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Crise au FFS

Les raisons d’un malaise

Dialogue Fédérations-SGP

Reprise ce lundi

Entreprises maghrébines d’électricité

Naissance de la Coordination syndicale

Rentrée scolaire 2006/2007 aujourd’hui

7 575 000 élèves rejoindront l’école

Solidarité scolaire

10 milliards de DA selon Ould Abbes

Malgré les déclarations de Harraoubia

La coordination du Cnes maintient la grève

A la veille de la rentrée des classes

Rush sur le marché parallèle

Ils élisent une nouvelle direction

Les paramédicaux menacent de faire grève

Réalisation de 65 000 logements en location-vente

La Cnep se décide enfin

Coopération entre l’Afrique et l’UE

Les sociétés civiles veulent s’organiser

Boumerdès

Reddition d’un terroriste à Chaâbet El Ameur 

Zone industrielle d’El-Harrach

La réhabilitation en bonne voie

 

 

 09/09/06

 

Crise au FFS

Les raisons d’un malaise

Un conflit qui dure, en dépit, dira le ministre, de tous les efforts consentis pour son règlement définitif.

Le Front des forces socialistes (FFS) semble s’acheminer droit vers un mouvement de redressement à l’initiative de la base qui conteste la légitimité de la direction nationale et dénonce la transgression des statuts du parti. L’annonce de radiation de cinq membres du conseil national de la formation de Hocine Aït Ahmed, loin de tempérer l’ardeur des opposants ,

les a exacerbés. Des militants à la base crient à l’injustice, à l’arbitraire d’une telle mesure qui «ne va pas dissuader la base à renoncer à ces revendications, car il y va du devenir du parti», nous informe un collectif de militants. L’un d’eux revient sur la décision de radiation en déclarant d’emblée qu’elle est «illégale». Il nous explique «réglementairement, on procède d’abord à la suspension de la personne qu’on veut radier, son dossier est ensuite transmis devant la commission de médiation et de règlement des conflits qui le convoquent pour statuer ensuite sur son cas». Un autre militant ajoute que lesdites radiations «ont relevé une énième violation des textes du parti et constituent un très grave précédent. Et pour cause, au moment où la direction nationale parle de non-respect des statuts, elle est la première à les violer».

La violation des statuts du plus vieux parti de l’opposition a fait l’objet d’une analyse d’un ancien secrétaire national à l’immigration qui a produit un document interne au parti de 9 pages intitulé «le FFS, un parti à la croisée des chemins/d’un projet démocratique, vers la pratique de la démocratie interne».Le document dont nous avons pu obtenir une copie, aborde la situation actuelle du parti d’Aït Ahmed en 3 grands chapitres, à savoir une situation interne bloquée, les raisons de l’enlisement et en finir avec les dysfonctionnements structurels. En annexe, le rédacteur traite des conférences politiques d’évaluation. «CPE, transgression statutaire».

Dans le premier chapitre, le militant structuré dans une section du FFS en France, constate d’emblée que le parti «va de mal en pis», il explique que le front est «réduit à un simple appareil exécutif, isolé d’une  base militante désorientée». Pourtant la crise que vit le parti n’échappe à personne car, selon le rédacteur du document «les militants et les cadres du FFS sont aujourd’hui unanimes à dresser un constat sévère de l’état organique et politique du parti. Même les dirigeants nationaux ne cherchent plus à cacher la gravité d’une situation désastreuse». Pour étayer ses propos, il cite le message du premier secrétaire national à l’occasion du conseil national du 20 janvier 2006 à Alger.

«Les raisons de l’enlisement» deuxième chapitre des documents, sont selon le rédacteur liées à plusieurs dysfonctionnements structurels qui «expliquent à eux seuls l’érosion continue du potentiel d’encadrement», en premier lieu, l’auteur du document relève l’absence de démocratie interne en écrivant qu’ «il y a longtemps que les militants du FFS ne participent plus à la définition de la ligne politique du parti (et) en l’absence de démocratie interne, la décision politique s’en est trouvée, presque naturellement, confisquée. Les espaces d’expression, d’échange et de réflexion se sont réduits comme une peau de chagrin. La dernière convention nationale du FFS date de 1994. Douze longues années sans conventions nationales thématiques ni conférences nationales des cadres (…)». Quant aux conseils nationaux «ultimes espaces de débat» le rédacteur fait remarquer que «les membres du conseil national ne sont plus en situation d’aller à la rencontre de leur base militante, afin d’en prendre le pouls». En second point ledit militant évoque la transgression des statuts du parti, par la non programmation des échéances nationales statutaires (le congrès qui devait avoir lieu en 2004 n’est toujours pas programmé, idem pour l’audit et la conférence des cadres…) aussi «la question de la légitimité des instances ne peut plus être occultée» la tenue des sessions du conseil national ne se fait plus dans le délai réglementaire de 4 mois dont la dernière réunion ordinaire remonte au 19 janvier 2006. Le rédacteur remarque également que Les CPE n’ont jamais été à l’ordre du jour d’une réunion ordinaire du conseil national. Il a été également relevé l’affaire de la délégation du pouvoir politique «modalités qui doivent être encadrées par des textes juridiques statutaires et réglementaires».   L’ancien secrétaire national à l’émigration constate que «les textes du FFS n’envisagent à aucun moment la question de délégation de pouvoirs», il estime qu’un débat sur cette question est nécessaire.

