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Commerce

Les petits nababs de l’informel

Solidarité

L’Onec transforme ses locaux en restos du cœur

 

 09/10/06

 

Commerce

Les petits nababs de l’informel

Jamais Alger n’a connu une prolifération de marchés informels comme ces derniers temps où la puissance publique ne bouge pas le petit doigt.

Anarchie, vols, esclandres, échauffourées, coups d’arraché et agressions caractérisent la voie publique qui, une fois libérée des squatters, est vite reconquise au grand mépris de l’ordre public. Les petits nababs, après s’être disputés des empans de trottoir et de chaussée, finissent à la longue, par boucler le secteur aux piétons et automobilistes, aux fins d’écouler leurs produits de pacotille. Les commerçants qui s’acquittent de leurs contributions sont tenus de composer avec le négoce du parallèle qui, chaque jour que Dieu fait, charge Netcom de débarrasser les tonnes d’immondices jonchant les artères crasseuses. Les exemples sont légion au cœur et dans la périphérie d’une capitale qui peine à se défaire de cette nuisance générée par l’économie de bazar. Plus on le ressasse, plus le phénomène prend de l’ampleur devant l’impuissance des édiles qui, officieusement, brandissent l’argument récurrent. Implicitement, cela signifie «mieux vaut  permettre à cette catégorie de sans-emploi de squatter la voie publique que de la laisser s’adonner à des larcins», nous lance un responsable d’une commune. En d’autres termes, cela résorbe le chômage, renchérissent d’autres bien-pensants. Soit. Mais ce qui suscite un haut-le-cœur et fait dresser les cheveux sur la tête est de voir ces petits revendeurs prendre possession des lieux  dits publics pour en faire une propriété privée. C’est ce qui nous a été donné de constater dans les environs immédiats du marché des Trois-Horloges ou le long de la rue Arbadji (ex-Randon), un cas d’espèce, où certains «commerçants» de la rue versent dans un comportement de voyous. Ils imposent leur diktat et soumettent les chalands à leur bon vouloir. Gare à celui qui ose contester la marchandise-rebut ou produit «tout-venant» que lui fourgue sournoisement le marchand camelotier ! Le pôvre client doit se faire tout petit, retourner sur ses pas pour se fondre dans la foule avant de s’effacer. Sinon, il se voit rudoyer. Plus, il aura droit à une litanie d’insultes, de vociférations et de menaces de la part du commerçant ripoux qui monte sur ses ergots, se plait à bomber le torse et bondir par-dessus son étal de fortune pour porter l’estocade. Tout bonnement, prêt à bigorner celui qui refuse d’être floué.   

Hacène K.

 

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Solidarité

L’Onec transforme ses locaux en restos du cœur

Ils sont plus d’un millier de personnes à bénéficier chaque jours, depuis le début du mois sacré du ramadan, d’un repas chaud, offert au niveau des quatre restos du cœur, implantés dans les infrastructures de l’Organisation nationale des enfants de chouhadas. En plus des familles et personnes démunies, l’opération touche aussi les voyageurs de passage, les étudiants étrangers. «Nous servons plus de 600 repas à emporter au profit de familles des quartiers populaires d’Alger. Notre plus important centre est celui de La Casbah, puisqu’il prend en charge quotidiennement la préparation de plus de 400 repas servis à table et emportés», nous explique jeudi le SG de l’Onec, Tayeb Houari. Après avoir effectué, jeudi dernier, une visite d’inspection aux quatre restos du cœur, les responsables de l’Onec ont invité la presse et de nombreuses personnalités politiques  à partager le repas de leurs protégés. Il est à signaler qu’il n’a pas été permis à l’équipe de l’ENTV de filmer à l’intérieur du resto de La Casbah, cela à la demande même des personnes concernées par cette action de solidarité. «C’est leur droit le plus légitime de veiller à leur dignité», a approuvé M. Houari, qui a  souligné aussi, que «l’idée de mettre les locaux de l’Organisation au service des démunis, s’est élargie à 17 wilayas». Le financement de cette opération de solidarité se base sur un montage financier entre l’Onec et les collectivités locales (APC et APW). Cela en plus de l’apport appréciable des aides offertes par les âmes charitables.  On append par ailleurs qu’une cérémonie de circoncision d’une quarantaine d’enfants aura lieu le 15 du mois courant. Touchant toujours la classe sociale défavorisée, l’initiative est est à l’actif de l’Onec. 

Habiba Ghrib

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