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Université de Béjaïa

Les étudiants angoissés

Tipasa, rentrée scolaire

Quelque 130 000 élèves reprennent le chemin de l’école

M. Hamimid dans la wilaya

Une visite d’inspection et de travail

 

 09/09/06

 

 Université de Béjaïa

Les étudiants angoissés

Plusieurs examens n'ont pas eu lieu alors qu’ils étaient programmés pour la semaine dernière.

L’université A. Mira de Béjaïa vit depuis le début de la semaine dernière au rythme d’un nouveau mouvement de grève du Cnes qui accuse une nouvelle fois des perturbations dans la tenue des examens du deuxième semestre reporté en fin d’année dernière. La reconduction de ce mouvement suspendu le 31 juillet passé pour «donner ses chances au dialogue» pour aboutir à un compromis qui peut satisfaire toutes les parties en conflit a été décidée en assemblée générale qui a jugé que «toutes les revendications avancées n’ont pas été prises en compte et que le dialogue souhaité pour régler tous les contentieux, notamment la levée des poursuites judiciaires et l’augmentation des salaires n’a pas été enclenché». Selon  Bensellama Malek, membre de la coordination locale du Cnes «le temps joue en notre faveur et contre la tutelle qui a plus de 2 500 nouveaux étudiants à caser et 15 000 autres bloqués sur 24 000 que compte l’université de Béjaïa.»

Plusieurs examens n’ont pas eu lieu alors qu’ils étaient programmés pour la semaine dernière. Des étudiants rencontrés au centre universitaire Targa Ouzemmour jeudi dernier nous ont confirmé qu’ils n’ont pas subi les épreuves de plusieurs modules selon le calendrier affiché. Il s’agit d’étudiants de 1ère année biologie LMD qui ont quitté l’amphi où devaient se tenir les examens de physique. Les étudiants de 1ère année biologie «classique» n’ont passé que deux modules alors que plusieurs de leurs épreuves dont la biologie générale, la géologie, histoire des sciences etc n’ont pas été tenues à cause de la grèvedu Cnes qui les irritent au plus haut point, laquelle selon eux, compromet leur avenir. Nos interlocuteurs s’accordent tous à dire que le Cnes et la tutelle sont tous deux responsables de leur «malheur». Qu’ils règlent leur conflit et qu’ils nous laissent tranquilles  car cela ne nous concerne pas. Qu’ils leur donnent ce qu’ils réclament et qu’on en finisse avec les examens pour savoir si on est admis ou non, interpellent-ils non sans ajouter une avalanche de reproches qui expriment leur angoisse qui dure depuis la fin de l’année dernière.  Les enseignants en grève prennent acte des soucis des étudiants en fin de cycle qui expriment une inquiétude par rapport aux concours de magister programmés,  note le Cnes qui condamne cette programmation irresponsable qui les exclut de fait.  Le syndicat demande le report des concours pour permettre aux étudiants d’y prendre part.

La coordination du Cnes de Béjaïa fait état d’agressions verbales et violences physiques commises à l’encontre des enseignants relève les violations de la réglementation pédagogique de l’administration de la faculté des sciences et des sciences de l’ingénieur qui a «confectionné» les sujets des examens (EMD et synthèse) du module probabilité et statistiques (1ère TCT) et le module vibration et ondes pour les deux sections de 2e TCT dont l’une  à la charge d’un enseignant en grève. Le syndicaliste M. Bensellama a déploré les poursuites judiciaires engagées à l’encontre de sept enseignants dont l’un a été interpellé par la police judiciaire à son domicile. Et ce dernier de soutenir que «la majorité» des examens programmés n’ont pas été tenus, en citant le blocage des classes des sciences de gestion, de la faculté des lettres, faculté de biologie (tous niveaux confondus), le département électronique (tous le niveaux) et la 2e année technologie malgré, a-t-il dit, «les tentatives de remplacement des enseignants grévistes» que les étudiants ont refusé.