En troisième point des dysfonctionnements, il est fait état d’une responsabilité politique non assumée. Pour en finir avec ces dysfonctionnements, l’auteur émet une série de propositions. Selon lui «l’urgence est de convaincre l’appareil d’arrêter sa fuite effrénée, la politique de l’autruche ne peut plus prévaloir» des mesures politiques radicales s’imposent et le fonctionnement du FFS doit se mettre au diapason des valeurs et principes qu’ils défendent, cela n’est possible que par une réhabilitation du politique à l’intérieur du parti, constate le rédacteur qui ajoute que «des mesures urgentes pour le rétablissement de confiance doivent être prises». Et pour se faire, «les instances nationales dont les mandats ont expiré en mai 2004 doivent se limiter à une gestion des affaires courantes, le conseil national doit être rétabli dans ses prérogatives, rétablir le débat au sein du parti, faire une évaluation exhaustive de l’état du parti, rompre avec les pratiques qui caractérisent le fonctionnement actuel du parti».

Pour conclure, l’auteur du document se demande si «l’appareil saura faire preuve de lucidité en cessant de fourvoyer dans ce qui s’apparente à un suicide collectif ?».

Zahra H.

 

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Dialogue Fédérations-SGP

Reprise ce lundi

Aucune solution n’a été proposée pour trouver un terrain d’entente entre les Fédérations des travailleurs et les Sociétés de gestion et de participation de l’Etat (SGP) afin de mettre fin au blocage des négociations qui persiste depuis plusieurs mois déjà. Ainsi, la réunion, tant attendue, qui a regroupé mercredi après-midi M. Tayeb Louh, ministre du Travail et de la Sécurité sociale, M. Abdelhamid Temmar, ministre des Participations et de la Promotion des investissements,

M. Abdelmadjid Sidi Saïd, secrétaire général de l’UGTA et les SGP, n’a pas débouché sur une solution définitive au problème de la finalisation des conventions de branches dans certains secteurs où les SGP refusent l’augmentation des salaires alors que les travailleurs maintiennent cette revendication et ont menacé, à maintes reprises, de recourir à des mouvements de protestations s’ils n’obtiennent pas satisfaction. C’est carrément le retour au point de départ puisque tout ce qui a été relevé à l’issue de cette réunion, annoncée comme prometteuse par le ministre du Travail, concerne la nécessité de poursuivre le dialogue entre les fédérations et les SGP pour tenter de débloquer la situation afin de finaliser les conventions de branches et d’aller ensuite à la tripartite prévue, selon Sidi Saïd, pour le mois de ramadan. Les membres du gouvernement ont exprimé leur disponibilité à œuvrer  pour trouver une issue qui pourrait satisfaire toutes les parties mais sans détailler par quelles mesures sont –ils capables de lever les obstacles qui ne sont pas à négliger surtout qu’il s’agit là d’un point très sensible qui a trait à la rentabilité, à l’avenir des entreprises économiques publiques et des milliers de travailleurs également.

Le report de la dernière réunion entre les fédérations et les SGP, prévue le 3 septembre, était donc vain. Sidi Saïd, qui a préféré attendre les résultats de la rencontre avec les deux ministres, est sorti les mains vides. Il sera à la rencontre des travailleurs qu’ils représentent  sans pouvoir présenter un motif ou un argument qui peut inciter les dialoguistes à faire avancer les choses dans le sens de l’aboutissement. «Les deux parties doivent poursuivre le dialogue et les négociations jusqu’à ce qu’ils arrivent à une solution. L’UGTA intervient en cas de problème et de blocage» dira le numéro un de la Centrale syndicale en marge de la conférence Afrique-Europe sur les organisations de la société civile organisées. Le patron de la Centrale syndicale a, en outre, rappelé que le projet des conventions de branches dont une partie relative aux relations de travail a été transmis au patronat et l’UGTA demande une augmentation des salaires de 20% pour ce secteur.  De ce fait, les Fédérations nationales de l’UGTA et les SGP vont retourner à la table de négociations ce lundi, comme  dernier round pour tenter de baisser la tension et s’entendre sur les points au centre de la divergence. Les fédérations n’ayant pas encore abouti à des solutions avec les SGP sont celles de la métallurgie, de la mécanique, du commerce et tourisme, du bâtiment, du textile et le Syndicat national d’Air Algérie Une autre réunion entre les deux ministres et les responsables de la Centrale syndicale et des SGP est prévue le 18 septembre. Elle sera consacrée à l’évaluation des conclusions de la réunion entre les fédérations et les SGP. Les membres du gouvernement décideront, à ce moment- là, des mesures à prendre. Le recours à l’arbitrage du Chef du gouvernement sera la seule alternative.           

Nouria B.

