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11 e Salon du livre
Ghlamallah a émis des réserves sur 500 titres
Ces
livres au nombre de 500 ont été édités par des maisons
d’éditions égyptienne, libanaise, et syrienne, est-il
indiqué.
Des
ouvrages liés à la violence, à l’intégrisme, au
terrorisme, à la pornographie, à la fatwa étrangère, à
l’attaque contre le soufisme et à l’appel au djihad ont
fait l’objet de réserves émises par le ministère des
Affaires religieuses et des Wakfs. Ces livres au nombre
de 500 ont été édités par des maisons d’éditions
égyptienne, libanaise, et syrienne, est-il indiqué. De
même qu’il sera précisé par M. Tamine, chargé de la
communication au département de Ghlamallah que le
ministère a décidé d’interdire l’importation du Saint
Coran pour avoir constaté «des erreurs au niveau du
contenu», lors du précédent Salon. Toutefois, le
ministère a délivré 130 autorisations à des exposants
étrangers de différents pays, notamment arabo-musulmans,
des Etats-Unis, de la France et de la Grèce, pour
participer au 11e Salon international du livre qui se
déroule actuellement à Alger. Cependant et afin de
marquer l’évènement, le ministère des Affaires
religieuses et des Waqfs, sera-il souligné à l’APS, a
participé au Sila avec 60 titres, composés du Saint
Coran, de livres religieux, de revues, de cassettes
audio et de CD. A ce propos, M. Tamine a fait savoir que
le ministère édite régulièrement, sous le haut patronage
du président de la République, un lot de livres du Saint
Coran. A cet effet, 160 000 exemplaires du Coran (grand,
moyen et petit formats) ont été édités pour l’année
2006. Il a également été édité sous forme de CD et de
cassette-audio. Le Sain Coran a été édité en langue
arabe et en langue française. «C’est M. Hamza Boubekeur,
ancien recteur de la mosquée de Paris et père de
l’actuel recteur (Dalil), qui l’a traduit en français et
sa traduction reste une référence et est reconnu
mondialement», a noté M. Tamine. La traduction du Saint
Coran en langue amazight, relève-t-il, reste «une autre
préoccupation» du ministère des Affaires religieuses. A
cet effet, le responsable de la communication au
ministère a précisé que c’est «l’actuel président du
Conseil scientifique des affaires religieuses de la
wilaya de Tizi Ouzou, El- Hadj Mohamed Tayeb, qui se
charge de cette opération, en traduisant pour le moment
six (6) hizb (parties)». M. Tamine a indiqué que cette
opération (traduction) est financée par le Complexe
royal saoudien d’impression du Livre saint. «A l’heure
actuelle, les six (6) hizb sont édités sous forme de
livres, de cassettes et de CD», a-t-il souligné. Dans le
même contexte, «il a indiqué que le ministère des
Affaires religieuses a également pensé aux non-voyants
en imprimant le Saint Coran en braille. Le ministère a
acheté les droits d’auteur auprès des Emirats arabes
unis et procédé au tirage de 3 000 exemplaires qui ont
été distribués aux centres spécialisés», a-t-il dit
précisant qu’un seul exemplaire a coûté au ministère 10
000 DA.
Selma .M
Roman arabe
Quel avenir ?
Pour
Youssef Toufik, écrivain et traducteur d’origine
irakienne et qui vit en Italie, le roman arabe
d’aujourd’hui a progressé et su s’imposer sur le marché
international et a pu acquérir une dimension
internationale, par son style, ses idées et les thèmes
abordés. Il illustre ses dires avec les dernières
parutions en Arabie saoudite de certaines écrivaines,
jeunes et talentueuses, qui critiquent leurs sociétés et
font tomber les masques et parlent de leurs vérités,
entre autres «Banate Eriadhs» (filles de Riad). «J’ai
été impressionné par ces écrits ! Une merveille ! L’on
ressent profondément le sentiment et l’âme de
l’écrivaine, ses pensées les plus intimes, ses peurs,
ses frustrations. Je pense que le roman arabe commence à
intégrer une dimension internationale extraordinaire».
