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Crise au FFS
Les raisons
d’un malaise
Un conflit qui
dure, en dépit, dira le ministre, de tous les efforts consentis pour
son règlement définitif.
Le Front des
forces socialistes (FFS) semble s’acheminer droit vers un mouvement
de redressement à l’initiative de la base qui conteste la légitimité
de la direction nationale et dénonce la transgression des statuts du
parti. L’annonce de radiation de cinq membres du conseil national de
la formation de Hocine Aït Ahmed, loin de tempérer l’ardeur des
opposants ,
les a exacerbés.
Des militants à la base crient à l’injustice, à l’arbitraire d’une
telle mesure qui «ne va pas dissuader la base à renoncer à ces
revendications, car il y va du devenir du parti», nous informe un
collectif de militants. L’un d’eux revient sur la décision de
radiation en déclarant d’emblée qu’elle est «illégale». Il nous
explique «réglementairement, on procède d’abord à la suspension de
la personne qu’on veut radier, son dossier est ensuite transmis
devant la commission de médiation et de règlement des conflits qui
le convoquent pour statuer ensuite sur son cas». Un autre militant
ajoute que lesdites radiations «ont relevé une énième violation des
textes du parti et constituent un très grave précédent. Et pour
cause, au moment où la direction nationale parle de non-respect des
statuts, elle est la première à les violer».
La violation des
statuts du plus vieux parti de l’opposition a fait l’objet d’une
analyse d’un ancien secrétaire national à l’immigration qui a
produit un document interne au parti de 9 pages intitulé «le FFS, un
parti à la croisée des chemins/d’un projet démocratique, vers la
pratique de la démocratie interne».Le document dont nous avons pu
obtenir une copie, aborde la situation actuelle du parti d’Aït Ahmed
en 3 grands chapitres, à savoir une situation interne bloquée, les
raisons de l’enlisement et en finir avec les dysfonctionnements
structurels. En annexe, le rédacteur traite des conférences
politiques d’évaluation. «CPE, transgression statutaire».
Dans le premier
chapitre, le militant structuré dans une section du FFS en France,
constate d’emblée que le parti «va de mal en pis», il explique que
le front est «réduit à un simple appareil exécutif, isolé d’une
base militante désorientée». Pourtant la crise que vit le parti
n’échappe à personne car, selon le rédacteur du document «les
militants et les cadres du FFS sont aujourd’hui unanimes à dresser
un constat sévère de l’état organique et politique du parti. Même
les dirigeants nationaux ne cherchent plus à cacher la gravité d’une
situation désastreuse». Pour étayer ses propos, il cite le message
du premier secrétaire national à l’occasion du conseil national du
20 janvier 2006 à Alger.
«Les raisons de
l’enlisement» deuxième chapitre des documents, sont selon le
rédacteur liées à plusieurs dysfonctionnements structurels qui
«expliquent à eux seuls l’érosion continue du potentiel
d’encadrement», en premier lieu, l’auteur du document relève
l’absence de démocratie interne en écrivant qu’ «il y a longtemps
que les militants du FFS ne participent plus à la définition de la
ligne politique du parti (et) en l’absence de démocratie interne, la
décision politique s’en est trouvée, presque naturellement,
confisquée. Les espaces d’expression, d’échange et de réflexion se
sont réduits comme une peau de chagrin. La dernière convention
nationale du FFS date de 1994. Douze longues années sans conventions
nationales thématiques ni conférences nationales des cadres (…)».
Quant aux conseils nationaux «ultimes espaces de débat» le rédacteur
fait remarquer que «les membres du conseil national ne sont plus en
situation d’aller à la rencontre de leur base militante, afin d’en
prendre le pouls». En second point ledit militant évoque la
transgression des statuts du parti, par la non programmation des
échéances nationales statutaires (le congrès qui devait avoir lieu
en 2004 n’est toujours pas programmé, idem pour l’audit et la
conférence des cadres…) aussi «la question de la légitimité des
instances ne peut plus être occultée» la tenue des sessions du
conseil national ne se fait plus dans le délai réglementaire de 4
mois dont la dernière réunion ordinaire remonte au 19 janvier 2006.
Le rédacteur remarque également que Les CPE n’ont jamais été à
l’ordre du jour d’une réunion ordinaire du conseil national. Il a
été également relevé l’affaire de la délégation du pouvoir politique
«modalités qui doivent être encadrées par des textes juridiques
statutaires et réglementaires». L’ancien secrétaire national à
l’émigration constate que «les textes du FFS n’envisagent à aucun
moment la question de délégation de pouvoirs», il estime qu’un débat
sur cette question est nécessaire.
En troisième point
des dysfonctionnements, il est fait état d’une responsabilité
politique non assumée. Pour en finir avec ces dysfonctionnements,
l’auteur émet une série de propositions. Selon lui «l’urgence est de
convaincre l’appareil d’arrêter sa fuite effrénée, la politique de
l’autruche ne peut plus prévaloir» des mesures politiques radicales
s’imposent et le fonctionnement du FFS doit se mettre au diapason
des valeurs et principes qu’ils défendent, cela n’est possible que
par une réhabilitation du politique à l’intérieur du parti, constate
le rédacteur qui ajoute que «des mesures urgentes pour le
rétablissement de confiance doivent être prises». Et pour se faire,
«les instances nationales dont les mandats ont expiré en mai 2004
doivent se limiter à une gestion des affaires courantes, le conseil
national doit être rétabli dans ses prérogatives, rétablir le débat
au sein du parti, faire une évaluation exhaustive de l’état du
parti, rompre avec les pratiques qui caractérisent le fonctionnement
actuel du parti».