 

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Entreprises maghrébines d’électricité

Naissance de la Coordination syndicale

La Coordination syndicale des cinq entreprises maghrébines d’électricité (Algérie, Tunisie, Maroc, Libye et Mauritanie) est née jeudi à Alger, à l’issue des travaux de la conférence sur le dialogue social dans le cadre des réformes du secteur de l’électricité, organisée par la Fédération nationale des industries électrique et gazière (FNTIEG-UGTA). La création de cette nouvelle structure syndicale maghrébine, présidée par le Marocain Torkesi Mohamed, a été annoncée par le secrétaire général de la FNTIEG, Achour Telli, en présence notamment du secrétaire général de l’UGTA. «C’est un nouvel espace qui permettra aux travailleurs maghrébins du secteur de l’électricité de communiquer entre eux dans le domaine de la promotion des travailleurs et d’échanger les expériences syndicales entre les cinq pays du Maghreb», a dit M. Telli désigné comme secrétaire général de la Coordination maghrébine nouvellement créée. Quatre commissions ont été mises en place dès l’annonce de la création de cette structure : il s’agit des commissions des femmes syndicalistes, de la jeunesse, de la formation et enfin de l’information. Des rencontres périodiques sont prévues avec des Organisations syndicales méditerranéennes au cours desquelles «des propositions seront faites pour la promotion du secteur», a indiqué à des journalistes le secrétaire général de cette nouvelle structure, M. Telli.

 

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Rentrée scolaire 2006/2007 aujourd’hui

7 575 000 élèves rejoindront l’école

Benbouzid a indiqué que l’approche adoptée pour les réformes de son institution a commencé à porter ses fruits.

Les grandes vacances prendront «officiellement» fin aujourd’hui. Ce matin, quelque 7 575 000 élèves devront rejoindre les bancs de l’école après trois longs mois de détente. Pour la circonstance, dans un message adressé ce week-end à la famille de l’éducation, le ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid a indiqué que l’approche adoptée pour les réformes de son institution a commencé à porter ses fruits.

Le ministre a appelé dans son message les enseignants des différents paliers à utiliser cette approche à bon escient «au profit de nos enfants dans le but de réaliser une formation de qualité répondant aux exigences de l’heure». Dans l’objectif de mener à bien les réformes enclenchées par son institution, le ministre a fait savoir que des moyens colossaux ont été déployés. Ainsi, l’année scolaire 2006/2007 verra la réception de 64 nouveaux lycées, 165 collèges et 2 549 salles de classe pour le primaire. Ces nouvelles réalisations ramèneront, ajoute-t-on, les capacités d’accueil globales du secteur de l’éducation à

24 449 établissements scolaires répartis comme suit : 1 542 lycées, 4 137 collèges et 18 770 écoles primaires. Selon le premier responsable du secteur de l’éducation nationale, l’objectif principal visé par ces nouvelles infrastructures est de réduire le nombre à moins de 30 élèves par classe. «Les réformes ne réussissent pas si on ne leur donne pas les moyens nécessaires», a soutenu le ministre. De plus, pour cette année, le secteur a bénéficié de 9 000 nouveaux postes budgétaires dont, précise-t-on,

5 000 postes destinés  à l’encadrement administratif.

Volet pédagogique : d’après les chiffres communiqués par le chef du département de l’éducation nationale, 56 nouveaux programmes pédagogiques seront mis en place dans les classes concernées par les réformes, cette année,  à savoir la 4e année primaire, la 4e année moyenne et la 2e année secondaire. Selon lui, il restera à couronner 41 nouveaux programmes nouveaux destinés aux classes de la 5e année primaire et à la 3e année secondaire, qui seront réformées, elles, l’année prochaine, dernière année des réformes.  A ce propos, l’introduction de nouveaux programmes d’enseignement a apporté dans son sillage l’édition de 44 nouveaux manuels scolaires représentant un total de 53 millions à mobiliser cette année. En clair, il s’agit de 8 nouveaux manuels pour le primaire, 11 pour le moyen et 25 pour le secondaire. A cet effet, le message du ministre insiste sur «l’application des nouveaux programmes et manuels dans le cadre de la réforme qui requiert une attention particulière de la part des enseignants et exige que les meilleures conditions soient réunies au sein des établissements scolaires»

Bien mieux, M. Benbouzid a corroboré récemment que le livre scolaire sera gratuit pour les nouveaux scolarisés ainsi que pour l’ensemble des écoliers issus de familles défavorisées qui sont au nombre de

3 millions. Pour ce faire, une enveloppe financière estimée à 500 milliards de centimes est consacrée. Par ailleurs, afin d’assurer la réussite du coup d’envoi de la nouvelle année scolaire, le ministre n’a pas manqué d’appeler ses partenaires sociaux  à un dialogue constructif et à la concertation entre les membres du collectif éducatif dans le cadre de ce qui est appelé «le projet d’entreprise» qui vise principalement à «optimiser l’efficacité de la gestion administrative et éducative de l’établissement», pouvait-on encore lire dans la missive de Benbouzid.

