SOMMAIRE

LA UNE Le Front des forces socialistes (FFS) semble s’acheminer droit vers un mouvement de redressement à l’initiative de la base qui conteste la légitimité de la direction nationale et dénonce la transgression des statuts du parti. L’annonce de radiation de cinq membres du conseil national de la formation de Hocine Aït Ahmed, loin de tempérer l’ardeur des opposants, les a exacerbés.

09/09/06

 

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Crise au FFS

Les raisons d’un malaise

Le Front des forces socialistes (FFS) semble s’acheminer droit vers un mouvement de redressement à l’initiative de la base qui conteste la légitimité de la direction nationale et dénonce la transgression des statuts du parti. L’annonce de radiation de cinq membres du conseil national de la formation de Hocine Aït Ahmed, loin de tempérer l’ardeur des opposants, les a exacerbés.

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 Les Titres

 

Rentrée scolaire 2006/2007 aujourd'hui

7 575 000 élèves rejoindront l’école

  

Dialogue Fédérations-SGP

Reprise ce lundi

 

Malgré les déclarations de Harraoubia

La coordination du Cnes maintient la grève

 

Crash du C 130 d’Air Algérie

Les dépouilles des victimes rapatriées

 Le Trait d'Abi  

 

 Divers

 

 Conférence Afrique-Europe des sociétés

Bouteflika plaide la cause du continent

n«En Afrique, des populations entières sont en situation d’insécurité alimentaire et paient chaque jour un lourd tribut à la pauvreté et au sous-développement».

La cause du continent africain a été  une nouvelle fois plaidée par  Abdelaziz Bouteflika à l’occasion de la tenue à Alger  de la première conférence Afrique-Europe des sociétés civiles organisées. «En Afrique, des populations entières sont en situation d’insécurité alimentaire et paient chaque jour un lourd tribut à la pauvreté et au sous-développement», rappellera le Président algérien. Il ajoutera devant les participants à cette rencontre que «les statistiques africaines concernant le développement humain, sous ses différentes spécifications d’espérance de vie, de mortalité infantile, d’éducation, de santé, de nutrition et de revenus, illustrent les méfaits de la pauvreté sur notre continent». Dans son message lu par Boughazi, le chef de l’Etat fera remarquer  que même  «la détermination de la communauté internationale à venir à bout de la pauvreté extrême» se heurte à certaines contraintes dont, en particulier, «l’insuffisance des ressources pour le financement du développement», car, a-t-il expliqué, «il ne s’agit plus de continuer à appliquer, par doses homéopathiques, des thérapies qui, tout compte fait, favorisent plutôt la prolifération du mal». Pis encore, déplore-t-il, «la solidarité européenne vis-à-vis de l’Afrique» a été plutôt décevante au plan des pratiques partenariales et des moyens alloués.   Bouteflika soulignera en outre :

«En voie de marginalisation croissante, l’Afrique n’offre que peu de perspectives sérieuses, par rapport aux règles du jeu de la globalisation».

Or, de son avis, une mondialisation multipolaire, inclusive, humaine, et équitable «nécessite une approche solidaire des contraintes des pays et des populations les plus vulnérables de la planète, au Nord comme au Sud».

Sur un autre registre, le chef de l’Etat relèvera que «l’expérience de développement et d’élargissement communautaire de l’Union européenne et les progrès spectaculaires enregistrés dans la construction de l’Europe depuis le Traité de Rome, constituent pour l’Afrique, autant de références instructives et intéressantes». Il dira que  les Africains ont beaucoup à apprendre de la construction européenne, notamment les valeurs de paix, de solidarité et de co-existence pacifique, nécessaires pour assurer un développement, qui sera collectif ou ne sera pas. Toutefois se désolera Bouteflika,  l’Afrique qui «s’est dotée de mécanismes de concertation propres à faire converger ses systèmes de gouvernance et à garantir l’accroissement de ces capacités institutionnelles autour de programmes de développement étendus aux différentes échelles, nationale, régionale et continentale, et associant toutes les parties prenantes ainsi que la communauté des partenaires au développement», n’arrive pas à tirer profit de ces efforts, car souligne-t-il, «les atavismes étroitement nationaux inhibent fortement les comportements et empêchent la solidarité de s’exprimer pleinement» .   

Nadia K.

