|
Exploitation de la carrière de tuf de M’kira
Le massacre se
poursuit
Cela se fait à
seulement deux kilomètres de la wilaya reliant M'Kira à Timezrit.
Les habitants,
particulièrement les riverains du site dit Thamdha Oughamras qui
représente une richesse en matière environnementale, assistent
impuissants au massacre que génère l’extraction à outrance de tuf.
Cela se fait à seulement deux kilomètres de la wilaya reliant M’kira
à Timezrit. En effet, il ne reste que peu de la forêt dense qui
couvrait, avant l’exploitation dudit gisement, la petite colline qui
surplombe plusieurs villages relevant des wilayas de Tizi Ouzou et
Boumerdès. Une entreprise privée exploite la carrière et extrait
cette terre depuis des années en vue de sa commercialisation pour
ses multiples usages industriels. Cette activité a engendré des
conséquences gravissimes sur la faune et la flore locales. Le
versant dominant la route du côté-est a été rasé de sa végétation et
la désolation sévit. Les habitants du hameau sis à quelques mètres
de la carrière viennent d’initier une pétition à l’intention du P/APC
tout en avisant le chef de la daïra de Tizi Gheniff et le wali de
Tizi Ouzou, dans laquelle ils dénoncent cette atteinte à leur
environnement. Le flanc ouest de la colline abrite encore un pan de
la forêt mais la menace guette sa biodiversité. Sa préservation, par
conséquent, est plus qu’indispensable pour la richesse de sa
végétation et la variation des animaux qu’elle recèle. Cet espace,
lorsque le bruit des engins de ladite entreprise cesse, fascine tout
visiteur. Nous avons apprécié notre randonnée guidée par M. Hellal,
président de l’association pour l’insertion et l’emploi par le
développement rural (AIEDR), à travers le lentisque, l’arbousier
fructueux en ce moment, le châtaignier, l’églantier, l’olivier, la
bruyère et autres arbustes et broussailles frissonnant au vent ce
jour-là, aux vertus thérapeutiques et culinaires non négligeables.
Ce peu qui demeure donne par ailleurs l’impression de vouloir crier
au secours étant donné que les bulldozers avancent pour le dévorer.
Ce havre de paix pour la grive, le roitelet, le rouge-gorge, le
moineau, l’alouette, la fauvette, la perdrix, la tourterelle et
autres oiseaux, risque de disparaître à jamais et les animaux
sauvages tels que le loup, le sanglier, le lièvre, le hérisson,
etc., connaîtront le même sort. Pour notre accompagnateur qui guide
nos pas :
«La transformation
de ce coin naturel, si les autorités concernées mettent la main à la
pâte, en forêt récréative, aménagement des aires de jeux dans les
parages et devant en contrebas du côté nord-ouest la réalisation
d’une retenue colinéaire serviront énormément le tourisme de
proximité qui a besoin d’un regain d’intérêt et des moyens pour sa
promotion.»
A. Mazouni
Haut
Tlemcen
Journée
d’information sur les PME/PMI
Une journée
d’information et de sensibilisation sur les dispositifs d’appui
financiers des PME/PMI, s’est tenue récemment à la Chambre de
commerce et d’industrie de Tlemcen. La rencontre s’est déroulée en
présence du directeur de la wilaya de la PME et de l’artisanat, du
directeur général du Fonds de garantie, des responsables
d’entreprises PME/PMI, des banques, d’un expert financier de la
commission européenne et du responsable d’Euro-développement à Oran.
L’expert financier de la commission européenne, Alain Tezé, a
expliqué le programme Meda d’appui aux PME/PMI algériennes, ses
apports (un pré-diagnostic, une assistance à l’élaboration du
business plan, la présentation du dossier de financement, un accès
plus aisé au financement à travers une couverture de garantie pour
les PME), sous forme d’expertises managériales des techniques
commerciales et financières, une assistance nationale et
internationale de haut niveau, des formations en entreprises et en
séminaires interentreprises, etc., dans les domaines de
développement stratégique, marketing et commercialisation,
management et organisation, gestion des ressources humaines et les
coûts de ces services. Un débat ouvert animé par les nombreuses
questions formulées par les responsables d’entreprise. A cet effet,
il a été fait mention de l’existence de deux outils, à savoir le
fonds de garantie et Meda. La commission européenne a mis à
disposition un fonds de 20 millions d’euros pour garantir et aider
les banques au financement des PME/PMI. La sensibilisation des
entreprises pour leur mise à niveau, considérée comme un passage
obligé, a été également en débat. Ceci, en vue d’améliorer les
compétitivités, notamment vis-à-vis de la concurrence et les
nouvelles exigences de l’ouverture du marché algérien aux produits
étrangers. Dans la wilaya de Tlemcen, une centaine d’entreprises
(PME/PMI) sont actuellement concernées par le programme de mise à
niveau.