Hocine Cherfa

 

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Tipasa, rentrée scolaire

Quelque 130 000 élèves reprennent le chemin de l’école

Un nombre, il faut le souligner, qui est en baisse par rapport à celui de l'année scolaire écoulée.

Ils seront, dans la wilaya de Tipasa, un peu moins de 130 000 élèves,

129 527 pour être plus précis à reprendre (ou prendre pour les tout nouveaux) le chemin de l’école en cette journée de samedi 9 septembre qui marque le début effectif de l’année scolaire 2006/2007. 10 120 le feront pour la première fois. Il s’agit des élèves inscrits en première année du cycle primaire. Un cycle qui comptera, selon des sources proches de la Direction de l’éducation de la wilaya de Tipasa, pas moins de 68 928 élèves. Un nombre, il faut le souligner, qui est en baisse par rapport à celui de l’année scolaire écoulée. Les effectifs du cycle primaire atteignent alors les 70 783 inscrits, l’écart de 1 813 élèves, qui représente en termes de pourcentage une baisse de 2,56% s’explique, nous a-t-on dit, par celle, continue, du taux de natalité national, constatée depuis quelques années déjà. Pour ce qui est du cycle, relativement récent dans la wilaya, dit préscolaire, le nombre d’élèves qui y sont inscrits à, quant à lui, connu une hausse, relativement importante  de 2 101 élèves l’année scolaire écoulée, celui-ci est passé à 2 325 cette année, soit une hausse de 224 élèves. Il y a lieu de signaler, toutefois, que le nombre de places pédagogiques offertes dans ce cycle est loin de répondre à la très forte demande,  disons, en la matière : le préscolaire n’étant effectif que dans quelques rares établissements de la wilaya, généralement situés dans les centres urbains importants de celle-ci que sont son chef-lieu, Bou-Ismaïl, Koléa, Hadjout et Cherchell.

Pour en revenir au cycle primaire, les élèves qui y sont inscrits seront accueillis dans les 274 établissements qui lui sont réservés dans la wilaya.

Parmi ces derniers, implantés à Damous, Koléa et Cherchell, ils viennent tout juste d’être réceptionnés. Ils (les élèves) seront encadrés par 2 922 enseignants, un nombre qui s’avère insuffisant, selon nos sources, puisqu’un déficit de 116 postes pédagogiques est enregistré, principalement dans les zones reculées et d’accès difficile relevant des circonscriptions scolaires de Damous et Gouraya, dans la partie ouest de la wilaya et d’Attatba, dans la partie est.

Les 42 268 élèves que comptera cette année le cycle moyen – l’année écoulée, ils étaient 38 441, et seront quant à eux, suivis par un corps professoral composé de 1 868 enseignants. Un nombre qui demeure toutefois en deçà des besoins : un manque de 11 professeurs d’EPS et de 26 de langue française étant en effet noté.

Tout ce beau monde aura à sa disposition 71 établissements, dont trois nouveaux. Réalisés à Messelmoune, Tipasa et Attatba, ils faisaient partie d’un «lot d’un total de sept établissements dont la construction avait été lancée à la fin de l’année 2005. Les quatre restants seront réceptionnés dans les tout prochains mois», nous a-t-on dit.

Pour en revenir au nombre d’élèves inscrits dans ce cycle, il faut dire qu’il a connu une progression assez sensible, de l’ordre de 9,05 % par rapport à la précédente année scolaire : de 38 441, les inscrits sont passés à

42 268. Cette hausse de

3 827 élèves s’explique par «l’ouverture» effective de la 4e année moyenne. Une ouverture qui explique a contrario la baisse constatée des effectifs du cycle secondaire. Le nombre d’élèves qui sont inscrits dans les 22 lycées que compte la wilaya – un nombre qui n’a pas connu de changement – était en effet, tombé de 18 185, en 2005-2006, à 15 966 cette année.  Ils seront encadrés par 578 professeurs dont 7 suppléants de langue française. Toujours, selon nos sources, dans le cadre de la préparation de la rentrée des classes, les autorités de la wilaya ont débloqué deux sommes importantes pour la réfection et l’équipement d’un certain nombre d’établissements scolaires, tous cycles confondus : 110 millions de dinars l’ont été pour le volet réfection, celle-ci ayant consisté essentiellement en l’aménagement des cours intérieurs des établissements, la réparation des vitres cassées, la réalisation de murs de clôture, la réfection des sanitaires, des travaux de peinture et l’installation de citernes d’eau et 57 millions de dinars pour le volet équipement./

