueur d'onde pour appeler à l'instauration de règles dans le cadre de la loi relative à l'activité audiovisuelle qui permettent la création de chaînes de télévision respectant l'éthique de la profession et les exigences du service public.

Djelloul Djoudi, député et numéro 2 du PT, prévient contre «une ouverture de malversations»

Le Parti des travailleurs (PT), favorable à l'ouverture du champ audiovisuel dans le cadre «du respect de l'éthique de la profession de journaliste», insiste sur  «le rôle important de l'information publique dans la diffusion d'une information objective et crédible». Il estime que certains articles dudit projet doivent être renforcés pour que cette ouverture ne soit pas un moyen de malversations pour le blanchiment d'argent ou pour toucher aux acquis de la Nation, rappelant à ce propos l'expérience de l'Algérie vécue en 2004  avec la chaîne Khalifa. Aussi hormis ces garde-fous, le PT se dit contre les restrictions contenues dans le nouveau texte qui exclut les chaînes générales. Se joignant à l'intervention, Smain Kouadria, député PT, soulignera que son parti est «pour plus de protection pour les travailleurs de la corporation». A ce sujet, il indiquera que son groupe parlementaire «proposera un amendement à cette loi pour l'extension de la convention collective de l'audiovisuel du secteur public vers secteur privé». En outre, il fera part d'un projet de loi bientôt soumis à l'APN pour la création de mutuelles sociales pour une retraite complémentaire des travailleurs du privé.

Me Mostefa Bouchachi, député FFS, défenseur des droits de l'homme : «Une dangereuse régression»

Qualifiant  la nouvelle mouture sur l'audiovisuel de «dangereuse régression en matière de liberté d'expression, nullement honorable pour l'Algérie», il considérera que ce projet est plutôt «venu  fermer le champ audiovisuel, loin de consacrer la liberté d'information et d'expression que se soit en termes de délivrance d'autorisation ou de contrôle des futures chaînes qui, en l’absence totale de l'autorité judiciaire seule habilitée à intervenir en cas de litige, encourent le risque d'être gelées voire dissoutes sur des décisions administratives». Aussi, dénoncera-t-il l'impartialité et l'intégrité de l'autorité de régulation de l'audiovisuel dont les membres sont désignés par le président de la République, le président du Sénat ainsi que le président de l'APN, qui constitue un véritable danger pour  la liberté de l'information et l'idée de l'ouverture de l'audiovisuel en Algérie. 

Seddik Chihab, député RND : «Les lois sont faites pour être révisées»

«Un bon projet qui vient encadrer l'activité audiovisuelle. Bien sûr qu'il permet l'ouverture du champ médiatique, mais il est clair qu'une loi n'est  jamais satisfaisante, toutefois elle a le mérite d'exister et de baliser cette ouverture. Sachant que les lois sont faites pour être révisées, je pense qu'une fois le train sur les rails, il y aura une révision». Sur le quiproquo créé par l'article 5 de la nouvelle mouture sur l'audiovisuelle, Seddik Chihab rappellera la décision du ministre de tutelle de porter une révision à cet article pour que les chaînes soient «un peu générales». Par ailleurs, interrogé sur ce que le ministre a qualifié d'«erreur», le député RND évoquera «les pressions que subit le législateur».

Dr Naamane  Laouar, AAV : «Une façon intelligente de fermer le champ médiatique»

Considérant la nouvelle mouture «comme une façade pour  l'opinion internationale», le député de l'Alliance de l'Algérie verte dira que le texte, tel que présenté, «ne vient pas régler la question de l'ouverture du champ audiovisuel».

A l'ère de la mondialisation, c'est un discours dépassé qui ne répond pas à ce qui se fait ailleurs. Se disant «pour une équité entre le public et le privé, une concurrence loyale, qui fait défaut actuellement, pour permettre la crédibilité de ces chaines, pour un véritable professionnalisme», il estimera qu'«il ne servira à rien d'ouvrir d'autres chaînes pour avoir la qualité de celles existantes actuellement, du moins certaines d'entre elles».

