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Exploitation de la carrière de tuf de M’kira

Le massacre se poursuit

Tlemcen

Journée d’information sur les PME/PMI

Vol de véhicules à Oran

Le gang des clés «décodeuses» arrêté

Mouvement des aârchs

La carte des élections pour se faire valoir

Sénatoriales à Béjaïa

Le FLN en pôle position

Tizi Ouzou

Le candidat du RND désigné

Intempéries

Le pire évité au port de Zemmouri

 

 09/12/06

 

 Exploitation de la carrière de tuf de M’kira

Le massacre se poursuit

Cela se fait à seulement deux kilomètres de la wilaya reliant M'Kira à Timezrit.

Les habitants, particulièrement les riverains du site dit Thamdha Oughamras qui représente une richesse en matière environnementale, assistent impuissants au massacre que génère l’extraction à outrance de tuf. Cela se fait à seulement deux kilomètres de la wilaya reliant M’kira à Timezrit. En effet, il ne reste que peu de la forêt dense qui couvrait, avant l’exploitation dudit gisement, la petite colline qui surplombe plusieurs villages relevant des wilayas de Tizi Ouzou et Boumerdès. Une entreprise privée exploite la carrière et extrait cette terre depuis des années en vue de sa commercialisation pour ses multiples usages industriels. Cette activité a engendré des conséquences gravissimes sur la faune et la flore locales. Le versant dominant la route du côté-est a été rasé de sa végétation et la désolation sévit. Les habitants du hameau sis à quelques mètres de la carrière viennent d’initier une pétition à l’intention du P/APC tout en avisant le chef de la daïra de Tizi Gheniff et le wali de Tizi Ouzou, dans laquelle ils dénoncent cette atteinte à leur environnement. Le flanc ouest de la colline abrite encore un pan de la forêt mais la menace guette sa biodiversité. Sa préservation, par conséquent, est plus qu’indispensable pour la richesse de sa végétation et la variation des animaux qu’elle recèle. Cet espace, lorsque le bruit des engins de ladite entreprise cesse, fascine tout visiteur. Nous avons apprécié notre randonnée guidée par M. Hellal, président de l’association pour l’insertion et l’emploi par le développement rural (AIEDR), à travers le lentisque, l’arbousier fructueux en ce moment, le châtaignier, l’églantier, l’olivier, la bruyère et autres arbustes et broussailles frissonnant au vent ce jour-là, aux vertus thérapeutiques et culinaires non négligeables. Ce peu qui demeure donne par ailleurs l’impression de vouloir crier au secours étant donné que les bulldozers avancent pour le dévorer. Ce havre de paix pour la grive, le roitelet, le rouge-gorge, le moineau, l’alouette,  la fauvette, la perdrix, la tourterelle et autres oiseaux, risque de disparaître à jamais et les animaux sauvages tels que le loup, le sanglier, le lièvre, le hérisson, etc., connaîtront le même sort. Pour notre accompagnateur qui guide nos pas :

«La transformation de ce coin naturel, si les autorités concernées mettent la main à la pâte, en forêt récréative, aménagement des aires de jeux dans les parages et devant en contrebas du côté nord-ouest la réalisation d’une retenue colinéaire serviront énormément le tourisme de proximité qui a besoin d’un regain d’intérêt et des moyens pour sa promotion.»

A. Mazouni

 

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Tlemcen

Journée d’information sur les PME/PMI

Une journée d’information et de sensibilisation sur les dispositifs d’appui financiers des PME/PMI, s’est tenue récemment à la Chambre de commerce et d’industrie de Tlemcen. La rencontre s’est déroulée en présence du directeur de la wilaya de la PME et de l’artisanat, du directeur général du Fonds de garantie, des responsables d’entreprises PME/PMI, des banques, d’un expert financier de la commission européenne et du responsable d’Euro-développement à Oran. L’expert financier de la commission européenne, Alain Tezé, a expliqué le programme Meda d’appui aux PME/PMI algériennes, ses apports (un pré-diagnostic, une assistance à l’élaboration du business plan, la présentation du dossier de financement, un accès plus aisé au financement à travers une couverture de garantie pour les PME), sous forme d’expertises managériales des techniques commerciales et financières, une assistance nationale et internationale de haut niveau, des formations en entreprises et en séminaires interentreprises, etc., dans les domaines de développement stratégique, marketing et commercialisation, management et organisation, gestion des ressources humaines et les coûts de ces services. Un débat ouvert animé par les nombreuses questions formulées par les responsables d’entreprise. A cet effet, il a été fait mention de l’existence de deux outils, à savoir le fonds de garantie et Meda. La commission européenne a mis à disposition un fonds de 20 millions d’euros pour garantir et aider les banques au financement des PME/PMI. La sensibilisation des entreprises pour leur mise à niveau, considérée comme un passage obligé, a été également en débat. Ceci, en vue d’améliorer les compétitivités, notamment vis-à-vis de la concurrence et les nouvelles exigences de l’ouverture du marché algérien aux produits étrangers. Dans la wilaya de Tlemcen, une centaine d’entreprises (PME/PMI) sont actuellement concernées par le programme de mise à niveau.

