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Eliminatoires de la CAN 2008 (Algérie 1 Gambie 0)

Un but et des ratages

Mustapha Berraf au Forum d’Echibeck

«On m’accuse d’avoir pris des pots-de-vin»

Bras de fer Guidoum - Haddadj

Les présidents de ligue rejettent le décret, objet du conflit

 

 09/10/06

 

 Eliminatoires de la CAN 2008 (Algérie 1 Gambie 0)

Un but et des ratages

Le président de la FAF, Hamid Haddadj, devra rencontrer aujourd’hui les présidents de ligue de football pour faire le bilan de la situation du football à l’échelle nationale après la réunion qui a regroupé hier le président aux responsables des 48 ligues de wilaya.

Le match déterminant qui devait situer les chances des Verts pour la prochaine Coupe d’Afrique des nations 2008 est finalement revenu aux camarades de Deham qui ont  néanmoins fait des ratages monumentaux. Les Verts auraient marqué davantage de buts n’était la précipitation mêlée à l’absence de stratégie offensive des poulains de Cavalli. D’ailleurs le très nom-breux public algérois, estimé à quelque 50 000 spectateurs en a eu pour son argent et ne doit nullement regretter son déplacement en cette soirée ramadanesque. Il y a longtemps que nous n’avons pas vu la sélection nationale aussi motivée et faisant le jeu face à un adversaire sérieux et coriace qui pouvait faire la différence ce soir-là à Alger. Et ce n’est pas Gaouaoui, pas sollicité durant la plupart du temps de cette rencontre qu’on peut qualifier de sens unique Mais, animés du désir de chasser ces scorpions de leur chemin, Deham et consorts ont véritablement fait le jeu et montré que cette sélection des Verts s’est sensiblement métamorphosée et que  les espoirs sont permis. Un Ziani des grands jours, un Belhadj étincelant, Saïfi qui pouvait déranger la défense gambienne et l’a d’ailleurs fait mais a manqué de pot et enfin le grand Deham qui a donné du fil à retordre au gardien gambien que seule la grande taille a sauvé du naufrage. La rencontre dans l’ensemble était plaisante. Et les phases de jeu étaient si belles que l’on se demandait à voix basse ce qui manquait à ce onze pour faire parler de lui en compétition continentale. Des petites passes, un jeu de tête à la brésilienne et le tout ponctué par des crochets si déroutants que les pauvres Crabes avaient du mal à s’en sortir. Mais, à l’approche du gardien gambien, le ballon «refuse» d’entrer. Des tirs de loin, œuvres de Ziani, Belhadj, et même des défenseurs qui ont tenté leurs chances n’ont pas eu plus de chances que les tentatives de Deham, qui est revenu en force. Il faut également mettre en exergue l’entrée de Cherrad en seconde période mais qui n’a pu faire la différence en raison du marquage dont il a fait l’objet. Sa rage de marquer n’avait d’égale que son agitation et ses déplacements durant les quarante minutes de jeu dont il avait bénéficié  Il aura fallu attendre le dernier quart d’heure du match pour que les Verts concrétisent enfin leurs nombreuses occasions. Les Scorpions réduits à 10 après une demi-heure de jeu suite à une agression sur Saïfi.

Ferhat Zafane

 

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Mustapha Berraf au Forum d’Echibeck

«On m’accuse d’avoir pris des pots-de-vin»

Invité hier du forum de l’hebdomadaire Echibeck, le président du COA, Mustapha Berraf, a affirmé dans une déclaration liminaire lue à la presse, qu’il tient à intervenir dans certains cas, surtout lorsque des dépassements ou des dérives sont constatés entraînant la déstabilisation et sapant la cohésion, car et selon lui cela perturbe la préparation des athlètes qui risquent de très mal affronter les grands rendez-vous des prochaines joutes internationales. «Cela nous amène malheureusement à réagir et à rejeter en bloc toutes les accusations car nous exigeons les preuves de ces griefs ; celles-ci doivent être transmises à la justice, institution suprême, seule apte à juger les faits comme il a été rappelé à plusieurs occasions  par le premier magistrat de notre pays», soulignera Berraf qui en appellera au président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour arbitrer ce conflit qui oppose le ministère aux différents acteurs du mouvement sportif. Le boss du COA se dira très peiné du fait que le nouveau décret régissant  les fédérations a créé une confusion totale, surtout