M. Kechad

 

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Solidarité scolaire

10 milliards de DA selon Ould Abbes

Plus de 9,7 milliards de dinars seront alloués par l’Etat cette année pour fournir cartables, transport et cantines à des millions d’élèves au titre de la «solidarité scolaire», a indiqué hier à Alger le ministre de la Solidarité nationale. Ainsi, plus de 3 millions d’élèves sont concernés cette année par la prime de scolarité, pour une enveloppe financière de 6 milliards de dinars (mds), a dit M. Ould Abbes lors d’une conférence de presse. Cette prime annuelle aux enfants des familles démunies, instaurée en 2000 par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, est de 2 000 DA par élève. Plus de 14,2 millions d’élèves en ont bénéficié entre 2000 et 2005, ce qui a coûté à l’Etat 28,4 mds de dinars, a ajouté le ministre. Il a souligné qu’à l’instar des années précédentes, depuis 1999, l’octroi des trousseaux scolaires aux enfants issus de familles démunies ou de familles victimes de la tragédie nationale allait avoir lieu à cette rentrée scolaire et concernera «un nombre appréciable d’élèves», dont 30 000 dans les wilayas du Sud. L’année dernière, 320 000 trousseaux ont été distribués à travers les 48 wilayas du pays, a-t-il dit. Chaque trousseau, qui coûte en moyenne 1 200 DA, comprend un cartable avec cahiers, un tablier, une paire de chaussures et un vêtement. «Toutes ces fournitures ont été acquises auprès de sociétés nationales publiques», a tenu à préciser M. Ould Abbes. Pour les 17 écoles de jeunes aveugles gérées par le ministère de l’Emploi et de la Solidarité nationale, l’ensemble des 2 000 élèves de ces établissements ont bénéficié de trousseaux scolaires spécifiques d’une valeur unitaire moyenne de 10 000 DA, a-t-il relevé. En outre, plus de

12 000 ouvrages scolaires en Braille, y compris les livres de mathématiques et de technologies, ont été produits par l’imprimerie spéciale acquise en juin 2005, ce qui permettra de doter l’ensemble des élèves des écoles des jeunes aveugles, s’est félicité le ministre. «C’est la première fois en Algérie que l’ensemble des ouvrages scolaires de l’Education nationale sont transcrits en Braille», a-t-il noté. Interrogé sur le manque constaté de places pédagogiques dans les centres spécialisés pour les enfants handicapés, M. Ould Abbes a assuré que «d’ici à 2009, le déficit sera comblé». Concernant le transport scolaire, le ministre a fait part de l’intention de son département d’acquérir, avant la fin de cette année,

1 000 micro-bus qui seront mis à la disposition des communes au cours de la nouvelle année scolaire et qui s’ajouteront aux 1 918 bus destinés au transport des élèves, actuellement en service. Il a également assuré que 500 kits complets de cantines scolaires seront installés durant l’année scolaire 2006-2007 dans «les écoles les plus enclavées des communes, en zones déshéritées», pour un coût global estimé à 380 millions de dinars. Il a d’autre part indiqué que le ministère de l’Emploi et de la Solidarité nationale financera à hauteur de 50% l’opération d’octroi d’un billet d’avion gratuit par année universitaire dont bénéficieront 5 537 étudiants universitaires vivant dans le sud du pays et qui poursuivent leurs études dans les universités du Nord. L’autre moitié du prix des billets sera prise en charge par Air Algérie.

 R. N.

 

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Malgré les déclarations de Harraoubia

La coordination du Cnes maintient la grève

Lors de sa dernière sortie, Rachid Harraoubia s’est engagé à régler le conflit dans les prochains jours. Le Cnes ne l’entend pas de cette oreille. La coordination nationale du Cnes gréviste appelle les enseignants «à poursuivre le mouvement de grève», car elle estime, «qu’aucune avancée significative n’a été enregistrée». Elle appelle les assemblées générales à une évaluation, au plus tard le mercredi 13 septembre prochain. Une réunion de la coordination nationale des sections Cnes en grève est prévue ce jeudi 14 septembre. La coordination nationale propose, par ailleurs aux assemblées générales, la tenue d’un rassemblement au niveau du palais du gouvernement lundi 18 septembre à 10h. Les démarches réglementaires nécessaires à l’organisation de cette initiative seront entamées dimanche 10 septembre 2006, est-il annoncé dans une déclaration rendue publique hier. En réponse au ministre qui a souhaité la reprise des cours en attendant que la justice confirme l’extinction des poursuites judiciaires, la coordination rappelle que cette mesure (l’extinction) «demeure le préalable à toute issue de la crise actuelle de l’université». Toutefois, la coordination des sections Cnes en grève déclare rester «attentive, comme à son accoutumée, à tous les signes d’apaisement». La section du Cnes gréviste dénonce d’autre part, «les pressions, intimidations et manœuvres de certains chefs d’établissements sur les étudiantes et étudiants pour les amener à passer les examens». «Seuls les comités pédagogiques, en présence des délégués étudiants, sont à même de décider des modalités d’examination après la période de reprise de contact», signale-t-on aussi. Pour sa part, le Cnes dialoguiste que nous avons contacté hier, compte tenir son conseil national extraordinaire le 10 novembre prochain pour évaluer la situation et de sorte, arrêter les actions à entreprendre. L’éventuel recours à des actions de protestation pour dénoncer le retard accusé dans la concrétisation des engagements n’est pas à écarter cependant. 

