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Béjaïa

Le RND plaide pour une taxe sur la pollution

Chaâbet El Ameur (Boumerdès)

Recrudescence des attentats meurtriers

Cherchell

Spectaculaire incendie au centre-ville

Tizi Ouzou

Des trousseaux scolaires pour les enfants nécessiteux

8 500 familles nécessiteuses recensées par la DAS

 

 09/10/06

 

 Béjaïa

Le RND plaide pour une taxe sur la pollution

Le budget affecté à la gestion des déchets au niveau local est-il suffisant ?.

L’environnement était le thème sur lequel ont tourné les débats de la table ronde animée mercredi dernier par le bureau de wilaya du Rassemblement national démocratique (RND). Y a-t-il un vide juridique concernant ce pan capital du pays ? Est-il possible de trier les déchets et les traiter ? Le budget affecté, à la gestion des déchets au niveau local est-il suffisant ? Ce sont autant de questions auxquelles ont essayé de répondre les intervenants après avoir visionné un documentaire sur l’état de l’environnement dans la wilaya et les effets de la pollution sur la santé publique . Le constat est des plus alarmants ont conclu unanimement les animateurs de la rencontre. «Cette situation nous incite en tant que parti politique à tirer la sonnette d’alarme car, il est quasi impossible de parler d’un développement durable sans une prise en charge effective de l’environnement» estiment les responsables du RND de Béjaïa. Les causes sont multiples et la responsabilité est partagée à des niveaux différents, à savoir l’Etat, les collectivités locales et la société civile, soutiennent-ils en relevant l’urgence de délocaliser la zone industrielle de Béjaïa sise au milieu d’un tissu urbain, intensification des campagnes de sensibilisation envers la société civile dans les écoles et bousculer les associations des quartiers à intervenir pour la sauvegarde des espaces environnementaux.

Il a été relevé aussi la nécessité de réglementer les décharges publiques et accélérer les projets de création des décharges contrôlées et les centres de traitement des déchets, inciter les entreprises polluantes à se doter de station d’épuration, adopter une taxe écologique et renforcer les textes répressifs sur les atteintes à l’environnement. Par ailleurs, la commission de prospection et de propositions, a passé en revue la situation de l’emploi et du social au cours de sa réu-nion mardi dernier et a estimé que le chômage est parmi «les grands problèmes» auxquels fait face la wilaya, un mal qui vient en tête selon les conclusions.

A ce propos, il est recommandé un certain nombre de mesures visant à encourager les investissements notamment du privé en facilitant la création de zones d’activités et industrielles, créations de fonds opérationnels de garanties des crédits à l’investissement par les banques, adaptation des avantages concédés par le code des investissement d’une manière plus attractive dans les zones montagneuses, doubler le nombre de contrats pré-emploi pour un encadrement meilleur du service public et des entreprises, résoudre le problème du foncier dans certaines communes, renforcer les moyens de l’Ansej, soutenir davantage le programme de mise en valeur des terres agricoles, etc..

Dans le domaine social, la commission plaide pour une politique sociale dynamique et soutenue pour amortir les effets secondaires de l’économie de marché faisant observer que la politique sociale menée actuellement «manque de transparence».

Hocine Cherfa

 

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Chaâbet El Ameur (Boumerdès)

Recrudescence des attentats meurtriers

Depuis la décennie noire, la localité de Chaâbet El Ameur, à quelque 35 kilomètres à l’est de Boumerdès, n’a jamais connu autant d’actes terroristes aussi meurtriers en peu de temps. En effet, la première quinzaine de ce mois de ramadan a été sanglante. La région, particulièrement le côté sud-ouest, a enregistré trois attentats meurtriers. Après la mort d’un militaire et plusieurs autres blessés à Aït Ali, village distant de 7 km du chef-lieu communal, lors d’une opération de déminage, l’assassinat de deux gardes communaux à Aït Boudoukhane, patelin le plus touché par la barbarie pour sa situation à l’orée d’un grand massif forestier qui met en liaison trois wilayas, à savoir Bouira, Boumerdès et Tizi Ouzou, un autre attentat plus meurtrier a été perpétré samedi dernier aux environs de dix heures du matin à Tizi L’vir, village situé à quelques encablures de la localité de Chaâbet. Trois militaires ont été mitraillés à bout portant et deux autres civils alors qu’ils tentaient de prendre la fuite. Les victimes ont été sommées de descendre d’un fourgon de transport. Les auteurs, après leur forfait, ont aussitôt quitté les lieux. Avant ce mois sacré, des explosions de bombes ont engendré des blessés à plusieurs endroits de la région. Cet énième acte terroriste a plongé la population dans une inquiétude  inégalable comme l’a affirmé un citoyen résidant dans la municipalité : «Nous en avons souffert durant les années 1990 et nous voilà replongés dans la même psychose». L’implantation de trois gardes communaux, de deux casernements militaires de la BMPJ, de la Sûreté urbaine et bientôt une brigade de gendarmerie ne semble pas suffisant pour réduire cette recrudescence. Il est à signaler que le terrorisme a été l’une des causes ayant ralenti le développement de cette commune qui recèle des potentialités humaines et matérielles non négligeables. Le caractère agricole de son sol constitue aussi une richesse sûre qui pourrait rehausser le niveau économique de la commune qui englobe une superficie de 73 kilomètres carrés.

