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Conférence
nationale des cadres
Bouteflika
temporise
Dans la tradition
de l’organisation de la conférence nationale, sont invités les
cadres de la nation, notamment ceux de l’administration publique, le
Parlement et les différentes institutions de l’Etat.
Prévue pour le
mois dernier, la conférence nationale des cadres, programmée par
le président de la République, sera probablement décalée à la fin
du mois en cours. En tout cas, selon des sources proches de la
Présidence, il n’est pas question de l’annuler puisque l’ordre a été
donné par le premier magistrat du pays de la préparer mais des
conseillers lui auraient suggéré de temporiser un peu vu le contexte
actuel du pays, marqué essentiellement par la montée de la
protestation sociale en plus des affaires de corruption qui ont
éclaté récemment, dont la plus marquante est celle qui a touché
Sonatrcah.
Dans la tradition
de l’organisation de la conférence nationale, sont invités les
cadres de la nation, notamment ceux de l’administration publique, le
Parlement et les différentes institutions de l’Etat. Ainsi, le but
de cette rencontre porte sur l’orientation que veut apporter le chef
de l’Etat sur la mise en œuvre d’un nouveau plan quinquennal doté
d’une enveloppe de 150 milliards de dollars. Une mise en œuvre qui
ne peut être efficace, selon des observateurs sans une vraie
évaluation de l’application des précédents programmes quinquennaux,
puisqu’il n’est plus question de tomber dans la mauvaise gestion des
dépenses publiques causée notamment par la revalorisation des coûts
et la révision des études de projets. Ainsi, la rationalisation des
dépenses est présentée comme la base essentielle pour pouvoir
réaliser les différents projets inscrits dans le programme
quinquennal de 2010 à 2014.
Cependant, le
rendez-vous de la conférence nationale des cadres sera l’occasion
pour le chef de l’Etat de briser le silence qui règne sur les
affaires de corruption, à commencer par celles de l’Autoroute
Est-Ouest et de l’Entreprise nationale des hydrocarbures. A
remarquer que la première touche le projet nommé «Projet du siècle»
et la deuxième affaire porte sur «Le cœur de l’économie nationale».
C’est vrai que quand une affaire est entre les mains de la justice,
il faut attendre que cette dernière rende le dernier mot sur les
accusés «présumés innocents» jusqu’à la prononciation du jugement.
Mais vu l’importance des secteurs touchés par le fléau de la
corruption, notamment la Sonatrach, il s’agit pour certains de «la
souveraineté de l’Etat». A cet effet, il est attendu que le
Président Bouteflika revienne une nouvelle fois sur la gestion des
deniers publics et en particulier «l’octroi des marchés publics dans
les entreprises publiques». En tout cas, avant de parler, il a
envoyé une directive sur la lutte contre la corruption qui a
coïncidé avec l’éclatement de l’affaire de Sonatrach, dont l’ex-P-DG
de la compagnie, Mohamed Meziane et d’autres cadres sont toujours
sous contrôle judiciaire.
Dans ce cadre, une
réunion du gouvernement est attendue aujourd’hui, elle sera présidée
par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, et aura comme programme la
question du renforcement de l’arsenal juridique de lutte contre la
corruption, notamment la préparation de la mise en place d’une
commission nationale de lutte contre la corruption.
Cette commission
sera composée de conseillers juridiques (magistrats) placés au
niveau de certains ministères et institutions économiques pour
s’assurer que l’octroi de marchés publics se déroule dans le strict
respect de la loi. En plus de la mise en place en mars prochain d’un
Observatoire national de lutte contre la corruption, contenue dans
la dernière directive du président de la République concernant la
lutte contre la corruption.
Par ailleurs, la
conférence nationale des cadres interviendra dans un climat de
colère exprimé par des syndicats du secteur de la Fonction publique
dont la Santé et l’Education qui mènent des mouvements de grève.
Et même si le
Premier ministre dira que certains qui ont échoué dans la politique
ont investi dans les grèves, les revendications de l’ensemble des
travailleurs semblent légitimes, car l’augmentation du Smig à 15
000 DA ne peut répondre à des besoins écrasés par le phénomène de la
spéculation et la flambée des prix de produits de large
consommation.
