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Morcellement
Désormais, du côté
de la gauche française, tout semble plus ou moins clair et l’on
connaît les prétendants, au titre de candidats, aux présidentielles
françaises de 2007, alors que du côté de la droite, tout est de plus
en plus flou. Depuis plusieurs mois, tout le monde, médias et
politiques confondus, s’est exprimé sur le manque de surprises
concernant la candidature UMP aux présidentielles. Aujourd’hui, les
choses semblent moins sûres. Après avoir écarté de son chemin
Dominique de Villepin, son principal adversaire il y a quelques mois
encore, Nicolas Sarkozy se trouve confronté à la probable
candidature de Michèle Alliot-Marie.
Cette dernière,
comme le Premier ministre actuel, est très opposée, sur un plan
idéologique, au président de l’UMP. Elle est foncièrement gaulliste
comme le chef de l’Etat, Jacques Chirac, qui, s’il ne se représente
pas, pourrait, le cas échéant, la soutenir.
Le soutien du
président de la République pourrait être idéologique mais aussi
politique pour tenter de barrer le passage à Nicolas Sarkozy.
Toutefois, tout ce battage autour d’une probable candidature d’Alliot-Marie
peut, au final, n’être qu’une tentative de déstabilisation du
ministre de l’Intérieur que beaucoup trouvent trop sûr de lui, à
quelques mois seulement du scrutin fatidique. Même Jean-Marie Le Pen
a fait des gorges chaudes de cette éventuelle candidature, qui,
selon lui, morcellerait le vote de la droite et lui serait, ainsi,
profitable, comme en 2002 où il avait largement profité de la
prolifération de candidats de tous bords.
Décidément, ces
élections, loin du conventionnalisme de 2002, nous réserveront
certainement beaucoup de surprises, dont, néanmoins, les électeurs
français seront les seuls responsables.
Fouzia Mahmoudi
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