Diverses recommandations ont été sanctionnées au cours de la réunion des travaux de l’université d’été du Cnes, le 2,3 et 4 septembre dernier tenue à Tipasa. A l’ordre du jour de la réunion, il a été question, entre autres, de discuter de la dernière augmentation des salaires décidée dans le cadre de la Fonction publique, considérée par le Cnes, comme «loin des attentes des enseignants et de ce qui a été signifié par les pouvoirs publics». «Les semaines à venir seront un véritable test de volonté», lit-on dans une déclaration rendue publique. Evoquant l’aspect logements, le Cnes réitère sa demande à travers «une prise en charge sérieuse» vu le retard enregistré dans la concrétisation de cette revendication.

Le conseil national enregistre favorablement les démarches entreprises par les  sections qui se sont retirées du conseil national depuis le 11 mai précédent. Il annonce, en outre, la tenue du 3e congrès qui aura lieu  courant mars 2007. Tout en affirmant que le congrès «sera ouvert à toute la composante du Cnes sans exception».  En ce qui concerne la levée du contrôle judiciaire, le conseil national valorise la démarche et demande, une nouvelle fois, «l’extinction des poursuites judiciaires comme un gage d’apaisement et de reprise de la vie universitaire».             

Kahina Benarab

 

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A la veille de la rentrée des classes

Rush sur le marché parallèle

A l’occasion de cette nouvelle rentrée scolaire, les marchés parallèles de la capitale ont connu ces derniers jours un engouement total. Au marché de Djamaa Lyhoud de Bab El Oued, Ferhat-Boussaad d’Alger-centre et autres, l’ambiance était bon enfant. Une panoplie de fournitures scolaires à tous les prix et de tous les choix était étalée. Les marchands d’habits, il y a quelques jours, se sont convertis en vendeurs d’articles scolaires au début de cette semaine, comblant ainsi à eux seuls, la demande des écoliers en ces fournitures. Les parents rencontrés sur place n’ont pas caché, dans leur majorité, leur satisfaction des prix appliqués. «Les prix sont moins chers par rapport à ceux appliqués dans les librairies», a expliqué un père de famille en compagnie de ses trois enfants. A titre d’exemple, un cahier de 120 pages coûte 20 DA, de 282 pages 60 DA et les tabliers reviennent entre 200 et 300 DA. Cela chez les marchands ambulants. Mais dans les librairies les prix sont souvent plus élevés de quelque 5 à 50 DA l’article. Une différence qui n’est pas passée inaperçue pour les parents. De leur côté, les libraires n’ont pas caché leur désapprobation de la montée de ces commerçants illégaux qui portent un coup dur à leur commerce. «La différence dans les prix n’est due qu’à la simple raison qu’ils ne payent pas les impôts», a expliqué un libraire qui ajoutera que devant le laisser-aller des pouvoirs publics, cela devient une vraie injustice. Ce même commerçant a précisé qu’ «il réserve la même marge bénéficiaire et des fois moins que ces indus commerçants».

Tout compte fait, l’essentiel est d’assurer une rentrée réussie aux chérubins et le marché parallèle restera un problème épineux qui ne se résoudra pas de sitôt.

Aomar Fekrache

 

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Ils élisent une nouvelle direction

Les paramédicaux menacent de faire grève

nLe représentant de leur syndicat regrette que les paramédicaux ne bénéficient pas d’une formation scientifique continue et restent lésés en matière de salaires.

Une nouvelle fois, les représentants syndicaux des 96 000 agents paramédicaux des hôpitaux publics ont agité la menace de grève générale, dans le cas où le ministère de la Santé refuserait les revendications socioprofessionnelles négociées avec lui.

Lors de l’assemblée générale, organisée jeudi à Baraki, par la Société algérienne des paramédicaux et dont l’ordre du jour comportait, entre autres points, l’élection d’une nouvelle direction pour une période de cinq années, les représentants syndicaux de la profession ont crié leur colère de n’être toujours pas entendus par leur tutelle.

Khodja Hamid, secrétaire général du Syndicat national des paramédicaux qui présidait, par ailleurs, les travaux de la rencontre, a rappelé que face à la difficile situation socioprofessionnelle à laquelle ils restent confrontés , à travers laquelle il a cité autant les conditions de travail «exécrables» que le versement des salaires «misérables», les paramédicaux avaient, une première fois au courant du mois de juin dernier, menacé d’observer une grève de protestation. «Prenant en compte le désir du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière de discuter des problèmes posés, nous avions alors décidé de geler notre mouvement».

