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Université de Béjaïa
Les étudiants
angoissés
Plusieurs examens
n'ont pas eu lieu alors qu’ils étaient programmés pour la semaine
dernière.
L’université A.
Mira de Béjaïa vit depuis le début de la semaine dernière au rythme
d’un nouveau mouvement de grève du Cnes qui accuse une nouvelle fois
des perturbations dans la tenue des examens du deuxième semestre
reporté en fin d’année dernière. La reconduction de ce mouvement
suspendu le 31 juillet passé pour «donner ses chances au dialogue»
pour aboutir à un compromis qui peut satisfaire toutes les parties
en conflit a été décidée en assemblée générale qui a jugé que
«toutes les revendications avancées n’ont pas été prises en compte
et que le dialogue souhaité pour régler tous les contentieux,
notamment la levée des poursuites judiciaires et l’augmentation des
salaires n’a pas été enclenché». Selon Bensellama Malek, membre de
la coordination locale du Cnes «le temps joue en notre faveur et
contre la tutelle qui a plus de 2 500 nouveaux étudiants à caser et
15 000 autres bloqués sur 24 000 que compte l’université de Béjaïa.»
Plusieurs examens
n’ont pas eu lieu alors qu’ils étaient programmés pour la semaine
dernière. Des étudiants rencontrés au centre universitaire Targa
Ouzemmour jeudi dernier nous ont confirmé qu’ils n’ont pas subi les
épreuves de plusieurs modules selon le calendrier affiché. Il s’agit
d’étudiants de 1ère année biologie LMD qui ont quitté l’amphi où
devaient se tenir les examens de physique. Les étudiants de 1ère
année biologie «classique» n’ont passé que deux modules alors que
plusieurs de leurs épreuves dont la biologie générale, la géologie,
histoire des sciences etc n’ont pas été tenues à cause de la grèvedu
Cnes qui les irritent au plus haut point, laquelle selon eux,
compromet leur avenir. Nos interlocuteurs s’accordent tous à dire
que le Cnes et la tutelle sont tous deux responsables de leur
«malheur». Qu’ils règlent leur conflit et qu’ils nous laissent
tranquilles car cela ne nous concerne pas. Qu’ils leur donnent ce
qu’ils réclament et qu’on en finisse avec les examens pour savoir si
on est admis ou non, interpellent-ils non sans ajouter une avalanche
de reproches qui expriment leur angoisse qui dure depuis la fin de
l’année dernière. Les enseignants en grève prennent acte des soucis
des étudiants en fin de cycle qui expriment une inquiétude par
rapport aux concours de magister programmés, note le Cnes qui
condamne cette programmation irresponsable qui les exclut de fait.
Le syndicat demande le report des concours pour permettre aux
étudiants d’y prendre part.
La coordination du
Cnes de Béjaïa fait état d’agressions verbales et violences
physiques commises à l’encontre des enseignants relève les
violations de la réglementation pédagogique de l’administration de
la faculté des sciences et des sciences de l’ingénieur qui a
«confectionné» les sujets des examens (EMD et synthèse) du module
probabilité et statistiques (1ère TCT) et le module vibration et
ondes pour les deux sections de 2e TCT dont l’une à la charge d’un
enseignant en grève. Le syndicaliste M. Bensellama a déploré les
poursuites judiciaires engagées à l’encontre de sept enseignants
dont l’un a été interpellé par la police judiciaire à son domicile.
Et ce dernier de soutenir que «la majorité» des examens programmés
n’ont pas été tenus, en citant le blocage des classes des sciences
de gestion, de la faculté des lettres, faculté de biologie (tous
niveaux confondus), le département électronique (tous le niveaux) et
la 2e année technologie malgré, a-t-il dit, «les tentatives de
remplacement des enseignants grévistes» que les étudiants ont
refusé.
Hocine Cherfa
Haut
Tipasa, rentrée scolaire
Quelque 130 000
élèves reprennent le chemin de l’école
Un nombre, il faut
le souligner, qui est en baisse par rapport à celui de l'année
scolaire écoulée.
