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Tués
en toute impunité
Et un de plus sans
pour autant qu’une limite soit fixée. Du reste pourquoi Israël
mettrait un terme à tous ces massacres que son Tsahal perpètre à
longueur d’année contre le peuple palestinien du fait qu’il est
convaincu de son impunité. Damas et d’autres capitales arabes auront
beau qualifier de «terrorisme d’Etat» ces massacres, dont celui de
Beit Hanoun au cours duquel au moins 18 civils palestiniens, dont
des femmes et des enfants ont été tués, mais cela ne changera rien à
la situation. Toutes ces vies sont irrémédiablement perdues. 18
civils qui viendront s’ajouter à ces milliers de morts que les
Palestiniens recensent depuis des années. Ils seront pleurés par
leurs proches. Leurs cadavres seront exhibés devant les caméras de
télévisons étrangères afin d’émouvoir et partant de sensibiliser les
opinions publiques occidentales dans l’espoir peut-être qu’un jour
ces dernières se mobiliseront pour influer sur le cours des
évènements dans cette région du monde. Mais la peine est, presque,
perdue d’avance. Non pas que la justesse de la cause palestinienne
est remise en cause. Non, pour la simple raison qu’elle est opposé à
Israël. Un Etat qui bénéficie de tout l’appui de l’oncle Sam. Un
soutien auquel est venu se greffer le sentiment de culpabilité
cultivé par un matraquage médiatique sur la responsabilité de
l’Occident dans les malheurs des juifs. Il n’en fallait pas plus que
ces deux facteurs réunis exemptent Israël, le sioniste de toutes
sanctions. «L’agression sauvage israélienne est un défi à la
communauté internationale. Ce défi flagrant doit être dénoncé avec
virulence par la communauté internationale, notamment le Conseil de
sécurité de l’ONU, qui en assument l’entière responsabilité», estime
un responsable syrien dont le pays demeure l’un des rares pays
arabes à pouvoir encore élever la voix lorsqu’il s’agit de dénoncer
les crimes d’Israël. Un appel qui ne sera pas repris et encore moins
entendu. En effet, la communauté internationale, si prompte à
encourager les invasions de pays souverains à l’image de l’Irak,
s’en lave totalement les mains dès qu’il s’agit des Palestiniens. A
la limite, on leur reprocherait presque de continuer à exister et
surtout à revendiquer leurs terres. Tout comme il n’y a plus rien à
espérer du Conseil de sécurité de l’ONU, qui a toujours refusé
d’assumer ses responsabilités, s’agissant de la Palestine. Et comme
à l’accoutumée, s’il ne peut faire autrement que de se manifester
pour sauver les apparences, il prendra le soin d’édulcorer sa
réaction. Pendant ce temps, les Israéliens continueront à bombarder
des villages palestiniens. Peut-on alors leur reprocher d’utiliser
la seule arme qui leur reste pour se faire entendre, celle des
attaques kamikazes contre Israël ?
Nadia Kerraz
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