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Expressions artistiques et soufisme
Mostaganem
accueille le 1er forum
Expressions
artistiques et soufisme est le thème générique du 1er Forum
international qu’organisera l’Association culturelle Nadi El Hilal
Etthaqâfi, du 10 au 12 octobre.
Lors d’un point de
presse animé avant-hier au TNA par le président de l’Association
culturelle Nadi El Hilal Etthaqâfi, Djilali Benatia, plusieurs
points ont été abordés, notamment le contenu et l’organisation de
cette manifestation dont le programme polarisera autour de deux
volets : l’un artistique et l’autre sera consacré à une série de
conférences- débats qui seront animées par des personnalités
émérites dont les Drs Dalil Boubekeur, Mustapha Cherif, Omar
Mettioui (Maroc), Mahmoud Guettat (Tunisie) Omar Sankhare (Sénégal),
Eric Geoffroy (France).
«Pour cette
première édition, et vu les moyens dont dispose l’Association, nous
avons limité le nombre des invités participants, mais nous
souhaitons que dans le futur, les pouvoirs publics se mettent de la
partie pour donner une envergure plus importante à cette
manifestation qui sera articulée, cette année autour du
«Samaâ ou le chant
spirituel comme moyen d’épanouissement et d’éducation» », selon M.
Djilali Benatia, précisant que «le forum sera un cadre d’échanges et
d’expérience entre le Maghreb et l’Orient».
La manifestation,
note-t-il, est loin d’être une rencontre de folklore, sinon elle
polarisera autour de l’importance de décortiquer les textes de cette
science ésotérique à travers des grands poètes mystiques comme
Ecchoustouri, Sidi Boumediene El Ghouti ou encore Sidi Lakhdar Ben
Khlouf dont la double valeur, spirituelle et poétique, est chargée
d’inculquer les préceptes d’ascétisme et les techniques de contrôle
de soi.
Les intervenants
lors de ce forum traiteront, fait-il remarquer, des sujets qui
puissent répondre aux grandes questions liées à tant de
questionnements, résume l’orateur, comme les secrets profonds à
dévoiler à travers les expressions artistiques en rapport avec le
soufisme, élément indispensable dans l’éducation de l’être humain.
Car «parler de soufisme c’est évoquer la musique qui est étroitement
liée à tout ce qui est sacré» laisse entendre le président de
l’association Nadi Ethhaqâfi, mettant en relief la nécessité de
préserver et promouvoir le patrimoine andalou dans toute sa
dimension.
Ainsi, neuf
associations culturelles nationales et arabes défileront, l’espace
de trois jours, sur la scène de la salle bleue de la Maison de la
culture Ould Abderrahmane Kaki pour agrémenter les veillées
artistiques du public mostaganémois.
Il s’agit de l’Assocition
Samaâ Bouzidia de Mostaganem, Association Nadi El Hilal Etthaqafi,
Association Maqâm de Constantine Association Nassim El Andalous
d’Oran, Association El Inchirah d’Alger, Association les Derwiches
tourneurs de Damas, Soltane El Mounchidine Cheikh Yacine Al Tûhâmi
d’Egypte, ensemble du Maqâm irakien avec Farida Mohamed Ali, etc..
Les chants
spirituels constituent un legs qui «se transmet dans une démarche de
moralisation collective du répertoire littéraire des chants,
mouvements et rituels et à travers des figures morales chargées
d’inculquer les préceptes d’érémitisme et d’ascétisme et les
techniques de contrôle de soi».
Hacène K.
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Animation culturelle à Bouira
Quelques nuits
en balades musicales et théâtre
Pour mettre fin à
une atmosphère de morosité extrême qui règne depuis des lustres et
qui commence à peser lourdement sur les habitants de la ville de
Bouira, bien qu’ils se soient adaptés à cet état de léthargie, mais
restent quand même sidérés devant cette passivité, la direction de
la culture a décidé d’égayer quelque peu cette importante population
qui s’ennuie à mourir. L’initiative étant d’inviter des troupes
théâtrales et des groupes musicaux venant des différentes régions du
pays, afin de se produire au niveau de la salle des fêtes de la
ville. Et c’est ainsi que les citoyens de la ville et de sa
périphérie ont eu droit à apprécier dans un climat ambiant la
première pièce théâtrale qui est passée. En fait, il s’agit de la
dernière création théâtrale de la troupe l’Univers, dirigée par Mme
Fouzia Aït El Hadj. La pièce intitulée «N’salou oualla ma n’salouch»,
a eu les faveurs du public qui n’est pas néanmoins un fin
connaisseur, mais s’est vite adapté à cette subite animation qui lui
a tant manqué. Ce fut au tour de la troupe de Batna qui s’est
illustrée par une pièce agréablement produite dont le titre n’est
autre que «El Bor». De même pour la troupe régionale de Béjaïa qui a
brillamment exécuté une nouvelle création théâtrale qui s’appelle
«La figue magique». Sur le volet de la musique, l’assistance, au
passage de pas mal de groupes amateurs, a eu l’occasion de goûter
aux divers sons de musique joués par des instrumentistes qui
promettent un bon avenir dans le domaine. Nous avons senti
l’engouement qui s’est emparé des populations à profiter des
veillées artistiques pendant le mois du ramadan. Juste quelques
nuits et puis s’en vont pour laisser place au quotidien monotone.
Farid Haddouche
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Parution
Les leviers du
terrorisme, de Liès Boukraâ
Après la parution
de son gros ouvrage intitulé «Algérie, la terreur sacrée», publié en
2002 aux éditions Favre à Lausanne (Suisse), le sociologue Liès
Boukraâ vient de faire éditer chez Chihab Editions son dernier
ouvrage de 390 pages, sous le titre «le Terrorisme : définition,
histoire idéologie et passage à l’acte» dans lequel il dissèque les
formes du terrorisme depuis l’Antiquité et la chronologie du
phénomène de la violence. Dans la première partie de l’ouvrage,
l’acteur aborde les difficultés auxquelles fait face le chercheur
sur le plan épistémologique pour situer de manière objective la
notion de terrorisme. Il cite, à titre d’exemple lors de son
intervention avant-hier à la librairie Chihab, les laboratoires des
grandes puissances dont l’esprit unipolaire impose sa vision et sa
conception concernant l’usage du terme terrorisme. L’auteur «De la
crise de la sociologie au problème de son objet» remonte à la
répression du IVe siècle av.
J.C. jusqu’aux
récents événements qui ont émaillé la dernière décennie noire en
Algérie en passant par l’époque abasside lorsque la secte chiite des
hachachine avait pignon sur rue. Dans un autre volet de son étude,
Liès Boukraâ fait œuvre d’historien et d’anthropologue. Il
répertorie les évolutions rapides de l’Europe, notamment la Sainte
Russie du début du XIXe siècle, marquée par les anarchistes
mystiques russes comme «les premiers fanatiques poseurs de bombe,
ces illuminés dostoïevskiens qui rêvaient de faire sauter les tsars
et y parvinrent quelquefois – et l’on pense aussitôt à Michaël
Bakounine, qui affronta Karl Marx au sein de la 1re Internationale,
ou au prince naturaliste et explorateur Piotr Kropotkine... ». Plus
loin, le sociologue livre des passages historiques en rappelant les
massacres des Jacobins de la France du XVIIIe siècle qui ont été
derrière la chute et la mise à mort de Louis XVI. Les Européens,
quant à eux, le terrorisme est justifié par la répression des
régimes dictatoriaux, explique l’auteur de l’ouvrage dont le dernier
chapitre met en avant les causes et les mécanismes de la violence.
H. K.
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M.Merkouche
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