Pour conclure,
l’auteur du document se demande si «l’appareil saura faire preuve de
lucidité en cessant de fourvoyer dans ce qui s’apparente à un
suicide collectif ?».
Zahra H.
Haut
Dialogue Fédérations-SGP
Reprise ce
lundi
Aucune solution
n’a été proposée pour trouver un terrain d’entente entre les
Fédérations des travailleurs et les Sociétés de gestion et de
participation de l’Etat (SGP) afin de mettre fin au blocage des
négociations qui persiste depuis plusieurs mois déjà. Ainsi, la
réunion, tant attendue, qui a regroupé mercredi après-midi M. Tayeb
Louh, ministre du Travail et de la Sécurité sociale, M. Abdelhamid
Temmar, ministre des Participations et de la Promotion des
investissements,
M. Abdelmadjid
Sidi Saïd, secrétaire général de l’UGTA et les SGP, n’a pas débouché
sur une solution définitive au problème de la finalisation des
conventions de branches dans certains secteurs où les SGP refusent
l’augmentation des salaires alors que les travailleurs maintiennent
cette revendication et ont menacé, à maintes reprises, de recourir à
des mouvements de protestations s’ils n’obtiennent pas satisfaction.
C’est carrément le retour au point de départ puisque tout ce qui a
été relevé à l’issue de cette réunion, annoncée comme prometteuse
par le ministre du Travail, concerne la nécessité de poursuivre le
dialogue entre les fédérations et les SGP pour tenter de débloquer
la situation afin de finaliser les conventions de branches et
d’aller ensuite à la tripartite prévue, selon Sidi Saïd, pour le
mois de ramadan. Les membres du gouvernement ont exprimé leur
disponibilité à œuvrer pour trouver une issue qui pourrait
satisfaire toutes les parties mais sans détailler par quelles
mesures sont –ils capables de lever les obstacles qui ne sont pas à
négliger surtout qu’il s’agit là d’un point très sensible qui a
trait à la rentabilité, à l’avenir des entreprises économiques
publiques et des milliers de travailleurs également.
Le report de la
dernière réunion entre les fédérations et les SGP, prévue le 3
septembre, était donc vain. Sidi Saïd, qui a préféré attendre les
résultats de la rencontre avec les deux ministres, est sorti les
mains vides. Il sera à la rencontre des travailleurs qu’ils
représentent sans pouvoir présenter un motif ou un argument qui
peut inciter les dialoguistes à faire avancer les choses dans le
sens de l’aboutissement. «Les deux parties doivent poursuivre le
dialogue et les négociations jusqu’à ce qu’ils arrivent à une
solution. L’UGTA intervient en cas de problème et de blocage» dira
le numéro un de la Centrale syndicale en marge de la conférence
Afrique-Europe sur les organisations de la société civile
organisées. Le patron de la Centrale syndicale a, en outre, rappelé
que le projet des conventions de branches dont une partie relative
aux relations de travail a été transmis au patronat et l’UGTA
demande une augmentation des salaires de 20% pour ce secteur. De ce
fait, les Fédérations nationales de l’UGTA et les SGP vont retourner
à la table de négociations ce lundi, comme dernier round pour
tenter de baisser la tension et s’entendre sur les points au centre
de la divergence. Les fédérations n’ayant pas encore abouti à des
solutions avec les SGP sont celles de la métallurgie, de la
mécanique, du commerce et tourisme, du bâtiment, du textile et le
Syndicat national d’Air Algérie Une autre réunion entre les deux
ministres et les responsables de la Centrale syndicale et des SGP
est prévue le 18 septembre. Elle sera consacrée à l’évaluation des
conclusions de la réunion entre les fédérations et les SGP. Les
membres du gouvernement décideront, à ce moment- là, des mesures à
prendre. Le recours à l’arbitrage du Chef du gouvernement sera la
seule alternative.
Nouria B.
Haut
Entreprises maghrébines d’électricité
Naissance de la
Coordination syndicale
La Coordination
syndicale des cinq entreprises maghrébines d’électricité (Algérie,
Tunisie, Maroc, Libye et Mauritanie) est née jeudi à Alger, à
l’issue des travaux de la conférence sur le dialogue social dans le
cadre des réformes du secteur de l’électricité, organisée par la
Fédération nationale des industries électrique et gazière (FNTIEG-UGTA).
