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Eliminatoires
de la CAN 2008 (Algérie 1 Gambie 0)
Un but et des
ratages
Le président de la
FAF, Hamid Haddadj, devra rencontrer aujourd’hui les présidents de
ligue de football pour faire le bilan de la situation du football à
l’échelle nationale après la réunion qui a regroupé hier le
président aux responsables des 48 ligues de wilaya.
Le match
déterminant qui devait situer les chances des Verts pour la
prochaine Coupe d’Afrique des nations 2008 est finalement revenu aux
camarades de Deham qui ont néanmoins fait des ratages monumentaux.
Les Verts auraient marqué davantage de buts n’était la précipitation
mêlée à l’absence de stratégie offensive des poulains de Cavalli.
D’ailleurs le très nom-breux public algérois, estimé à quelque 50
000 spectateurs en a eu pour son argent et ne doit nullement
regretter son déplacement en cette soirée ramadanesque. Il y a
longtemps que nous n’avons pas vu la sélection nationale aussi
motivée et faisant le jeu face à un adversaire sérieux et coriace
qui pouvait faire la différence ce soir-là à Alger. Et ce n’est pas
Gaouaoui, pas sollicité durant la plupart du temps de cette
rencontre qu’on peut qualifier de sens unique Mais, animés du désir
de chasser ces scorpions de leur chemin, Deham et consorts ont
véritablement fait le jeu et montré que cette sélection des Verts
s’est sensiblement métamorphosée et que les espoirs sont permis. Un
Ziani des grands jours, un Belhadj étincelant, Saïfi qui pouvait
déranger la défense gambienne et l’a d’ailleurs fait mais a manqué
de pot et enfin le grand Deham qui a donné du fil à retordre au
gardien gambien que seule la grande taille a sauvé du naufrage. La
rencontre dans l’ensemble était plaisante. Et les phases de jeu
étaient si belles que l’on se demandait à voix basse ce qui manquait
à ce onze pour faire parler de lui en compétition continentale. Des
petites passes, un jeu de tête à la brésilienne et le tout ponctué
par des crochets si déroutants que les pauvres Crabes avaient du mal
à s’en sortir. Mais, à l’approche du gardien gambien, le ballon
«refuse» d’entrer. Des tirs de loin, œuvres de Ziani, Belhadj, et
même des défenseurs qui ont tenté leurs chances n’ont pas eu plus de
chances que les tentatives de Deham, qui est revenu en force. Il
faut également mettre en exergue l’entrée de Cherrad en seconde
période mais qui n’a pu faire la différence en raison du marquage
dont il a fait l’objet. Sa rage de marquer n’avait d’égale que son
agitation et ses déplacements durant les quarante minutes de jeu
dont il avait bénéficié Il aura fallu attendre le dernier quart
d’heure du match pour que les Verts concrétisent enfin leurs
nombreuses occasions. Les Scorpions réduits à 10 après une
demi-heure de jeu suite à une agression sur Saïfi.