Lebbad Youcef
Haut
Vol de véhicules à Oran
Le gang des
clés «décodeuses» arrêté
Présentées mardi
au tribunal d’Es-Seddikia, cinq individus dont deux jeunes filles,
ont été placées sous mandat de dépôt par le magistrat instructeur
qui a fait bénéficier une sixième personne d’une citation directe.
Le groupe en question est impliqué dans une affaire de détention de
«clés décodeuses» leur servant dans le vol de voitures. Il leur est
également reproché le faux et usage de faux. Le 29 novembre dernier,
des informations faisant état de la présence douteuse d’une Golf
série 5, stationnée au quartier Colonel Abbès, sont parvenues aux
services de la police judicaire d’Aïn El-Turck. Aussitôt après, les
éléments de la police ont investi les lieux pour interroger son
propriétaire. Il n’y avait personne et ils se sont dirigés ainsi
vers le domicile devant lequel était garé le véhicule. Les occupants
de la maison, comme pris de panique devant la présence policière,
ont tenté alors de prendre la fuite avant d’être arrêtés. Les
enquêteurs comprenaient alors qu’ils devaient cacher quelque chose
de suspect. Une perquisition a permis par la suite la découverte de
trois autres véhicules dans le garage de la maison (une Peugeot 406
immatriculée à Guelma, une Renault Mégane immatriculée à Constantine
et un Boxer avec un matricule français) dont les numéros de châssis
se sont avérés faux, lors de l’expertise faite par un ingénieur des
mines.
L’enquête devait
ensuite aboutir au fait que les personnes interpellées (A.A. et K.A.,
âgés de 22 et 33 ans sont originaires de la wilaya de Khenchela;
C.A. âgé de 25 ans est originaire de Batna ainsi que deux jeunes
filles (H.S. et B.K. âgées de 25 et 37, sont originaires
respectivement d’Alger et d’Oran) et pouvaient bien appartenir à un
réseau de trafic de véhicules alors que ces dernières affirmaient
s’y trouver de force.
E. Ikram
Haut
Mouvement des aârchs
La carte des
élections pour se faire valoir
Il s'agit en fait,
pour les aârchs de lancer le débat sur l'option de la participation
du mouvement aux élections législatives et municipales qui se
rapprochent à grands pas.
La coordination
des aârchs de Béjaïa s’est réunie jeudi dernier pour préparer sa
conférence de wilaya placée sous le signe «Citoyenneté et élections»
dont la date de sa tenue est arrêtée pour jeudi prochain à la Maison
de la culture Taous-Amrouche de Béjaïa. La rencontre sera animée par
les syndicalistes de l’UGTA et du Cnapest,
MM. Boualem
Chouali, Slimane Zenati et Idir Achour les délégués des aârchs de
Béjaïa dont Bezza Benmansour et Farès Oudjedi, le président de
l’association Etoile culturelle d’Akbou et l’ex-P/APW de Béjaïa,
Rabah Nasri. Il s’agit en fait, pour les aârchs de lancer le débat
sur l’option de la participation du mouvement aux élections
législatives et municipales qui se rapprochent à grands pas. Une
idée même qui a «effleuré l’esprit de plusieurs délégués, depuis
bien des mois sauf que les sacro-saints principes directeurs du
mouvement d’ailleurs dépassés ne cadrent pas avec cette nouvelle
option soutenue par le délégué Farès Oudjedi d’Akfadou qui semble
voir en cette nouvelle option une voie pour maintenir en vie le
mouvement en effritement depuis l’extinction de la protestation
adoptée à la faveur de l’entrée en dialogue avec le gouvernement,
lequel dialogue de l’avis même des aârch n’a pas débouché comme
exempté à la prise en charge de l’essentiel de la plate-forme d’El
Kseur». En effet, en témoigne la déclaration qui a sanctionné leur
conclave le week-end dernier dans laquelle ces derniers estiment que
«les représentants de l’Etat s’étaient engagés à mettre en œuvre la
plate-forme d’El Kseur dans l’accord global paraphé le 15 janvier
2005 et qu’il appartient», font-ils remarquer à l’Etat de tenir ses
engagements et non au mouvement citoyen de renier ses positions et
revendications». Cependant, le mouvement des aârchs de Béjaïa s’est
plus focalisé sur «la situation d’urgence», induite par «l’agression
de Belaïd Abrika à la permanence des aârchs de Tizi Ouzou»,
agression imputée à la mafia locale et mise dans «le registre de
l’intimidation pour faire reculer la mobilisation citoyenne», selon
les termes portés dans le document de la CICB. Laquelle considère
que l’interpellation de Belaïd Abrika «est un témoignage probant des
velléités du pouvoir de mettre au pas le mouvement citoyen et que
la question de l’insécurité en Kabylie est instrumentalisée de façon
honteuse». Par ailleurs, les aârchs de Béjaïa qui ont retenu une
série de thèmes pour la conférence de wilaya entre autres «situation
politique générale et enjeux, défense et promotion de la citoyenneté
par la société civile, développement local et citoyenneté, enjeux
2007, comptent aller vers une rencontre interwilayas pour chercher
les moyens pour s’opposer au retour de la gendarmerie dans certaines
localités de Kabylie. Une réunion de la délégation est programmée en
début de semaine pour cela.
