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LA UNE En réponse à la question de savoir comment la formation de l'ancien Chef du gouvernement appréhende les prochaines joutes électorales, Ahmed Ouyahia avait répondu : «Chacun se prépare comme il l'entend».En réponse à la question de savoir comment la formation de l'ancien Chef du gouvernement appréhende les prochaines joutes électorales, Ahmed Ouyahia avait répondu : «Chacun se prépare comme il l'entend».

09/11/06

 

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 Albert Nallet, ancien combattant de l'armée française en Algérie

 

«Il fallait écouter les Algériens en 1945»

 

 

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Aïch etchouf

 

Paroles, paroles

Si nous devions nous fier aux chaleureux messages de félicitations et de congratulations que s’échangent régulièrement, Abdelaziz Bouteflika et Mohamed VI, on pourrait croire à une véritable histoire d’amour entre  l’Algérie et le Maroc. Pourtant, sitôt sortis des messages protocolaires de circonstance, force est de reconnaître que les choses ne sont pas si roses qu’il y paraît. Le ton est soudain bien moins diplomatique et les bons sentiments bien moins évidents.

Il aura ainsi suffi que le souverain chérifien évoque, en termes agressifs, la question du Sahara occidental pour que la réponse fuse le jour même à partir de Pékin de la bouche du Président algérien pour le rappeler à la nécessité du respect de la légalité internationale. Gageons cependant que cette énième escarmouche entre les deux hommes ne les empêchera pas, dès la prochaine occasion, de s’envoyer des monceaux de messages fleuris qui seront comme il se doit, lus en ouverture des journaux télévisés des deux pays.

 

Cheikh Ezemli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La majorité au Sénat mise en jeu

Le RND joue quitte ou double

En réponse à la question de savoir comment la formation de l'ancien Chef du gouvernement appréhende les prochaines joutes électorales, Ahmed Ouyahia avait répondu : «Chacun se prépare comme il l'entend».

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hjghjghj

 Les Titres

 

Liquidations physiques, dénonciations…

Guerre des gangs à l’ouest du pays

 

Aïn-Témouchent-Alméria

30 plages assiégées par les «harraga»

 

 Le Trait d'Abi
 
 Divers

 

11 e  Salon du livre

Ghlamallah a émis des réserves sur 500 titres

Ces livres au nombre de 500 ont été édités par des maisons d’éditions égyptienne, libanaise, et syrienne, est-il indiqué.

Des ouvrages liés à la violence, à l’intégrisme, au terrorisme, à la pornographie, à la fatwa étrangère, à l’attaque contre le soufisme et à l’appel au djihad ont fait l’objet de réserves émises par le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs. Ces livres au nombre de 500 ont été édités par des maisons d’éditions égyptienne, libanaise, et syrienne, est-il indiqué. De même qu’il sera précisé par M. Tamine, chargé de la communication au département de Ghlamallah  que le ministère a décidé  d’interdire l’importation du Saint Coran pour avoir constaté «des erreurs au niveau du contenu», lors du précédent Salon. Toutefois, le ministère  a délivré 130 autorisations à des exposants étrangers de différents pays, notamment arabo-musulmans, des Etats-Unis, de la France et de la Grèce, pour participer au 11e Salon international du livre qui se déroule actuellement à Alger. Cependant et afin de marquer l’évènement, le ministère des Affaires religieuses et des Waqfs, sera-il souligné à l’APS, a participé au Sila avec 60 titres, composés du Saint Coran, de livres religieux, de revues, de cassettes audio et de CD. A ce propos, M. Tamine a fait savoir que le ministère édite régulièrement, sous le haut patronage du président de la République, un lot de livres du Saint Coran. A cet effet, 160 000 exemplaires du Coran (grand, moyen et petit formats) ont été édités pour l’année 2006. Il a également été édité sous forme de CD et de cassette-audio. Le Sain Coran a été édité en langue arabe et en langue  française. «C’est M. Hamza Boubekeur, ancien recteur de la mosquée de Paris et père de l’actuel recteur (Dalil), qui l’a traduit en français et sa traduction  reste une référence et est reconnu mondialement», a noté M. Tamine. La traduction du Saint Coran en langue  amazight, relève-t-il, reste «une autre préoccupation» du ministère des Affaires religieuses. A cet effet, le responsable de la communication au ministère a précisé que c’est «l’actuel président du Conseil scientifique des affaires religieuses de la wilaya de Tizi Ouzou, El- Hadj  Mohamed Tayeb, qui se charge de cette opération, en traduisant pour le moment six (6) hizb (parties)». M. Tamine a indiqué que cette opération (traduction) est financée par le Complexe royal saoudien d’impression du Livre saint. «A l’heure actuelle, les six (6) hizb sont édités sous forme de livres, de cassettes et de CD», a-t-il souligné. Dans le même contexte, «il a  indiqué que le ministère des Affaires religieuses a également pensé aux non-voyants en imprimant le Saint Coran en braille. Le ministère a acheté les droits d’auteur auprès des  Emirats arabes unis et procédé au tirage de 3 000 exemplaires qui ont été distribués aux centres spécialisés», a-t-il dit précisant qu’un seul exemplaire a coûté au ministère 10 000 DA.