Ferhat Zafane
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Mustapha Berraf au Forum d’Echibeck
«On m’accuse
d’avoir pris des pots-de-vin»
Invité hier du
forum de l’hebdomadaire Echibeck, le président du COA, Mustapha
Berraf, a affirmé dans une déclaration liminaire lue à la presse,
qu’il tient à intervenir dans certains cas, surtout lorsque des
dépassements ou des dérives sont constatés entraînant la
déstabilisation et sapant la cohésion, car et selon lui cela
perturbe la préparation des athlètes qui risquent de très mal
affronter les grands rendez-vous des prochaines joutes
internationales. «Cela nous amène malheureusement à réagir et à
rejeter en bloc toutes les accusations car nous exigeons les preuves
de ces griefs ; celles-ci doivent être transmises à la justice,
institution suprême, seule apte à juger les faits comme il a été
rappelé à plusieurs occasions par le premier magistrat de notre
pays», soulignera Berraf qui en appellera au président de la
République, Abdelaziz Bouteflika, pour arbitrer ce conflit qui
oppose le ministère aux différents acteurs du mouvement sportif. Le
boss du COA se dira très peiné du fait que le nouveau décret
régissant les fédérations a créé une confusion totale, surtout
qu’ «aucune
politique nationale du sport n’a été mise en œuvre et qu’aucun débat
utile n’a eu lieu entre les différents acteurs du mouvement sportif
depuis une année et demie». Berraf regrettera le fait qu’on est allé
même jusqu’à l’attaquer personnellement, en faisant savoir qu’il
aurait pris des pots-de-vin de l’équipementier, le Coq Sportif,
réfutant ses accusations «mensongères», et avouant que les personnes
qui ont fait ce genre de révélations ont fait de la prison pour des
délits qu’ils avaient commis, contrairement à lui qui avait été
acquitté par le passé. «C’est malheureux qu’on revient à la période
où des règlements de compte se faisaient, car je croyais que tous
les Algériens s’étaient réconciliés entre eux», avouera le patron du
COA, qui pense que son organisme est visé par certaines personnes
qui voient un danger dans l’intervention du COA, alors que celui-ci
le fait dans le cadre de ses prérogatives. Revenant sur l’affaire du
bras de fer entre le MJS et la FAF, Berraf affirmera qu’il n’est pas
opportun de mélanger entre le ballon rond et le drapeau. «Il ne faut
pas faire du football une question de souveraineté nationale. C’est
vrai qu’il est un phénomène de société, mais c’est pas pour cela que
le MJS doit s’ingérer dans les affaires de la FAF qui comme toutes
les Fédérations nationales dépend d’une structure internationale qui
a ses règles et ses lois. Maintenant, si on veut les changer, je
crois qu’il est plus utile de créer un lobby et de se présenter au
Congrès de cette structure pour y effectuer le changement voulu»,
soulignera le patron du COA, qui compte sur le bon sens de tout un
chacun pour pouvoir traverser cette zone de turbulence et qui se dit
apte à accepter de changer les choses, mais dans le respect des gens
sans faire dans l’invective.
Anouar M.
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Bras de fer Guidoum - Haddadj
Les présidents
de ligue rejettent le décret, objet du conflit
Réunis dans
l’urgence parce que rien ne pouvait justifier le déplacement de
tout ce beau monde à Alger, les ligues de wilaya de football
rejettent dans la forme et dans le fond les attaques «injustifiées»
dont elles font l’objet de la part du ministre de la Jeunesse et des
Sports, Yahia Guidoum. Ne faisant aucune concession aux déclarations
émanant du ministère, les ligues de wilaya considèrent qu’ «au
moment où la fédération et les ligues sont engagées dans la gestion
des compétitions nationales et la participation des différentes
équipes nationales dans les compétitions internationales, on essaie
par des moyens peu orthodoxes de les détourner de leur mission
principale en évoquant des motifs futiles et subalternes». C’est
ainsi que, solidaires de leur fédération, de leur bureau fédéral,
et de leur président, elles rejettent l’application de certaines
dispositions du nouveau statut type que le ministère de la Jeunesse
et des Sports veut imposer. Une position qui vient ainsi conforter
la position de Hamid Haddadj dans son bras de fer avec le ministre
de la Jeunesse et des Sports. De plus le moment semble bien calculé
puisqu’ il ne reste que huit jours à Hamid Haddadj pour se conformer
au décret 05-405, faute de quoi il fera les frais du ministre .
Parmi les points de la discorde, les ligues de wilaya mentionnent
également qu’elles ne peuvent accepter la limitation des mandats à
un seul et le phénomène d’exclusion des ligues avant de souligner
qu’elles refusent le principe de la désignation de 30 % de la
composante de leur AG. Par ailleurs, il en est ressorti de la
réunion de ces ligues de football qu’elles encouragent le contrôle
de l’argent public et demandent à ce que tout dépassement soit porté
devant la justice, seule institution habilitée à se prononcer sur
les fautes et erreurs des structures et des dirigeants.
Entre les ligues,
cela peut vouloir dire que seule la justice peut trancher dans les
dépassements et que le comportement du ministre à l’égard des hommes
de cette fédération est inadmissible, comme il a été à maintes fois
galvaudé.
F. Zafane
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