La création de cette nouvelle structure syndicale maghrébine,
présidée par le Marocain Torkesi Mohamed, a été annoncée par le
secrétaire général de la FNTIEG, Achour Telli, en présence notamment
du secrétaire général de l’UGTA. «C’est un nouvel espace qui
permettra aux travailleurs maghrébins du secteur de l’électricité de
communiquer entre eux dans le domaine de la promotion des
travailleurs et d’échanger les expériences syndicales entre les cinq
pays du Maghreb», a dit M. Telli désigné comme secrétaire général de
la Coordination maghrébine nouvellement créée. Quatre commissions
ont été mises en place dès l’annonce de la création de cette
structure : il s’agit des commissions des femmes syndicalistes, de
la jeunesse, de la formation et enfin de l’information. Des
rencontres périodiques sont prévues avec des Organisations
syndicales méditerranéennes au cours desquelles «des propositions
seront faites pour la promotion du secteur», a indiqué à des
journalistes le secrétaire général de cette nouvelle structure, M.
Telli.
Haut
Rentrée scolaire 2006/2007 aujourd’hui
7 575 000
élèves rejoindront l’école
Benbouzid a
indiqué que l’approche adoptée pour les réformes de son institution
a commencé à porter ses fruits.
Les grandes
vacances prendront «officiellement» fin aujourd’hui. Ce matin,
quelque 7 575 000 élèves devront rejoindre les bancs de l’école
après trois longs mois de détente. Pour la circonstance, dans un
message adressé ce week-end à la famille de l’éducation, le ministre
de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid a indiqué que
l’approche adoptée pour les réformes de son institution a commencé à
porter ses fruits.
Le ministre a
appelé dans son message les enseignants des différents paliers à
utiliser cette approche à bon escient «au profit de nos enfants dans
le but de réaliser une formation de qualité répondant aux exigences
de l’heure». Dans l’objectif de mener à bien les réformes
enclenchées par son institution, le ministre a fait savoir que des
moyens colossaux ont été déployés. Ainsi, l’année scolaire 2006/2007
verra la réception de 64 nouveaux lycées, 165 collèges et 2 549
salles de classe pour le primaire. Ces nouvelles réalisations
ramèneront, ajoute-t-on, les capacités d’accueil globales du secteur
de l’éducation à
24 449
établissements scolaires répartis comme suit : 1 542 lycées, 4 137
collèges et 18 770 écoles primaires. Selon le premier responsable du
secteur de l’éducation nationale, l’objectif principal visé par ces
nouvelles infrastructures est de réduire le nombre à moins de 30
élèves par classe. «Les réformes ne réussissent pas si on ne leur
donne pas les moyens nécessaires», a soutenu le ministre. De plus,
pour cette année, le secteur a bénéficié de 9 000 nouveaux postes
budgétaires dont, précise-t-on,
5 000 postes
destinés à l’encadrement administratif.
Volet
pédagogique : d’après les chiffres communiqués par le chef du
département de l’éducation nationale, 56 nouveaux programmes
pédagogiques seront mis en place dans les classes concernées par les
réformes, cette année, à savoir la 4e année primaire, la 4e année
moyenne et la 2e année secondaire. Selon lui, il restera à couronner
41 nouveaux programmes nouveaux destinés aux classes de la 5e année
primaire et à la 3e année secondaire, qui seront réformées, elles,
l’année prochaine, dernière année des réformes. A ce propos,
l’introduction de nouveaux programmes d’enseignement a apporté dans
son sillage l’édition de 44 nouveaux manuels scolaires représentant
un total de 53 millions à mobiliser cette année. En clair, il s’agit
de 8 nouveaux manuels pour le primaire, 11 pour le moyen et 25 pour
le secondaire. A cet effet, le message du ministre insiste sur
«l’application des nouveaux programmes et manuels dans le cadre de
la réforme qui requiert une attention particulière de la part des
enseignants et exige que les meilleures conditions soient réunies au
sein des établissements scolaires»
Bien mieux, M.
Benbouzid a corroboré récemment que le livre scolaire sera gratuit
pour les nouveaux scolarisés ainsi que pour l’ensemble des écoliers
issus de familles défavorisées qui sont au nombre de
3 millions. Pour
ce faire, une enveloppe financière estimée à 500 milliards de
centimes est consacrée. Par ailleurs, afin d’assurer la réussite du
coup d’envoi de la nouvelle année scolaire, le ministre n’a pas
manqué d’appeler ses partenaires sociaux à un dialogue constructif
et à la concertation entre les membres du collectif éducatif dans le
cadre de ce qui est appelé «le projet d’entreprise» qui vise
principalement à «optimiser l’efficacité de la gestion
administrative et éducative de l’établissement», pouvait-on encore
lire dans la missive de Benbouzid.
M. Kechad
Haut
Solidarité scolaire
10 milliards de
DA selon Ould Abbes
Plus de 9,7
milliards de dinars seront alloués par l’Etat cette année pour
fournir cartables, transport et cantines à des millions d’élèves au
titre de la «solidarité scolaire», a indiqué hier à Alger le
ministre de la Solidarité nationale. Ainsi, plus de 3 millions
d’élèves sont concernés cette année par la prime de scolarité, pour
une enveloppe financière de 6 milliards de dinars (mds), a dit M.