Ils seront, dans
la wilaya de Tipasa, un peu moins de 130 000 élèves,
129 527 pour être
plus précis à reprendre (ou prendre pour les tout nouveaux) le
chemin de l’école en cette journée de samedi 9 septembre qui marque
le début effectif de l’année scolaire 2006/2007. 10 120 le feront
pour la première fois. Il s’agit des élèves inscrits en première
année du cycle primaire. Un cycle qui comptera, selon des sources
proches de la Direction de l’éducation de la wilaya de Tipasa, pas
moins de 68 928 élèves. Un nombre, il faut le souligner, qui est en
baisse par rapport à celui de l’année scolaire écoulée. Les
effectifs du cycle primaire atteignent alors les 70 783 inscrits,
l’écart de 1 813 élèves, qui représente en termes de pourcentage une
baisse de 2,56% s’explique, nous a-t-on dit, par celle, continue, du
taux de natalité national, constatée depuis quelques années déjà.
Pour ce qui est du cycle, relativement récent dans la wilaya, dit
préscolaire, le nombre d’élèves qui y sont inscrits à, quant à lui,
connu une hausse, relativement importante de 2 101 élèves l’année
scolaire écoulée, celui-ci est passé à 2 325 cette année, soit une
hausse de 224 élèves. Il y a lieu de signaler, toutefois, que le
nombre de places pédagogiques offertes dans ce cycle est loin de
répondre à la très forte demande, disons, en la matière : le
préscolaire n’étant effectif que dans quelques rares établissements
de la wilaya, généralement situés dans les centres urbains
importants de celle-ci que sont son chef-lieu, Bou-Ismaïl, Koléa,
Hadjout et Cherchell.
Pour en revenir au
cycle primaire, les élèves qui y sont inscrits seront accueillis
dans les 274 établissements qui lui sont réservés dans la wilaya.
Parmi ces
derniers, implantés à Damous, Koléa et Cherchell, ils viennent tout
juste d’être réceptionnés. Ils (les élèves) seront encadrés par 2
922 enseignants, un nombre qui s’avère insuffisant, selon nos
sources, puisqu’un déficit de 116 postes pédagogiques est
enregistré, principalement dans les zones reculées et d’accès
difficile relevant des circonscriptions scolaires de Damous et
Gouraya, dans la partie ouest de la wilaya et d’Attatba, dans la
partie est.
Les 42 268 élèves
que comptera cette année le cycle moyen – l’année écoulée, ils
étaient 38 441, et seront quant à eux, suivis par un corps
professoral composé de 1 868 enseignants. Un nombre qui demeure
toutefois en deçà des besoins : un manque de 11 professeurs d’EPS et
de 26 de langue française étant en effet noté.
Tout ce beau monde
aura à sa disposition 71 établissements, dont trois nouveaux.
Réalisés à Messelmoune, Tipasa et Attatba, ils faisaient partie d’un
«lot d’un total de sept établissements dont la construction avait
été lancée à la fin de l’année 2005. Les quatre restants seront
réceptionnés dans les tout prochains mois», nous a-t-on dit.
Pour en revenir au
nombre d’élèves inscrits dans ce cycle, il faut dire qu’il a connu
une progression assez sensible, de l’ordre de 9,05 % par rapport à
la précédente année scolaire : de 38 441, les inscrits sont passés à
42 268. Cette
hausse de
3 827 élèves
s’explique par «l’ouverture» effective de la 4e année moyenne. Une
ouverture qui explique a contrario la baisse constatée des effectifs
du cycle secondaire. Le nombre d’élèves qui sont inscrits dans les
22 lycées que compte la wilaya – un nombre qui n’a pas connu de
changement – était en effet, tombé de 18 185, en 2005-2006, à 15 966
cette année. Ils seront encadrés par 578 professeurs dont 7
suppléants de langue française. Toujours, selon nos sources, dans le
cadre de la préparation de la rentrée des classes, les autorités de
la wilaya ont débloqué deux sommes importantes pour la réfection et
l’équipement d’un certain nombre d’établissements scolaires, tous
cycles confondus : 110 millions de dinars l’ont été pour le volet
réfection, celle-ci ayant consisté essentiellement en l’aménagement
des cours intérieurs des établissements, la réparation des vitres
cassées, la réalisation de murs de clôture, la réfection des
sanitaires, des travaux de peinture et l’installation de citernes
d’eau et 57 millions de dinars pour le volet équipement./
Un volet qui a
inclus l’acquisition de chaises, de tables, d’armoires, de bureaux
et de tableaux (pour les salles de classe), de tables et de chaises
(pour les réfections, là où ils existent) et de divers autres
matériels.