Le parlementaire s'indignera également de la limitation du nombre de chaînes qui, selon lui, est une voie à la spéculation et à la corruption. S’attaquant au rôle assigné à  l'Autorité de régulation de l'audiovisuel (ARAV), il a déploré  l'absence du secteur de la justice dans le règlement des infractions. 

Par Lynda Naili Bourerbab

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1er Yennayer 2964 à Tébessa

Un riche programme pour les festivités

Des spectacles de musique, de théâtre et de poésie ainsi que des expositions seront au programme des festivités de  «Yennayer 2964», le nouvel an amazigh, qui se tiendront cette année du 10 au 13 janvier dans la wilaya de Tébessa. Organisées par le Haut commissariat à l'amazighité, les célébrations du nouvel an amazigh coïncidant avec le 12 janvier de chaque année, seront marquées par des «mini-salons» dédiés au livre, au multimédia et à l'artisanat de différentes régions du pays, à l'instar d'Illizi, Adrar, Ghardaïa et Khenchela.

Le volet festif des célébrations, présenté par les organisateurs lors d'une conférence au centre de presse du quotidien DK News, comporte, en plus d'un plateau musical et folklorique varié, la représentation de la pièce «Terwi tabarwi» du Théâtre national algérien, la projection du film «La maison jaune» de Amor Hakkar et des films produits lors des ateliers du festival du film amazigh. L'expression artistique amazighe dans toute sa pluralité sera mise à l'honneur à travers des joutes oratoires, de la poésie, des spectacles de contes populaires et un atelier dédié aux «Masques d'Ayrad», un carnaval populaire organisé à l'occasion. Des tables rondes et des conférences-débats seront aussi organisées sur des thèmes comme «la réappropriation de la dimension amazigh de l'Algérie», «L'enseignement du tamazight en Algérie» ou «Yennayer, un mythe parmi d'autres». Le patrimoine historique et archéologique de Tébessa sera aussi à l'honneur avec des sorties encadrées par des universitaires vers les sites de Bir el Ater, le temple de Minerve ou l'Arc de triomphe de Caracalla. Des figures culturelles et universitaires seront honorées lors de ces festivités,  tels le chercheur en anthropologie et spécialiste de l'univers des touareg Dida Badi et Mohamed Medjahed chroniqueur, honoré à titre posthume. Le 1er Yennayer qui correspond au 12 janvier de chaque année, marquant le début de l'année agraire, est célébré par les populations partout en Algérie par des rites symbolisant la fertilité, la joie et la solidarité.

Samah T. /APS

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Auteurs du rapt de touristes européens en 2003

Procès aujourd’hui à Alger

Deux membres du groupe terroriste d'Amar Saifi, alias El Para, auteurs présumés en février 2003 de l'enlèvement de touristes européens près des frontières algéro-maliennes, comparaîtront aujourd’hui devant le tribunal d'Alger, a-t-on appris hier de source judiciaire. Les accusés Omar Farah et Yacine Aissani auraient activement participé avec le groupe d'El Para au rapt de 17 touristes étrangers, dont dix de nationalité allemande, en février 2003 dans le Sud algérien, près des frontières avec le Mali. En plus de l'accusation de rapt de touristes étrangers, les accusés doivent aussi répon-dre de l'inculpation de «massacre, incendie volontaire et possession d'armes», selon le calendrier de la session criminelle du tribunal d'Alger. Selon l'arrêt de renvoi, les deux prévenus sont poursuivis notamment pour leur participation à plusieurs actions terroristes (actes de destruction, assassinats et embuscades) contre les éléments de l'Armée nationale populaire (ANP) et les services de sécurité. Les deux prévenus ont également participé, selon la même source, à plusieurs opérations de kidnapping, de demandes de rançon et d'achat d'armes. Plusieurs autres membres du groupe terroriste d'El Para ont été jugés par la justice algérienne pour terrorisme et condamnés à de lourdes peines de prison, dont la perpétuité pour certains d'entre eux, rappelle-t-on.

