Alger

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Dans les rues de Bab El-Oued

Le calvaire de deux familles SDF

Place de l’Emir Abdelkader

Une réhabilitation très attendue

PME

Un centre de facilitation pour la capitale

 

 09/12/06

 

 Dans les rues de Bab El-Oued

Le calvaire de deux familles SDF

Deux familles vivent dans les rues d’Alger dans des conditions inhumaines, sous les mauvaises conditions climatiques actuelles, a-t-on constaté hier sur place.

L’une de ces familles occupe actuellement la rue Mustapha Allouche (Bab El-Oued). Celle-ci se compose d’un couple avec leurs trois enfants, âgés respectivement de 8, 10, et 16 ans. Ces gens-là vivent dans cette situation alarmante depuis presque huit ans, selon le père de cette famille. Il y a lieu de souligner au passage que cet homme répondant au nom de

B. M. et les siens menaient une vie des plus paisibles, à Bab El-Oued (trois horloges) chez son père, lequel était marié à une française. Etant donné que tous les biens de ce dernier étaient légués pour sa femme, le jeune père et sa famille se sont retrouvés dehors quelque temps après la mort du père. Ce chômeur SDF aussi paradoxal que cela puisse paraître est en possession d’une nationalité française, car ce dernier est né en France avant que ses parents ne se séparent. A une question de savoir pourquoi il n’a pas entrepris des démarches pour se rendre là-bas et bénéficier au moins du R.M.I, notre interlocuteur a allégué qu’il a essayé à maintes reprises de contacter le consulat français en Algérie, mais ses efforts ont buté  sur plusieurs écueils tel l’argent qui lui fait terriblement défaut.

«Déjà c’est à peine si j’arrive à nourrir mes bambins, nous vivons au jour le jour avec l’argent que nous offrent les âmes charitables» a-t-il grommelé en déplorant la disparition de sa conjointe. Celle-ci d’après ce que nous nous sommes laissé dire, les à quittés depuis plus d’une semaine après avoir craqué sous la pression. Il convient de souligner d’autre part que cette famille a été le point focal de plusieurs médias y compris la télévision entre autres l’émission «wa coullou chay  in moumkin», mais jusqu’à ce jour rien n’est fait pour mettre un terme au calvaire de ces exclus de la société.

La deuxième famille qui souffre le martyre au quotidien est constituée de trois individus, en l’occurrence une mère et ses deux petits enfants, un garçon de 11 ans et une fillette de 7 ans. La pauvre femme qui habitait dans ce quartier s’est retrouvée sans toit depuis 2003, date de son divorce. Elle nous apprend qu’elle paie le prix de sa volonté de garder les enfants, malgré le refus de ses propres… parents. Bien que le père de ces deux enfants leurs verse une pension alimentaire de

6 000 DA, ces pauvres gens n’arrivent même pas à se procurer le strict minimum, à commencer par un toit décent.

En outre, il convient de souligner également que l’un de ces enfants souffre d’une grave ma-ladie. Après avoir usé de tous les moyens de sollicitation des autorités compétentes (daïra et APC de Bab El-Oued) et après avoir écrit aux plus hautes autorités, cette famille complètement déchirée continue de vivoter.

Salah Harirèche

 

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Place de l’Emir Abdelkader

Une réhabilitation très attendue

La place de l’Emir Abdelkader de la rue Larbi Ben M’hidi se voit enfin accorder un minimum de considération. En fait, délaissée et abandonnée à elle-même depuis des années, celle-ci qui a connu, notamment ces dernières années, une dégradation et une déchéance sans nom, bénéficie, ces derniers jours, de travaux de réhabilitation et de nettoiement. Heureusement pour elle que les festivités d’Alger, capitale de la culture arabe sont là. Se situant, pourtant, au milieu, voire au cœur de la capitale, à quelques petits mètres du siège de l’APC d’Alger-centre, ce symbole de l’histoire et de la résistance nationale est devenu, au vu et au su de tout le monde, un dépotoir pour détritus et un lieu d’accueil pour SDF et autres délinquants. Fait avéré, et réalité que nul au monde ne peut renier, la place de l’Emir, un point des plus attractifs d’Alger et le site le plus en vogue de la capitale, après pratiquement le sanctuaire des martyrs, n’est pas beau à regarder. Pis encore, il y a quelques années, et qui ne se rappelle pas de cette matinée, ou les Algérois se sont réveillés sur la stèle de l’Emir en état d’effondrement telle une banale vieille bâtisse. Refaite et réinstallée, mais depuis c’est typiquement le même scénario. N’ayant pas pu supportercet état de fait des plus désolants, un élu de l’APW d’Alger n’a pas raté l’occasion des travaux de la session ordinaire pour revenir sur ce devenir peu reluisant réservé à cette place. Ainsi, lors d’une communication qu’il a donnée sous le titre «de la statue de l’Emir Abdelkader au statut particulier de la capitale», le Dr Laouche n’à, bel est bien, pas mâché ses mots. «La statue de votre illustre guide de la lutte contre le colonialisme français n’a jamais fait l’objet d’un lustrage et ceci, écrit Dr Laouche depuis son installation à ce jour. Le marbre entourant cette stèle, symbole indélébile de la gloire national, est éventré. Une saleté indescriptible y règne. Cela, poursuit cet élu de l’APW d’Alger, persiste toujours, même à la veille des festivités d’Alger, capitale de la culture arabe».  Donc, doit-on  parler d’une volonté de sauver l’honneur et de réhabiliter cette place avant le départ de ces festivités? «Des touristes syriens m’ont demandé il y a peu de temps de leur prendre une photo souvenir à côté de la stèle. En sympathisant avec eux, ceux-ci m’ont affirmé que cette place peut bien être plus belle si on l’entre-tient encore mieux» a raconté un citoyen rencontré sur les lieux.

Ainsi, ce témoignage renseigne à plus d’un titre sur les impressions des touristes qui y viennent. Le Dr Laouche, ne voulant pas se verser dans les seules critiques destructives, a proposé un ensemble de solutions pour remédier à cette réalité amère. Entre autres propositions émises par cet élu, la mise en place de deux gardes (Policier ou militaire) pour se relayer jour et nuit à côté de cette statue. Et ce, a expliqué cet élu APW, afin d’imposer aux indélicats et autres délinquants, respect et considération à ce repère national.

Aomar Fekrache

 

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PME

Un centre de facilitation pour la capitale

Les principales actions engagées dans le cadre du programme de consolidation de la croissance ont permis de lancer la réalisation de  quatorze centres de facilitations, dont un à la wilaya d’Alger qui est déjà en cours de réalisation. En tant que structures de soutien et d’orientation des potentiels investisseurs et de facilitateurs pour les formalités liées à l’acte d’investir, cette structure sera un intermédiaire direct des PME, d’autant que celles-ci sont majoritairement concentrées dans la capitale et ce, en attendant la pépinière des PME qui viendra parfaire le dispositif au bénéfice des opérateurs de la capitale.  En effet, la petite et moyenne entreprise (PME), particulièrement dans le secteur privé, a connu un important essor depuis les réformes économiques et tout spécialement, ces dernières années, où elles accaparent une grande partie des emplois dans le privé installé à travers les communes d’Alger.  Le centre de facilitation sera une des pièces maîtresses du dispositif en complément du travail que fait déjà le fonds de garantie aux PME (Fgar), lequel constitue un début de solution à la problématique d’accès aux crédits bancaires par les Petites et Moyennes

Entreprises.

R. A.

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