Un volet qui a inclus  l’acquisition de chaises, de tables, d’armoires, de bureaux et de tableaux (pour les salles de classe), de tables et de chaises (pour les réfections, là où ils existent) et de divers autres matériels.

Parmi ceux-ci, le matériel informatique, la direction de l’éducation ayant acquis cette année des équipements pour l’installation dès cette rentrée de 16 nouveaux «laboratoires informatiques», dans autant de 16 CEM, des laboratoires qui viendront s’ajouter aux 7 autres déjà existant dans ce cycle.    

Mohamed Amine

 

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M. Hamimid dans la wilaya

Une visite d’inspection et de travail

M. Mohamed Nadir Hamimid, ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, a effectué hier, mercredi 6 septembre, une visite d’inscription et de travail dans la wilaya de Tipasa. Une visite qui l’a conduit dans quatre communes. Celles de Cherchell, Nador,  Hameurlaïne et Tipasa. Dans les communes de Cherchell et de Tipasa, il a visité des sites où sont réalisés, en majorité des logements de type social promotionnel (L.S.P), alors que dans celles de Nador et Hameurlaïne, les sites visités accueillent des logements relevant de l’habitat rural. Au total, les logements du premier type en cours de réalisation dans les sites visités, se montent à 3 891 unités; des F3 et F4 uniquement. 1 486 d’entre eux seront réalisés sur le territoire de la commune de Cherchell, plus précisément au niveau des sites du cap route. Et de la DAS Habbouche; ce dernier site accueillant également 500 logements de type location-vente, financés par la Cnep. Quant aux 2 095 LSP qui seront construits sur celui de la commune de Tiapsa, ils seront édifiés au niveau du site dénommé POS A 42; un important espace en cours d’urbanisation qui s’étend vers l’ouest, au-delà du stade communal, jusqu’au carrefour du Chenoua. Parmi ces logements, 1 628, entrant dans le cadre du programme AADL seront construits par une entreprise chinoise, l’entreprise Guansha. Il y a lieu de rappeler que cette dernière a remplacé une autre de même nationalité à laquelle le projet en question avait été retiré, par M. Hamimid lui-même, il y a une année de cela. Et ce, pour les lenteurs qu’elle aurait mises à installer son chantier.  Des lenteurs que ses responsables avaient alors tenté d’expliquer pour les difficultés qu’il avaient à obtenir pour leurs ouvriers chinois bien évidemment le visa d’entrée sur le territoire algérien.  Il semble que l’entreprise Guangsha connaisse du moins si l’on se fie aux déclarations de ses responsables les mêmes difficultés : 84 ouvriers seulement sont actuellement sur site alors que 500 autres seraient dans l’attente de l’obtention de leur visa (d’entrée sur le territoire algérien). Une explication, à la lenteur constatée de  son chantier installé depuis mars dernier, qui n’a pas été du goût du ministre.

M. Hamimid ayant accordé  auxdits responsables un délai d’un mois pour faire démarrer effectivement leur chantier :  «Dans le cas contraire, les a-t-il avertis, nous prendrons les mesures qui s’imposent.» Quant aux logements et relevant de l’habitat rural, les sites visités en totalisent 655 uni-tés : 543 sont en cours d’édification sur le territoire de la commune de Hameurlaïne, une commune de la partie ouest de la plaine de la Mitidja, plus précisément au niveau des sites de Hassasna, de Yessaz et de la localité des 5 martyrs.

Mohamed Amine

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