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Dans les rues de Bab El-Oued
Le calvaire de
deux familles SDF
Deux familles
vivent dans les rues d’Alger dans des conditions inhumaines, sous
les mauvaises conditions climatiques actuelles, a-t-on constaté hier
sur place.
L’une de ces
familles occupe actuellement la rue Mustapha Allouche (Bab El-Oued).
Celle-ci se compose d’un couple avec leurs trois enfants, âgés
respectivement de 8, 10, et 16 ans. Ces gens-là vivent dans cette
situation alarmante depuis presque huit ans, selon le père de cette
famille. Il y a lieu de souligner au passage que cet homme répondant
au nom de
B. M. et les siens
menaient une vie des plus paisibles, à Bab El-Oued (trois horloges)
chez son père, lequel était marié à une française. Etant donné que
tous les biens de ce dernier étaient légués pour sa femme, le jeune
père et sa famille se sont retrouvés dehors quelque temps après la
mort du père. Ce chômeur SDF aussi paradoxal que cela puisse
paraître est en possession d’une nationalité française, car ce
dernier est né en France avant que ses parents ne se séparent. A une
question de savoir pourquoi il n’a pas entrepris des démarches pour
se rendre là-bas et bénéficier au moins du R.M.I, notre
interlocuteur a allégué qu’il a essayé à maintes reprises de
contacter le consulat français en Algérie, mais ses efforts ont
buté sur plusieurs écueils tel l’argent qui lui fait terriblement
défaut.
«Déjà c’est à
peine si j’arrive à nourrir mes bambins, nous vivons au jour le jour
avec l’argent que nous offrent les âmes charitables» a-t-il grommelé
en déplorant la disparition de sa conjointe. Celle-ci d’après ce que
nous nous sommes laissé dire, les à quittés depuis plus d’une
semaine après avoir craqué sous la pression. Il convient de
souligner d’autre part que cette famille a été le point focal de
plusieurs médias y compris la télévision entre autres l’émission «wa
coullou chay in moumkin», mais jusqu’à ce jour rien n’est fait pour
mettre un terme au calvaire de ces exclus de la société.
La deuxième
famille qui souffre le martyre au quotidien est constituée de trois
individus, en l’occurrence une mère et ses deux petits enfants, un
garçon de 11 ans et une fillette de 7 ans. La pauvre femme qui
habitait dans ce quartier s’est retrouvée sans toit depuis 2003,
date de son divorce. Elle nous apprend qu’elle paie le prix de sa
volonté de garder les enfants, malgré le refus de ses propres…
parents. Bien que le père de ces deux enfants leurs verse une
pension alimentaire de
6 000 DA, ces
pauvres gens n’arrivent même pas à se procurer le strict minimum, à
commencer par un toit décent.
En outre, il
convient de souligner également que l’un de ces enfants souffre
d’une grave ma-ladie. Après avoir usé de tous les moyens de
sollicitation des autorités compétentes (daïra et APC de Bab
El-Oued) et après avoir écrit aux plus hautes autorités, cette
famille complètement déchirée continue de vivoter.
Salah Harirèche
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Place de l’Emir Abdelkader
Une
réhabilitation très attendue
La place de l’Emir
Abdelkader de la rue Larbi Ben M’hidi se voit enfin accorder un
minimum de considération. En fait, délaissée et abandonnée à
elle-même depuis des années, celle-ci qui a connu, notamment ces
dernières années, une dégradation et une déchéance sans nom,
bénéficie, ces derniers jours, de travaux de réhabilitation et de
nettoiement. Heureusement pour elle que les festivités d’Alger,
capitale de la culture arabe sont là. Se situant, pourtant, au
milieu, voire au cœur de la capitale, à quelques petits mètres du
siège de l’APC d’Alger-centre, ce symbole de l’histoire et de la
résistance nationale est devenu, au vu et au su de tout le monde, un
dépotoir pour détritus et un lieu d’accueil pour SDF et autres
délinquants. Fait avéré, et réalité que nul au monde ne peut renier,
la place de l’Emir, un point des plus attractifs d’Alger et le site
le plus en vogue de la capitale, après pratiquement le sanctuaire
des martyrs, n’est pas beau à regarder. Pis encore, il y a quelques
années, et qui ne se rappelle pas de cette matinée, ou les Algérois
se sont réveillés sur la stèle de l’Emir en état d’effondrement
telle une banale vieille bâtisse. Refaite et réinstallée, mais
depuis c’est typiquement le même scénario. N’ayant pas pu
supportercet état de fait des plus désolants, un élu de l’APW
d’Alger n’a pas raté l’occasion des travaux de la session ordinaire
pour revenir sur ce devenir peu reluisant réservé à cette place.
Ainsi, lors d’une communication qu’il a donnée sous le titre «de la
statue de l’Emir Abdelkader au statut particulier de la capitale»,
le Dr Laouche n’à, bel est bien, pas mâché ses mots. «La statue de
votre illustre guide de la lutte contre le colonialisme français n’a
jamais fait l’objet d’un lustrage et ceci, écrit Dr Laouche depuis
son installation à ce jour. Le marbre entourant cette stèle, symbole
indélébile de la gloire national, est éventré. Une saleté
indescriptible y règne. Cela, poursuit cet élu de l’APW d’Alger,
persiste toujours, même à la veille des festivités d’Alger, capitale
de la culture arabe». Donc, doit-on parler d’une volonté de sauver
l’honneur et de réhabiliter cette place avant le départ de ces
festivités? «Des touristes syriens m’ont demandé il y a peu de temps
de leur prendre une photo souvenir à côté de la stèle. En
sympathisant avec eux, ceux-ci m’ont affirmé que cette place peut
bien être plus belle si on l’entre-tient encore mieux» a raconté un
citoyen rencontré sur les lieux.
Ainsi, ce
témoignage renseigne à plus d’un titre sur les impressions des
touristes qui y viennent. Le Dr Laouche, ne voulant pas se verser
dans les seules critiques destructives, a proposé un ensemble de
solutions pour remédier à cette réalité amère. Entre autres
propositions émises par cet élu, la mise en place de deux gardes
(Policier ou militaire) pour se relayer jour et nuit à côté de cette
statue. Et ce, a expliqué cet élu APW, afin d’imposer aux indélicats
et autres délinquants, respect et considération à ce repère
national.
Aomar Fekrache
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PME
Un centre de
facilitation pour la capitale
Les principales
actions engagées dans le cadre du programme de consolidation de la
croissance ont permis de lancer la réalisation de quatorze centres
de facilitations, dont un à la wilaya d’Alger qui est déjà en cours
de réalisation. En tant que structures de soutien et d’orientation
des potentiels investisseurs et de facilitateurs pour les formalités
liées à l’acte d’investir, cette structure sera un intermédiaire
direct des PME, d’autant que celles-ci sont majoritairement
concentrées dans la capitale et ce, en attendant la pépinière des
PME qui viendra parfaire le dispositif au bénéfice des opérateurs de
la capitale. En effet, la petite et moyenne entreprise (PME),
particulièrement dans le secteur privé, a connu un important essor
depuis les réformes économiques et tout spécialement, ces dernières
années, où elles accaparent une grande partie des emplois dans le
privé installé à travers les communes d’Alger. Le centre de
facilitation sera une des pièces maîtresses du dispositif en
complément du travail que fait déjà le fonds de garantie aux PME (Fgar),
lequel constitue un début de solution à la problématique d’accès aux
crédits bancaires par les Petites et Moyennes
Entreprises.
R. A.
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