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Des peines de 7 ans à la perpétuité pour des
terroristes
Ils
se procuraient des armes lourdes avec l'argent des
kidnappings
Cette
affaire remonte à décembre 2005 lorsque les membres de
ce groupe composé d’une dizaine d’individus armés ont
manigancé une opération d’enlèvement du propriétaire
d’un restaurant.
Les
accusés dans cette affaire ont reconnu au moindre détail
au cours de leur première audition par le juge
d’instruction les faits retenus contre eux, à savoir
adhésion à un groupe terroriste activant à l’intérieur
du territoire national et kidnapping. Cette affaire
remonte à décembre 2005 lorsque les membres de ce groupe
composé d’une dizaine d’individus armés ont manigancé
une opération d’enlèvement du propriétaire d’un
restaurant à Tizi Ouzou. Ces derniers se sont déguisés
en policiers et militaires. Les membres du groupe ont
donc indiqué à leur victime qu’ils ont été chargés par
le procureur de la République territorialement compétent
pour l’emmener avec eux juste pour un témoignage dans
une affaire qui le concerne. C’est ainsi que la victime
O. Belaïd a consenti d’aller avec eux dans leur Renault
19 avant que ces derniers ne l’emmènent directement au
maquis. Trois jours plus tard, les ravisseurs ont exigé
une rançon.
Celui-ci n’a eu la vie sauve qu’après que sa famille ait
payé la somme de 750 millions de centimes. Après ce
coup, les mis en cause se sont procurés des armes
lourdes telles que les lance-roquettes RPG 7 et deux
caisses de munitions de guerre. Les membres de ce groupe
ont commis d’autres coups plus graves puisqu’ils ont
fait un attentat quelque temps plus tard à Dellys dans
la wilaya de Boumerdès contre un groupe de policiers
appartenant à l’une des brigades mobiles de la police
judiciaire, BMPJ de la région. Ils ont également
froidement assassiné l’un des gardiens de la prison de
Tizi Ouzou. Dans la même période, les accusés et leurs
acolytes ont dressé un faux barrage dans la même wilaya
où ils ont arrêté un bus transportant des voyageurs
avant d’enlever une jeune femme, vétérinaire de son
état. Les deux accusés, R. Abderrahman et A.B. ont
indiqué que tous ces actes avaient été commis par le
groupe au sein duquel ils activaient. Le procureur de la
République, dans son réquisitoire, a requis des peines
allant de 12 ans à la perpétuité contre les accusés qui
étaient présents hier lors du procès qui s’est déroulé à
la cour d’Alger. Après les plaidoiries des avocats, le
tribunal criminel près la cour d’Alger a condamné les
deux accusés,
M.
Riadh et C. Khaled respectivement à 7 et 3 ans de prison
ferme alors que les deux autres ont tout simplement été
acquittés. Pour ce qui est des six prévenus qui sont
toujours en cavale, le tribunal criminel a prononcé à
leur encontre une peine de prison à perpétuité.
Par
Salah Harirèche
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Affaire du secteur de l'hydraulique de Béchar
Condamnations de 2 à 10 ans de prison
La
chambre correctionnelle près la cour de justice de
Béchar a prononcé lundi des condamnations allant de 2 à
10 ans de prison ferme dans l’affaire impliquant
notamment des responsables locaux du secteur des
ressources en eau. Trois responsables de ce secteur ont
été condamnés à une peine de 10 ans de prison ferme
assortie d’une amende de un (1) million de DA chacun. Il
s’agit de l’ex-directeur de wilaya de l’hydraulique, son
adjoint et de l’ingénieur chargé du suivi des projets du
secteur. Deux autres cadres du secteur ont écopé d’une
peine de quatre (4) ans de prison ferme, alors que la
subdivisionnaire du secteur à Mougheul a été condamnée à
18 mois de prison avec sursis. La même juridiction a
également prononcé des peines de deux (2) ans de prison
ferme assortie d’une amende de un (1 ) million de DA à
l’encontre de quatre membres du comité des marchés de la
wilaya. Deux autres membres de ce comité ont écopé de
deux ans de prison ferme, et autant ont été condamnés à
18 mois de prison avec sursis. Le secrétaire général de
la wilaya, membre lui aussi de ce comité, a été condamné
à quatre (4) ans de prison ferme, assortie d’une amende
de un (1) million de DA. Les 18 entrepreneurs impliqués
dans cette affaire ont été condamnés, eux, à 18 mois de
prison avec sursis, tandis qu’un autre a été acquitté.La
chambre correctionnelle près la cour de justice de
Béchar, qui avait entamé l’examen en appel de ce procès
le 19 janvier dernier, avait auditionné une cinquantaine
d’accusés et de témoins. Après sept jours d’audiences et
le réquisitoire du représentant du ministère public,
elle a décidé de mettre l’affaire en délibéré. Les
personnes impliquées dans cette affaire, qui a éclaté
début 2009, se répartissent en trois groupes de
prévenus: le premier composé de l’ancien directeur de
l’hydraulique, relevé de ses fonctions en juin 2008, son
adjoint et des cadres de la direction de wilaya du
secteur, le deuxième des membres du comité de wilaya des
marchés, et le troisième d’entrepreneurs privés. Les
chefs d’accusation retenus contre eux portent sur la
violation des dispositions du code des marchés publics,
le détournement de deniers publics, l’abus de pouvoir,
le faux et usage de faux, la concussion et l’usage
abusif de fonction.
