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La majorité au Sénat mise en jeu

Le RND joue à quitte ou double

Liquidations physiques, dénonciations…

Guerre des gangs à l’ouest du pays

Bouteflika regagne Alger

Une visite chinoise fructueuse

Alger abrite le 10e  Congrès des hommes d’affaires arabes

Belkhadem rencontrera les participants

Victimes du printemps noir

15 novembre dernier délai pour les dossiers

Bilan de la GN

7 640,3 grammes de cocaïne saisis en dix mois

Boghni  (Tizi Ouzou)

Démantèlement d’un réseau terroriste

Aïn-Témouchent-Alméria

 30 plages assiégées par les «harraga»

 

 09/11/06

 

 La majorité au Sénat mise en jeu

Le RND joue à quitte ou double

En réponse à la question de savoir comment la formation de l’ancien Chef du gouvernement appréhende les prochaines joutes électorales, Ahmed Ouyhia avait répondu  «chacun se prépare comme il l’entend».

C’était  le 23 septembre 2006 à l’issue de la dernière session du conseil national du RND. Pour le  SG, c’était aussi une manière de dire que «le RND est également en phase avec les grands rendez-vous électoraux» et «on se prépare activement». Si les membres du collège du Rassemblement national démocratique n’ont pas attendu les signaux de starter d’en haut pour amorcer leur campagne, entamée faut-il le souligner, très tôt à l’instar des prétendants d’autres formations,  il est utile de savoir comment perçoit M. Ouyahia ce premier test des primaires du 12 décembre. Un test révélateur sur la bonne santé de sa formation. Sachant aussi que c’est le premier pour un SG affranchi des engagements gouvernementaux. Consacré entièrement au devenir de sa formation secouée, il faut le dire par des agitations, Ahmed Ouyahia s’est trouvé  contre son gré sur une ligne de démarcation. Car depuis sa prise en main des affaires du parti, reléguée à ses proches collaborateurs, avant fin juin, le patron du siège des Asphodèles se doit de redorer le blason d’un parti terrassé par les élections de 2002. Surtout que le SG est interpellé par les anciens militants exclus du congrès de février 2002, qui font paradoxalement une campagne de déstabilisation, pour «redresser la situation» jugée désastreuse. La responsabilité de cette situation  lui est  directement imputée puisqu’il est accusé d’être l’architecte des listes des élections locales et législatives de 2002. Le RND qui a senti le goût de la défaite en 2002 n’a remarquablement pas «su» saisir l’opportunité des partielles en Kabylie de novembre 2005. Le RND a, pour rappel, essuyé un autre affront face à l’alliance tacite FFS-FLN, aidant au passage un retour fracassant du RCD qui était en déclin et laissant ainsi passer l’occasion de remporter les quelques sièges sur les six de la Kabylie mis à rude concurrence, dominé par un FLN plus ambitieux et qui en a remporté 4 sur les 6. Le RND qui compte vraisemblablement  aborder ces sénatoriales avec moins d’enthousiasme, compte tenu peut-être de la logique des sénatoriales qui est la résultante du volume de collège de chaque parti. La référence aussi retenue par les architectes du RND reste l’année-phare du renouvellement des partielles de 2003 où la formation drivée alors par l’actuel SG, tablait sur 7 à 8 sièges avant de «scorer» par 18 strapontins qui l’ont propulsée à la majorité avec 53 sénateurs, suivie du FLN avec 38. Aujourd’hui, le bureau national espère remporter  le maximum de sièges. En fait, 10 sièges suffiraient au RND pour maintenir sa majorité actuelle. Mais peut-on se contenter de dix places pour espérer garder ses ambitions dans une compétition réputée pour ses jeux de coulisses de haute voltige ? Ce n’est tout de même pas garanti par ces temps des va-et-vient des élus qui font leur «mue politique»,

oserions-nous dire. Pour preuve, en 1997, le RND totalisait 8 000 élus locaux, alors qu’en 2002 il n’a pas dépassé le cap de 2 800  avant d’être rejoint par 700 élus «travestis» d’autres formations. C’est assurément pour cette raison que le RND aborde timidement l’examen des primaires préférant pencher sur «le véritable enjeu des générales d’octobre 2007». Par ailleurs, le RND, à en croire son SG, continue évidemment à faire fi des listes communes, pour réaliser des «scores nets et purs». Le RND se réserve donc  pour les générales de 2007 pour lesquelles il compte mettre le paquet. «Une manière de reculer pour mieux sauter». Mais la crainte d’un échec est vivace. C’est pourquoi la question qui se pose