M. Khodja a indiqué que les négociations qui ont débuté quelques temps après, entre les représentants du ministère et ceux des paramédicaux, avaient permis de mettre sur la table un certain nombre de problèmes inhérents à la profession «et que nos interlocuteurs avaient promis de satisfaire le plus rapidement possible». Il a précisé qu’un procès-verbal consignant les problèmes soulevés avait été rédigé, puis signé par les deux parties. Parmi les points qui avaient fait l’objet de discussions, il a énuméré le principe de création d’un Conseil national de l’ordre des paramédicaux, le réajustement des salaires, le versement d’une prime mensuelle de performance, d’une prime de zone, lorsqu’ils sont éloignés de leur lieu de résidence, et le versement d’une prime de sujétion, destinées à couvrir certains risques professionnels particuliers à la profession. Lors des discussions, il a d’autre part été demandé que les personnels paramédicaux puissent jouir de locaux pour se reposer et se doucher et bénéficier, en outre, de repas lorsqu’ils assurent des gardes. Selon le représentant de leur syndicat, qui regrette que les paramédicaux ne bénéficient pas d’une formation scientifique continue, c’est en matière de salaires que ceux-ci sont les plus lésés. Selon lui, leurs appointements oscilleraient entre 12 000 et 15 000 DA.

Revenant sur la possibilité d’un arrêt de travail de la profession pour protester contre le silence des autorités, M. Khodja tient à souligner, à diverses reprises, que la grève a été gelée mais qu’elle est susceptible d’être relancée à tout moment.

Un membre de la Société algérienne des paramédicaux, Gachi Lounis, a, pour sa part, évoqué des «manipulations» visant à diviser et à discréditer cette organisation. Il a fait état de tentatives de création, par d’anciens membres de la société, d’un bureau parallèle et qui auraient, selon lui, la prétention de vouloir se présenter comme des légitimes représentants des  paramédicaux. «Le ministère de l’Intérieur, chargé de délivrer l’agrément a été informé et la justice saisie», a-t-il ajouté.     

Ahmed Mahieddine

 

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Réalisation de 65 000 logements en location-vente

La Cnep se décide enfin

Cette opération, inscrite dans le cadre du programme du président Bouteflika, ciblant 1 million de logements, apporte plusieurs innovations visant à faciliter aux citoyens l'accès au logement

Les ministres des Finances et de l’Habitat, respectivement  Mourad Medelci et Mohamed Nadir Hamimid ainsi que le P-DG de la Cnep, Djamel Bessa, ont procédé, jeudi au siège de la wilaya d’Oran, à la signature d’une convention relative à la mise en œuvre du programme national pour la réalisation de 65 000 logements de formule de location-vente, initiée dernièrement par cette institution financière. La cérémonie à laquelle a également pris part le ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur chargé des Collectivités locales, Daho Ould Kablia, marque symboliquement le lancement, à partir de la capitale de l’ouest du pays, de cet ambitieux programme, ont déclaré les deux représentants du gouvernement qui ont exprimé leur optimisme quant à la réussite de cette opération. Le choix «symbolique» de la wilaya d’Oran pour la mise en œuvre de ce programme pilote par la Cnep est justifié par le fait que cette collectivité locale dispose d’un des plus importants quotas attribués aux wilayas bénéficiaires, ont expliqué MM. Medelci et Hamimid. La wilaya d’Oran s’est vue attribuer, dans le cadre du programme en question, un quota de 2 500 unités dont la première pierre pour la réalisation d’une première tranche d’une consistance de 732 logements a été posée par

MM. Hamimid et Medelci. Localisé à haï El Yasmine dans la periphérie-est d’Oran, cet ensemble immobilier qui s’incrustera, une fois réalisé, à une série d’autres ensembles d’habitation, est composé de 408 unités de type F3 et 325 autres de type F4. Confié à l’entreprise chinoise, ayant à son actif la concrétisation d’une bonne partie du programme local relevant de la même formule pilote par l’AADL, ce programme sera achevé dans un délai de 18 mois, a-t-on expliqué. Par ailleurs, peu avant la signature de la convention, les principes et les modalités d’application du programme national de 65 000 logements location-vente, formule dans laquelle se lance pour la première fois la Cnep, ont été largement explicités par

MM. Medelci et Hamimid ainsi que le P-DG de cette institution financière, lors d’une séance de travail. Cette opération, inscrite dans le cadre du programme du président Bouteflika, ciblant

1 million de logements, apporte plusieurs innovations visant à faciliter aux citoyens l’accès au logement, ont expliqué les intervenants qui ont mis particulièrement en exergue la solvabilité du souscripteur et l’adéquation entre l’offre et la demande.

M. Medelci a, pour sa part, insisté sur la nécessité de la disponibilité des assiettes foncières devant accueillir ce programme, pour lequel «toutes les dispositions juridiques et réglementaires ont été mises en œuvre, notamment à la lumière de l’ordonnance signée au mois d’août dernier par le Président de la République». Le ministre a, dans ce contexte, exhorté les autorités locales d’Oran et les secrétaires généraux des wilayas de l’ouest du pays, présents à la séance de travail, à accompagner la Cnep dans la réalisation de ce projet. Il est à noter que les trois représentants du gouvernement ont, en marge de ce regroupement, visité une exposition mettant en relief les différentes opérations initiées par la wilaya d’Oran dans le cadre de l’aménagement urbain et la promotion immobilière.