 

 Crash du C 130 d’Air Algérie

Les dépouilles des victimes rapatriées

Hier, une tristesse inexprimable régnait à l’aéroport international Houari Boumediene qui devait accueillir, dans la douleur et la dignité, les corps des trois pilotes de la compagnie aérienne Air Algérie mort il y a près d’un mois en Italie. L’emblème national était en berne. Ce qui a ajouté une note de tristesse au paysage, déjà morne de cette fin de semaine. L’arrivée des dépouilles mortelles des trois pilotes algériens, Kadid Mustapha, Taïb Bedrina et Mohamed Abdou, décédés lors du crash du C 130 d’Air Algérie à Piacenza, en Italie, a mis en émoi tous ceux qui sont venus pour saluer leur courage. Outre les familles des trois défunts, des pilotes à la retraite et en exercice, le ministre des Transports, M. Meghlaoui, et le personnel d’Air Algérie, des citoyens anonymes ont tenu à rendre hommage, comme il se doit, aux trois héros, qui, au dernier moment de leur vie, ont évité une mort certaine aux villageois de Piacenza. 10h50 minutes, des collègues des victimes ont fait sortir de l’avion à bord duquel les trois pilotes ont été rapatriés, les cercueils. Ceux-ci furent acheminés vers le salon d’honneur de l’aéroport où devait être lue la prière de l’absent. A cet instant précis, la tristesse a atteint son paroxysme. La foule était en émoi. Des youyous stridents, mêlés à des cris contrits et à déchirer le cœur fusèrent de partout. L’on ne pouvait pas retenir ses larmes car le spectacle était des plus navrant et les disparus étaient très chers. Une fois la fatiha lue à leur mémoire, les trois victimes furent transportées chacun vers son domicile familial. Il est à souligner que l’inhumation de Kadid Mustapha a eu lieu à Oran, celui de Taïb Bedrina à Gariddi. Quant à celui de Mohamed Abdou, il a eu lieu à son village natal à Dellys. Pour rappel, juste après l’écrasement de l’avion, les investigateurs italiens furent nommés par le parquet de Piacenza pour faire la lumière sur les circonstances exactes qui ont provoqué l’accident aérien survenu au sud de Milan. Le maire de Piacenza et ses habitants ont exprimé à leur manière leur reconnaissance aux trois pilotes morts qui ont tout fait pour éviter de faire des victimes parmi la population.

Djamel Oukali

 

 Réforme de la Ligue arabe

Alger veut de l’audace

La réforme de la Ligue arabe a été évoquée par le ministre des Affaires étrangères, dans l’entretien accordé au Quotidien d’Oran. «Il importe aujourd’hui d’adapter ses structures à la nouvelle donne internationale», a indiqué Bedjaoui qui soulignera par ailleurs qu’il faut «travailler posément» dans la voie d’une refonte afin qu’elle soit «en mesure de jouer le rôle qui lui incombe». «Nous devons nous convaincre d’aller de l’avant de la façon la plus audacieuse dans la voie de la réforme de cette institution qui doit absolument s’adapter à un monde devenu très difficile et très complexe», dira-t-il. Car précisera le ministre, l’important aujourd’hui est d’adapter ses structures à la nouvelle donne in

ternationale.

 Pour ce qui est de la situation qui prévaut dans le monde arabe, caractérisée par de grandes difficultés et d’immenses défis auxquels il fait face, Bedjaoui affirme que l’Algérie «souhaite que la souveraineté et l’indépendance des pays arabes ne soient entravées par aucune opposition interne ou externe». Le diplomate indiquera que l’Algérie qui «mobilise toutes ses énergies pour aller de l’avant dans cette voie, voudrait que tous les pays arabes en fassent autant». D’où l’importance de la réunion de la Ligue arabe qui se tient «dans un contexte régional et international des plus préoccupants». En fait pour Bedjaoui cette session est qualifiée de «session majeure». C’est pourquoi la nécessité d’un examen «extrêmement poussé de tout ce qui peut être fait» dans le souci d’aboutir à des «recommandations précises afin de les exécuter dans l’intérêt du monde arabe» est souhaité. Il indiquera que l’Algérie, «tend à tout mettre en œuvre pour la constitution d’un consensus arabe» autour de l’ensemble des «dossiers chauds» qui secouent la région, tels que la Palestine occupée, le blocus israélien au Liban, la situation qui prévaut en Irak, et le Soudan qui se trouve, a-t-il dit, «au bord d’une confrontation avec le Conseil de sécurité de l’ONU». Plus explicite, il dira qu’il s’agit d’«un consensus concret qui ne se contente pas uniquement de quelques paroles de compassion à l’égard des peuples arabes opprimés par toutes sortes d’agressions», ajoutant que les pays arabes ont les moyens pour pouvoir «relever tous ces défis et aller vers la paix et la prospérité, tant souhaitées par les peuples arabes». Pour l’avenir de ces derniers, «dont le besoin de considération et de développement est clair», M. Bedjaoui a souligné que «chaque Etat, chaque gouvernement a le devoir de se mettre à l’écoute de son peuple». Selon lui, «l’Algérie est certaine que lorsque l’on donne la voix au peuple, lorsqu’on lui permet de s’exprimer véritablement, il est pour la paix et la modernité». Il a également appelé les pays arabes à mobiliser «tous les moyens dans un souci de paix et de sécurité des peuples», considérant que le «monde arabe n’est pas dépourvu de moyens et que la marge de manœuvre des pays arabes n’est pas aussi faible qu’on le dit». Concernant la résolution 1701, adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU, il précisera que cette résolution était tardive, et qu’«elle n’a pas répondu aux vœux du monde

arabe».

