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Confession

 09/09/06

 

Confession

Après l’avoir nié durant longtemps, le Président américain George W. Bush, vient enfin d’admettre l’existence effective, il y a quelques mois, de prisons secrètes, gérées par la CIA en Europe. Le président américain a fait cet aveu surprenant lors d’un discours prononcé devant les familles des victimes des attentats du 11 septembre 2001, dont le jour anniversaire est pour bientôt. Le président Bush a justifié sa confession par un souci de transparence envers le peuple américain, qui doit connaître la vérité sur les avancées dans la lutte qu’ont entrepris les Etats-Unis depuis cinq ans contre le terrorisme international. S’il a «choisi de révéler aussi tardivement l’existence d’un programme distinct de détention de terroristes présumés, a-t-il expliqué, c’est parce que les interrogatoires sont quasiment terminés et que, si procès il doit maintenant y avoir, ils ne pourront qu’être révélés au public». Il a essayé de faire passer les traques et les interrogatoires effectués sur le sol européen comme des actes de grand courage, exécutés par des hommes et des femmes qui sont de véritables patriotes et dont la seule motivation était la protection de leur pays et de leurs concitoyens. Le président américain a toutefois récusé toutes les attaques, selon lesquelles les agents de la CIA, qui ont supervisé les prisons secrètes européennes, auraient torturé les personnes qu’ils avaient en détention et à assuré qu’ils avaient, au contraire, toujours respecté les Conventions de Genève. Quant à elles, les autorités européennes ont immédiatement réagi et condamné les propos de George W. Bush ainsi que le principe des prisons secrètes. «Kidnapper des gens et les torturer en secret, c’est là le fait de criminels, non d’un gouvernement démocratique», a déclaré jeudi le président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, René van der Linden. «L’Europe n’aura aucune part à un système aussi dégradant.» A deux mois des élections législatives aux Etats-Unis le président Bush a voulu prendre de vitesse ses opposants et exposer lui-même ce scandale au grand jour, coupant pensant-il, ainsi l’herbe sous le pied de ses adversaires.          

Fouzia Mahmoudi

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