Par Nacera
Chenafi
Haut
Lutte contre la corruption
Hanoune appelle
à l’indépendance de la justice
Louisa Hanoune
affiche une grande prudence quant aux derniers scandales qui
défraient l’actualité nationale. Elle s’oppose à la «surmédiatisation»
des affaires de corruption tout en se félicitant de l’ouverture des
dossiers en question. La secrétaire générale du Parti des
travailleurs, qui s’exprimait hier lors d’une conférence de presse,
s’est dit contre
«la politique de
deux poids deux mesures» dans la lutte contre le phénomène de la
corruption. Comme elle a évoqué des «interférences politiques»,
citant en exemple le SG du ministère des Travaux publics, arrêté
depuis quatre mois, «pourtant son dossier est vide». «Ce n’est pas
le juge qui l’avait mis en prison, c’est pour cela qu’il y est resté
tout ce temps» s’est-elle indignée. Louisa Hanoune plaide pour
l’indépendance de la justice dans le traitement des affaires de
corruption qui éclaboussent de hauts responsables de l’Etat. La
lutte contre la corruption ne consiste pas uniquement en la mise en
place de textes de loi, elle commence par la «séparation des
pouvoirs et la garantie de l’indépendance de la justice» a-t-elle
souligné. Pour Mme Hanoune, des intérêts intérieurs, mais aussi
extérieurs sont concernés par ces affaires de corruption. Elle cite
le cas de Sonatrach qu’elle qualifie de «catastrophiques», à cause
du ministre de tutelle Chakib Khelil qui a «institué le gré à gré»
au sein de l’entreprise, une procédure dangereuse qui met en péril
«les prérogatives de l’Etat». La première dame du PT affirme que
l’on ne «peut pas combattre la corruption avec la politique ayant
généré la corruption». Elle déclare que «la loi de lutte contre la
corruption est insuffisante pour faire face à ce phénomène causé par
le système du parti unique». Ainsi, elle appellera l’Inspection
générale des finances (IGF) à jouer son rôle. Abordant la polémique
concernant la Société nationale d’électricité et du gaz (Sonelgaz),
elle dira que la «Sonelgaz n’a pas de problème», sauf en ce qui
concerne le dossier des œuvres sociales, «un problème qui n’est pas
propre à cette société», précise-t-elle. Ainsi, elle se demandera si
ces attaques visent le P-DG du Groupe ou la Sonelgaz en sa qualité
de société publique ? Revenant à la grève qui paralyse le secteur de
la Santé, Louisa Hanoune lancera un appel au Premier ministre pour
qu’il accepte de recevoir les médecins grévistes et écouter leurs
doléances, cela d’autant qu’il s’agit de l’élite du pays. Aussi,
elle exprimera son soutien à Meriem Mahdi, une Algérienne licenciée
par son employeur, une firme multinationale, «sans que le ministère
du Travail ne daigne intervenir». Meriem Mahdi, faut-il le rappeler,
bouclera dans les jours à venir ses deux mois de grève de la faim.
Sur un autre registre, la SG du Parti des travailleurs demandera la
protection et le renforcement de l’économie nationale à travers,
entre autres, le retrait de l’Algérie de la Zone arabe de
libre-échange (ZALE). Louisa Hanoune, comme à l’accoutumée, ne
manquera pas de descendre en flammes l’actuelle Assemblée populaire
nationale, tout en précisant que le PT continuera à y siéger et à
l’utiliser comme une tribune.
Aomar F.
Haut
Il sera soumis au débat fin mars
L’avant-projet
du code du travail finalisé
Cette déclaration
a été faite hier par Habib Yousfi, président de la Confédération
générale des entreprises algériennes (CGEA).