aujourd’hui est de savoir où va le RND, jadis offensif, avec sa stratégie à reculons ? Conscient que la prochaine compétition est décisive pour l’avenir des partis politiques qui appréhendent une reconfiguration fatale, «le RND, appelé à prouver ses ambitions, détient, laisse-t-on entendre, des atouts pour déloger ses rivaux». Rappelons que le RND détenait la majorité des assemblées élues depuis 1997 avec à la carte 155 députés et 68 sénateurs. Aujourd’hui, il ne compte plus que 53 sénateurs et 56 députés.  Autres temps, autres goûts. Désormais quelle place réservent les RNDistes au RND ?

Salah Bey

 

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Liquidations physiques, dénonciations…

Guerre des gangs à l’ouest du pays

La guerre des gangs spécialisés dans le trafic d’importantes quantités de drogue acheminées à partir du Maroc vers l’Algérie bat son plein, actuellement, dans plusieurs wilayas de l’ouest du pays. Ce sont également des réseaux internationaux de trafic de stupéfiants qui se livrent une guerre sans merci sur le sol algérien. Les informations faisant état de ces guerres nous ont été données par des sources sécuritaires locales qui n’écartent pas que des liquidations physiques ont déjà eu lieu entre éléments de ces gangs. «Il est toutefois difficile de prouver que telle personne avait été assassinée par tel gang et qu’il s’agit d’une liquidation physique», nous dit un officier des services de sécurité exerçant dans la wilaya de Aïn Témouchent. La concurrence entre ces réseaux de trafic de drogue est rude et des gangs n’hésitent pas à  «vendre» un autre gang, informant, par des appels téléphoniques anonymes, parfois, du passage d’un camion bourré de résine de cannabis, par exemple, disent des sources sécuritaires.

Evoquant l’affaire de la découverte il y a quelques semaines d’un yacht dont les cales contenaient 1 500 kg de résine de cannabis, a large des côtes de Béni Saf, on nous informe au groupement de la Gendarmerie nationale de Aïn-Témouchent, que ce yacht retrouvé renversé,  appartient à un Espagnol et que les acheminements de drogue, par voie maritime, à partir du Maroc, se font à travers les eaux internationales. «Cependant, les plus grandes quantités de drogue acheminées du Maroc sont transportées par route (routes nationales, chemins de wilaya…)», ajoute-t-on de même source. «La wilaya de Aïn Témouchent est géographiquement proche des frontières avec le Maroc. Les réseaux de trafic de stupéfiants transforment cette wilaya en zone de passage pour de la drogue destinée à être transportée vers le centre, l’ouest et l’est du pays», explique-t-on au groupement de la Gendarmerie nationale. «En mars 2005, nous avons découvert dans un barrage 500 kg de résine de cannabis dissimulés dans des sacs de 25 kg  sous forme de savonnettes de 250 grammes chacune», nous dit-on. «Les réseaux de trafic de drogue innovent, à chaque fois, pour tenter de tromper notre vigilance», dit-on de même source.

Les services de sécurité trouvent parfois des difficultés pour remonter les filières lors de saisies de quantités de drogue. «Les gangs ont ce qu’on appelle  un ‘code d’honneur’ et tout élément de ces gangs est liquidé physiquement s’il vend ses acolytes», apprenons-nous auprès de services de sécurité de la wilaya de Aïn Témouchent. Les responsables des services de sécurité que nous avons rencontrés attirent l’attention sur l’utilisation, par ces réseaux, de puces non identifiées dans leurs communications. Ces réseaux sont organisés en «agents de renseignements», «éléments de reconnaissance» et «éléments d’alerte», ajoutent ces sources qui expliquent que «ces réseaux sont organisés de façon à ce que ceux qui acheminent la drogue ne connaissent pas les parrains de ces gangs». 

