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LA UNE «Il est indispensable de connaître les personnes qui ont accès au commerce extérieur pour instaurer la transparence dans les opérations et assurer la traçabilité des produits», a estimé M. Bouderbala, directeur général des Douanes, intervenant lors de la rencontre ayant réuni, hier, les Douanes et les représentants des banques.

09/10/06

 

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Saha Ramdankoum

Le Jour d’Algérie souhaite à tous ses lecteurs un bon ramadan et que ce mois soit celui de la solidarité et de l’entraide entre tous les Algériens.

 

Aïch etchouf

 

Entre deux maux, choisir le pire

Les dirigeants du RCD, ne doivent pas beaucoup s’intéresser à ce qui se passe dans le vaste monde pour oser affirmer des inepties qui datent du temps où ils étaient encore simples novices en subversion au FFS. Il ne suivent en tout cas certainement pas le feuilleton glauque des prisons secrètes de la CIA ou celui de la sous-traitance de la torture pour le compte de la quinzaine de polices politiques que compte la grande Amérique. Les scandales qui éclaboussent régulièrement les autres grands services de renseignement ne parviennent pas non plus aux oreilles de Ali Brahimi qui s’obstine à vouloir expliquer la faiblesse, certes regrettable,  de son parti, par celle, extraordinaire, d’un mythique parti de l’armée. Pourtant le patron du RCD n’hésitait pas à affirmer il y a de cela moins d’une année qu’il était prêt à s’accommoder du retour du Fis dissous sur la scène nationale, sachant l’importance que peut rapidement prendre un tel parti populiste pourvu qu’on lui lâche la bride.

 

Cheikh Ezemli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Circuits banque douanes de l’import

Des milliards transférés illégalement

«Il est indispensable de connaître les personnes qui ont accès au commerce extérieur pour instaurer la transparence dans les opérations et assurer la traçabilité des produits», a estimé M. Bouderbala, directeur général des Douanes, intervenant lors de la rencontre ayant réuni, hier, les Douanes et les représentants des banques.

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 Les Titres

 

Mustapha Berraf au Forum d'Echibeck

«On m’accuse d’avoir pris des pots-de-vin»

 

Abdelaziz Bouteflika à Batna

Que dira le Président ?

 

Terrorisme

Le Gspc s’internationalise

 

Révélations sur l'affaire Digimex

Des trous financiers à Khalifa Bank

 

Elie Jouan au Jour d’Algérie

«Les enseignants ne font jamais grève par plaisir»

 

 Le Trait d'Abi  

 Divers

 

Projection en avant-première d'Indigènes

Les Algérois ont énormément apprécié

Avant 21h00, les premiers invités commencent à affluer et prendre place dans la salle Algeria, rue Didouche Mourad, Alger. Jeunes, vieux, adolescents, ils sont venus nombreux pour voir Indigènes.

Une demi-heure plus tard, les agents sont obligés de refouler plusieurs personnes, même munies d’invitation car il n’y a plus de place. Ils quitteront les lieux difficilement, déçus. A la fin de la projection, à 23 h environ, nous avons interrogé quelques spectateurs pour recueillir leurs appréciations. «C’est un film qui rend hommage à de jeunes algériens qui avaient contribué à la libération de la France et n’ont pas eu la reconnaissance tant méri-tée !  J’ignorais cela», raconte avec émotion Nesrine, 16 ans, les larmes aux yeux. Pourquoi ces larmes ? «Ces gens sont morts pour la France et on les a jamais reconnus.» Sarah, étudiante en droit est aussi tout émue, elle est venue voir le film avec sa mère. «Il est génial ! Il nous apprend beaucoup de vérités et insiste sur le sacrifice des Algériens pour libérer la France». Karim, 35 ans, journaliste, a également adoré la projection.

«Indigènes vulgarise et explore l’histoire avec ses multiples facettes, ce qui nous permet d’avancer. Il permet aussi de dépassionner les relations entre la France et l’Algérie surtout après la loi du 23 février qui a déclenché une grande polémique dans les deux pays». Miraoui Smaïl, 71 ans mais qui en fait beaucoup moins, indique que

Indigènes met en valeur le courage, la bravoure et les valeurs des Algériens qui ont pris les armes pour libérer la France, il retrace avec finesse des moments forts de l’histoire que ce moudjahid a vécu pendant la Révolution algérienne, en 1954. «Nous avons vécu les mêmes scènes, partagé les mêmes peurs. Ce que nous, moudjahiddine, avons fait pour notre pays était dangereux mais ce que ces jeunes ont fait est grandiose. Ces braves ont commencé le combat, nous l’avons poursuivi», dit-il. Rachid Bouchareb visiblement n’a pas déçu.