Ould Abbes lors d’une conférence de presse. Cette prime annuelle aux
enfants des familles démunies, instaurée en 2000 par le président de
la République, Abdelaziz Bouteflika, est de 2 000 DA par élève. Plus
de 14,2 millions d’élèves en ont bénéficié entre 2000 et 2005, ce
qui a coûté à l’Etat 28,4 mds de dinars, a ajouté le ministre. Il a
souligné qu’à l’instar des années précédentes, depuis 1999, l’octroi
des trousseaux scolaires aux enfants issus de familles démunies ou
de familles victimes de la tragédie nationale allait avoir lieu à
cette rentrée scolaire et concernera «un nombre appréciable
d’élèves», dont 30 000 dans les wilayas du Sud. L’année dernière,
320 000 trousseaux ont été distribués à travers les 48 wilayas du
pays, a-t-il dit. Chaque trousseau, qui coûte en moyenne 1 200 DA,
comprend un cartable avec cahiers, un tablier, une paire de
chaussures et un vêtement. «Toutes ces fournitures ont été acquises
auprès de sociétés nationales publiques», a tenu à préciser M. Ould
Abbes. Pour les 17 écoles de jeunes aveugles gérées par le ministère
de l’Emploi et de la Solidarité nationale, l’ensemble des 2 000
élèves de ces établissements ont bénéficié de trousseaux scolaires
spécifiques d’une valeur unitaire moyenne de 10 000 DA, a-t-il
relevé. En outre, plus de
12 000 ouvrages
scolaires en Braille, y compris les livres de mathématiques et de
technologies, ont été produits par l’imprimerie spéciale acquise en
juin 2005, ce qui permettra de doter l’ensemble des élèves des
écoles des jeunes aveugles, s’est félicité le ministre. «C’est la
première fois en Algérie que l’ensemble des ouvrages scolaires de
l’Education nationale sont transcrits en Braille», a-t-il noté.
Interrogé sur le manque constaté de places pédagogiques dans les
centres spécialisés pour les enfants handicapés, M. Ould Abbes a
assuré que «d’ici à 2009, le déficit sera comblé». Concernant le
transport scolaire, le ministre a fait part de l’intention de son
département d’acquérir, avant la fin de cette année,
1 000 micro-bus
qui seront mis à la disposition des communes au cours de la nouvelle
année scolaire et qui s’ajouteront aux 1 918 bus destinés au
transport des élèves, actuellement en service. Il a également assuré
que 500 kits complets de cantines scolaires seront installés durant
l’année scolaire 2006-2007 dans «les écoles les plus enclavées des
communes, en zones déshéritées», pour un coût global estimé à 380
millions de dinars. Il a d’autre part indiqué que le ministère de
l’Emploi et de la Solidarité nationale financera à hauteur de 50%
l’opération d’octroi d’un billet d’avion gratuit par année
universitaire dont bénéficieront 5 537 étudiants universitaires
vivant dans le sud du pays et qui poursuivent leurs études dans les
universités du Nord. L’autre moitié du prix des billets sera prise
en charge par Air Algérie.
R. N.
Haut
Malgré les déclarations de Harraoubia
La coordination
du Cnes maintient la grève
Lors de sa
dernière sortie, Rachid Harraoubia s’est engagé à régler le conflit
dans les prochains jours. Le Cnes ne l’entend pas de cette oreille.
La coordination nationale du Cnes gréviste appelle les enseignants
«à poursuivre le mouvement de grève», car elle estime, «qu’aucune
avancée significative n’a été enregistrée». Elle appelle les
assemblées générales à une évaluation, au plus tard le mercredi 13
septembre prochain. Une réunion de la coordination nationale des
sections Cnes en grève est prévue ce jeudi 14 septembre. La
coordination nationale propose, par ailleurs aux assemblées
générales, la tenue d’un rassemblement au niveau du palais du
gouvernement lundi 18 septembre à 10h. Les démarches réglementaires
nécessaires à l’organisation de cette initiative seront entamées
dimanche 10 septembre 2006, est-il annoncé dans une déclaration
rendue publique hier. En réponse au ministre qui a souhaité la
reprise des cours en attendant que la justice confirme l’extinction
des poursuites judiciaires, la coordination rappelle que cette
mesure (l’extinction) «demeure le préalable à toute issue de la
crise actuelle de l’université». Toutefois, la coordination des
sections Cnes en grève déclare rester «attentive, comme à son
accoutumée, à tous les signes d’apaisement». La section du Cnes
gréviste dénonce d’autre part, «les pressions, intimidations et
manœuvres de certains chefs d’établissements sur les étudiantes et
étudiants pour les amener à passer les examens». «Seuls les comités
pédagogiques, en présence des délégués étudiants, sont à même de
décider des modalités d’examination après la période de reprise de
contact», signale-t-on aussi. Pour sa part, le Cnes dialoguiste que
nous avons contacté hier, compte tenir son conseil national
extraordinaire le 10 novembre prochain pour évaluer la situation et
de sorte, arrêter les actions à entreprendre. L’éventuel recours à
des actions de protestation pour dénoncer le retard accusé dans la
concrétisation des engagements n’est pas à écarter cependant.