Selma M.

 

 Migration africaine vers l’Europe

Messahel refuse de minimiser le phénomène

Le ministre a révélé que l’Algérie entend déployer les efforts nécessaires pour une prise en charge collective de ce sujet, sachant qu’elle est un pays de transit, comptant 42 nationalités.

Le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines,  Abdelkader Messahel, a indiqué mercredi à Alger que la question de la migration est «une question d’une extrême importance». Intervenant lors des  travaux de l’Assemblée générale ordinaire de l’Union des Conseils économiques et sociaux et institutions similaires d’Afrique (UCESA), organisée sous le thème «La migration et le développement» et qui ont pris fin mercredi soir à Alger, M. Messahel  a estimé qu’il s’agit là d’une «question d’une extrême importance», et évoqué longuement «les causes de cette migration ainsi que les solutions à même de juguler ce phénomène». Le ministre a ajouté que les causes de cette migration sont dues, notamment «à la pauvreté, la mauvaise gouvernance, le chômage, l’instabilité politique et les conflits armés», relevant que «c’est un terrain juteux pour les réseaux maffieux». M. Messahel a, par ailleurs, indiqué, que «l’on dénombrait 67 millions de migrants en 1965, contre 180 millions actuellement et que 17 millions d’Africains migrent d’un pays à un autre, du continent», ajoutant qu’à titre indicatif et se basant sur des statistiques espagnoles, «les migrants africains dans ce pays représentent 1%, contre 75% venant des pays d’Amérique latine et 9% des pays de l’est de l’Europe».Tout en affirmant que «les efforts fournis dans le cadre du Nepad commencent à donner leurs fruits», le ministre a indiqué

qu’«une réflexion commune entre les pays d’Afrique planche sur un plan d’actions afin de faire en sorte que les législations soient communes pour combatte les réseaux maffieux».

M. Messahel a annoncé dans ce contexte que le phénomène de migration globale sera traité les 14 et 15 septembre par les Nations-unies, affirmant que «l’Algérie entend déployer les efforts nécessaires pour une prise en charge collective de ce sujet», sachant qu’ «elle est un pays de transit, comptant 42 nationalités», a-t-il dit.

Redouane A.

 

EDITORIAL

Par  Nabil Benali

Le jour d’après

Le monde occidental commémore le 11 septembre 2001. Il le fait bien plus que par ailleurs dans le monde. Non pas que la victime d’un acte terroriste puisse se distinguer par sa nationalité ou par son origine, mais parce que les attaques contre les Twin towers ont, dès le départ, été perçues comme une agression contre l’american way of life en particulier et contre la civilisation occidentale dans son ensemble, ouvrant depuis la voie à la mise en œuvre des doctrines se basant toutes sur le fameux choc des civilisations. Si depuis, l’opinion internationale a eu droit à de multiples enquêtes à l’antipode de la version de la Maison-Blanche, investigations dont les plus percutantes ont été réalisées par les médias américains, le mystère demeure entier sur les tenants et les aboutissants de cet acte déclencheur d’une politique expansionniste américaine lancée sous la bannière de la sécurité nationale et de la liberté dans le monde. Des valeurs, cela dit, que l’on tente d’ancrer uniquement dans le monde arabe, pour l’heure, alors que nul n’ignore que la carence démocratique est quasiment planétaire. Cinq ans plus tard, de l’Afghanistan des taliban contre lesquels la guerre n’est, semble-t-il, pas finie, à la destruction du Liban par l’armée israélienne, en passant par la pression sans relâche sur la Syrie et l’Iran, sans parler de la recherche étrangement inaboutie d’Oussama Ben Laden ; ce qui marque le plus cette période reste sans nul doute l’enlisement américain en Irak. Et cette donne reste au cœur de toutes les stratégies des protagonistes dans la région. Aujourd’hui, Damas tout comme Téhéran, sans compter la lointaine Pyong Yong qui a accéléré son programme d’armement, savent que Washington n’est plus en mesure de formater le Moyen-Orient sinon à sa manière, du moins à la cadence qu’elle s’est promise dans le cadre de la guerre mondiale contre le terrorisme. Les Etats-Unis, première puissance mondiale, ne peuvent, en effet, mener deux guerres en même temps. Telles sont les limites de la superpuissance qui n’ont fait qu’encourager les Etats qu’elles ont pris à partie. Des limites qui ne sauraient nullement inspirer l’Administration Bush à revoir quoi que ce soit. Nous en avons eu la preuve éclatante par sa décision de sous-traiter la suite du programme auprès d’Israël.

N. B.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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