Un peu d’histoire entre rires et larmes

Indigènes retrace l’histoire de jeunes Africains, Algériens, Marocains, entre autres, qui ont été enrôlés de force en 1943 comme tirailleurs dans l’armée française pour libérer la mère-patrie «la France» de l’occupation nazie. Surnommés «indigènes», ils ne se sont pas engagés avec gaieté de cœur, mais les conditions précaires de vie les y ont obligés. Un film où l’image prend plus de place que la parole, c’est la parole elle-même, on voit plus que l’on entend. Des scènes fortes en émotion, des séquences qui secouent, des petits détails qui bousculent, qui nous font tressaillir de douleur et qui font pleurer. Sans le vouloir, on plonge avec les acteurs, on partage leur peur, on vit leur mort, on assiste à leurs confidences. Bouchareb montre tout et ne rate rien. Indigènes, c’est aussi des moments d’amour, d’amitié, de rire et de solidarité. Bouchareb nous fait rire et pleurer et parfois il nous projette face à nous-mêmes, face à l’histoire. Jamel Debbouze n’a pas un rôle comique, détrompez-vous, il a le rôle d’un jeune qui s’engage dans l’armée, sans rien savoir, sans rien comprendre, sans rien connaître, un homme qui cède à la fatalité, au pessimisme, qui se contente de la situation de colonisé mais il réussit avec brio à nous faire éclater de rire, par ses mots, sa façon de parler, son interprétation.

Abdelkader (Roschdy Zem) l’ambitieux, le sergent algérien qui croit qu’il faut se surpasser pour que ses supérieurs reconnaissent ses efforts, un leurre. Il perd ses copains, il les voit mourir et il vivra toute sa vie comme un solitaire. Il n’y a pas de héros, des jeunes soldats, qui participent à une guerre à laquelle ils n’étaient pas préparés, dont ils ignoraient tout. Ils affrontent l’injustice, le mépris, la solitude, la mort avec courage et bravoure. Il n’y a pas de héros, ils le sont tous à leur façon. Jamel Debbouze, Samy Nacéri, Roschdy Zem et Sami Bouajila sont les principaux acteurs de l’histoire. A la fin, le réalisateur tient à rappeler que les pensions militaires de ces braves soldats de l’armée d’Afrique furent gelées en 1950, pourtant ils vivaient sur le sol français. Plusieurs années après avoir été rendu, l’arrêt du Conseil d’Etat qui oblige la France à les rétablir dans leurs droits légitimes, à l’égal de leurs compagnons européens, n’est toujours pas appliqué. Emu par le film, le Président français Jacques Chirac a cédé et a décrété, tout de suite après, la mise à niveau des pensions des anciens combattants issus des ex-colonies françaises avec celles des nationaux de la Métropole.

Un acquis pour Racid Bouchareb et pour tous ces hommes dont il rapporte l’histoire. Pour ceux qui n’ont pas eu l’occasion de le voir, une projection quotidienne est organisée à la salle Algeria, à partir de 13h00. Les billets d’entrée sont à 100 et à 150 DA

B. I.

 

Conférence de presse de Bouchareb

«Un film sur le 8 mai 1945»

Après Indigènes, Rachid Bouchareb compte bientôt réaliser un deuxième film sur la Révolution algérienne. «Le tournage devrait se faire à Sétif, je l’espère. Actuellement, nous sommes en phase de documentation, ce film sera la deuxième volet d’Indigènes», affirme-t-il lors de la conférence de presse qu’il a animée, hier à l’hôtel Sofitel, au lendemain de la projection de son film Indigènes en avant-première. «Si l’Etat algérien pouvait aider dans le financement, je ferais un film chaque année sur l’Algérie, il faut avoir les moyens pour cela. J’ai parlé à des producteurs algériens et ils m’ont dit que la situation est catastrophique !». Rachid Bouchareb ne sera pas prolixe, il se contentera de répondre aux questions posées. Sur le tournage du film Indigènes, il dira