La situation
économique et sociale du pays et ses évolutions continuent de
nourrir les débats entre les différents acteurs, à la lumière de la
tripartite (gouvernement, patronat et syndicat) qui s’est déroulée
début décembre 2009. Parmi les points soulevés par les uns et les
autres, il y a évidemment la question de l’augmentation du Smig et
la décision commune de constituer des groupes de travail pour se
pencher sur le sujet de la convention de branche, mais pas
seulement. Car d’autres sujets restent encore en suspens en
attendant les résultats des commissions qui seront soumis au Premier
ministre avant le 31 mai de l’année en cours. En effet, il est
attendu que les partenaires sociaux aient des discussions d’ici fin
mars au sujet du code du travail dont l’avant-projet est finalisé,
mais auquel il sera apporté quelques correctifs, en concertation
avec tous les concernés et ce, avant son adoption finale.
Cette déclaration
a été faite hier par Habib Yousfi, président de la Confédération
générale des entreprises algériennes (CGEA), qui était l’invité de
la Radio nationale.
Le premier
responsable de la Confédération patronale a d’ailleurs indiqué que
la convention-cadre entre le patronat et la Centrale syndicale reste
tributaire du nouveau code du travail qui définira, en grande
partie, les relations de travail entre l’employeur et l’employé en
contribuant à la stabilité du front social dans le pays.
Selon lui, le
nouveau code en gestation permettra de «codifier» avec beaucoup de
détails «les relations de travail en termes de salaire, d’embauche
et de licenciement».
Pour ce faire, M.
Yousfi a manifesté son souhait, qu’il dit partagé par les autres
associations patronales et l’UGTA, à ce que les pouvoirs publics
appliquent les nouvelles législations adoptées par l’Algérie dans le
cadre des accords signés avec l’Organisation internationale du
travail (OIT).
Une fois adoptées,
ces dispositions seront en mesure d’être en adéquation avec la
volonté des partenaires sociaux de mettre en place un accord-cadre
sur les conventions collectives, a estimé M. Yousfi. En fait, le
patron de la Cgea trouve qu’il est temps que les conventions de
travail, qui datent de 2006, soient révisées pour permettre, selon
ses propos, aux «entreprises d’évoluer» dans un contexte caractérisé
par une économie de marché qui exige de plus en plus de performance
et de compétitivité.
Sur un autre
registre, Habib Yousfi a réitéré son soutien et sa reconnaissance au
gouvernement qui a adopté des mesures préférentielles en faveur des
opérateurs nationaux (publics et privés) et a en même temps fustigé
les pays qui essayent à chaque fois de s’immiscer dans les affaires
de l’Algérie pour protéger leurs intérêts, faisant allusion à la LFC
2009 et «la protestation» de certains pays la concernant. «Je suis
indigné que des pays s’interfèrent dans les décisions souveraines de
notre pays», s’est-il exprimé.
Par Hafid
Mesbah
Haut
Mlle Dallel Belkhiati, responsable de la cellule d'étude, suivi
et développement de Essalem Electronics
«Les acteurs du
marché subissent la concurrence des produits contrefaits»
Rencontrée à
l’occasion de la vingtième Foire de la production algérienne, Mlle
Dallel Belkhiati, responsable de la cellule d’étude, suivi et
développement à Essalem Electronics nous parle des produits proposés
par cette société. Elle évoque aussi la situation actuelle du marché
national de l’électronique.
Que pouvez-vous
nous dire au sujet de la société Essalem Electronics ?
Mlle Dallel
Belkhiati : Essalem
Electronics est une société spécialisée dans la commercialisation
des produits électroniques et électroménagers depuis 1999. Nous
avons commencé notre activité en introduisant sur le marché algérien
des produits de marque LG. Actuellement, nous fabriquons et montons
localement les produits LG au niveau de nos usines à Tébessa.
A côté des
produits LG, nous avons commencé à commercialiser, il y a quelques
années, des équipements sous la marque Essalem Electronics. Essalem
Electronics propose une gamme variée de produits électroniques et
électroménagers.
Parmi les produits
les plus importants, je citerai le téléviseur Carena qui est une
marque propre à Essalem, le téléviseur Starlight Essalem proposé en
quatre versions.
Pouvez-vous
nous donner une idée sur vos nouveautés, notamment en ce qui
concerne les téléviseurs ?