Selma .M

 

Roman arabe

Quel avenir ?

Pour Youssef Toufik, écrivain et traducteur d’origine irakienne et qui vit en Italie, le roman arabe d’aujourd’hui a progressé et su s’imposer sur le marché international et a pu acquérir une dimension internationale, par son style, ses idées et les thèmes abordés. Il illustre ses dires avec les dernières parutions en Arabie saoudite de certaines écrivaines, jeunes et talentueuses, qui critiquent leurs sociétés et font tomber les masques et parlent de leurs vérités, entre autres «Banate Eriadhs» (filles de Riad). «J’ai été impressionné par ces écrits ! Une merveille ! L’on ressent profondément le sentiment et l’âme de l’écrivaine, ses pensées les plus intimes, ses peurs, ses frustrations. Je pense que le roman arabe commence à intégrer une dimension internationale extraordinaire».  Prenant la parole à son tour, Jolanda Guardi, enseignante italienne d’arabe à l’Université de Milan (Italie), déclare qu’aujourd’hui les écritures maghrébines en arabe ne sont pas intégrées dans le roman arabe. «En Italie par exemple, le roman arabe c’est le roman oriental, c’est l’Egypte, la Syrie ou la Jordanie, ce n’est jamais le Maghreb, pourtant je connais beaucoup d’auteurs maghrébins qui écrivent en arabe et qui restent méconnus en Europe».  Abordant la question, Waciny Laredj dira que la problématique de la genèse du roman arabe se pose encore car les historiens déclarent que le premier roman arabe est paru en 1914, après la renaissance avec «Nass de Zayneb»  (texte de Zayneb) de Haykal, une «idée dangereuse» qui efface et occulte l’apport des anciennes écriture arabes notamment la littérature épistolaire et de voyage qu’a largement connue le monde arabe. «Le roman arabe suppose également que ces pays soient unis, du moins géographiquement, ce qui n’est pas le cas. Donc de quel roman arabe parlons- nous ?».        

Irane Belkhedim

 

Hamid Skif présente son dernier livre

Le poète qui raconte l’exil

Après 14 ans d’exil, Hamid Skif revient pour la première fois en Algérie. Il a été mardi l’invité du café littéraire du Salon international du livre, Safex, Alger pour présenter son dernier ouvrage «Les exilés du matin», un recueil de poèmes qu’il dédie «aux milliers d’enfants, de femmes et d’hommes victimes de la cruauté du siècle et de la barbarie». Né à Oran  en 1951, écrivain et journaliste, de son vrai nom Mohamed Ben Mebkhout, Hamid Skif vit à Hambourg depuis 1992, il est reconnu comme une des grandes voix de la littérature maghrébine, ses livres sont traduits en plusieurs langues. Dans ce recueil, l’on retrouve la douleur et la nostalgie d’un exilé, de l’enfant du Bled, il parle de l’enfance, de la maison natale et du pays, ce pays éloigné qu’il porte dans le cœur.