 M. Abi

 

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Bouteflika regagne Alger

Une visite chinoise fructueuse

Le Président Bouteflika a exprimé lors des entretiens élargis avec son homologue chinois ainsi qu’avec le Premier ministre, Wen Jiabao, et le président de l’Assemblée populaire de Chine, Wu Bangguo, la volonté de l’Algérie de lier des relations stratégiques basées sur la «confiance mutuelle et l’intérêt commun»

Après l’accélération, à partir de 2000, de la croissance du volume des importations en provenance de la Chine, qui s’est hissée à la quatrième place de la liste des principaux fournisseurs de l’Algérie en exportant pour près de 1,3 milliard de dollars, l’Algérie souhaite à présent une plus importante présence des entreprises chinoises. Au terme de sa visite d’Etat en Chine et au lendemain de la 2e Conférence des entrepreneurs chinois et africains, tenue du 6 au 8 novembre en Chine, le président de la République Abdelaziz Bouteflika, a souhaité «ouvrir un champ de coopération nouveau et plus large en dehors du domaine des ressources minérales et des hydrocarbures».  Dans une interview accordée à l’APS, il a affirmé que les échanges commerciaux entre l’Algérie et la Chine ont atteint 1,7 milliard de dollars en 2005 et dépasseront largement le cap de deux milliards en 2006, indiquant que les relations de coopération entre l’Algérie et la Chine ont connu, ces dernières années, une évolution «tout à fait positive dont on ne peut que se réjouir».  C’est surtout dire qu’Alger ne compte pas se contenter du niveau actuel de ses échanges avec Pékin. La visite d’Etat couronnée par la signature d’une Déclaration sur le développement des relations de coopération stratégique en est la preuve. Elle ouvre  la voie à un nouveau type de partenariat entre les deux pays. Partenariat dont le président de la République a laissé entrevoir quelques aspects. Avant cette déclaration, lorsque le Président s’est exprimé devant le Forum algéro-chinois sur la coopération économique, et auquel ont participé des entreprises chinoises, il s’est dit  intéressé par l’expérience acquise par la Chine dans le domaine économique. «Son savoir-faire technologique, son organisation et la mobilisation des capacités humaines constituent pour nous des sources d’inspiration», a affirmé Bouteflika. Il exposera  la contrepartie en rappelant les atouts de l’Algérie qui ont trait aux importantes potentialités, ses

perspectives de développement à court et à moyen terme. «L’Algérie s’est résolument engagée dans un long processus de transformation pour l’édification d’une économie plus efficiente et plus performante», sera-t-il indiqué. Son engagement en vue de mobiliser les nouveaux capitaux et rechercher un management moderne pour les entreprises algériennes sera dans ce contexte souligné. Les entreprises chinoises sont invitées  à accompagner l’Algérie dans ce processus. «La construction de l’économie sur des bases nouvelles va bien au-delà du simple rétablissement des équilibres fondamentaux de l’économie nationale», a-t-il mentionné. La mobilisation de ressources, 100 milliards de dollars, devra  permettre à l’Algérie de susciter l’intérêt des entreprises étrangères. En parallèle, l’Etat s’engage à mener à terme  les réformes du système économique. «Le système financier et bancaire, le marché des capitaux, la mise à niveau des entreprises, le processus d’ouverture du secteur public, constituent les éléments-clés de ces réformes d’appui aux entreprises», sont autant de chantiers que le  président souhaite voir parachevés  en vue d’attirer les investisseurs étrangers.   «La coopération algéro-chinoise devra se concentrer pour le bénéfice de notre pays et des entreprises chinoises», en vue d’aller ensemble à la conquête de marchés extérieurs, notamment le marché européen, sur lequel les entreprises algériennes sont appelées à opérer librement et sans entraves douanières, estime Bouteflika. Plusieurs secteurs  susceptibles de donner un sens à ces engagements sont identifiés tels que la pétrochimie, les engrais, les résines synthétiques, les médicaments, la transformation des minéraux non ferreux, l’électronique de masse, l’agroalimentaire, les nouvelles technologies de l’information, les constructions métalliques et, enfin, la fabrication des camions. Tout en promettant la mobilisation  du gouvernement algérien de tous les moyens nécessaires et en parlant des garanties et protections assurées aux investisseurs, le président a exhorté les entreprises chinoises à s’intéresser aux différentes formes de coopération directe, notamment devant l’indispensabilité d’accéder et de maîtriser la technologie. Il souligne, à cette occasion, l’engagement de plusieurs investisseurs chinois dans des investissements en Algérie, qui «ont réalisé leurs projets dans des conditions satisfaisantes, à l’exemple de la raffinerie de pétrole d’Adrar, dans le sud du pays, fruit d’un partenariat efficace avec l’Entreprise nationale des hydrocarbures Sonatrach, pour un montant de plus de 200 millions de dollars».     