Diverses
recommandations ont été sanctionnées au cours de la réunion des
travaux de l’université d’été du Cnes, le 2,3 et 4 septembre dernier
tenue à Tipasa. A l’ordre du jour de la réunion, il a été question,
entre autres, de discuter de la dernière augmentation des salaires
décidée dans le cadre de la Fonction publique, considérée par le
Cnes, comme «loin des attentes des enseignants et de ce qui a été
signifié par les pouvoirs publics». «Les semaines à venir seront un
véritable test de volonté», lit-on dans une déclaration rendue
publique. Evoquant l’aspect logements, le Cnes réitère sa demande à
travers «une prise en charge sérieuse» vu le retard enregistré dans
la concrétisation de cette revendication.
Le conseil
national enregistre favorablement les démarches entreprises par les
sections qui se sont retirées du conseil national depuis le 11 mai
précédent. Il annonce, en outre, la tenue du 3e congrès qui aura
lieu courant mars 2007. Tout en affirmant que le congrès «sera
ouvert à toute la composante du Cnes sans exception». En ce qui
concerne la levée du contrôle judiciaire, le conseil national
valorise la démarche et demande, une nouvelle fois, «l’extinction
des poursuites judiciaires comme un gage d’apaisement et de reprise
de la vie universitaire».
Kahina Benarab
Haut
A la veille de la rentrée des classes
Rush sur le
marché parallèle
A l’occasion de
cette nouvelle rentrée scolaire, les marchés parallèles de la
capitale ont connu ces derniers jours un engouement total. Au marché
de Djamaa Lyhoud de Bab El Oued, Ferhat-Boussaad d’Alger-centre et
autres, l’ambiance était bon enfant. Une panoplie de fournitures
scolaires à tous les prix et de tous les choix était étalée. Les
marchands d’habits, il y a quelques jours, se sont convertis en
vendeurs d’articles scolaires au début de cette semaine, comblant
ainsi à eux seuls, la demande des écoliers en ces fournitures. Les
parents rencontrés sur place n’ont pas caché, dans leur majorité,
leur satisfaction des prix appliqués. «Les prix sont moins chers par
rapport à ceux appliqués dans les librairies», a expliqué un père de
famille en compagnie de ses trois enfants. A titre d’exemple, un
cahier de 120 pages coûte 20 DA, de 282 pages 60 DA et les tabliers
reviennent entre 200 et 300 DA. Cela chez les marchands ambulants.
Mais dans les librairies les prix sont souvent plus élevés de
quelque 5 à 50 DA l’article. Une différence qui n’est pas passée
inaperçue pour les parents. De leur côté, les libraires n’ont pas
caché leur désapprobation de la montée de ces commerçants illégaux
qui portent un coup dur à leur commerce. «La différence dans les
prix n’est due qu’à la simple raison qu’ils ne payent pas les
impôts», a expliqué un libraire qui ajoutera que devant le
laisser-aller des pouvoirs publics, cela devient une vraie
injustice. Ce même commerçant a précisé qu’ «il réserve la même
marge bénéficiaire et des fois moins que ces indus commerçants».
Tout compte fait,
l’essentiel est d’assurer une rentrée réussie aux chérubins et le
marché parallèle restera un problème épineux qui ne se résoudra pas
de sitôt.
Aomar Fekrache
Haut
Ils élisent une nouvelle direction
Les
paramédicaux menacent de faire grève
nLe représentant
de leur syndicat regrette que les paramédicaux ne bénéficient pas
d’une formation scientifique continue et restent lésés en matière de
salaires.
Une nouvelle fois,
les représentants syndicaux des 96 000 agents paramédicaux des
hôpitaux publics ont agité la menace de grève générale, dans le cas
où le ministère de la Santé refuserait les revendications
socioprofessionnelles négociées avec lui.
Lors de
l’assemblée générale, organisée jeudi à Baraki, par la Société
algérienne des paramédicaux et dont l’ordre du jour comportait,
entre autres points, l’élection d’une nouvelle direction pour une
période de cinq années, les représentants syndicaux de la profession
ont crié leur colère de n’être toujours pas entendus par leur
tutelle.
Khodja Hamid,
secrétaire général du Syndicat national des paramédicaux qui
présidait, par ailleurs, les travaux de la rencontre, a rappelé que
face à la difficile situation socioprofessionnelle à laquelle ils
restent confrontés , à travers laquelle il a cité autant les
conditions de travail «exécrables» que le versement des salaires
«misérables», les paramédicaux avaient, une première fois au courant
du mois de juin dernier, menacé d’observer une grève de
protestation. «Prenant en compte le désir du ministère de la Santé,
de la Population et de la Réforme hospitalière de discuter des
problèmes posés, nous avions alors décidé de geler notre mouvement».
M. Khodja a
indiqué que les négociations qui ont débuté quelques temps après,
entre les représentants du ministère et ceux des paramédicaux,
avaient permis de mettre sur la table un certain nombre de problèmes
inhérents à la profession «et que nos interlocuteurs avaient promis
de satisfaire le plus rapidement possible». Il a précisé qu’un
procès-verbal consignant les problèmes soulevés avait été rédigé,
puis signé par les deux parties. Parmi les points qui avaient fait
l’objet de discussions, il a énuméré le principe de création d’un
Conseil national de l’ordre des paramédicaux, le réajustement des
salaires, le versement d’une prime mensuelle de performance, d’une
prime de zone, lorsqu’ils sont éloignés de leur lieu de résidence,
et le versement d’une prime de sujétion, destinées à couvrir
certains risques professionnels particuliers à la profession. Lors
des discussions, il a d’autre part été demandé que les personnels
paramédicaux puissent jouir de locaux pour se reposer et se doucher
et bénéficier, en outre, de repas lorsqu’ils assurent des gardes.