«Lorsque le soleil a frappé à la fenêtre, je m’en suis allé mourir sur l’herbe fragile, sous laquelle je cachais les plaisirs volés à la nuit….». Un peu plus loin, il s’interroge : «Irons-nous, un jour sur les plages de mon enfance ? Sous une pierre, dans ton jardin j’ai caché une feuille griffonnée …si tu la retrouves, il te faudra la lire de haut en bas et de gauche à droite …. J’aime toujours les pêches et leur jus et leur chair et leur odeur...». «La littérature maghrébine n’a pas une grande place en Allemagne, les ventes sont faibles, d’ailleurs le nombre des livres vendus est ridicule !», lance-t-il ajoutant que le marché allemand est féroce et que la concurrence est terrible. «Aucun auteur algérien n’est traduit à l’allemand ! Il faut encourager et soutenir la traduction de nos auteurs, notamment de ceux qui écrivent en arabe pour les présenter sous d’autres cieux et les faire connaître. L’on se plaint sans cesse du regard des autres et des préjugés mais qu’avons-nous fait pour changer les choses ?» c’est Skif en précisant que les autorités compétentes se désintéressent à la culture. «Notre Etat n’accorde aucune importance à la culture. A ce jour, aucun prix n’est décerné par notre pays à nos écrivains et penseurs, pourtant ils sont nombreux et ont besoin d’être encouragés !».

Irane Belkhedim.

 

Assurance automobile

Lutte contre la  fraude

Du nouveau dans les assurances. Selon, le secrétaire permanent du Conseil national des assurances (CNA),  Abdelmadjid Messaoudi cité par l’APS, l’écoute client ou la communication avec les assurés est un élément important que les assurances entendent développer afin d’éviter les fraudes à l’assurance automobile       

D’après ce responsable, il est possible d’associer les assurés eux-mêmes à la lutte contre cette pratique et «ils ont tout à gagner, principalement en raison du fait qu’un taux trop élevé de fraude se répercute sur les coûts d’assurance» explique-t-il. «Le fraudeur sollicite souvent la complaisance d’autres personnes», a-t-il ajouté pour essayer de sensibiliser les assurés tentés par la fraude. En outre, il est actuellement «très difficile», selon lui, d’évaluer le taux de fraude à l’assurance automobile en Algérie, à cause de «l’absence d’enquêtes chiffrées».  Sur le plan international, ce taux est estimé à 6% selon lui. Au nombre des initiatives de lutte contre ce phénomène,

M. Messaoudi a cité l’Agence de lutte contre la fraude automobile (ALFA) initiée celle-ci  par la compagnie d’assurances publique SAA, et qui a enregistré des résultats jugés «probants» depuis sa création, selon lui. «A telle enseigne que les autres compagnies d’assurances projettent de créer, avec la SAA et autour de l’agence ALFA, une société de lutte commune

contre la fraude automobile»,a renchéri le représentant du CNA.

La fraude dans les assurances consiste essentiellement à surévaluer, en amont, la valeur des automobiles au moyen de fausses déclarations et «d’intervenir frauduleusement après l’accident» pour en aggraver les effets, selon les explications des experts.

Il s’agit notamment d’une «technique», sans cesse combattue par les compagnies d’assurances, fait perdre à la SAA, a titre d’exemple, 100 millions de dinars par an régulièrement depuis 2001.

Le secteur des assurances qui entend précisément s’ouvrir davantage au public, organisera du 14 au 16 novembre 2006, des journées portes ouvertes à Alger sur des thèmes aussi divers que les assurances de personnes, automobiles et habitations.

A.G.

 

Pour une meilleure prise charge de l’enfant

L’AAEFAB inaugure un Centre Ressources

L’Association algérienne Enfance et Familles d’accueil bénévole (AAEFAB) inaugurera, aujourd’hui à Alger, «un Centre Ressources, de l’Institut méditerranéen de la petite enfance, qui sera un moyen d’information et d’échanges et aura pour vocation d’améliorer la prise en charge de cette frange de la société et mettre à la disposition des chercheurs et professionnels de la petite enfance, des connaissances en la matière», a-t-on précisé de même source. Ce centre sera doté d’un fonds documentaire varié (ouvrage, revues et documents audiovisuels) et spécialisé dans le domaine de la petite enfance. Il sera également équipé d’un espace multimédia permettant l’accès à Internet et aux supports audiovisuels. Cette structure, qui a pour ambition, selon l’AAEFAB, d’organiser des échanges pratiques, des séminaires et des rencontres sur différents thèmes liés au domaine de la petite enfance, «œuvre à la constitution d’un réseau d’acteurs, dans le domaine de la petite enfance, à l’échelle méditerranéenne».        Améliorer la prise en charge du petit enfant (de 0 à 6 ans) en renforçant les compétences techniques des professionnels et en perfectionnant leur niveau de connaissance, ainsi que les capacités de réflexion et d’observation des acteurs de la petite enfance, figurent parmi les objectifs de cette structure.  Il sera également chargé  de «mettre en synergie» des connaissances et des pratiques, par la capitalisation, la diffusion et la confrontation des savoirs et des expériences, a-t-on encore précisé. Le centre ambitionne d’être «le point névralgique» d’un réseau de professionnels, étudiants, chercheurs et associations, «dont la vocation et le travail se situent auprès et au profit de l’enfance». Le centre se fixe pour missions de répondre   la demande des professionnels de la petite enfance, ainsi qu’à celle des chercheurs et étudiants, et à la demande des associations «qui veulent faire avancer leurs projets» au profit de la petite enfance. Ses missions portent également sur le développement d’un réseau de partenaires associatifs et institutionnels à l’échelle régionale et internationale afin de collecter, d’analyser et de mettre à la disposition des intéressés des informations relatives à l’enfance.