APS

 

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Malgré les campagnes de sensibilisation

Discrets, les pétards sont au rendez-vous

Comme a l'accoutumée, les marchés  et  autres coins d'Alger sont déjà squattés  par  les vendeurs de produits pyrotechniques  à l'approche de la fête religieuse du «mawlid ennabaoui charif». Ce commerce s’est affaibli au regard des années précédentes. C’est ce qui a été constaté lors de notre virée dans la quasi-totalité des marchés d'Alger où, cependant, quelques vendeurs tentent d’attirer l'attention des citoyens.  Le marché de «Djamaâ Lihoud» en particulier, fief de cette vente de produits, est envahi par les vendeurs de pétards et autres produits qui marquent la célébration de cette fête. Il enregistre  en outre un rush important, tout comme les autres marchés, notamment ceux de Tnach, Laakiba, El Biar …

 Ces commerçants de tous âges profitent de cette opportunité pour se faire de l’argent et sont à pied d'œuvre pour  écouler de grandes quantités de pétards, bougies, feux d’artifice, etc. D'autres ont même changé leur commerce habituel pour vendre des produits pyrotechniques vu que cela rapporte. C’est le cas de Wassim qui a renoncé à la vente de vêtements, son activité commerciale habituelle, pour les pétards et autre produits pyrotechniques. «A chaque mawlid ennabaoui, je gagne beaucoup d’argent en vendant les pétards en tous genres  à la place des  produits habituels», estime un commerçant au marché de Laaqiba.  

Le commerce de ces produits est constaté chaque année à l’approche de la fête religieuse, et les vendeurs se donnent rendez-vous. En effet, des étals sont  remplis de différents produits, notamment des bougies de différents calibres et couleurs, de l’encens, des feux d’artifice ; mais ce sont les pétards qui attirent le plus les consommateurs. Chaque produit pyrotechnique a son appellation propre selon sa  puissance. On peut citer  «TNT, chitana, double bombe, ...».

En somme, ces produits pyrotechniques engendrent, bien qu’utilisés pour faire la fête, causent beaucoup de désagréments aux citoyens et certaines associations  déplorent leur importation et leur vente. Ces importations sont qualifiées d’«inutiles» par le président de l'Union générale  des commerçants et artisans d'Alger (Ugcaa), récemment intervenu sur les importations sauvages de l’ordre de 20 milliards de  dinars. Et ce, sans parler des accidents qu’ils  occasionnent, tels que les brûlures, les incendies, des provocations  qui se transforment en drame… Ce jour de fête  les hôpitaux ont du pain sur la planche et  enregistrent une grande affluence au niveau des urgences. Par contre, certains citoyens sont satisfaits et se disent favorables à ce commerce. Ils  dépensent  la moitié de leur budget dans l'achat de produits pyrotechniques. «La fête du mawlid ennabaoui ne passe pas inaperçue. Je dépense a peu près 15 000 dinars dans les pétards et autres explosifs pour  faire  plaisir à mes trois enfants», déclare un père de famille.

Des conteneurs remplis de  produits pyrotechniques sont enregistrés chaque  année au port d'Alger, malgré l'interdiction de leur importation et de leur vente. Mais on enregistre la saisie de quantités très importanes par la gendarmerie. Une question reste à poser : comment ces produits arrivent entre les mains des petits vendeurs ?     

Djamila Belkadi

 

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Après avoir coupé les doigts d'un homme

Un fossoyeur placé dans un service psychiatrique 

Le tribunal criminel près la cour d'Alger a décidé après un long procès de transférer