K. S.

Une déclaration et sept accords signés

La visite d’Etat du président de la République du 6 au 8 novembre en Chine, a été couronnée par la signature d’une Déclaration sur le développement des relations de coopération stratégique, ouvrant ainsi la voie à un nouveau type de partenariat entre les deux pays. La Déclaration a été signée par le chef d’Etat et son homologue chinois, Hu Jintao en présence des membres des deux délégations. Sept autres accords de coopération bilatérale ont été également signés entre les deux parties. Il s’agit notamment d’un protocole de coopération économique et technique, d’un protocole d’entente en matière de contrôle de qualité des produits industriels, d’un protocole d’entente de contrôle des  denrées alimentaires et d’un accord sur le transport civil.

Karima Sebai

 

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Alger abrite le 10e  Congrès des hommes d’affaires arabes

Belkhadem rencontrera les participants

Tout est fin prêt pour que l’Algérie abrite le 10e Congrès des hommes d’affaires arabes du 18 au 21 du mois en cours auquel participeront en tout 500 hommes d’affaires issus de 17 pays. 200 investisseurs étrangers ont confirmé leur participation ainsi que 200 Algériens, en attendant la fin des inscriptions qui prévoient la confirmation de la participation d’une centaine d’autres investisseurs. Selon  Omar Ramdane, président du Forum des chefs d’entreprise (FCE), organisateur du congrès, c’est une tradition instaurée depuis «l’institution de l’Union des hommes d’affaires arabes en 1997».

Lors de sa 9e édition qui s’est déroulée à Doha (Qatar), il a été décidé de confier l’organisation de la 10e édition à l’Algérie par le biais du Forum des chefs d’entreprise.

La proposition de l’Union des hommes d’affaires arabes de tenir son 10e Congrès en 2006 à Alger procède fondamentalement de l’évaluation des opportunités jugées importantes qu’offre aujourd’hui l’économie algérienne à l’investissement arabe, a-t-il expliqué au cours d’une conférence de presse tenue hier à l’hôtel Hilton. Concernant l’intérêt des hommes d’affaires algériens pour ce rendez-vous, il est dicté par l’importance des investissements arabes en Algérie qui dépassent  les 5,7 milliards de dollars durant la période écoulée de l’année en cours, avance M. Ramdane qui s’appuie sur des statistiques fournies par l’Andi (Agence nationale du développement des investissements). Des chiffres qui n’incluent pas les projets en cours de réalisation.

Les thèmes à aborder durant cette rencontre concerneront le  développement de l’investissement dans la région arabe  «qui focalise, depuis de longues années, l’attention et les efforts des pouvoirs publics dans les pays arabes autant que ceux de la communauté des entrepreneurs et des hommes d’affaires arabes».

«Les progrès remarquables ont été accomplis pour ce qui est de l’élimination progressive des obstacles au libre commerce entre pays arabes, dans le cadre notamment de l’édification de la zone arabe de libre-échange», estime le FCE.  Prendront part également à ce 10e Congrès, plusieurs associations d’hommes d’affaires de quinze pays arabes membres de l’UHAA (Union des hommes d’affaires arabes) et des représentants de grandes sociétés arabes et d’anciens ministres. Omar Ramdane en cite, entre autres, l’ancien Chef du gouvernement du Koweït, de la Jordanie, le P-DG du Fonds arabe de l’investissement. A souligner que le secrétaire général de la Ligue arabe sera également présent. Cette rencontre permettra aux hommes d’affaires arabes de rencontrer le Chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem pour leur donner un aperçu sur les développements économiques réalisés par l’Algérie et les mesures législatives prises en faveur des investisseurs.

Le Congrès sera rehaussé par l’organisation d’ateliers de travail sur les opportunités d’investissement offertes notamment dans les secteurs du tourisme, des banques, de l’agriculture, des technologies de l’information, de l’habitat, des transports et des télécommunications. Des visites avec les ministres algériens des secteurs concernés sont également prévues.