qu’ «aucune politique nationale du sport n’a été mise en œuvre et qu’aucun débat utile n’a eu lieu entre les différents acteurs du mouvement sportif depuis une année et demie». Berraf regrettera le fait qu’on est allé même jusqu’à l’attaquer personnellement, en faisant savoir qu’il aurait pris des pots-de-vin de l’équipementier, le Coq Sportif, réfutant ses accusations «mensongères», et avouant que les personnes qui ont fait ce genre de révélations ont fait de la prison pour des délits qu’ils avaient commis, contrairement à lui qui avait été acquitté par le passé. «C’est malheureux qu’on revient à la période où des règlements de compte se faisaient, car je croyais que tous les Algériens s’étaient réconciliés entre eux», avouera le patron du COA, qui pense que son organisme est visé par certaines personnes qui voient un danger dans l’intervention du COA, alors que celui-ci le fait dans le cadre de ses prérogatives. Revenant sur l’affaire du bras de fer entre le MJS et la FAF, Berraf affirmera qu’il n’est pas opportun de mélanger entre le ballon rond et le drapeau. «Il ne faut pas faire du football une question de souveraineté nationale. C’est vrai qu’il est un phénomène de société, mais c’est pas pour cela que le MJS doit s’ingérer dans les affaires de la FAF qui comme toutes les Fédérations nationales dépend d’une structure internationale qui a ses règles et ses lois. Maintenant, si on veut les changer, je crois qu’il est plus utile de créer un lobby et de se présenter au Congrès de cette structure pour y effectuer le changement voulu», soulignera le patron du COA, qui compte sur le bon sens de tout un chacun pour pouvoir traverser cette zone de turbulence et qui se dit apte à accepter de changer les choses, mais dans le respect des gens sans faire dans l’invective.

Anouar M.  

 

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Bras de fer Guidoum - Haddadj

Les présidents de ligue rejettent le décret, objet du conflit

Réunis dans l’urgence parce que  rien ne pouvait justifier le déplacement de tout ce beau monde à Alger, les  ligues de wilaya de  football rejettent dans la forme et dans le fond les attaques «injustifiées» dont elles font l’objet de la part du ministre de la Jeunesse et des Sports, Yahia Guidoum. Ne faisant aucune concession aux déclarations émanant du ministère, les ligues de wilaya considèrent qu’ «au moment où la fédération et les ligues  sont engagées dans la gestion des compétitions nationales et la participation des différentes équipes nationales dans les compétitions internationales, on essaie par des moyens peu orthodoxes de les détourner de leur mission principale en évoquant des motifs futiles et  subalternes». C’est ainsi que,  solidaires de leur fédération, de leur bureau fédéral, et de leur président, elles rejettent l’application de certaines dispositions  du nouveau statut type que le ministère de la Jeunesse et des Sports veut imposer. Une position qui vient ainsi conforter la position de Hamid  Haddadj dans son bras de fer avec le ministre de la Jeunesse et des Sports. De plus le moment semble bien calculé puisqu’ il ne reste que huit jours à Hamid Haddadj pour se conformer au décret 05-405, faute de quoi il fera les frais du ministre . Parmi les points de la discorde, les ligues de wilaya mentionnent également qu’elles ne peuvent accepter la limitation des mandats à un seul et le phénomène d’exclusion des ligues avant de souligner qu’elles refusent le principe de la désignation de 30 % de la composante de leur AG. Par ailleurs, il en est ressorti de la réunion de ces ligues de football qu’elles  encouragent le contrôle de l’argent public et demandent à ce que tout dépassement soit porté devant la justice, seule institution habilitée à se prononcer sur les fautes et erreurs des structures et des  dirigeants.

Entre les ligues, cela peut vouloir dire que seule la justice peut trancher dans les dépassements et que le comportement du ministre à l’égard des hommes de cette fédération est inadmissible, comme il a été à maintes fois galvaudé.     

F. Zafane

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