Prenant la parole à son tour, Jolanda Guardi,
enseignante italienne d’arabe à l’Université de Milan
(Italie), déclare qu’aujourd’hui les écritures
maghrébines en arabe ne sont pas intégrées dans le roman
arabe. «En Italie par exemple, le roman arabe c’est le
roman oriental, c’est l’Egypte, la Syrie ou la Jordanie,
ce n’est jamais le Maghreb, pourtant je connais beaucoup
d’auteurs maghrébins qui écrivent en arabe et qui
restent méconnus en Europe». Abordant la question,
Waciny Laredj dira que la problématique de la genèse du
roman arabe se pose encore car les historiens déclarent
que le premier roman arabe est paru en 1914, après la
renaissance avec «Nass de Zayneb» (texte de Zayneb) de
Haykal, une «idée dangereuse» qui efface et occulte
l’apport des anciennes écriture arabes notamment la
littérature épistolaire et de voyage qu’a largement
connue le monde arabe. «Le roman arabe suppose également
que ces pays soient unis, du moins géographiquement, ce
qui n’est pas le cas. Donc de quel roman arabe parlons-
nous ?».
Irane Belkhedim
Hamid Skif présente son
dernier livre
Le
poète qui raconte l’exil
Après
14 ans d’exil, Hamid Skif revient pour la première fois
en Algérie. Il a été mardi l’invité du café littéraire
du Salon international du livre, Safex, Alger pour
présenter son dernier ouvrage «Les exilés du matin», un
recueil de poèmes qu’il dédie «aux milliers d’enfants,
de femmes et d’hommes victimes de la cruauté du siècle
et de la barbarie». Né à Oran en 1951, écrivain et
journaliste, de son vrai nom Mohamed Ben Mebkhout, Hamid
Skif vit à Hambourg depuis 1992, il est reconnu comme
une des grandes voix de la littérature maghrébine, ses
livres sont traduits en plusieurs langues. Dans ce
recueil, l’on retrouve la douleur et la nostalgie d’un
exilé, de l’enfant du Bled, il parle de l’enfance, de la
maison natale et du pays, ce pays éloigné qu’il porte
dans le cœur.
«Lorsque le soleil a frappé à la fenêtre, je m’en suis
allé mourir sur l’herbe fragile, sous laquelle je
cachais les plaisirs volés à la nuit….». Un peu plus
loin, il s’interroge : «Irons-nous, un jour sur les
plages de mon enfance ? Sous une pierre, dans ton jardin
j’ai caché une feuille griffonnée …si tu la retrouves,
il te faudra la lire de haut en bas et de gauche à
droite …. J’aime toujours les pêches et leur jus et leur
chair et leur odeur...». «La littérature maghrébine n’a
pas une grande place en Allemagne, les ventes sont
faibles, d’ailleurs le nombre des livres vendus est
ridicule !», lance-t-il ajoutant que le marché allemand
est féroce et que la concurrence est terrible. «Aucun
auteur algérien n’est traduit à l’allemand ! Il faut
encourager et soutenir la traduction de nos auteurs,
notamment de ceux qui écrivent en arabe pour les
présenter sous d’autres cieux et les faire connaître.
L’on se plaint sans cesse du regard des autres et des
préjugés mais qu’avons-nous fait pour changer les
choses ?» c’est Skif en précisant que les autorités
compétentes se désintéressent à la culture. «Notre Etat
n’accorde aucune importance à la culture. A ce jour,
aucun prix n’est décerné par notre pays à nos écrivains
et penseurs, pourtant ils sont nombreux et ont besoin
d’être encouragés !».
Irane Belkhedim.
Assurance automobile
Lutte contre la fraude
Du
nouveau dans les assurances. Selon, le secrétaire
permanent du Conseil national des assurances (CNA),
Abdelmadjid Messaoudi cité par l’APS, l’écoute client ou
la communication avec les assurés est un élément
important que les assurances entendent développer afin
d’éviter les fraudes à l’assurance automobile
D’après ce responsable, il est possible d’associer les
assurés eux-mêmes à la lutte contre cette pratique et
«ils ont tout à gagner, principalement en raison du fait
qu’un taux trop élevé de fraude se répercute sur les
coûts d’assurance» explique-t-il. «Le fraudeur sollicite
souvent la complaisance d’autres personnes», a-t-il
ajouté pour essayer de sensibiliser les assurés tentés
par la fraude. En outre, il est actuellement «très
difficile», selon lui, d’évaluer le taux de fraude à
l’assurance automobile en Algérie, à cause de «l’absence
d’enquêtes chiffrées». Sur le plan international, ce
taux est estimé à 6% selon lui. Au nombre des
initiatives de lutte contre ce phénomène,
M.