La nouveauté chez
Essalem c’est le Starlight qui est un LCD en haute définition. Nous
avons aussi le full HD simple ou avec DVD intégré.
Parlez-nous de
votre présence sur le marché algérien.
-Nous sommes
présents sur les 48 wilayas du pays, à travers des show-rooms, des
succursales ou des revendeurs. Je signale que dans ces points de
vente, les clients peuvent trouver l’ensemble des produits Essalem
Electronics. Depuis peu, nous avons réussi à couvrir l’ensemble du
territoire national avec des annexes de services après-vente.
Quelle est la
situation actuelle du marché des téléviseurs ?
Il y a beaucoup de
demande sur les téléviseurs plasma et LCD. En ce qui nous concerne,
nous avons eu une très forte demande sur le téléviseur Starlight.
Des ventes promotionnelles sont prévues pour ce produit dès le mois
de janvier 2010. Le marché se porte très bien.
J’attire votre
attention qu’à chaque fois que nous produisons un nouveau produit,
celui-ci est disponible de façon instantanée dans tous nos
show-rooms à travers tout le territoire national.
Parlez-nous de
votre participation à la Foire de la production nationale.
Pour ce salon,
nous avons décidé de proposer des tarifs promotionnels variant entre
15 et 20%.
Nous avons reçu
beaucoup de visiteurs et avons vendu un nombre intéressant de
produits.
Quelle est la
situation du marché de manière générale ?
-Les acteurs du
marché de l’électronique et de l’électroménager sont fortement
pénalisés par le marché informel. Nous subissons également la
concurrence des produits contrefaits. Je pense qu’actuellement c’est
le plus grand problème qui se pose.
Quels sont vos
projets ?
Nous pensons
mettre en place une nouvelle usine de fabrication de réfrigérateurs.
Nous avons également pour objectif d’exporter les produits que nous
fabriquons localement car la société Essalem Electronics dispose
actuellement de moyens humains et matériels suffisants pour passer
à l’exportation.
Propos
recueillis par Ahmed Gasmia
Haut
Couverture médiatique du parcours des Verts
Ould Abbès
rencontre les journalistes
Cette rencontre
conviviale est dédiée «en reconnaissance aux efforts des
journalistes qui ont soutenu l'équipe nationale et qui ont défendu
l'emblème national jusqu'au bout».
Le ministre de la
Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté nationale
établie à l’étranger, le Dr Djamel Ould Abbès a salué hier «la
mobilisation et le professionnalisme» dont a fait preuve la presse
algérienne lors de la couverture médiatique du parcours des Verts
dans leur qualification à la Coupe du monde 2010 ainsi que dans la
dernière édition de la Coupe d’Afrique des nations. Intervenant lors
d’une réception organisée en l’honneur des journalistes qui ont
suivi les Verts durant ces rencontres, Ould Abbès a souligné que
cette rencontre conviviale est dédiée «en reconnaissance aux efforts
des journalistes qui ont soutenu l’équipe nationale et qui ont
défendu l’emblème national jusqu’au bout». «La presse, du secteur
privé ou public, écrite ou audiovisuelle, a joué un rôle non
négligeable dans le succès de notre équipe nationale. Les
journalistes n’ont pas manqué leur mission de démonter encore une
fois leur nationalisme et leur attachement à leur pays. Mille bravos
à vous», a indiqué le ministre dans son allocution. Le ministre a
souligné également «la réaction spontanée des journalistes,
notamment lors des événements qui ont marqué les deux rencontres
avec l’Egypte au Caire et à Khartoum». «Nous avons vécu une épopée
en Egypte et au Soudan. Vous êtes admirables par votre courage,
votre détermination à soutenir les Verts dans des conditions
dangereuses», ajoutera-t-il. Le ministre a rappelé, encore une fois,
le «haut niveau» et le «professionnalisme» des journalistes
algériens qui ont suivi de près «le voyage des Verts dans une
aventure couronnée de succès». Le secrétaire d’Etat auprès du
Premier ministre, chargé de la Communication,Azzedine Mihoubi, n’a
pas manqué lui aussi, de remercier les journalistes pour le travail
accompli durant le parcours «des Guerriers du désert» et pour
«avoir défendu l’intérêt du pays quelles que soient les conditions
de travail». «Vous êtes la fierté du pays tout comme les joueurs,
car vous avez contribué à leurs succès et à leur victoire», a
indiqué Mihoubi en annonçant qu’un concours national, destiné aux
journalistes, aura lieu le 3 mai à l’occasion de la Journée mondiale
de la presse pour choisir la meilleure photo et articles sur les
Verts.
