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Béjaïa
Le RND plaide
pour une taxe sur la pollution
Le budget affecté
à la gestion des déchets au niveau local est-il suffisant ?.
L’environnement
était le thème sur lequel ont tourné les débats de la table ronde
animée mercredi dernier par le bureau de wilaya du Rassemblement
national démocratique (RND). Y a-t-il un vide juridique concernant
ce pan capital du pays ? Est-il possible de trier les déchets et les
traiter ? Le budget affecté, à la gestion des déchets au niveau
local est-il suffisant ? Ce sont autant de questions auxquelles ont
essayé de répondre les intervenants après avoir visionné un
documentaire sur l’état de l’environnement dans la wilaya et les
effets de la pollution sur la santé publique . Le constat est des
plus alarmants ont conclu unanimement les animateurs de la
rencontre. «Cette situation nous incite en tant que parti politique
à tirer la sonnette d’alarme car, il est quasi impossible de parler
d’un développement durable sans une prise en charge effective de
l’environnement» estiment les responsables du RND de Béjaïa. Les
causes sont multiples et la responsabilité est partagée à des
niveaux différents, à savoir l’Etat, les collectivités locales et la
société civile, soutiennent-ils en relevant l’urgence de délocaliser
la zone industrielle de Béjaïa sise au milieu d’un tissu urbain,
intensification des campagnes de sensibilisation envers la société
civile dans les écoles et bousculer les associations des quartiers à
intervenir pour la sauvegarde des espaces environnementaux.
Il a été relevé
aussi la nécessité de réglementer les décharges publiques et
accélérer les projets de création des décharges contrôlées et les
centres de traitement des déchets, inciter les entreprises
polluantes à se doter de station d’épuration, adopter une taxe
écologique et renforcer les textes répressifs sur les atteintes à
l’environnement. Par ailleurs, la commission de prospection et de
propositions, a passé en revue la situation de l’emploi et du social
au cours de sa réu-nion mardi dernier et a estimé que le chômage est
parmi «les grands problèmes» auxquels fait face la wilaya, un mal
qui vient en tête selon les conclusions.
A ce propos, il
est recommandé un certain nombre de mesures visant à encourager les
investissements notamment du privé en facilitant la création de
zones d’activités et industrielles, créations de fonds opérationnels
de garanties des crédits à l’investissement par les banques,
adaptation des avantages concédés par le code des investissement
d’une manière plus attractive dans les zones montagneuses, doubler
le nombre de contrats pré-emploi pour un encadrement meilleur du
service public et des entreprises, résoudre le problème du foncier
dans certaines communes, renforcer les moyens de l’Ansej, soutenir
davantage le programme de mise en valeur des terres agricoles, etc..
Dans le domaine
social, la commission plaide pour une politique sociale dynamique et
soutenue pour amortir les effets secondaires de l’économie de marché
faisant observer que la politique sociale menée actuellement «manque
de transparence».
Hocine Cherfa
Haut
Chaâbet El Ameur (Boumerdès)
Recrudescence
des attentats meurtriers
Depuis la décennie
noire, la localité de Chaâbet El Ameur, à quelque 35 kilomètres à
l’est de Boumerdès, n’a jamais connu autant d’actes terroristes
aussi meurtriers en peu de temps. En effet, la première quinzaine de
ce mois de ramadan a été sanglante. La région, particulièrement le
côté sud-ouest, a enregistré trois attentats meurtriers. Après la
mort d’un militaire et plusieurs autres blessés à Aït Ali, village
distant de 7 km du chef-lieu communal, lors d’une opération de
déminage, l’assassinat de deux gardes communaux à Aït Boudoukhane,
patelin le plus touché par la barbarie pour sa situation à l’orée
d’un grand massif forestier qui met en liaison trois wilayas, à
savoir Bouira, Boumerdès et Tizi Ouzou, un autre attentat plus
meurtrier a été perpétré samedi dernier aux environs de dix heures
du matin à Tizi L’vir, village situé à quelques encablures de la
localité de Chaâbet. Trois militaires ont été mitraillés à bout
portant et deux autres civils alors qu’ils tentaient de prendre la
fuite. Les victimes ont été sommées de descendre d’un fourgon de
transport. Les auteurs, après leur forfait, ont aussitôt quitté les
lieux. Avant ce mois sacré, des explosions de bombes ont engendré
des blessés à plusieurs endroits de la région. Cet énième acte
terroriste a plongé la population dans une inquiétude inégalable
comme l’a affirmé un citoyen résidant dans la municipalité : «Nous
en avons souffert durant les années 1990 et nous voilà replongés
dans la même psychose». L’implantation de trois gardes communaux, de
deux casernements militaires de la BMPJ, de la Sûreté urbaine et
bientôt une brigade de gendarmerie ne semble pas suffisant pour
réduire cette recrudescence. Il est à signaler que le terrorisme a
été l’une des causes ayant ralenti le développement de cette commune
qui recèle des potentialités humaines et matérielles non
négligeables. Le caractère agricole de son sol constitue aussi une
richesse sûre qui pourrait rehausser le niveau économique de la
commune qui englobe une superficie de 73 kilomètres carrés.
