Alger

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Marché des fruits et légumes

Dame pomme de terre, l’oignon et les autres

L’Académie d’Alger menu du forum d’El Bahdja

Phase finale de la réorganisation

Les dortoirs de AmAra-Rachid affectés aux étudiants

Indignation des professeurs et parents d’élèves

 

 09/11/06

 

 Marché des fruits et légumes

Dame pomme de terre, l’oignon et les autres

La pomme de terre est en train de se faire moins fière sur les marchés algérois. Après avoir caracolé en haut de la mercuriale, elle a fini par redescendre de son piédestal pour s’offrir à des niveaux de prix se situant entre 30 à 35 DA le kilogramme. Dans sa chute elle n’a pas manqué de précipiter celle des autres légumes, à l’image de la carotte et du navet qui, avec des coûts variant de 50 à 70 DA, particulièrement durant la période du ramadan, ont tenté, en vain, de lui ravir la première place. La baisse du prix de ce tubercule, par ailleurs consommé en grosses quantités par les familles, est due à l’arrivée, sur les étals, d’importants tonnages de pomme de terre d’arrière saison dénommée, aussi, pomme de terre nouvelle. La variété, dont d’indélicats spéculateurs avaient stocké de gros tonnages dans les chambres froides du pays pour l’écouler avec parcimonie et à des cours élevés, celle-là même qui avait, à un moment, atteint des seuils de 100 à 120 DA le kilogramme, sur certains marchés de l’Oranie est perçue, aujourd’hui, comme un produit de seconde qualité. On lui fait désormais la fine bouche. La situation, par contre, n’a guère évolué pour l’oignon. Ce légume, entrant dans la composition de nombreuses spécialités culinaires traditionnelles et auquel on attribue, par ailleurs, nombre de vertus médicinales, continue sa traversée du désert au grand dam des agriculteurs qui l’ont produit en quantités considérables. Proposé ces dernières semaines entre 15 et 20 DA, le kilogramme, son cours, sur les marchés de détail qui avait, à un moment, grimpé jusqu’à 60 et 70 DA, est redescendu à 10 DA. Des gens de la profession prédisent que, compte tenu de cette situation, ce produit risque, à terme, de se faire rare et de connaître, de ce fait, une probable flambée, durant la saison prochaine. La même situation est susceptible d’être observée pour ce qui est de la tomate dont les prix sont restés figés pendant plus de deux mois, en raison de la concurrence faite aux agriculteurs du Nord par ceux des régions présahariennes, à l’image de Biskra, qui se sont investis, en force, dans les productions maraîchères. Des beaux spécimens de ce fruit, également très apprécié par les ménages, continue de se monnayer entre 25 et 35 DA le kilogramme alors qu’habituellement, en cette saison, le consommateur devait  s’acquitter, pour un même poids, d’une somme variant de 60 à 80 DA.

Autre situation notable sur la plupart des marchés du pays, c’est cette profusion de raisin de diverses variétés et toutes aussi succulentes les unes que les autres, proposé, à partir de la fin de l’été, entre 35 et 50 DA le kilogramme et qui, arrivé en fin de saison, est vendu entre 70 et 100 DA. Il a, d’autre part, été observé l’arrivée sur les étals d’importantes quantités de dattes dont les prix, quoique excessifs pour les bourses les plus modestes sont, cependant, moindres que ceux observés l’année précédente. On peut aujourd’hui, sur les marchés populaires, emporter un kilogramme de dattes pour un prix allant de 120 à 150 DA. Il faut rappeler qu’aux premiers moments de son apparition, durant le récent mois sacré, elle était proposée à 400 DA le kilogramme, prix de plus de quatre kilogrammes de bananes dont les cours, évoluant suivant les arrivages, coûtent entre 70 et 100 DA pour un même poids.

Ahmed Mahieddine  

 

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L’Académie d’Alger menu du forum d’El Bahdja

Phase finale de la réorganisation

Une rencontre-débat a eu lieu  hier au forum de la Chaîne El Bahdja ayant pour objet «l’Académie d’Alger et les questions inhérentes à cette dernière». Plusieurs responsables de l’académie tels que le directeur de l’éducation d’Alger-centre, M. Mesbah, ainsi que des journalistes de la presse nationale étaient présents à ce rendez vous.