Parmi ceux-ci, le
matériel informatique, la direction de l’éducation ayant acquis
cette année des équipements pour l’installation dès cette rentrée de
16 nouveaux «laboratoires informatiques», dans autant de 16 CEM, des
laboratoires qui viendront s’ajouter aux 7 autres déjà existant dans
ce cycle.
Mohamed Amine
Haut
M. Hamimid dans la wilaya
Une visite
d’inspection et de travail
M. Mohamed Nadir
Hamimid, ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, a effectué hier,
mercredi 6 septembre, une visite d’inscription et de travail dans la
wilaya de Tipasa. Une visite qui l’a conduit dans quatre communes.
Celles de Cherchell, Nador, Hameurlaïne et Tipasa. Dans les
communes de Cherchell et de Tipasa, il a visité des sites où sont
réalisés, en majorité des logements de type social promotionnel (L.S.P),
alors que dans celles de Nador et Hameurlaïne, les sites visités
accueillent des logements relevant de l’habitat rural. Au total, les
logements du premier type en cours de réalisation dans les sites
visités, se montent à 3 891 unités; des F3 et F4 uniquement. 1 486
d’entre eux seront réalisés sur le territoire de la commune de
Cherchell, plus précisément au niveau des sites du cap route. Et de
la DAS Habbouche; ce dernier site accueillant également 500
logements de type location-vente, financés par la Cnep. Quant aux 2
095 LSP qui seront construits sur celui de la commune de Tiapsa, ils
seront édifiés au niveau du site dénommé POS A 42; un important
espace en cours d’urbanisation qui s’étend vers l’ouest, au-delà du
stade communal, jusqu’au carrefour du Chenoua. Parmi ces logements,
1 628, entrant dans le cadre du programme AADL seront construits par
une entreprise chinoise, l’entreprise Guansha. Il y a lieu de
rappeler que cette dernière a remplacé une autre de même nationalité
à laquelle le projet en question avait été retiré, par M. Hamimid
lui-même, il y a une année de cela. Et ce, pour les lenteurs qu’elle
aurait mises à installer son chantier. Des lenteurs que ses
responsables avaient alors tenté d’expliquer pour les difficultés
qu’il avaient à obtenir pour leurs ouvriers chinois bien évidemment
le visa d’entrée sur le territoire algérien. Il semble que
l’entreprise Guangsha connaisse du moins si l’on se fie aux
déclarations de ses responsables les mêmes difficultés : 84 ouvriers
seulement sont actuellement sur site alors que 500 autres seraient
dans l’attente de l’obtention de leur visa (d’entrée sur le
territoire algérien). Une explication, à la lenteur constatée de
son chantier installé depuis mars dernier, qui n’a pas été du goût
du ministre.
M. Hamimid ayant
accordé auxdits responsables un délai d’un mois pour faire démarrer
effectivement leur chantier : «Dans le cas contraire, les a-t-il
avertis, nous prendrons les mesures qui s’imposent.» Quant aux
logements et relevant de l’habitat rural, les sites visités en
totalisent 655 uni-tés : 543 sont en cours d’édification sur le
territoire de la commune de Hameurlaïne, une commune de la partie
ouest de la plaine de la Mitidja, plus précisément au niveau des
sites de Hassasna, de Yessaz et de la localité des 5 martyrs.
Mohamed Amine
Haut
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