«Cheikh» Saâdane,
sélectionneur de l’équipe nationale, malgré les critiques qu’il a
subies par les journalistes, notamment après la défaite contre le
Malawi, s’est montré «très professionnel» lors de son allocution, en
saluant les journalistes qui ont accompagné les Verts en Angola.
«Tout le monde a
porté son soutien et sa contribution à notre équipe, du simple
citoyen au président de la République», a déclaré le maestro. La
famille artistique n’a pas été omise lors de cette rencon-tre. Un
vibrant hommage a été rendu, en effet, aux chanteurs, qui ont
longuement chanté à la gloire de «nos Guerriers». «Et que dire de
ces joueurs ?» s’est interrogé le Dr Ould Abbès. «Ils ne sont pas
des Fennecs. Ils sont de véritables guerriers. Ils ont donné de la
joie à tout le peuple algérien. Ils étaient le ciment qui a uni tout
le pays», ajoute le ministre qui annonce la naissance, depuis hier,
de «l’Association nationale Maâk ya el Khadra» qui est un espace
d’expression dédié à tous les supporters de l’équipe nationale.
Ouahid Bouabdallah, P-DG d’Air Algérie, a annoncé, pour sa part, des
facilités pour le déplacement des supporters en Afrique du Sud à
l’occasion du prochain Mondial.
«Nelson Mandela a
été formé dans les rangs de l’ALN. Des discussions avec les
autorités de ce pays sont en cours pour revoir à la baisse les frais
de déplacement des supporters. Je vous promets une bonne
tarification», a indiqué le P-DG d’Air Algérie.
Par Hocine L.
Haut
Elle comprend 400 agents dont 10 femmes policières
«Unité Police
Métro» prête pour le service
Unité Police Métro
appelée aussi UPM, une nouvelle section de police, spécialisée dans
la sécurité des périmètres du Métro d’Alger surtout la sécurité des
passagers contre les risques d’attentats terroristes qui visent
souvent les métros du monde a été totalement achevée par la DGSN.
Elle comprend 400 agents de police dont dix femmes policières. Ces
policiers ont bénéficié d’une formation de trois années à
l’étranger, mais également au pays. Le commandant de l’Unité Police
Métro, B. Nasseredine jouissant d’une longue expérience a été choisi
par la DGSN pour cette future mission. Il sera accompagné par une
femme policière, l’adjointe opérationnelle,
Z. Badra, une
première pour l’Algérie. Cette nouvelle section jouit déjà d’un bon
savoir bien que le Métro d’Alger tarde à être opérationnel. Un
nouveau mode de transport pour Alger, voire pour tout le pays, a été
soigneusement préparé par la DGSN, qui compte amortir le mode de
travail de la police algérienne grâce à ce futur transport de
banlieue. Ce n’est pas tout, le commissaire, B. Mustapha, chargé de
la sécurité publique, a annoncé l’éventuelle création d’une police
de transport (une idée sérieuse sur la table de la DGSN). Ces deux
annonces ont été faites hier lors d’une conférence de presse tenue
au siège de l’état-major du service de wilaya de la sécurité
publique, à Bab Ezzouar, en présence du chef de la cellule de
communication et des relations générales, le commissaire, Khawa
accompagné par le commissaire de la sécurité publique, le
commissaire B. Bellaâssal. «Vu l’extension rapide et importante à la
fois de la capitale, il était grand temps pour nous de chercher
d’autres issues pour permettre à Alger et aux citoyens de la ville
de circuler sans grands embouteillages, mais surtout assurer une
meilleure sécurité», confie le commissaire, B. Mustapha. Le départ
du Métro d’Alger sera une aubaine pour les Algérois, notamment pour
ceux qui trouvent beaucoup de difficultés dans le transport urbain,
car il va permettre à ces usagers de voyager sans soucis et dans un