L’Association algérienne Enfance et Familles d’accueil bénévole a pour mission,  rappelle-t-on, l’assistance à l’enfance en détresse et son intégration dans la société. Dans la volonté de participer à l’opération de «donner une famille à l’enfant qui en est privé», cette association s’est fixée quatre objectifs visant, notamment, à prévenir l’infanticide et l’abandon, en  apportant assistance aux mères en détresse, et éviter aux nouveaux-nés abandonnés un séjour prolongé en maternité. Développer au sein de la société un consensus favorable envers l’enfance privée de famille , proposer des aménagements législatifs et témoigner du vécu en matière de kafala et l’assistance à la mère en détresse, figurent également parmi les objectifs de cette association .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ÉDITORIAL

Par Abderrahmane Mahmoudi

Cela va mal à la santé

L’un des sujets qui revient le plus souvent dans la presse ces derniers temps, après celui de la corruption et des affaires  de détournements dans les banques, est sans conteste celui de la santé. Dans les seules éditions d’hier et d’avant-hier, pas moins de cinq quotidiens mettaient à la Une de leurs éditions, ce thème décliné sous diverses variantes. Cela allant de la mise en œuvre de l’arrêté ministériel interdisant l’introduction de literie et de nourriture dans les hôpitaux, aux erreurs médicales, à la saturation des structures hospitalières, à la non disponibilité des médicaments et des consommables dans les services. Sans parler de l’insuffisance de l’hygiène, ni des nuisances sonores insupportables infligées aux malades par un personnel d’entretien totalement livré à lui-même. En réalité, le thème de la santé est en train progressivement de supplanter tous les autres dans les préoccupations majeures des Algériens, qui sentent bien qu’ils peuvent mourir bêtement pour une simple erreur de diagnostic, pour une mauvaise prise en charge sur le plan paramédical ou pour une banale infection post-opératoire.

Ce qui est le plus préoccupant, toutefois, n’est pas tant la gravité de la situation, que son aggravation régulière. Avec, en toile de fond, le sentiment hélas conforté par une réalité bien dramatique que notre médecine est en deçà des exigences d’un système de santé performant. Passe encore que notre Président de la République soit obligé d’aller à l’étranger pour se faire soigner, sachant qu’il ne peut guère se permettre le luxe d’un mauvais diagnostic ou d’une erreur médicale quelconque, mais il faut bien avouer que la quasi-totalité de nos dirigeants et tous ceux qui occupent des postes plus ou moins importants dans l’administration font de même. Tout le monde craint pour sa vie en Algérie et les médecins honnêtes et compétents sont les premiers à le reconnaître et conseillent souvent à leurs malades, qui en ont les moyens, d’aller se faire soigner à l’étranger pour éviter toute mauvaise surprise. Et les choses ne s’arrangent pas beaucoup avec le temps. Bien au contraire, puisque tout le monde semble assister impuissant à cette véritable descente aux enfers d’un système de santé qui se dégrade dans l’ensemble de ses compartiments à une vitesse inquiétante. Et ce n’est certainement pas en jouant aux gendarmes, comme ont un peu trop tendance à le faire nos ministres, que les choses vont s’arranger. C’est plutôt d’un plan de redressement sérieux, de la mise en œuvre d’une vision novatrice de la santé des Algériens que nous avons le plus besoin aujourd’hui. La convocation d’états généraux de la médecine et de la santé semble également s’imposer, pour faire prendre conscience à tous de la tragédie sans nom vers laquelle nous nous acheminons et qui risque d’éclater au grand jour avec le retour en force de maladies endémiques pourtant disparues depuis de nombreuses années. 

 

A. M.

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