|
3e Colloque international sur le soufisme
Forte
participation attendue à Béjaïa
La ville des
Hammadites s’apprête à accueillir, l’espace de trois jours (du 10 au
12), une quarantaine de chercheurs nationaux et de plusieurs pays,
notamment de Tunisie, du Maroc, d’Iran, de France, d’Allemagne, de
Bulgarie, de Chine, des Etats-Unis pour animer des conférences sur
le soufisme, sa tariqâ et sa philosophie.
La troisième
édition du Colloque international sur le soufisme s’ouvre demain à
Béjaïa sous le thème générique «Soufisme, culture, musique». Selon,
M. Slimane Hachi,
directeur du Centre national de recherches en préhistoire, en
anthropologie et en histoire, le colloque examinera trois principaux
thèmes, à savoir «Les vertus du soufisme théorique» à la lumière de
la pensée d’Essahrourdi, «La transition entre le soufisme théorique
et le soufisme de la tariqâ» et enfin «L’émergence du soufisme de la
tariqa» à travers la présentation de modèles de cette doctrine en
Afrique du Nord et de l’Ouest, en Turquie ainsi que dans la région
des Balkans. Les thèmes seront débattus par une quarantaine de
chercheurs d’Algérie et de plusieurs pays, notamment de Tunisie, du
Maroc, d’Iran, de France, d’Allemagne, de Bulgarie, de Chine, des
Etats-Unis. Ces participants auront à animer plusieurs conférences
sur «Les courants soufis dans la ville de Béjaïa des VIe et VIIe
siècles de l’Hégire», «Le soufisme philosophique et le soufisme de
la tariqâ: étude critique sur la naissance du concept», «La portée
symbolique de la danse soufie des derviches mawlawis», etc. Le choix
de la ville de Béjaïa devant abriter cette 3e édition du Colloque
international sur le soufisme est motivé, selon M. Hachi par le fait
que Béjaïa fut à travers les siècles, «un centre de rayonnement
culturel et scientifique, qui attirait des hommes de sciences
spécialisés dans les différents domaines de la connaissance tels que
les lettres, la jurisprudence et les mathématiques, qui affluaient
de tous les coins du monde», comme Abou Mediene Chouaïb «qui fut une
sommité du soufisme dont la pensée éclaira toute la région d’Afrique
du Nord» ainsi que Cheikh El Haddad, représentant de la zaouïa
Seddouk «qui mena la révolution de 1871 contre les Français aux
côtés de Cheikh El Mokrani». Rappelons que Tlemcen avait accueilli
la 2e édition qui avait traité du
«Samaâ chez les
soufis».
Synthèse H. K.
Haut
Alger
Bientôt un
musée maritime
Un musée maritime
sera bientôt créé à Alger, selon le directeur de la Conservation et
de la restauration du patrimoine culturel au ministère de la
Culture, Mourad Betrouni. Intervenant lors d’une conférence de
presse organisée, mercredi au siège du ministère, conjointement avec
une délégation d’experts américains spécialisée en muséologie
maritime, M. Betrouni a précisé que «le projet est au stade de
formulation et de conception». Selon M. Betrouni, le futur musée
maritime qui aura comme siège les voûtes maritimes de l’ancien
arsenal de la régence d’Alger, a pour mission de «protéger et de
conserver le patrimoine culturel et maritime algérien, mais aussi de
le faire connaître», ajoutant que ce musée est «le point focal d’un
système muséologique qui sera créé tout au long de la côte
algérienne». «Ces musées, implantés au niveau des villes côtières,
seront composés de différents thèmes liés à la culture de la mer»,
a-t-il dit, soulignant que «cela va nous servir à nous réconcilier
avec la culture de la mer». En ce sens, le directeur de la
Conservation et de la restauration du patrimoine culturel a estimé
que «paradoxalement, l’Algérie qui a une côte de 1 200 km, a le dos
tournée à la mer, alors que notre pays a une histoire très riche du
fait de sa situation géographique», considérant que «la recherche
subaquatique est mal prise en charge». Il a relevé qu’outre le
ministère de la Culture, «d’autres secteurs seront impliqués» dans
la réalisation du futur musée maritime d’Alger, citant les
ministères de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur
et de la Recherche scientifique, notamment.
M. Betrouni, qui a
rappelé que la coopération culturelle est très «importante» avec les
Américains durant ces dernières années, a insisté sur le partenariat
dans ce domaine où «l’Algérie n’a pas assez de compétences»,
ajoutant qu’il faudra procéder d’abord à «la récupération de nos
archives». De son côté, le chef de la délégation d’experts
américains, John Valliant, en visite à Alger du 1er au 7 décembre,
s’est dit «impressionné» par «l’importance et la richesse» de
l’Histoire et du patrimoine de l’Algérie, ajoutant que «nous sommes
disposés à partager nos expériences pour la concrétisation du futur
musée maritime d’Alger». Il a affirmé qu’une équipe d’experts
algériens séjournera l’été prochain aux Etats-Unis d’Amérique et
visitera des musées maritimes dans le cadre du partenariat entre les
deux pays.
R. C.
Haut
Copyright 2003
Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
|