transport beaucoup plus confortable et moderne. «Au moment où je
vous parle, l’Unité Police Métro bénéficie toujours de formation,
toutefois, elle est aujourd’hui apte à assurer la sécurité des
passagers et veiller jour et nuit sur la vie des usagers», dira le
commissaire. Ce dernier ajoute aussi : «Il ne faut pas oublier que
c’est un nouveau créneau de transport pour la police algérienne, car
d’habitude le travail des policiers concerne la voie publique,
maintenant il s’agit de sécuriser le sous-terrain. Voilà la grande
différence pour nous.» En effet, l’Unité Police Métro n’attend plus
que le départ du Métro d’Alger pour démarrer officiellement dans son
nouveau domaine de travail, bien qu’il s’agit toujours de la
sécurité des citoyens. Dans un autre registre, les conférenciers ont
présenté tour à tour les bilans d’activités de l’année 2009 de la
police judiciaire et de la sécurité publique. Ainsi, plus de 807 kg
de cannabis ont été saisis par la police judiciaire au cours de
l’année dernière à Alger, alors que plus de 2 kg de cocaïne, héroïne
et morphine ont été saisis au cours de la même période, et plus de
15 000 comprimés de psychotropes ont été récupérés au cours de
plusieurs interventions de la police judiciaire. Ces saisies ont
permis l’arrestation de 2 970 personnes, qui ont été présentées au
parquet, certaines ont écopé de peines d’emprisonnement ferme.
Sofiane Abi
Haut
Pêche
1 100 tonnes de
poisson en 2009 dans un seul port
Une prise globale
de 1 141 tonnes de poisson (tous types confondus) a été réalisée en
2009 à Tizi Ouzou, soit 109 tonnes de plus qu'en 2008.
Même si la
production nationale en matière de pêche demeure très en-deça de ce
que peuvent prodiguer comme poissons les 1 200 km de littoral, il se
constate par endroits une hausse de la prise. La côte d’Azeffoun,
dans la wilaya de Tizi Ouzou, figure parmi les zones de regain
d’activité halieutique. Une prise globale de 1 141 tonnes de poisson
(tous types confondus) a été réalisée en 2009 à Tizi Ouzou, soit 109
tonnes de plus qu’en 2008, a-t-on appris de la direction de la pêche
et des ressources halieutiques. «Un volume de 1 011 tonnes de cette
prise a été réalisé au niveau du littoral de la wilaya, s’étendant
sur 85 km de long», a signalé la même source, précisant qu’une
«grande partie de cette production est constituée de poissons bleus
et blancs et autres crustacés». Le reste de la production (soit près
de 88 tonnes) est le fait des opérations de pêche réalisées au
niveau des plans d’eau exploités à cette fin sur le territoire de la
wilaya (pêche continentale), est-il indiqué. «La carpe et le mulet
constituent le plus gros de cette prise», a signalé la même source.
A titre illustratif, il est fait part d’une production de 43 tonnes
de ce type de poisson à la première ferme aquacole de la région,
sise sur le littoral de la ville d’Azeffoun. Cette prise a été
réalisée dans la période allant de juin 2009 (date d’entrée en
production de cette ferme) à la fin de la même année, selon la même
source, qui explique ce fait par la courte période de reproduction
de ce type de poisson, signalant que la capacité de production
théorique des bassins aquacoles de cette ferme avoisine les 1 200
tonnes de poisson/an. La flotte de pêche de la wilaya est constituée
de 210 unités, parmi lesquelles 25 sardiniers et 175 petites
embarcations de pêche exploitées par quelque 320 marins pêcheurs,
dont 82% ont bénéficié d’opérations de mise à niveau ces dernières
années, selon les informations fournies par la direction de la
pêche.
Par Rachid F.
Haut
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