Selon le représentant de leur syndicat, qui regrette que les
paramédicaux ne bénéficient pas d’une formation scientifique
continue, c’est en matière de salaires que ceux-ci sont les plus
lésés. Selon lui, leurs appointements oscilleraient entre 12 000 et
15 000 DA.
Revenant sur la
possibilité d’un arrêt de travail de la profession pour protester
contre le silence des autorités, M. Khodja tient à souligner, à
diverses reprises, que la grève a été gelée mais qu’elle est
susceptible d’être relancée à tout moment.
Un membre de la
Société algérienne des paramédicaux, Gachi Lounis, a, pour sa part,
évoqué des «manipulations» visant à diviser et à discréditer cette
organisation. Il a fait état de tentatives de création, par
d’anciens membres de la société, d’un bureau parallèle et qui
auraient, selon lui, la prétention de vouloir se présenter comme des
légitimes représentants des paramédicaux. «Le ministère de
l’Intérieur, chargé de délivrer l’agrément a été informé et la
justice saisie», a-t-il ajouté.
Ahmed
Mahieddine
Haut
Réalisation de 65 000 logements en location-vente
La Cnep se
décide enfin
Cette opération,
inscrite dans le cadre du programme du président Bouteflika, ciblant
1 million de logements, apporte plusieurs innovations visant à
faciliter aux citoyens l'accès au logement
Les ministres des
Finances et de l’Habitat, respectivement Mourad Medelci et Mohamed
Nadir Hamimid ainsi que le P-DG de la Cnep, Djamel Bessa, ont
procédé, jeudi au siège de la wilaya d’Oran, à la signature d’une
convention relative à la mise en œuvre du programme national pour la
réalisation de 65 000 logements de formule de location-vente,
initiée dernièrement par cette institution financière. La cérémonie
à laquelle a également pris part le ministre délégué auprès du
ministre de l’Intérieur chargé des Collectivités locales, Daho Ould
Kablia, marque symboliquement le lancement, à partir de la capitale
de l’ouest du pays, de cet ambitieux programme, ont déclaré les deux
représentants du gouvernement qui ont exprimé leur optimisme quant à
la réussite de cette opération. Le choix «symbolique» de la wilaya
d’Oran pour la mise en œuvre de ce programme pilote par la Cnep est
justifié par le fait que cette collectivité locale dispose d’un des
plus importants quotas attribués aux wilayas bénéficiaires, ont
expliqué MM. Medelci et Hamimid. La wilaya d’Oran s’est vue
attribuer, dans le cadre du programme en question, un quota de 2 500
unités dont la première pierre pour la réalisation d’une première
tranche d’une consistance de 732 logements a été posée par
MM. Hamimid et
Medelci. Localisé à haï El Yasmine dans la periphérie-est d’Oran,
cet ensemble immobilier qui s’incrustera, une fois réalisé, à une
série d’autres ensembles d’habitation, est composé de 408 unités de
type F3 et 325 autres de type F4. Confié à l’entreprise chinoise,
ayant à son actif la concrétisation d’une bonne partie du programme
local relevant de la même formule pilote par l’AADL, ce programme
sera achevé dans un délai de 18 mois, a-t-on expliqué. Par ailleurs,
peu avant la signature de la convention, les principes et les
modalités d’application du programme national de 65 000 logements
location-vente, formule dans laquelle se lance pour la première fois
la Cnep, ont été largement explicités par
MM. Medelci et
Hamimid ainsi que le P-DG de cette institution financière, lors
d’une séance de travail. Cette opération, inscrite dans le cadre du
programme du président Bouteflika, ciblant
1 million de
logements, apporte plusieurs innovations visant à faciliter aux
citoyens l’accès au logement, ont expliqué les intervenants qui ont
mis particulièrement en exergue la solvabilité du souscripteur et
l’adéquation entre l’offre et la demande.
M. Medelci a, pour
sa part, insisté sur la nécessité de la disponibilité des assiettes
foncières devant accueillir ce programme, pour lequel «toutes les
dispositions juridiques et réglementaires ont été mises en œuvre,
notamment à la lumière de l’ordonnance signée au mois d’août dernier
par le Président de la République». Le ministre a, dans ce contexte,
exhorté les autorités locales d’Oran et les secrétaires généraux des
wilayas de l’ouest du pays, présents à la séance de travail, à
accompagner la Cnep dans la réalisation de ce projet. Il est à noter
que les trois représentants du gouvernement ont, en marge de ce
regroupement, visité une exposition mettant en relief les
différentes opérations initiées par la wilaya d’Oran dans le cadre
de l’aménagement urbain et la promotion immobilière.