Ali Mazouni
Haut
Cherchell
Spectaculaire
incendie au centre-ville
Les habitants du
centre-ville de Cherchell, dans la wilaya de Tipasa, ont eu droit
avant-hier, vendredi 6 octobre, à un f’tour des plus enfumés.
Non pas que les
repas qui mijotaient sur les feux de leurs cuisines respectives ont
tous été brûlés, mais du fait d’un spectaculaire incendie qui s’est
brusquement déclaré, peu après 16 heures, dans la jardin public
jouxtant les thermes de l’Ouest, un site archéologique situé en
contrebas de Bab El-Gharb, en bordure de la rue qui descend de là
vers le port.
L’extension rapide
du feu et son importance, les flammes, nous a-t-on dit, ont atteint
par moments plusieurs mètres de haut, sont dues, selon nos sources à
la présence sur les lieux d’importants amas d’herbes et de
branchages secs dans leur totalité. Ce qui pourrait expliquer la
rapide extension et l’importance susmentionnées des flammes.
Toujours selon nos
sources, qui n’ont pas pu nous préciser si le feu était d’origine
criminelle ou autre, les herbes et branchages dévorés par les
flammes proviennent du site archéologique mitoyen. Ils y ont été
enlevés, il y a quelques mois, par des employés de l’APC et ce, lors
d’une opération de nettoyage et de désherbage des lieux.
Ce qui en soi est
une bonne chose : préserver un site rustique n’est jamais
suffisamment recommandé, mais ce qui ne l’est pas du tout, c’est ce
qui a suivi : se débarrasser des «déchets» du site historique dans
un espace public, mitoyen, fermé, il est vrai et les oublier là.
Pour en revenir à
l’incendie d’avant-hier, dont la fumée a indisposé plus d’un à
Cherchell, sa maîtrise et son extinction ont nécessité, nous a-t-on
dit, plus de trois heures d’intenses efforts, des efforts qui ont
été déployés par les éléments de l’unité de la Protection civile de
la ville, des employés de l’APC, les éléments des services de
sécurité et, il faut le dire, nombre de citoyens de la ville.
Mohamed Amine
Haut
Tizi Ouzou
Des trousseaux
scolaires pour les enfants nécessiteux
Dans le cadre de
la solidarité avec les enfants scolarisés issus des familles
démunies un quota de 29 400 trousseaux scolaires a été alloué sur le
budget de la wilaya de Tizi Ouzou pour un montant de 10 millions de
dinars avons-nous appris auprès d’un responsable de la direction
locale de l’action sociale. La distribution de ces trousseaux
scolaires est en cours selon notre interlocuteur et touchera les
enfants scolarisés des 1ers et 2es paliers. Toujours dans le cadre
de la même opération, la wilaya de Tizi Ouzou a aussi bénéficié de 4
900 autres trousseaux de 30 900 cahiers du ministère de la
Solidarité nationale.
Hamid M.
Haut
8 500 familles nécessiteuses recensées par la DAS
La direction de
l’action sociale de la wilaya de Tizi Ouzou a recensé ces dernières
années environ 8 500 familles nécessiteuses à travers tout le
territoire de la wilaya dont 13 030 victimes de la tragédie
nationale. Le nombre de familles donne environ en tout 42 000
personnes qui sont dans le besoin d’une aide sociale à longueur
d’année notamment à l’occasion des fêtes et du mois sacré ramadan.
Néanmoins, même si ces chiffres ont été émis par les maires de 67
communes, les animateurs du mouvement associatif activant dans le
domaine de la solidarité plaident pour un chiffre de nécessiteux
plus important que celui-ci en soutenant que de nombreuses familles
démunies ne s’inscrivent pas au fichier de la DAS. Un fichier qui
n’existe pas d’ailleurs. Cela a même amené le wali à le réclamer
pour que l’aide de l’Etat profite réellement à ceux qui sont dans le
besoin.
Hamid M.
Haut
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