|
Du mazout dans l’eau potable à Alger
Plus de peur
que de mal
Selon l’ADE, la
cause des odeurs d’hydrocarbures dans l’eau qui a jeté l’émoi dans
la capitale, a été finalement localisée au niveau de la conduite
d’adduction de Baraki.
La cause des
odeurs d’hydrocarbures constatées depuis mercredi soir dans le
réseau d’alimentation en eau potable d’Alger-Centre, a été localisée
au niveau de la conduite d’adduction du champ captant de Baraki, a
indiqué jeudi un communiqué de l’Algérienne des eaux (ADE). A cet
effet, «des analyses régulières sont effectuées par la Société des
eaux et de l’assainissement d’Alger (SEAAL) et les services
concernés», a précisé la même source, qui affirme que «l’eau
distribuée a gardé toutes ses qualités de potabilité».
L’alimentation par la conduite de Baraki a par ailleurs été
«momentanément suspendue sans pour autant perturber la distribution
de l’eau», a ajouté la même source qui assure que «toutes les
dispositions ont été prises pour garantir la continuité du service
de l’eau au niveau des communes concernées en termes de qualité et
de quantité». Mercredi, en fin de soirée, des odeurs d’hydrocarbures
ont été constatées dans l’eau distribuée dans une partie des réseaux
d’Alger, notamment dans certains quartiers des communes de
Ben-Aknoun, Birkhadem, Bach-Djerrah, El-Madania, El-Mouradia,
Alger-Centre, Bir Mourad Raïs, Hydra, El-Biar, Magharia, Hussein
Dey, Kouba, Gué de Constantine, Bourouba et Sidi M’hamed,
rappelle-t-on.
La Société des
eaux et de l’assainissement d’Alger (SEAAL) a, de son côté, annoncé
jeudi matin, que l’alimentation en eau potable dans la région d’Alger-Centre
«pourrait connaître quelques perturbations dans les jours à venir».
Des perturbations qui, déjà, ont obligé les Algérois à une prudence
extrême et à un rush sur les points de vente des bouteilles d’eau
minérale. Notons qu’au départ, un premier communiqué de la SEEA
annonçait la matinée de la même journée (jeudi) que «l’alimentation
en eau potable dans la région d’Alger-Centre pourrait connaître
quelques perturbations dans les jours à venir». La SEAAL s’est dit
«immédiatement mobilisée» pour identifier l’origine du phénomène et
a tout de suite estimé que «la cause est extérieure au service de
l’eau», et qu’elle a «isolé le secteur concerné». La SEEA a déclaré
également que les analyses effectuées sur l’ensemble du réseau pour
mesurer l’impact de l’incident sur la qualité de l’eau ont démontré
que «l’eau distribuée est restée potable».
Amine B.
Haut
Fin des vacances
Une ambiance de
reprise…
Mois de septembre,
synonyme de rentrée sociale ou de reprise de l’activité politique,
sociale, éducative et culturelle. Une reprise qui se ressent
fortement dans la capitale depuis la première semaine du mois en
cours. Alger qui abrite pratiquement seule toutes les structures,
entreprises et organismes chargés d’encadrer toutes ces activités
recevra des millions de personnes quotidiennement. Les rues d’Alger
sont déjà bondées. Ainsi, après deux mois de congé et un calme très
remarquable, les travailleurs ont rejoint leur poste, les stagiaires
reprennent les centres de formation et les étudiants, les
malchanceux, se mettent à préparer les examens de rattrapage puis
leurs études dans quelques semaines. Enfin tout le monde se remet au
travail. Ainsi, les habitants devront durant les mois à venir
supporter les va-et-vient et les klaxons des véhicules. Les
automobilistes ont également senti cette rentrée sociale
caractérisée par le retour massif des travailleurs et des étudiants
de toutes les wilayas du pays. Les routes et autoroutes de la
capitale, soulagées durant les mois de juillet et août, reprennent
avec les interminables embouteillages. Un phénomène qu’on observe
dans toutes les communes d’Alger.
La rentrée des
enfants est prévue pour aujourd’hui, un autre facteur qui va
accentuer cette situation que certains supportent mal en l’absence
de solutions concrètes et définitives.
Nouria B.
Haut
Copyright 2003
Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
|