qu’une partie devait être tournée en Algérie et une autre au Maroc mais pour des considérations matérielles cela ne s’est pas produit. «Des aides promises qui devaient nous parvenir de l’Algérie ne sont pas arrivées, nous devrions agir rapidement et s’adapter aux moyens dont nous disposons, c’est ainsi que le film a été tourné entièrement au Maroc, ce n’était pas prévu, le cinéma est comme ça», explique-t-il, sous-entendant qu’il n’y a pas d’autres considérations. «Le film a quand même coûté 15 millions d’euros !». Bouchareb ajoute qu’il attaque les films qui l’emballent et le sujet de la Deuxième Guerre mondiale l’a vraiment emballé. «Je savais qu’il allait provoquer un choc, il y a des gens qui ont pleuré, c’est ce que je voulais. Indigènes est l’histoire de 500 000 jeunes qui se sont engagés dans cette guerre, ce sont des hommes qui m’ont raconté leurs histoires, c’est leurs témoignages que j’ai apportés dans un film, il n’y a point de fiction». Quant au choix du titre, il dira que c’est la seule appellation qui a été donnée à ces hommes et qui existent dans les archives françaises. Indigènes sorti le 6 septembre en France se vend déjà dans une dizaine de pays. «Aujourd’hui, en France, on est prêt à faire des films sur la colonisation. Mais la presse française ne joue pas le jeu, il faut rebondir sur le sujet et ne pas le mettre aux oubliettes car c’est le travail d’association qui milite depuis 20 ans qui est occulté», déclare-t-il, rappelant que son film est une coproduction française, belge et marocaine.     

B. I.

 

Objet d’un mandat d’arrêt vieux de 9 ans

Arezki Aït Larbi fait appel au parquet d’Alger

Dans un communiqué diffusé hier, le journaliste Arezki Aït Larbi, correspondant du Figaro à Alger, a demandé «au parquet d’Alger d’instruire la police, qui invoque un mandat d’arrêt caduc vieux de neuf ans, de mettre un terme au blocage de son passeport». «Cette violation de mon droit à quitter le territoire national entrave, depuis plus de cinq mois, le libre exercice de ma profession», a-t-il tenu à préciser, tout en réaffirmant sa «disponibilité pour un procès contradictoire, qui confrontera les propos considérés diffamatoires par la partie civile et le ministère public, dit-il, aux témoignages des victimes qui avaient subi des sévices au pénitencier de Lambèse, et que j’avais cités dans mon article publié en 1994» et cela malgré la prescription des faits pour lesquels il a été condamné par défaut, en 1997. Ainsi et en s’adressant à l’opinion publique à travers ledit communiqué, le journaliste Aït Larbi revient sur les prémices de cette affaire, en déclarant qu’en date du 03 mai 2006, et après avoir déposé, auprès de la daïra de Chéraga (wilaya d’Alger), un dossier pour le renouvellement de son passeport, il a été informé un mois plus tard par un fonctionnaire, que le passeport est bloqué par la police, pour, semble-t-il, une affaire de diffamation enregistrée auprès du tribunal d’Alger. «Par le biais de mon avocat, j’ai déposé, le 14 juin 2006, une requête au parquet général exprimant ma disponibilité à répondre de cette mystérieuse affaire, pour laquelle je n’ai été ni convoqué, ni informé», lit-on sur le communiqué. Ce n’est que le 04 octobre 2006 que l’avocat de Arezki Aït Larbi a pu, à travers le procès-verbal qui lui a été remis, apprendre à ce dernier «qu’il est sous le coup d’un mandat d’arrêt lancé le 04 août 1997, par le juge d’instruction de la 1ère chambre du tribunal d’Alger et qu’il a été condamné par défaut, le 10 décembre 1997, à une peine de six mois de prison ferme». L’affaire, comme l’explique le journaliste, est liée à «une plainte en diffamation déposée par un directeur central de l’application des peines, au ministère de la Justice». Ce dernier, a-t-il ajouté, avait été «mis en cause dans un témoignage relatant les sévices infligés à des prisonniers du pénitencier de Lambèse dans les années 1980 et publié, en avril 1994, dans l’hebdomadaire l’Evénement». Déplorant par ailleurs le fait que «le mandat d’arrêt du juge d’instruction, pourtant caduc après le jugement par défaut, est toujours en vigueur dans les fichiers de la police», le journaliste ne cache pas ses appréhensions que ce mandat risque d’être utilisé, «légalement», pour son arrestation, après avoir servi au blocage de son passeport. Il s’interroge par conséquent sur les causes qui ont amené le juge d’instruction à avoir «opté pour un mandat d’arrêt (une première en matière de «délit de presse» !), au lieu de lui adresser une simple convocation». Il se demande aussi «pourquoi le jugement le condamnant par défaut à six mois de prison ferme ne lui a jamais été notifié pour lui permettre de faire opposition. Et encore sur le fait qu’il n’a pas été inquiété ni en se faisant délivrer en 2000 un passeport en moins d’une semaine après le dépôt du dossier ni en quittant à plusieurs reprises le territoire national». Il s’étonne enfin qu’il soit le seul journaliste à être exclu de la «procédure qui visait à accorder aux journalistes condamnés une grâce spéciale, que le président de la République allait promulguer à l’occasion de la fête de l’Indépendance en juillet 2006».            