Fatima Arab

 

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Victimes du printemps noir

15 novembre dernier délai pour les dossiers

Dans un communiqué rendu public hier, la Coordination des aârouchs, daïras et communes de Tizi Ouzou  rappelle aux familles des victimes du Printemps noir que le dernier délai pour le dépôt des dossiers de reconnaissance et d’indemnisation conformément au décret présidentiel

n° 06-269 du 15 août 2006  prorogeant le délai initial de dépôt des dossiers est fixé au 15 novembre courant. La CADC  exhorte les familles des victimes  de procéder au dépôt des dossiers dans les délais fixés afin d’éviter «tout désagrément» qui découlera d’un retard dans le respect des délais et de la procédure fixés par le décret présidentiel.   

Selma. M.

 

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Bilan de la GN

7 640,3 grammes de cocaïne saisis en dix mois

Pas moins de 2 309 affaires de stupéfiants ont été traitées durant les dix premiers mois de l’année en cours causant l’arrestation de 3 422 personnes dont 2 667 ont été placées sous mandat de dépôt et 755 mis en liberté provisoire. Ces chiffres ont été communiqués hier par les services de la Gendarmerie nationale qui précisent que 3086,556 kg de cannabis, 7640,3 grammes de cocaïne et de 30889 psychotropes en comprimés ont été saisis durant la même période. Par ailleurs, dans le cadre de la lutte contre le trafic illicite de stupéfiants, les gendarmes du groupement d’Oran ont pu saisir, lors d’une perquisition opérée avant-hier au niveau d’un domicile situé dans la localité de Chetaibo, trois kilogrammes de kif traité. Deux kilos de kif et 14 millions de centimes ont été également saisis dans un autre domicile dans la même circonscription.           

N. B.

 

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Boghni  (Tizi Ouzou)

Démantèlement d’un réseau terroriste

Un important groupe de soutien aux groupes armés terroristes vient d’être démantelé par les services de sécurité en cette fin de semaine à Boghni dans le sud de la wilaya de

Tizi Ouzou, avons-nous appris de sources sécuritaires. C’est au bout de longues investigations des éléments de la BMPJ de Boghni, que ce réseau constitué par 13 individus a été démantelé. Présentés avant-hier devant le procureur de la République près le tribunal de Draâ El Mizan, 4 d’entre-deux ont été placés sous mandat de dépôt alors que les neuf autres ont été remis en liberté provisoire. Selon nos sources, les 4 mis en cause inculpés auraient participé à l’attentat terroriste  du ramadan dernier ayant coûté la vie à un policier à la sortie nord de la ville de Boghni. Par ailleurs, il est à rappeler que durant la journée de mardi dernier, un terroriste avait été capturé par les éléments de l’ANP au cours d’une opération antiterroriste dans le massif forestier de Boumahni surplombant la ville de Boghni.   

Hamid M.

 

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Aïn-Témouchent-Alméria

 30 plages assiégées par les «harraga»

 «Tout a commencé lorsque deux harragas d’Aïn-Témouchent ont appelé pour dire qu’ils ont réussi dans leur tentative, faite en 2005, de joindre le petit port d’Alméria, en Espagne, à bord d’une embarcation volée», nous disent des jeunes de cette wilaya, entre deux pensées de quitter le pays.

De notre envoyé spécial à Aïn-Témouchent

M. Abi

Cette nouvelle a encouragé beaucoup d’autres candidats à faire la même tentative, ajoute-t-on. C’est alors que le rush a commencé sur les 80 kilomètres de littoral que compte cette wilaya. Deux autres embarcations ont été volées. Prenant conscience de l’ampleur prise par ce «phénomène», les autorités locales ont vite fait de prendre des mesures pour tenter de juguler cette volonté «collective» de join-dre l’Europe. «Des mesures préventives et répressives ont été prises pour juguler ce phénomène», nous disent des sources sécuritaires de la wilaya d’Aïn-Témouchent. Ces mesures consistent, principalement, selon ces sources, à lutter contre les vols d’embarcations et, par là, décourager les tentatives d’immigration. Ces mesures consistent, principalement, à obliger les propriétaires d’embarcations à signaler aux autorités concernées tout déplacement, même d’un port vers un autre, à l’intérieur du pays, ainsi que d’identifier ces embarcations. Les

«harraga» achètent, également, des moteurs pour équiper les embarcations à bord desquelles ils veulent faire l’aventure. «Nous avons pris des mesures obligeant l’identification des moteurs afin de faire face à cette situation qui prend de l’ampleur», poursuivent des sources sécuritaires dont les corps auxquels elles appartiennent sont représentés dans la commission de sécurité de la wilaya d’Aïn-Témouchent.