Messaoudi a cité l’Agence de lutte contre la fraude
automobile (ALFA) initiée celle-ci par la compagnie
d’assurances publique SAA, et qui a enregistré des
résultats jugés «probants» depuis sa création, selon
lui. «A telle enseigne que les autres compagnies
d’assurances projettent de créer, avec la SAA et autour
de l’agence ALFA, une société de lutte commune
contre
la fraude automobile»,a renchéri le représentant du CNA.
La
fraude dans les assurances consiste essentiellement à
surévaluer, en amont, la valeur des automobiles au moyen
de fausses déclarations et «d’intervenir frauduleusement
après l’accident» pour en aggraver les effets, selon les
explications des experts.
Il
s’agit notamment d’une «technique», sans cesse combattue
par les compagnies d’assurances, fait perdre à la SAA, a
titre d’exemple, 100 millions de dinars par an
régulièrement depuis 2001.
Le
secteur des assurances qui entend précisément s’ouvrir
davantage au public, organisera du 14 au 16 novembre
2006, des journées portes ouvertes à Alger sur des
thèmes aussi divers que les assurances de personnes,
automobiles et habitations.
A.G.
Pour une meilleure prise
charge de l’enfant
L’AAEFAB
inaugure un Centre Ressources
L’Association
algérienne Enfance et Familles d’accueil bénévole
(AAEFAB) inaugurera, aujourd’hui à Alger, «un Centre
Ressources, de l’Institut méditerranéen de la petite
enfance, qui sera un moyen d’information et d’échanges
et aura pour vocation d’améliorer la prise en charge de
cette frange de la société et mettre à la disposition
des chercheurs et professionnels de la petite enfance,
des connaissances en la matière», a-t-on précisé de même
source. Ce centre sera doté d’un fonds documentaire
varié (ouvrage, revues et documents audiovisuels) et
spécialisé dans le domaine de la petite enfance. Il sera
également équipé d’un espace multimédia permettant
l’accès à Internet et aux supports audiovisuels. Cette
structure, qui a pour ambition, selon l’AAEFAB,
d’organiser des échanges pratiques, des séminaires et
des rencontres sur différents thèmes liés au domaine de
la petite enfance, «œuvre à la constitution d’un réseau
d’acteurs, dans le domaine de la petite enfance, à
l’échelle méditerranéenne». Améliorer la prise en
charge du petit enfant (de 0 à 6 ans) en renforçant les
compétences techniques des professionnels et en
perfectionnant leur niveau de connaissance, ainsi que
les capacités de réflexion et d’observation des acteurs
de la petite enfance, figurent parmi les objectifs de
cette structure. Il sera également chargé de «mettre
en synergie» des connaissances et des pratiques, par la
capitalisation, la diffusion et la confrontation des
savoirs et des expériences, a-t-on encore précisé. Le
centre ambitionne d’être «le point névralgique» d’un
réseau de professionnels, étudiants, chercheurs et
associations, «dont la vocation et le travail se situent
auprès et au profit de l’enfance». Le centre se fixe
pour missions de répondre la demande des
professionnels de la petite enfance, ainsi qu’à celle
des chercheurs et étudiants, et à la demande des
associations «qui veulent faire avancer leurs projets»
au profit de la petite enfance. Ses missions portent
également sur le développement d’un réseau de
partenaires associatifs et institutionnels à l’échelle
régionale et internationale afin de collecter,
d’analyser et de mettre à la disposition des intéressés
des informations relatives à l’enfance.
L’Association
algérienne Enfance et Familles d’accueil bénévole a pour
mission, rappelle-t-on, l’assistance à l’enfance en
détresse et son intégration dans la société. Dans la
volonté de participer à l’opération de «donner une
famille à l’enfant qui en est privé», cette association
s’est fixée quatre objectifs visant, notamment, à
prévenir l’infanticide et l’abandon, en apportant
assistance aux mères en détresse, et éviter aux
nouveaux-nés abandonnés un séjour prolongé en maternité.
Développer au sein de la société un consensus favorable
envers l’enfance privée de famille , proposer des
aménagements législatifs et témoigner du vécu en matière
de kafala et l’assistance à la mère en détresse,
figurent également parmi les objectifs de cette
association .
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