Ils se sont tout
particulièrement attardés sur l’important programme visant
l’éradication de l’habitat précaire et son remplacement par des
logements décents. Ce programme a donné lieu, durant cet été, au
relogement, dans un nouvel ensemble immobilier, de pas moins de 800
familles, toutes originaires du populeux quartier de Haï S’naouber
(ex-les Planteurs), rappelle-t-on.
La visite d’un
ensemble immobilier de 600 logements promotionnels à Oran-ville,
d’un autre de 120 logements de type LSP, sis dans la localité rurale
de Hassiane Toual, ainsi que 120 logements socio-locatifs implantés
à Hassi Bounif a figuré au programme de la tournée de la délégation
ministérielle.
Amine B.
Haut
Coopération entre l’Afrique et l’UE
Les sociétés
civiles veulent s’organiser
Le président du
Cnes, Mohamed Seghir Babès a mis l’accent sur la convergence des
ambitions des pays africains pour un partenariat constructif. A
l’issue des travaux de la première conférence Afrique/Europe des
sociétés civiles organisées, jeudi à l’hôtel Sheraton, «un
mémorandum d’entente» a été signé entre l’Union des conseils
économiques et sociaux et institutions similaires d’Afrique (UCESA),
composé de 14 pays, et le Comité economique et social européen (CESE).
Paraphé par le président de l’UCESA, Mohamed Seghir Babès d’une
part et par la présidente du CESE, Mme Anne-Marie Sigmund d’autre
part, le mémorandum vise notamment «à établir un plan de
coopération entre les deux instances». Les deux parties s’engagent,
à cet effet, à «déployer beaucoup d’efforts pour que leurs
institutions demeurent des instruments démocratiques de consultation
de la société civile organisée et soient ouverts sur les
organisations non représentées en leur sein». Dans son discours
d’ouverture, Mme Sigmund a parlé de l’objectif de la réunion qui est
celui de «développer un mécanisme de coopération entre le UCESA et
CESE à travers la signature du mémorandum d’entente». Ce dernier
servira de «base formelle pour une coopération profonde, efficace et
durable sur des thèmes d’intérêt commun». Cette première conférence
s’inscrit «dans la droite ligne de la priorité que l’Union
européenne veut donner à sa coopération avec l’Afrique». Dans
l’allocution d’Abdelaziz Bouteflika lue par Mohamed Ali Boughazi,
conseiller auprès de la présidence de République, il a été mentionné
que «le dialogue entre l’Afrique et l’Europe est d’une pertinence
évidente, au regard des grandes problématiques qui interpellent» les
deux continents. Il a affirmé, par ailleurs, «qu’il est maintenant
reconnu que la participation de la société civile, des
intellectuels, des partis politiques, des associations, des
organisations patronales et syndicales, est nécessaire pour
reconstruire les économies africaines, en tenant compte des
tendances modernes de l’économie mondiale». Dans le même contexte,
le président du Cnes, Mohamed Seghir Babès a mis l’accent sur la
convergence des ambitions des pays africains pour un partenariat
constructif. Pour Anne-Marie Sigmund, «la coopération sera
particulièrement fructueuse et favorisera une meilleure
compréhension mutuelle». «Le CESE, a-t-elle ajouté, propose
notamment de donner aux organisations de la société civile africaine
un accès plus large et plus facile au financement communautaire et
de systématiser la participation de la société civile à la
définition et à la mise en œuvre des politiques et stratégies de
coopération». L’autre point important développé par Anne-Marie
Sigmund est lié à l’intégration régionale. «Il est clair que
l’engagement de l’UE en faveur de l’intégration régionale des pays
en développement , des pays les moins avancés et des Etats du
partenariat euro-méditerranéen est sous-tendu par des principes
fondamentaux, une philosophie et des priorités, qui sont identiques
à ceux qu’elle s’est appliquée à elle-même». «Les accords de
partenariat économique (APE) que l’UE négocie actuellement avec les
six régions d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique correspondent à
cette stratégie et visent justement à la construction de marchés
régionaux et au développement économique de ces régions». L’autre
exemple d’intégration régionale, à ses yeux, «est le partenariat
euro-méditerranéen. Malgré ses difficultés, il a toujours comme
objectif de créer une aire de paix et de prospérité à travers le
renforcement du dialogue politique, un partenariat économique et
financier et la création graduelle d’un marché commun». Tout en
plaidant pour le renforcement du rôle de la société civile à travers
notamment un cadre réglementaire, Adrien Bedossa, membre du CESE, a
suggéré qu’il y ait de la transparence dans la gestion économique.
Pour régler les problèmes du continent africain, il est nécessaire
de définir les priorités. Ces dernières sont, entre autres, la
coordination des politiques communautaires et la mise en place de
nouveaux financements de solidarité et l’organisation de la
coopération régionale. L’Europe, a-t-il estimé, doit renforcer les
programmes d’autosuffisance alimentaire dans l’Afrique
subsaharienne. La société civile algérienne plaide, pour sa part,
pour une plus importante implication des associations. La présidente
de l’association pour l’intégration de la femme rurale a mentionné
l’existence d’une «volonté politique en vue de sensibiliser la
société civile». Tout en jugeant nécessaire de concentrer les
efforts sur la complémentarité des rôles des différents acteurs, que
ce soit au niveau national ou régional, elle a estimé que beaucoup
reste à faire en termes d’intégration. Plusieurs recommandations ont
été émises lors de cette rencontre, dans la perspective d’une «bonne
gouvernance» relatives notamment à l’implication des assemblées
consultatives et la société civile dans les processus d’intégration
interafricaine et à l’économie mondiale et la préservation des
élites africaines. Une bonne gouvernance, selon les participants,
«suppose la stabilité, la sécurité et la paix au sein et entre les
différents Etats africains», ainsi que «la recherche constante de la
cohésion sociale de la société civile traditionnelle». A travers ces
points, il sera possible d’éviter «les conditionnalités des aides
extérieures».