La commission de sécurité en alerte

C’est l’alerte à la commission de sécurité de la wilaya d’Aïn-Témouchent depuis le début de la déferlante de «harraga», apprenons-nous auprès d’une source proche de cette institution. «Depuis cette déferlante, cette commission se réunit souvent et même en session extraordinaire», ajoute cette source. Présidée par le wali et composée par des membres permanents, dont la Gendarmerie nationale, la police, la Protection civile, la direction de la pêche et la direction des transports, cette commission comprend, également, des membres non permanents, dont la garde communale et les daïras et APC côtières. «La situation actuelle est délicate et nous impose des réunions fréquentes», selon cette source.

Les mesures prises contre ce «phénomène» sont-elles suffisantes pour convaincre les jeunes de cette wilaya à ne pas tenter cette aventure ? «Le problème de fond reste le malaise social. Difficile de lutter contre ce phénomène quand les jeunes n’ont pas de perspectives», poursuit cette source. A la wilaya

d’Aïn-Témouchent, les chiffres sont significatifs du malaise social vécu par la population. Un taux de 15 % et une déperdition scolaire de 6,19 % sont enregistrés chez cette population dont 62 % ont moins de 30 ans. Cette wilaya, née du découpage administratif de 1984, ferait face, pour la première fois de son existence, à cette déferlante de «harraga», selon des sources sécuritaires. La situation est difficile à maîtriser, selon ces sources.

Les offres d’emploi ne sont pas nombreuses dans cette wilaya. Dans les cafés ou autres lieux publics, l’«aventure réussie» des deux «harraga» qui ont inspiré ces jeunes revient souvent dans les discussions. Très nombreux sont ceux qui rêvent de connaître la même «réussite» et font tout pour suivre le même cheminement.

10 à 20 millions pour le voyage

La déferlante aidant, «l’immigration secrète», comme on l’appelle, dans la wilaya d’Aïn-Témouchent, des micro-activités sont nées à la faveur des «harraga». Des activités très rentables pour ceux qui organisent des départs pour des «harraga». La destination est le petit port d’Alméria, en Espagne. Les mesures prises par les autorités concernées pour mettre fin aux vols d’embarcations à bord desquelles les

«harraga» tentent de joindre ce port, ont donné naissance à réfléchir à ces candidats à l’immigration clandestine. Ceux-ci s’organisent pour acheter des embarcations qui seront utilisées dans leurs voyages parfois périlleux car ne disposant d’aucune connaissance en matière de navigation maritime ni ne pouvant prévoir les conditions climatiques. Trouver des candidats au départ vers ce pays est loin de constituer une chose difficile. Au cours de notre séjour dans cette wilaya, nous avons tenté d’entrer en contact avec des «harraga» qui prépareraient l’aventure. Nous avons rencontré quatre jeunes qui ne rêvent que de prendre la mer depuis que les deux «harraga» ayant réussi à joindre le petit port espagnol d’Alméria ont annoncé avoir réussi le voyage. Ces quatre jeunes qui se trouvent tous au chômage, malgré eux, disent-ils, se rencontrent, chaque jour, dans un café de cette wilaya. Abdelkrim, la trentaine, travaillait, jusqu’à un passé récent, dans une sablière de cette wilaya. «Je me faisais suffisamment d’argent pour mener une vie ordinaire, m’acheter des vêtements et même faire près de 500 DA d’économie par jour», nous dit-il. «Cette sablière a été fermée à cause d’une absence d’autorisation d’extension et je me retrouve au chômage. Je ne pense désormais qu’à partir», ajoute ce jeune. Ayant presque le même âge, les trois autres jeunes disent, eux, ne pas avoir eu l’occasion de travailler. «Nous ne demandons qu’à travailler. C’est, semble-t-il, trop demander. On ne nous laisse pas le choix. Nous voulons tenter notre chance sous d’autres cieux, comme l’ont fait d’autres», lancent-ils. Dans la wilaya d’Aïn-Témouchent, comme un peu partout ailleurs, ils ne sont pas les seuls à être du même avis. «Je connais quelqu’un qui vend son embarcation, assez puissante pour nous mener jusqu’au petit port d’Almeria. Le prix est de 100 millions de centimes. Nous devons partager ce prix entre nous et d’autres éventuels candidats à ce départ», dit l’un de ces quatre

