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3e Colloque international sur le soufisme

Forte participation attendue à Béjaïa

Alger

Bientôt un musée maritime

 

 09/12/06

 

 3e Colloque international sur le soufisme

Forte participation attendue à Béjaïa

La ville des Hammadites s’apprête à accueillir, l’espace de trois jours (du 10 au 12), une quarantaine de chercheurs nationaux  et de plusieurs pays, notamment de Tunisie, du Maroc, d’Iran, de France, d’Allemagne, de Bulgarie, de Chine, des Etats-Unis pour animer des conférences sur le  soufisme, sa tariqâ et sa philosophie.

La troisième édition du Colloque international sur le soufisme s’ouvre demain à Béjaïa sous le thème générique «Soufisme, culture, musique».  Selon,

M. Slimane Hachi, directeur du Centre national de recherches en préhistoire, en anthropologie et en histoire, le colloque examinera trois principaux thèmes, à savoir «Les vertus du soufisme théorique» à la lumière de la pensée d’Essahrourdi, «La transition entre le soufisme théorique et le soufisme de la tariqâ» et enfin «L’émergence du soufisme de la tariqa» à travers la présentation de modèles de cette doctrine en Afrique du Nord et de l’Ouest, en Turquie ainsi que dans la région des Balkans. Les thèmes seront débattus par une quarantaine de chercheurs d’Algérie et de plusieurs pays, notamment de Tunisie, du Maroc, d’Iran, de France, d’Allemagne, de Bulgarie, de Chine, des Etats-Unis. Ces participants auront à animer plusieurs conférences sur «Les courants soufis dans la ville de Béjaïa des VIe et VIIe siècles de l’Hégire», «Le soufisme philosophique et le soufisme de la tariqâ: étude critique sur la naissance du concept», «La portée symbolique de la danse soufie des derviches mawlawis», etc. Le choix de la ville de Béjaïa devant abriter cette 3e édition du Colloque international sur le soufisme est motivé, selon M. Hachi par le fait que Béjaïa fut à travers les siècles, «un centre de rayonnement culturel et scientifique, qui attirait des hommes de sciences spécialisés dans les différents domaines de la connaissance tels que les lettres, la jurisprudence et les mathématiques, qui affluaient de tous les coins du monde», comme Abou Mediene Chouaïb «qui fut une sommité du soufisme dont la pensée éclaira toute la région d’Afrique du Nord» ainsi que Cheikh El Haddad, représentant de la zaouïa Seddouk «qui mena la révolution de 1871 contre les Français aux côtés de Cheikh El Mokrani». Rappelons que Tlemcen avait accueilli la 2e édition qui avait traité du

«Samaâ chez les soufis».

Synthèse H. K.

 

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Alger

Bientôt un musée maritime

Un musée maritime sera bientôt créé à Alger, selon le directeur de la Conservation et de la restauration du patrimoine culturel au ministère de la Culture, Mourad Betrouni. Intervenant lors d’une conférence de presse organisée, mercredi au siège du ministère, conjointement avec une délégation d’experts américains spécialisée  en muséologie maritime, M. Betrouni a précisé que «le projet est au stade de formulation et de conception». Selon M. Betrouni, le futur musée maritime qui aura comme siège les voûtes maritimes de l’ancien arsenal de la régence d’Alger, a pour mission de «protéger et de conserver le patrimoine culturel et maritime algérien, mais aussi de le faire connaître», ajoutant que ce musée est «le point focal d’un système muséologique qui sera créé tout au long de la côte algérienne». «Ces musées, implantés au niveau des villes côtières, seront composés de différents thèmes liés à la culture de la mer», a-t-il dit, soulignant que «cela va nous servir à nous réconcilier avec la culture de la mer». En ce sens, le directeur de la Conservation et de la restauration du patrimoine culturel a estimé que «paradoxalement, l’Algérie qui a une côte de 1 200 km, a le dos tournée à la mer, alors que notre pays a une histoire très riche du fait de sa situation géographique», considérant que «la recherche subaquatique est mal prise en charge». Il a relevé qu’outre le ministère de la Culture, «d’autres secteurs seront impliqués» dans la réalisation du futur musée maritime d’Alger, citant les ministères de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, notamment.

M. Betrouni, qui a rappelé que la coopération culturelle est très «importante» avec les Américains durant ces dernières années, a insisté sur le partenariat dans ce domaine où «l’Algérie n’a pas assez de compétences», ajoutant qu’il faudra procéder d’abord à «la récupération de nos archives». De son côté, le chef de la délégation d’experts américains, John Valliant, en visite à Alger du 1er au 7 décembre, s’est dit «impressionné» par «l’importance et la richesse» de l’Histoire et du patrimoine de l’Algérie, ajoutant que «nous sommes disposés à partager nos expériences pour la concrétisation du futur musée maritime d’Alger». Il a affirmé qu’une équipe d’experts algériens séjournera l’été prochain aux Etats-Unis d’Amérique et visitera des musées maritimes dans le cadre du partenariat entre les deux pays.

R. C.

 

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