Ali Mazouni

 

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Cherchell

Spectaculaire incendie au centre-ville

Les habitants du centre-ville de Cherchell, dans la wilaya de Tipasa, ont eu droit avant-hier, vendredi 6 octobre, à un f’tour des plus enfumés.

Non pas que les repas qui mijotaient sur les feux de leurs cuisines respectives ont tous été brûlés, mais du fait d’un spectaculaire incendie qui s’est brusquement déclaré, peu après 16 heures, dans la jardin public jouxtant les thermes de l’Ouest, un site archéologique situé en contrebas de Bab El-Gharb, en bordure de la rue qui descend de là vers le port.

L’extension rapide du feu et son importance,  les flammes, nous a-t-on dit, ont atteint par moments plusieurs mètres de haut, sont dues, selon nos sources à la présence sur les lieux d’importants amas d’herbes et de branchages secs dans leur totalité. Ce qui pourrait expliquer la rapide extension et l’importance susmentionnées des flammes.

Toujours selon nos sources, qui n’ont pas pu nous préciser si le feu était d’origine criminelle ou autre, les herbes et branchages dévorés par les flammes proviennent du site archéologique mitoyen. Ils y ont été enlevés, il y a quelques mois, par des employés de l’APC et ce, lors d’une opération de nettoyage et de désherbage des lieux.

Ce qui en soi est une bonne chose : préserver un site rustique n’est jamais suffisamment recommandé, mais ce qui ne l’est pas du tout, c’est ce qui a suivi : se débarrasser des «déchets» du site historique dans un espace public, mitoyen, fermé, il est vrai et les oublier là.

Pour en revenir à l’incendie d’avant-hier, dont la fumée a indisposé plus d’un à Cherchell, sa maîtrise et son extinction ont nécessité, nous a-t-on dit, plus de trois heures d’intenses efforts, des efforts qui ont été déployés par les éléments de l’unité de la Protection civile de la ville, des employés de l’APC, les éléments des services de sécurité et, il faut le dire, nombre de citoyens de la ville.

Mohamed Amine

 

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Tizi Ouzou

Des trousseaux scolaires pour les enfants nécessiteux

Dans le cadre de la solidarité avec les enfants scolarisés issus des familles démunies un quota de 29 400 trousseaux scolaires a été alloué sur le budget de la wilaya de Tizi Ouzou pour un montant de 10 millions de dinars avons-nous appris auprès d’un responsable de la direction locale de l’action sociale. La distribution de ces trousseaux scolaires est en cours selon notre interlocuteur et touchera les enfants scolarisés des 1ers et 2es paliers. Toujours dans le cadre de la même opération, la wilaya de Tizi Ouzou a aussi bénéficié de 4 900 autres trousseaux de 30 900 cahiers du ministère de la Solidarité nationale.

Hamid M.

 

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8 500 familles nécessiteuses recensées par la DAS

La direction de l’action sociale de la wilaya de Tizi Ouzou a recensé ces dernières années environ 8 500 familles nécessiteuses à travers tout le territoire de la wilaya dont 13 030 victimes de la tragédie nationale. Le nombre de familles donne environ en tout 42 000 personnes qui sont dans le besoin d’une aide sociale à longueur d’année notamment à l’occasion des fêtes et du mois sacré ramadan. Néanmoins, même si ces chiffres ont été émis par les maires de 67 communes, les animateurs du mouvement associatif activant dans le domaine de la solidarité plaident pour un chiffre de nécessiteux plus important que celui-ci en soutenant que de nombreuses familles démunies ne s’inscrivent pas au fichier de la DAS. Un fichier qui n’existe pas d’ailleurs. Cela a même amené le wali à le réclamer pour que l’aide de l’Etat profite réellement à ceux qui sont dans le besoin.

Hamid M.

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