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Expressions artistiques et soufisme

Mostaganem accueille le 1er forum

Animation culturelle à Bouira

Quelques nuits en balades musicales et théâtre

Parution

Les leviers du terrorisme, de Liès Boukraâ

 

 09/10/06

 

 Expressions artistiques et soufisme

Mostaganem accueille le 1er forum

Expressions artistiques et soufisme est le thème générique du 1er Forum international qu’organisera l’Association culturelle Nadi  El Hilal Etthaqâfi, du 10 au 12 octobre.

Lors d’un point de presse animé avant-hier au TNA par le président de l’Association culturelle Nadi  El Hilal Etthaqâfi, Djilali Benatia, plusieurs points ont été abordés, notamment le contenu et l’organisation de cette manifestation dont le programme polarisera autour de deux volets : l’un artistique et l’autre sera consacré à une série de conférences- débats qui seront animées par des personnalités émérites dont les Drs Dalil Boubekeur, Mustapha Cherif, Omar Mettioui (Maroc), Mahmoud Guettat (Tunisie) Omar Sankhare (Sénégal), Eric Geoffroy (France).

«Pour cette première édition, et vu les moyens dont dispose l’Association, nous avons limité le nombre des invités participants, mais nous souhaitons que dans le futur, les pouvoirs publics se mettent de la partie pour donner une envergure plus importante à cette manifestation qui sera articulée, cette année autour du

«Samaâ ou le chant spirituel comme moyen d’épanouissement et d’éducation» », selon M. Djilali Benatia, précisant que «le forum sera un cadre d’échanges et d’expérience entre le Maghreb et l’Orient».

La manifestation, note-t-il, est loin d’être une rencontre de folklore, sinon elle polarisera autour de l’importance de décortiquer les textes de cette science ésotérique à travers des grands poètes mystiques comme Ecchoustouri, Sidi Boumediene El Ghouti ou encore Sidi Lakhdar Ben Khlouf dont la double valeur, spirituelle et poétique, est chargée d’inculquer les préceptes d’ascétisme et les techniques de contrôle de soi.

Les intervenants lors de ce forum traiteront, fait-il remarquer, des sujets qui puissent répondre aux grandes questions liées à tant de questionnements, résume l’orateur, comme les secrets profonds à dévoiler à travers les expressions artistiques en rapport avec le soufisme, élément indispensable dans l’éducation de l’être humain. Car «parler de soufisme c’est évoquer la musique qui est étroitement liée à tout ce qui est sacré» laisse entendre le président de l’association  Nadi Ethhaqâfi, mettant en relief  la nécessité de préserver et promouvoir  le patrimoine andalou dans toute sa dimension.

Ainsi, neuf associations culturelles nationales et arabes défileront, l’espace de trois jours, sur la scène de la salle bleue de la Maison de la culture Ould Abderrahmane Kaki pour agrémenter les veillées artistiques du public mostaganémois.

Il s’agit de l’Assocition Samaâ Bouzidia de Mostaganem,  Association Nadi El Hilal Etthaqafi,  Association Maqâm de Constantine Association Nassim El Andalous d’Oran, Association El Inchirah d’Alger, Association les Derwiches tourneurs de Damas, Soltane El Mounchidine Cheikh Yacine Al Tûhâmi d’Egypte, ensemble du Maqâm irakien avec Farida Mohamed Ali, etc..

Les chants spirituels constituent un legs qui «se transmet dans une démarche de moralisation collective du répertoire  littéraire des chants, mouvements et rituels et à travers des figures  morales chargées d’inculquer les préceptes d’érémitisme et d’ascétisme et les  techniques de contrôle de soi».

Hacène K.

 

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Animation culturelle à Bouira

Quelques nuits en balades musicales et théâtre

Pour mettre fin à une atmosphère de morosité extrême qui règne depuis des lustres et qui commence à peser lourdement sur les habitants de la ville de Bouira, bien qu’ils se soient adaptés à cet état de léthargie, mais restent quand même sidérés devant cette passivité, la direction de la culture a décidé d’égayer quelque peu cette importante population qui s’ennuie à mourir. L’initiative étant d’inviter des troupes théâtrales et des groupes musicaux venant des différentes régions du pays, afin de se produire au niveau de la salle des fêtes de la ville. Et c’est ainsi que les citoyens de la ville et de sa périphérie ont eu droit à apprécier dans un climat ambiant la première pièce théâtrale qui est passée. En fait, il s’agit de la dernière création théâtrale de la troupe l’Univers, dirigée par Mme Fouzia Aït El Hadj. La pièce intitulée «N’salou oualla ma n’salouch», a eu les faveurs du public qui n’est pas néanmoins un fin connaisseur, mais s’est vite adapté à cette subite animation qui lui a tant manqué. Ce fut au tour de la troupe de Batna qui s’est illustrée par une pièce agréablement produite dont le titre n’est autre que «El Bor». De même pour la troupe régionale de Béjaïa qui a brillamment exécuté une nouvelle création théâtrale qui s’appelle «La figue magique». Sur le volet de la musique, l’assistance, au passage de pas mal de groupes amateurs, a eu l’occasion de goûter aux divers sons de musique joués par des instrumentistes qui promettent un bon avenir dans le domaine. Nous avons senti l’engouement qui s’est emparé des populations à profiter des veillées artistiques pendant le mois du ramadan. Juste quelques nuits et puis s’en vont pour laisser place au quotidien monotone.       

Farid Haddouche

 

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Parution

Les leviers du terrorisme, de Liès Boukraâ

Après la parution de son gros ouvrage intitulé «Algérie, la terreur sacrée», publié en 2002 aux éditions Favre à Lausanne (Suisse), le sociologue Liès Boukraâ vient de faire éditer chez Chihab Editions son dernier ouvrage de 390 pages, sous le titre «le Terrorisme : définition, histoire idéologie et passage à l’acte» dans lequel il dissèque les formes du terrorisme depuis l’Antiquité et la chronologie du phénomène de la violence. Dans la première partie de l’ouvrage, l’acteur aborde les difficultés  auxquelles fait face le chercheur sur le plan épistémologique pour situer de manière objective la notion de terrorisme. Il cite, à titre d’exemple lors de son intervention avant-hier à la librairie Chihab, les laboratoires des grandes puissances dont l’esprit unipolaire impose sa vision et sa conception concernant l’usage du terme terrorisme. L’auteur «De la crise de la sociologie au problème de son objet» remonte à la répression du IVe siècle av.

J.C.  jusqu’aux récents événements qui ont émaillé la dernière décennie noire en Algérie en passant par l’époque abasside lorsque la secte chiite des hachachine avait pignon sur rue. Dans un autre volet de son étude, Liès Boukraâ fait œuvre d’historien et d’anthropologue. Il répertorie les évolutions rapides de l’Europe, notamment la Sainte Russie du début du XIXe siècle, marquée par les anarchistes mystiques russes comme «les premiers fanatiques poseurs de bombe, ces illuminés dostoïevskiens qui rêvaient de faire sauter les tsars et y parvinrent quelquefois – et l’on pense aussitôt à Michaël Bakounine, qui affronta Karl Marx au sein de la 1re Internationale, ou au prince naturaliste et explorateur Piotr Kropotkine... ». Plus loin, le sociologue livre des passages historiques en rappelant les massacres des Jacobins de la France du XVIIIe siècle qui ont été derrière la chute et la mise à mort de Louis XVI. Les Européens, quant à eux, le terrorisme est justifié par la répression des régimes dictatoriaux, explique l’auteur de l’ouvrage dont le dernier chapitre met en avant les causes et les mécanismes de la violence.      

H. K.

 

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