De nombreux sujets ont été abordés, à l’image des réformes qui ont été effectuées récemment, le nouveau découpage de ce secteur au niveau de l’algérois, qui est venu, faut-il le rappeler, en vertu du décret n° 404 d’octobre 2005 qui prescrit le découpage de l’inspection académique de la wilaya d’Alger en trois directions, en tenant compte des critères qui concernent notamment la situation géographique des établissements en question  dans le but de faciliter les différentes opérations de gestion, parce qu’il était relativement difficile pour les responsables de régenter les innombrables questions relatives à l’éducation  pour plusieurs raisons, parmi lesquelles on peut citer à titre d’exemple le nombre colossal d’établissements et de  fonctionnaires que compte la capitale  (1 000 et 40 000). 

Depuis la parution de ce texte, le ministère de l’Education national en  collaboration avec la wilaya d’Alger ont veillé à ce que ce nouveau mode d’organisation qui est d’ailleurs, faut-il l’indiquer, dans sa toute dernière phase,  soit mené d’une manière progressive pour éluder l’influence négative du  processus éducatif.

Le livre scolaire, d’un autre côté, était à l’ordre du jour de la rencontre, les différents responsables du département de Benbouzid, se sont succédé pour affirmer que les autorités compétentes ont fait cette année tout leur possible pour que  ce dernier soit à la portée de tous, y compris les plus démunis, puisque cette dernière frange a bénéficié de sa gratuité, en sus des  employés de l’éducation qui ont eu le privilège d’un livre gratuit pour un seul de leur progéniture et les élèves de première année primaire. Cependant, quelques titres notamment ceux de la cinquième et de la sixième année primaire qui ne vont pas tarder à disparaître,  ont été touchés par la pénurie. De ce fait, les élèves devront compter uniquement  sur leur solidarité mutuelle. Ainsi selon les cadres du secteur en question, tous les établissements relevant de leurs prérogatives sont dotés de livres scolaires, même s’il se trouve qu’une partie considérable d’élèves ne l’achètent pas et comptent se le procurer gratuitement.

D’autres questions ont été abordées à cette occasion telles que l’enseignement préscolaire qui sera conforme aux mœurs et traditions algériennes tout en initiant les jeunes enfants au nouvelles technologistes du siècle.              

Salah Harireche

 

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Les dortoirs de AmAra-Rachid affectés aux étudiants

Indignation des professeurs et parents d’élèves

Dans un fax parvenu hier à notre rédaction, les professeurs et les parents d’élèves scolarisés au niveau du lycée Amara-Rachid de Ben Aknoun se disent scandalisés par «la décision émanant du ministère de l’Education nationale et dont une copie nous a été adressée, et par laquelle il est demandé à la direction de l’établissement d’octroyer les dortoirs du lycée aux étudiants garçons de l’enseignement supérieur. Une décision jugée d’autant plus scandaleuse que les rédacteurs du fax précisent que ces dortoirs sont situés dans l’enceinte  de l’infrastructure pédagogique», ce qui, de leurs avis, ne manquera pas  de «générer une promiscuité inquiétante, dangereuse et inévitable» entre des garçons âgés pour les plus vieux d’entre eux de 18 ans et des étudiants adultes. Les rédacteurs se disent également inquiets des conséquences d’une telle décision qui créera inévitablement la déstabilisation dans le fonctionnement de l’établissement tant sur le plan sécuritaire que moral. Cette décision semble avoir été prise en vue de solutionner le problème des nouveaux étudiants de la cité universitaire Taleb-Abderahmane qui, après l’affectation de 5 pavillons de cette cité à des jeunes filles, se sont retrouvés sans chambre. Les étudiants sont montés au créneau en organisation une manifestation de contestation pour dénoncer cette situation de précarité d’autant que les travaux de la nouvelle cité universitaire, qui devait les accueillir, n’ont pas encore été achevés. Ainsi et en signe de solidarité  avec son homologue de l’Enseignement supérieur, le ministre de l’Education a pris sur lui d’affecter les dortoirs d’un établissement qui relève de son autorité et qui se trouve à proximité de la résidence Taleb-Abderahmane. Cette décision, est-il indiqué dans l’article 2 de la circulaire, prend effet à compter de ce mois de novembre jusqu’à la fin de l’année universitaire 2006-2007.

Nadia K.

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