Hocine Cherfa
Haut
Sénatoriales à Béjaïa
Le FLN en pôle
position
La course au seul
fauteuil confortable du sénat accrédité à la wilaya de Béjaïa s’est
accélérée la fin de la semaine dernière chez le FLN à la faveur de
la confirmation de la candidature de Moukrani Nacer P/APC de la
municipalité et la non-participation du FFS occupé beaucoup plus à
régler la crise interne qui couve le parti après la fraude observée
dernièrement par certains cadres élus, ainsi que la section d’Akbou
que défie la direction nationale accusée d’avoir fait du tort au
parti,
M. Bourouih Mohand
Akli l’homme à tout faire du FLN de Béjaïa que les derniers
pronostics donnent d’ailleurs comme futur mouhafedh, a engagé une
série de contacts avec les élus non-partisans et ceux du MEN toute
la semaine passée. En effet, il semble que plusieurs élus
indépendants et quelques élus du Mouvement pour l’entente nationale
(MEN) tempèrent apparemment leur ardeur concernant le passage de
leur protégé Sebbane Mohand Tayeb, qui n’a pu en fait d’avoir
beaucoup de chance d’être propulsé devant le FLN rassuré par la
politique de la chaise vide du FFS. Ceux-ci ont rejoint le FLN dans
la discrétion pour certains pour le moment. Dans l’après-midi de
mercredi dernier, un élu issu du MEN a même avoué que leur candidat
n’a pas de chance de l’emporter et que l’un de ces co-élus est
acquis pour soutenir la candidature de M. Mokrani Nacer en attendant
d’autres ralliements du parti. Selon M. Bourouih, le parti qui part
avec le collège électoral de 94 voix est soutenu par plusieurs élus
indépendants dont ceux de la liste Tafath en nom-bre de quatre «le
candidat du FLN sera porté par au moins 140 voix» avance sans
lésiner notre interlocuteur qui observe qu’il y a «des élus
réfractaires» dont le candidat parallèle du parti, Djamel Boudia,
qui sera approché pour le dissuader d’asseoir sa candidature et
pour soutenir la candidature unique à laquelle a opté le RCD qu’a
alignée officiellement M. Saïd Azzamoum, élu APW du parti. Il sera
porté par un collège électoral important, à savoir 78 élus. Le RCD
est amputé de quatre élus d’Amizour dont le P/APC Meziane Belkacem
passé en conseil de discipline jeudi dernier, lequel n’a pas encore
rendu son verdict; selon le responsable du RCD de Béjaïa, le Dr
Kessas, lequel a affirmé que des contacts ont été entrepris en
direction des élus non-partisans pour soutenir la candidature du
parti. Devant ce manque, le RND de Béjaïa qui avait soutenu la
candidature indépendante de M. Bektache Madjid, P/APC de Darguina
lors du renouvellement du poste de sénateur le 23 février dernier,
devancé alors par le candidat du FLN, Tadaït Salah avec quelques
voix allègres. Cette fois-ci, c’est son propre candidat, M. Mohamed
Ben Amar, P/APC de Boudjellil et ex-directeur de la culture de
Béjaïa. Celui-ci a été plébiscité par ses collègues, sans
concurrence./
Hocine Cherfa
Haut
Tizi Ouzou
Le candidat du
RND désigné
Dans le cadre de
la préparation des élections sénatoriales prévues pour le 28 de ce
mois, le bureau de wilaya du RND à Tizi Ouzou a organisé jeudi les
élections primaires. Six élus sur les 78 que compte la formation
d’Ahmed Ouyahia au niveau de la wilaya, se sont portés candidats, il
s’agit de 3 élus à l’APW, en l’occurrence Mme Zoubir et MM. Slacel
et Kheroud et de 3 élus APC, à savoir MM. Belhadj (Boghni), Kahlouch
(Draâ El Mizan) et Ouarab (Aïn El Hammam). Le vote s’est déroulé à
bulletins secrets et sur dépouillement. La bataille était serrée
entre Mme Zoubir et M. Slacel. Ce dernier a fini par l’emporter avec
17 voix. La seule candidate en a obtenu 14 et M. Ouarab 11 voix.