Ils se sont tout particulièrement attardés sur l’important programme visant l’éradication de l’habitat précaire et son remplacement par des logements décents. Ce programme a donné lieu, durant cet été, au relogement, dans un nouvel ensemble immobilier, de pas moins de 800 familles, toutes originaires du populeux quartier de Haï S’naouber (ex-les Planteurs), rappelle-t-on.

La visite d’un ensemble immobilier de 600 logements promotionnels à Oran-ville, d’un autre de 120 logements de type LSP, sis dans la localité rurale de Hassiane Toual, ainsi que 120 logements socio-locatifs implantés à Hassi Bounif a figuré au programme de la tournée de la délégation ministérielle.

Amine B.

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Coopération entre l’Afrique et l’UE

Les sociétés civiles veulent s’organiser

Le président du Cnes, Mohamed Seghir Babès a mis l’accent sur la convergence des ambitions des pays africains pour un partenariat constructif. A l’issue des travaux de la première conférence Afrique/Europe des sociétés civiles organisées, jeudi à l’hôtel Sheraton, «un mémorandum d’entente» a été signé entre l’Union des conseils économiques et sociaux et institutions similaires d’Afrique (UCESA), composé de 14 pays, et le Comité economique et social européen (CESE). Paraphé par le président de l’UCESA,  Mohamed Seghir Babès d’une part et par la présidente du CESE, Mme Anne-Marie Sigmund d’autre part, le mémorandum  vise notamment «à établir un plan de coopération entre les deux instances». Les deux parties s’engagent, à cet effet, à «déployer beaucoup d’efforts pour que leurs institutions demeurent des instruments démocratiques de consultation de la société civile organisée et soient ouverts sur les organisations non représentées en leur sein». Dans son discours d’ouverture, Mme Sigmund a parlé de l’objectif de la réunion qui est celui de «développer un mécanisme de coopération entre le UCESA et CESE à travers la signature du mémorandum d’entente». Ce dernier servira de «base formelle pour une coopération profonde, efficace et durable sur des thèmes d’intérêt commun». Cette première conférence s’inscrit «dans la droite ligne de la priorité que l’Union européenne veut donner à sa coopération avec l’Afrique». Dans l’allocution  d’Abdelaziz Bouteflika lue par Mohamed Ali Boughazi, conseiller auprès de la présidence de République, il a été mentionné que «le dialogue entre l’Afrique et l’Europe est d’une pertinence évidente, au regard des grandes problématiques qui interpellent» les deux continents. Il a affirmé, par ailleurs, «qu’il est maintenant reconnu que la participation de la société civile, des intellectuels, des partis politiques, des associations, des organisations patronales et syndicales, est nécessaire pour reconstruire les économies africaines, en tenant compte des tendances modernes de l’économie mondiale». Dans le même contexte, le président du Cnes, Mohamed Seghir Babès a mis l’accent sur la convergence des ambitions des pays africains pour un partenariat constructif. Pour Anne-Marie Sigmund, «la coopération sera particulièrement fructueuse et favorisera une meilleure compréhension mutuelle». «Le CESE, a-t-elle ajouté, propose notamment de donner aux organisations de la société civile africaine un accès plus large et plus facile au financement communautaire et de systématiser la participation de la société civile à la définition et à la mise en œuvre des politiques et stratégies de coopération». L’autre point important développé par Anne-Marie Sigmund est lié à l’intégration régionale. «Il est clair que l’engagement de l’UE en faveur de l’intégration régionale des pays en développement , des pays les moins avancés et des Etats du partenariat euro-méditerranéen est sous-tendu par des principes fondamentaux, une philosophie et des priorités, qui sont identiques à ceux qu’elle s’est appliquée à elle-même». «Les accords de partenariat économique (APE) que l’UE négocie actuellement avec les six régions d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique correspondent à cette stratégie et visent justement à la construction de marchés régionaux et au développement économique de ces régions». L’autre exemple d’intégration régionale, à ses yeux, «est le partenariat euro-méditerranéen. Malgré ses difficultés, il a toujours comme objectif de créer une aire de paix et de prospérité à travers le renforcement du dialogue politique, un partenariat économique et financier et la création graduelle d’un marché commun». Tout en plaidant pour le renforcement du rôle de la société civile à travers notamment un cadre réglementaire, Adrien Bedossa, membre du CESE, a suggéré qu’il y ait de la transparence dans la gestion économique. Pour régler les problèmes du continent africain, il est nécessaire de définir les priorités. Ces dernières sont, entre autres, la coordination des politiques communautaires et la mise en place de nouveaux financements de solidarité et l’organisation de la coopération régionale. L’Europe, a-t-il estimé, doit renforcer les programmes d’autosuffisance alimentaire dans l’Afrique subsaharienne. La société civile algérienne plaide, pour sa part, pour une plus importante implication des associations. La présidente de l’association pour l’intégration de la femme rurale a mentionné l’existence d’une «volonté politique en vue de sensibiliser la société civile». Tout en jugeant nécessaire de concentrer les efforts sur la complémentarité des rôles des différents acteurs, que ce soit au niveau national ou régional, elle a estimé que beaucoup reste à faire en termes d’intégration. Plusieurs recommandations ont été émises lors de cette rencontre, dans la perspective d’une «bonne gouvernance» relatives notamment à l’implication des assemblées consultatives et la société civile dans les processus d’intégration interafricaine et à l’économie mondiale et la préservation des élites africaines. Une bonne gouvernance, selon les participants, «suppose la stabilité, la sécurité et la paix au sein et entre les différents Etats africains», ainsi que «la recherche constante de la cohésion sociale de la société civile traditionnelle». A travers ces points, il sera possible d’éviter «les conditionnalités des aides extérieures».