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Ceci dit
La
panne et la politique
Le
pays est-il en panne ? La question ne devrait pas se
poser au vu des projets programmés d’ici à 2014. Mais
ces projets sont, dans l’esprit et la lettre, le
prolongement de ceux qui avaient été initiés entre 2005
et 2009. Chantiers à la hussarde et timides réformes.
Les changements sont là, visibles, mais la dynamique
semble pourtant absente. Il y a comme une perplexité
devant une situation qui, dirait le poète, n’est ni tout
à fait la même ni tout à fait une autre. Un ange passe.
Une pause. La panne est dans la pause. Que faut-il
faire ? Poursuivre la réalisation des grands chantiers
en attendant que se produise un déclic qui n’est pas là.
Qui n’a pas été là pour avoir tout misé sur les
investissements étrangers. Ou bien, faire le point,
comprendre ce qui s’est passé jusqu’ici pour éviter les
erreurs commises et susciter des élans meilleurs, plus
productifs. Apparemment, le pouvoir a épuisé ses
illusions sur l’efficacité de cette dialectique
socialiste entre infrastructures et superstructure. Les
réalisations sur le terrain sont une condition
nécessaire mais pas suffisante, loin de là. Elles
permettent la stabilité, qui est une autre condition
nécessaire et non suffisante, sans pour autant éloigner
le danger de la stagnation, et avec celle-ci la
régression à terme. Débarrassé de ses plus grosses
illusions, que va donc faire le pouvoir pour relancer la
machine nationale ? Moraliser ses dépenses et mieux
compter ses sous. C’est tout le sens de la nouvelle loi
de finances et de la lutte contre la corruption. En
d’autres termes, l’Etat va poursuivre ce qu’il faisait
jusque-là, mais en surveillant mieux ses agents – du
moins dans la gestion des deniers publics. Trop peu,
mais avec cela peut se résoudre la contradiction qui
consiste à ouvrir le pays, et donc les brèches par où
s’infiltrent les nuisances, pour des capitaux qui
n’affluent pas. Au moment où l’Etat dispose de ses
propres capitaux qu’il peut investir lui-même si la
question de leur dilapidation est plus ou moins réglée –
et elle ne peut l’être, dans un pays comme le nôtre, que
par des restrictions bureaucratiques, celles-là même qui
alimentent la corruption. La pause dure. Trop peu. Il
faut, par exemple, relancer l’industrie. Détourner les
grands chantiers spectaculaires au profit des usines.
Répéter les années soixante-dix pour ne pas avoir à
répéter les années 2005-2009 ? Le comble pour un pouvoir
trop impatient de l’impatience de sa société. On en est
là. A laisser des portes entrouvertes pour tout et son
contraire. Pour l’industrie, pour les IDE, pour la
morale et pour la politique. Il manque une vision, une
stratégie, une cohérence globale dans un pays qui a tout
mis en place pour qu’il y en ait une. Cette pause qui
dure est le résultat d’un travail de realpolitik, qui
soit dit en passant a permis d’envisager l’avenir
autrement que le regard braqué sur le rétroviseur, mais
ne peut être l’expression, à lui seul, d’une véritable
politique. La preuve, le pays est à présent debout, mais
il peine à avancer. Alors de deux choses l’une. Manier
le fouet, sévir, contrôler, devenir l’otage de sa propre
autorité et réduire les autres au rôle d’exécutants. Ou
bien, être moins prudent, plus audacieux et imaginatif.
Faire de la politique en somme.
Par
Brahim Djalil
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