Ainsi, le RND
présentera pour les sénatoriales de décembre le même candidat que
celui du rendez-vous sénatorial de février passé. Mais le bureau de
wilaya a informé les élus qu’un changement pourrait intervenir dans
la démarche du parti. On parle en effet, d’une éventuelle alliance
avec une partie politique (on laisse supposer qu’il s’agirait du
FLN).Le RND qui, seul n’a pas de chance d’emporter le siège de la
wilaya de Tizi Ouzou, pourrait soutenir le candidat d’une autre
partie, contre un retour d’ascension de son allié, dans une autre
wilaya. Mais comme l’a souligné le député Redah Afir «rien n’est
encore joué». En effet, d’ici le 28, beaucoup de choses peuvent
intervenir sur la seine politique locale. Il faut en effet rappeler
le boycott du rendez-vous électoral par la première force politique
qu’est le FFS, la contestation de Mme Aït Mirar, candidate du FLN
choisie par la direction nationale. Un important groupe d’élus de la
formation de Belkhadem est opposé au choix de Mme Aït Mirar et
menacerait ou de boycotter ou de recourir à un vote sanction, si la
candidate est maintenue.
Le boycott du FFS
et la contestation au sein du FLN sont favorables au RCD qui peut
emporter le siège, étant la deuxième force politique à condition que
des alliances ne se contractent pas entre les autres parties.
Zahra H.
Haut
Intempéries
Le pire évité
au port de Zemmouri
Le mauvais temps
et les fortes rafales de vent qui soufflaient à une vitesse de plus
de 80km/h a eu raison des amarres qui n’ont pu tenir la flotte
servant d’usine de dessalement d’eau de mer accostée en ce port
depuis 2003.
Cette masse de
ferraille flottante a provoqué une panique indescriptible parmi les
armateurs et les pêcheurs du port qui pour épargner leurs
embarcations de toute mésaventure ont dû recourir à tous les moyens
pour éviter le pire.
Malgré
l’intervention des armateurs, des marins pêcheurs, la mobilisation
des unités de la Protection civile et des garde-côtes, des dégâts
matériels ont été enregistrés où 3 petites embarcations annexes
appelées «canots» ont fait naufrage et deux autres sardiniers en
voie de livraison par la SARL –Coreva sont endommagés ainsi que les
quais fissurés par le choc provoqué par cette gigantesque
plate-forme flottante.
Les dommages
causés par cette flotte sont estimés à des millions de centimes,
nous ont affirmé des responsables en très grand nombre venus
s’enquérir de la situation en cette matinée de jeudi. Le port de
Zemmouri regroupe une centaine d’embarcations de pêche entre
sardiniers et petites barques «petits métiers» et offrent plus de 2
000 emplois.
Parmi les marins
que nous avons abordés, l’un d’eux nous avouera: «Depuis la prière
du dhor de la journée de mercredi, je n’ai pas fermé l’œil. Malgré
le froid et l’obscurité, nous avons résisté et éviter le pire qui
aurait pu se produire au port et à nos embarcations durant toute la
nuit par cette masse de ferraille». «C’est la 3e fois qu’elle se
détache et crée une psychose parmi les armateurs. Nous demandons
l’intervention des autorités pour une bonne prise en charge du port
quant à l’éclairage public et le transfert de cette masse
flottante», a indiqué un patron pêcheur.
Ahmed Kichni
Haut
Copyright 2003
Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
|