Karima Sebai

 

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Boumerdès

Reddition d’un terroriste à Chaâbet El Ameur 

Selon une information qui nous est parvenue tard dans la nuit de mardi dernier, la nouvelle s’est répandue dans la ville de Chaâbet El Ameur, située à 35 km du chef-lieu de la wilaya de Boumerdès, relative à la reddition d’un terroriste aux initiales M.H., âgé de 20 ans, originaire de la région qui a pris le maquis depuis 3 mois. Les faits remontent à la soirée de mardi lorsqu’un terroriste présumé, de passage à proximité du domicile parental, a sollicité ses compagnons de l’autoriser à voir sa mère malade. Aussitôt introduit à l’intérieur de son domicile, celui-ci dérouta la piste de ses compagnons pour sortir par une autre issue et en compagnie de son père et d’un parent, se rendit à la BMPJ de la Sûreté nationale de Chaâbet El Ameur pour une prise en charge et l’établissement d’un dossier.

A. K.

 

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Zone industrielle d’El-Harrach

La réhabilitation en bonne voie

Le ministre de l’Industrie,  Mahmoud Khoudri, a effectué mercredi une visite d’inspection à la zone industrielle d’El-Harrach (Alger) pour s’enquérir de l’avancement des travaux de réhabilitation de cette zone.

L’opération de réhabilitation de la zone industrielle d’El-Harrach figure parmi les opérations de réhabilitation lancées depuis le 15 août 2005 dans 17 wilayas pour un montant de 2,7 milliards de dinars financé par le plan de relance économique et le programme complémentaire de consolidation de la croissance (2005-2009) du président de la République, Abdelaziz Bouteflika. D’un délai de 20 mois (août 2005, avril 2007), l’opération consacrée à cette zone industrielle a bénéficié d’une dotation budgétaire de 185,67 millions de dinars et devrait permettre à l’une des plus vieilles zones industrielles du pays de recouvrer la fonctionnalité de ses infrastructures qui n’ont jamais bénéficié auparavant d’une opération d’une telle envergure. En effet, les travaux actuellement en cours d’exécution au niveau de ce site touchent, pratiquement l’ensemble des lots importants, notamment les canalisations des eaux pluviales qui rendent les voies impraticables en saison de pluies où plus de 3,5 km de canalisations ont été réalisées dans ce cadre.

L’alimentation en eau potable de la zone a également été prise en charge avec la réalisation des ouvrages nécessaires sur plusieurs kilomètres. A cette occasion, le ministre a incité les responsables locaux à respecter le délai de réalisation de ce projet afin d’encourager l’investissement dans le pays. A ce titre, le ministre a indiqué que cette zone industrielle se trouvait dans une situation «critique et de négligence» avant le début des travaux de réhabilitation et l’Etat lui a consacré plus de 18 millions de dinars «afin de parvenir à créer ainsi un environnement favorable à l’investissement».

«L’Algérie est un chantier à ciel ouvert, de par sa situation géographique stratégique et son marché important et diversifié ainsi que le programme de l’Etat  consacré à l’appui au développement estimé à 80 milliards de dinars font de l’Algérie un pôle attractif pour les investissements», a-t-il souligné.

Le ministre de l’Industrie a indiqué que sur le terrain, l’état d’avancement des travaux (85% achevés avant 7 mois de la fin des délais de réalisation) est jugé «très satisfaisant, ce qui nous permet d’espérer la réception du projet dans les deux prochains mois marquant une avance sur le délai fixé contractuellement». Par ailleurs, le wali délégué de la circonscription administrative d’El- Harrach,  Mohammed Hattab, a souligné que malgré la complexité de l’opération, principalement en raison du lieu de son implantation, de la présence de plusieurs canalisations d’hydrocarbures, les travaux ont été exécutés en respectant les normes de qualité requises en la matière. La wilaya d’Alger avec cette opération de réhabilitation de la zone d’El-Harrach aura bénéficié d’un budget total de 456 millions de dinars destinés à la réhabilitation des zones industrielles et d’activité, a-t-il ajouté. Sur une question sur l’impact du marché hebdomadaire de voitures d’El- Harrach se trouvant à proximité de la zone, sur le déroulement des travaux de réhabilitation, M. Hattab n’a pas exclu une éventuelle fermeture pendant quelques semaines afin d’épargner d’éventuels retards de réalisation. 

R. A.

 

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