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Commerce
Les petits nababs de l’informel
Jamais Alger n’a
connu une prolifération de marchés informels comme ces derniers
temps où la puissance publique ne bouge pas le petit doigt.
Anarchie, vols,
esclandres, échauffourées, coups d’arraché et agressions
caractérisent la voie publique qui, une fois libérée des squatters,
est vite reconquise au grand mépris de l’ordre public. Les petits
nababs, après s’être disputés des empans de trottoir et de chaussée,
finissent à la longue, par boucler le secteur aux piétons et
automobilistes, aux fins d’écouler leurs produits de pacotille. Les
commerçants qui s’acquittent de leurs contributions sont tenus de
composer avec le négoce du parallèle qui, chaque jour que Dieu fait,
charge Netcom de débarrasser les tonnes d’immondices jonchant les
artères crasseuses. Les exemples sont légion au cœur et dans la
périphérie d’une capitale qui peine à se défaire de cette nuisance
générée par l’économie de bazar. Plus on le ressasse, plus le
phénomène prend de l’ampleur devant l’impuissance des édiles qui,
officieusement, brandissent l’argument récurrent. Implicitement,
cela signifie «mieux vaut permettre à cette catégorie de
sans-emploi de squatter la voie publique que de la laisser s’adonner
à des larcins», nous lance un responsable d’une commune. En d’autres
termes, cela résorbe le chômage, renchérissent d’autres
bien-pensants. Soit. Mais ce qui suscite un haut-le-cœur et fait
dresser les cheveux sur la tête est de voir ces petits revendeurs
prendre possession des lieux dits publics pour en faire une
propriété privée. C’est ce qui nous a été donné de constater dans
les environs immédiats du marché des Trois-Horloges ou le long de la
rue Arbadji (ex-Randon), un cas d’espèce, où certains «commerçants»
de la rue versent dans un comportement de voyous. Ils imposent leur
diktat et soumettent les chalands à leur bon vouloir. Gare à celui
qui ose contester la marchandise-rebut ou produit «tout-venant» que
lui fourgue sournoisement le marchand camelotier ! Le pôvre client
doit se faire tout petit, retourner sur ses pas pour se fondre dans
la foule avant de s’effacer. Sinon, il se voit rudoyer. Plus, il
aura droit à une litanie d’insultes, de vociférations et de menaces
de la part du commerçant ripoux qui monte sur ses ergots, se plait à
bomber le torse et bondir par-dessus son étal de fortune pour porter
l’estocade. Tout bonnement, prêt à bigorner celui qui refuse d’être
floué.
Hacène K.
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Solidarité
L’Onec
transforme ses locaux en restos du cœur
Ils sont plus d’un
millier de personnes à bénéficier chaque jours, depuis le début du
mois sacré du ramadan, d’un repas chaud, offert au niveau des quatre
restos du cœur, implantés dans les infrastructures de l’Organisation
nationale des enfants de chouhadas. En plus des familles et
personnes démunies, l’opération touche aussi les voyageurs de
passage, les étudiants étrangers. «Nous servons plus de 600 repas à
emporter au profit de familles des quartiers populaires d’Alger.
Notre plus important centre est celui de La Casbah, puisqu’il prend
en charge quotidiennement la préparation de plus de 400 repas servis
à table et emportés», nous explique jeudi le SG de l’Onec, Tayeb
Houari. Après avoir effectué, jeudi dernier, une visite d’inspection
aux quatre restos du cœur, les responsables de l’Onec ont invité la
presse et de nombreuses personnalités politiques à partager le
repas de leurs protégés. Il est à signaler qu’il n’a pas été permis
à l’équipe de l’ENTV de filmer à l’intérieur du resto de La Casbah,
cela à la demande même des personnes concernées par cette action de
solidarité. «C’est leur droit le plus légitime de veiller à leur
dignité», a approuvé M. Houari, qui a souligné aussi, que «l’idée
de mettre les locaux de l’Organisation au service des démunis, s’est
élargie à 17 wilayas». Le financement de cette opération de
solidarité se base sur un montage financier entre l’Onec et les
collectivités locales (APC et APW). Cela en plus de l’apport
appréciable des aides offertes par les âmes charitables. On append
par ailleurs qu’une cérémonie de circoncision d’une quarantaine
d’enfants aura lieu le 15 du mois courant. Touchant toujours la
classe sociale défavorisée, l’initiative est est à l’actif de l’Onec.
Habiba Ghrib
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