l’accusé vers l'hôpital psychiatrique. Il s'agit d'une affaire de coups et blessures à main armée et le mis en cause dans ce dossier n'est autre qu'un fossoyeur qui travaille au sein de la direction des pompes funèbres d'Alger. Les tenants et les aboutissants de la présente affaire remontent à quelques jours de cela lorsqu’une bagarre s'est déclenchée entre le prévenu et la victime avant que le mis en cause ne se saisisse d'un grand couteau de boucher avant d'asséner plusieurs coups de poignard atteignant la victime au niveau de la main. La victime a été gravement blessée et avait même eu les doigts coupés avant qu'elle ne soit transférée en urgence à l'hôpital. La violence de l'agression a été telle que la victime a eu droit à 45 jours d'arrêt maladie à cause de la gravité des blessures occasionnées.  Cette affaire a été enclenchée après que la victime ait déposé une plainte à l'encontre de son agresseur auprès des forces de sécurité les plus proches de son lieu de résidence pour qu'une enquête soit diligentée pour déterminer les péripéties de ce dossier. Il a été inscrit dans le procès-verbal de cette plainte que le mis en cause dans ce procès a été à l'origine de la section de plusieurs doigts de l'une de ses mains. L'auteur de cet acte sauvage a été arrêté quelques heures seulement après son forfait par les éléments de la police judiciaire chargés de cette affaire. Lorsque celui-ci avait été interrogé par la police il a indiqué qu'il n'avait aucune intention de commettre un acte criminel. Toutefois l'accusé dans cette affaire a reconnu les charges retenues à son encontre en reconnaissant qu'il s'est belle et bien bagarré avec le plaignant comme il n'a tout de même pas nié l'avoir agressé à l'aide d'un couteau et qu'il l'avait atteint au niveau de la main. Il a également indiqué que la bagarre a eu lieu à cause d'un différend survenu entre lui et la victime. Le jour du procès le mis en cause dans ce dossier n'a pas pu répondre aux questions du tribunal criminel près la cour d'Alger parce qu'il est atteint d'une maladie mentale. L'avocat de la défense de ce prévenu a plaidé coupable. Il a indiqué tout de même qu'il s'agit là d'un incident regrettable qui est survenu suite à une désolante bagarre survenue entre son client et la victime. L'avocat de la défense a indiqué, dans ce même sillage, que son client a été atteint d'un choc violent au point d'avoir perdu complètement la raison. Avant de conclure son intervention, l'avocat du prévenu a demandé à ce que son client soit interné dans un service de santé mentale, en vue de subir des soins psychiatriques. Alors que le représentant du ministère public a reconnu le mis en cause comme coupable des faits qui lui sont reprochés avant de requérir une peine de  6 ans de prison ferme, le président du procès a demandé à ce que le prévenu soit placé dans un service psychiatrique.

Par Azouaou Mahiout

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Prétoire

Crime et prédation

Le crime est un acte ignoble et dégénéré et contre-nature. La preuve, on la trouvera dans la nature elle-même et en observant le comportement des animaux dans leurs milieux naturels. D'aucuns pourraient dire qu'il s'agit là du mauvais exemple à ne pas invoquer dans ce cas de figure car les actes les plus sauvages se produisent dans la jungle au point que ce terme de jungle est devenu synonyme de sauvagerie. En réalité, ce que nous on perçoit comme une sauvagerie n'est en réalité qu'un comportement naturel nécessaire à maintenir l'équilibre des espèces. Il ne s'agit pas là de crime en réalité mais de prédation primordiale pour la subsistance des espèces. Un troupeau de lions a besoin de tuer des antilopes, des gazelles et des bisons pour subsister. Tuer pour vivre en est la règle du règne animal. Mais il ne s'agit pas là d'un acte de délinquance ou de déviation car la nature carnivore de certains animaux dont principalement des fauves les incite et leur suggère une certaine forme de conduite à prendre. Il s'agit là d'une attitude instinctive et spontanée, voire une nécessité plus que vitale sur laquelle est basée la fameuse théorie de l'évolution de Charles Darwin. Toutefois, on ne voit jamais un lion, un tigre ou un léopard tuer un animal de la même espèce que lui pour en faire sa nourriture et la nourriture de ses semblables bien que des combats entre animaux de la même espèce ne sont pas écartés mais cela reste très rare. Dans la majorité des cas, on assiste perplexe à des scènes de grande tendresse en visionnant à titre d'exemple un lion jouant avec de petits lionceaux ou une lionne qui déplace tendrement son petit. Pour ce qui est de la nature humaine, celle-ci ne diffère pas car on ne peut en  aucun cas considérer un meurtre comme un comportement naturel et si par malheur cela survint, l'auteur de cet acte est dans la majorité des cas un sujet dégénéré mentalement et s’il ne l'est pas, il le deviendra forcément et la preuve en est l'affaire du fossoyeur qui est devenu fou après avoir blessé gravement un de ses voisin à coups de couteau, qui a été traitée par la cour d'Alger.

Par Salah Harirèche  

       

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