Habiba Ghrib

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EDITORIAL

Par Nabil Benali

Le piège

A peine désamorcée, la crise qui secoue l’université algérienne rebondit de nouveau. Les déclarations d’un cadre du ministère de l’Enseignement supérieur qui affirme que les enseignants grévistes n’ont pas droit à leurs salaires des mois de juin et juillet derniers et au paiement de leur congé annuel risquent de mettre le feu aux poudres. La coordination du Cnes a réagi au blocage des salaires en recourant à la panoplie d’armes qu’elle a en sa possession pour se faire entendre et qu’elle utilise au gré des conjonctures. Pour cette fois, c’est le blocage des délibérations et la rétention des notes, ce qui ne manquera pas d’occasionner des désagréments à l’administration, soucieuse de marquer la fin d’une année pour pouvoir en entamer une nouvelle. Et c’est justement pour annoncer l’ouverture solennelle de cette rentrée

2006-2007 que le président de la République est aujourd’hui à Batna où il prononcera un discours en la circonstance. Est-ce un simple hasard si la reprise des hostilités entre les deux protagonistes que sont le ministère et le Cnes a coïncidé avec le déplacement de Abdelaziz Bouteflika dans la capitale des Aurès ? Tout esprit malveillant ne manquera pas de faire le lien entre les deux évènements. Ce cadre du département de Harraoubia ne pouvait, pour sa part, ignorer la programmation de l’activité présidentielle. Dès lors, à quel dessein obéit cette levée de boucliers.

La logique qui aurait pu prévaloir dans pareille circonstance est que justement les cadres de l’enseignement supérieur sont soucieux de donner de leur secteur l’image d’un département qui a retrouvé sa sérénité après une perturbation née d’une grève qui aura duré plusieurs mois. Et pour ce faire, on n’avait aucun intérêt à exacerber la tension. Bien au contraire, M. Harraoubia  aurait dû, comme il l’a récemment déclaré devant les patrons de presse, qu’il continuera à privilégier la voie du dialogue. A moins que – et c’est en fait la crainte qui gagne tous les démocrates et républicains – plus nous avançons plus elle devient palpable, c’est que quelque part en haut lieu on a décidé de durcir le jeu. Les règles du jeu ont-elles changé à la faveur de la signature du pacte économique et social qui impose de fait une paix sociale d’une durée de quatre ans ? Il est loisible de le croire car, on ne peut imaginer un ministre d’Etat, cherchant l’affrontement avec la principale force syndicale dans le monde universitaire pour la simple raison que la légalité est avec lui. Par le passé, nous avons eu affaire à des situations où l’on a allégrement fait fi de la législation du travail. L’essentiel était de mettre un terme à la crise. Mais une telle politique, si elle venait à être confirmée dans les prochains jours, risque d’être improductive dans la mesure où elle conduira à l’impasse et son corollaire la répression systématique de toutes les formes de revendications pacifiques. Un cas de figure qui n’est pas sans danger pour un pays qui a œuvré inlassablement pour changer cette image qu’on lui a si souvent collée. Celle d’un pays aux antipodes des systèmes démocratiques.

N. K.

  

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