«harraga». Ce sont, en moyenne, 8 à 12 «harraga» qui montent à bord d’une embarcation pour le voyage. Le prix de cette embarcation est partagé entre eux. Nous sommes seulement quatre et le nombre est insuffisant pour partager le prix de cette embarcation. «Nous devons être, au moins 8. Je connais un voisin. Il veut partir. Il sera de la

partie», lance l’un de ces quatre jeunes. «Ce n’est pas le nombre de candidats qui manque mais il faut connaître nos futurs compagnons pour ce voyage. La discrétion doit être de rigueur ainsi qu’il faut s’assurer qu’ils sont prêts à participer à l’achat de cette embarcation», ajoute-t-il. «Quand nous serons au complet, nous discuterons des dispositions à prendre pour éviter d’être pris par la Gendarmerie nationale». «Nous partirons la nuit», intervient un autre. «On discutera de ces détails après l’achat de l’embarcation», explique un autre. Nous sommes convenus pour un rendez-vous le lendemain, au même café. «N’oublie pas de passer le bonjour à Hacène», me dit un de ces jeunes. Hacène est notre contact. Ce même Hacène nous met en contact avec un certain Djillali, passeur, lui, âgé de 35 ans. Celui-ci demande 15 millions de centimes pour le voyage. «Vous serez une dizaine de personnes et nous serons au port d’Alméria dans moins de dix heures», nous dit-il. «Nous n’avons pas toute la somme sur nous», lui avons-nous répondu, histoire d’éviter un engagement ferme pour participer à ce voyage et de lui remettre une avance sur cette somme. Un rendez-vous a été fixé pour le lendemain.

12 plages et criques sur 30 surveillées

La wilaya d’Aïn-Témouchent compte 30 plages et criques. Des points de départs pour les «harraga», de plus en plus nombreux, ces derniers temps. «Nous avons placé des postes de surveillance dans 12 de ces plages et criques», nous dit-on, avant-hier, au groupement de la Gendarmerie nationale d’Aïn-Témouchent. Pourquoi ne pas avoir installé des postes de surveillance dans les 30 plages et criques de cette wilaya ? «C’est par faute de locaux. Ces 12 points de surveillance appartiennent à la Gendarmerie nationale, à la police et à la Protection civile et avaient été installés lors de la saison estivale. Il s’agit de locaux aménagés», ajoute-t-on. «Notre intervention se fait sur terre. L’action sur mer est menée par les garde-côtes»,  explique-t-on à ce groupement de la Gendarmerie nationale. Les services de sécurité, dans cette wilaya, ont alerté sur l’ampleur prise par l’ «immigration

secrète». «Il s’agit, actuellement, de micro-activités autour de ce phénomène avéré très rentable pour les passeurs. Dans quelques années, et si rien n’est fait, de véritables réseaux peuvent être installés dans cette partie du pays», avertissent des sources sécuritaires locales. Des candidats à cette immigration ont trouvé la mort dans des noyades, notamment, et d’autres ont été arrêtés, apprenons-nous de ces sources. «Plusieurs personnes ont été arrêtées pour escroquerie et extorsions de fonds pour avoir escroqué des «harraga», se faisant passer pour des passeurs et leur demandant de l’argent pour, soi-disant, «acheter des moteurs pour des embarcations avant de disparaître dans la nature», disent ces sources.

«C’est dire que le phénomène de l’immigration secrète draine de nombreuses personnes, notamment ceux qui y trouvent un véritable filon d’or en escroquant des candidats à l’immigration clandestine prêts à payer le prix fort pour quitter le pays», ajoutent ces sources qui ne cachent pas leur «douleur» de voir tous ces jeunes qui veulent partir vers un autre pays. «Nous luttons avec tout ce dont nous disposons comme moyens contre l’immigration clandestine. Cela ne suffit pas car le mal est profond. Il s’agit d’un malaise social dont souffrent de nombreux jeunes de cette wilaya. La solution réside dans l’amélioration des conditions de vie de ces jeunes», explique un officier des services de sécurité. Les côtes espagnoles se trouvent à 94 kilomètres, à vol d’oiseau, des côtes

d’Aïn-Témouchent. Une distance équivalent à celle séparant Alger de Dellys. 

  1. B.

 

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