Karima Sebai
Haut
Boumerdès
Reddition d’un
terroriste à Chaâbet El Ameur
Selon une
information qui nous est parvenue tard dans la nuit de mardi
dernier, la nouvelle s’est répandue dans la ville de Chaâbet El
Ameur, située à 35 km du chef-lieu de la wilaya de Boumerdès,
relative à la reddition d’un terroriste aux initiales M.H., âgé de
20 ans, originaire de la région qui a pris le maquis depuis 3 mois.
Les faits remontent à la soirée de mardi lorsqu’un terroriste
présumé, de passage à proximité du domicile parental, a sollicité
ses compagnons de l’autoriser à voir sa mère malade. Aussitôt
introduit à l’intérieur de son domicile, celui-ci dérouta la piste
de ses compagnons pour sortir par une autre issue et en compagnie de
son père et d’un parent, se rendit à la BMPJ de la Sûreté nationale
de Chaâbet El Ameur pour une prise en charge et l’établissement d’un
dossier.
A. K.
Haut
Zone industrielle d’El-Harrach
La
réhabilitation en bonne voie
Le ministre de
l’Industrie, Mahmoud Khoudri, a effectué mercredi une visite
d’inspection à la zone industrielle d’El-Harrach (Alger) pour
s’enquérir de l’avancement des travaux de réhabilitation de cette
zone.
L’opération de
réhabilitation de la zone industrielle d’El-Harrach figure parmi les
opérations de réhabilitation lancées depuis le 15 août 2005 dans 17
wilayas pour un montant de 2,7 milliards de dinars financé par le
plan de relance économique et le programme complémentaire de
consolidation de la croissance (2005-2009) du président de la
République, Abdelaziz Bouteflika. D’un délai de 20 mois (août 2005,
avril 2007), l’opération consacrée à cette zone industrielle a
bénéficié d’une dotation budgétaire de 185,67 millions de dinars et
devrait permettre à l’une des plus vieilles zones industrielles du
pays de recouvrer la fonctionnalité de ses infrastructures qui n’ont
jamais bénéficié auparavant d’une opération d’une telle envergure.
En effet, les travaux actuellement en cours d’exécution au niveau de
ce site touchent, pratiquement l’ensemble des lots importants,
notamment les canalisations des eaux pluviales qui rendent les voies
impraticables en saison de pluies où plus de 3,5 km de canalisations
ont été réalisées dans ce cadre.
L’alimentation en
eau potable de la zone a également été prise en charge avec la
réalisation des ouvrages nécessaires sur plusieurs kilomètres. A
cette occasion, le ministre a incité les responsables locaux à
respecter le délai de réalisation de ce projet afin d’encourager
l’investissement dans le pays. A ce titre, le ministre a indiqué que
cette zone industrielle se trouvait dans une situation «critique et
de négligence» avant le début des travaux de réhabilitation et
l’Etat lui a consacré plus de 18 millions de dinars «afin de
parvenir à créer ainsi un environnement favorable à
l’investissement».
«L’Algérie est un
chantier à ciel ouvert, de par sa situation géographique stratégique
et son marché important et diversifié ainsi que le programme de
l’Etat consacré à l’appui au développement estimé à 80 milliards de
dinars font de l’Algérie un pôle attractif pour les
investissements», a-t-il souligné.
Le ministre de
l’Industrie a indiqué que sur le terrain, l’état d’avancement des
travaux (85% achevés avant 7 mois de la fin des délais de
réalisation) est jugé «très satisfaisant, ce qui nous permet
d’espérer la réception du projet dans les deux prochains mois
marquant une avance sur le délai fixé contractuellement». Par
ailleurs, le wali délégué de la circonscription administrative d’El-
Harrach, Mohammed Hattab, a souligné que malgré la complexité de
l’opération, principalement en raison du lieu de son implantation,
de la présence de plusieurs canalisations d’hydrocarbures, les
travaux ont été exécutés en respectant les normes de qualité
requises en la matière. La wilaya d’Alger avec cette opération de
réhabilitation de la zone d’El-Harrach aura bénéficié d’un budget
total de 456 millions de dinars destinés à la réhabilitation des
zones industrielles et d’activité, a-t-il ajouté. Sur une question
sur l’impact du marché hebdomadaire de voitures d’El- Harrach se
trouvant à proximité de la zone, sur le déroulement des travaux de
réhabilitation, M. Hattab n’a pas exclu une éventuelle fermeture
pendant quelques semaines afin d’épargner d’éventuels retards de
réalisation.
R. A.
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