Lebbad Youcef

 

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Vol de véhicules à Oran

Le gang des clés «décodeuses» arrêté

Présentées mardi au tribunal d’Es-Seddikia, cinq individus dont deux jeunes filles, ont été placées sous mandat de dépôt par le magistrat instructeur qui a fait bénéficier une sixième personne d’une citation directe. Le groupe en question est impliqué dans une affaire de détention de «clés décodeuses» leur servant dans le vol de voitures. Il leur est également reproché le faux et usage de faux. Le 29 novembre dernier, des informations faisant état de la présence douteuse d’une Golf série 5, stationnée au quartier Colonel Abbès, sont parvenues aux services de la police judicaire d’Aïn El-Turck. Aussitôt après, les éléments de la police ont investi les lieux pour interroger son propriétaire. Il n’y avait personne et ils se sont dirigés ainsi vers le domicile devant lequel était garé le véhicule. Les occupants de la maison, comme pris de panique devant la présence policière, ont tenté alors de prendre la fuite avant d’être arrêtés. Les enquêteurs comprenaient alors qu’ils devaient cacher quelque chose de suspect. Une perquisition a permis par la suite la découverte de trois autres véhicules dans le garage de la maison (une Peugeot 406 immatriculée à Guelma, une Renault Mégane immatriculée à Constantine et un Boxer avec un matricule français) dont les numéros de châssis se sont avérés faux, lors de l’expertise faite par un ingénieur des mines.

L’enquête devait ensuite aboutir au fait que les personnes interpellées (A.A. et K.A., âgés de 22 et 33 ans sont originaires de la wilaya de Khenchela; C.A. âgé de 25 ans est originaire de Batna ainsi que deux jeunes filles (H.S. et B.K. âgées de 25 et 37, sont originaires respectivement d’Alger et d’Oran) et pouvaient bien appartenir à un réseau de trafic de véhicules alors que ces dernières affirmaient s’y trouver de force.

E. Ikram

 

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Mouvement des aârchs

La carte des élections pour se faire valoir

Il s'agit en fait, pour les aârchs de lancer le débat sur l'option de la participation du mouvement aux élections législatives et municipales qui se rapprochent à grands pas.

La coordination des aârchs de Béjaïa s’est réunie jeudi dernier pour préparer sa conférence de wilaya placée sous le signe «Citoyenneté et élections» dont la date de sa tenue est arrêtée pour jeudi prochain à la Maison de la culture Taous-Amrouche de Béjaïa. La rencontre sera animée par les syndicalistes de l’UGTA et du Cnapest,

MM. Boualem Chouali, Slimane Zenati et Idir Achour les délégués des aârchs de Béjaïa dont Bezza Benmansour et Farès Oudjedi, le président de l’association Etoile culturelle d’Akbou et l’ex-P/APW de Béjaïa, Rabah Nasri. Il s’agit en fait, pour les aârchs de lancer le débat sur l’option de la participation du mouvement aux élections législatives et municipales qui se rapprochent à grands pas. Une idée même qui a «effleuré l’esprit de plusieurs délégués, depuis bien des mois sauf que les sacro-saints principes directeurs du mouvement d’ailleurs dépassés ne cadrent pas avec cette nouvelle option soutenue par le délégué Farès Oudjedi d’Akfadou qui semble voir en cette nouvelle option une voie pour maintenir en vie le mouvement  en effritement depuis l’extinction de la protestation adoptée à la faveur de l’entrée en dialogue avec le gouvernement, lequel dialogue de l’avis même des aârch n’a pas débouché  comme exempté à la prise en charge de l’essentiel de la plate-forme d’El Kseur». En effet, en témoigne la déclaration qui a sanctionné leur conclave le week-end dernier dans laquelle ces derniers estiment que «les représentants de l’Etat s’étaient engagés à mettre en œuvre la plate-forme d’El Kseur dans l’accord global paraphé le 15 janvier 2005 et qu’il appartient», font-ils remarquer à l’Etat de tenir ses engagements et non au mouvement citoyen de renier ses positions et revendications». Cependant, le mouvement des aârchs de Béjaïa s’est plus focalisé sur «la situation d’urgence», induite par «l’agression de Belaïd Abrika à la permanence des aârchs de Tizi Ouzou», agression imputée à la mafia locale et mise dans «le registre de l’intimidation pour faire reculer la mobilisation citoyenne», selon les termes portés dans le document de la CICB. Laquelle considère que l’interpellation de Belaïd Abrika «est un témoignage probant des velléités du  pouvoir de mettre au pas le mouvement citoyen et que la question de l’insécurité en Kabylie est instrumentalisée de façon honteuse». Par ailleurs, les aârchs de Béjaïa qui ont retenu une série de thèmes pour la conférence de wilaya entre autres «situation politique générale et enjeux, défense et promotion de la citoyenneté par la société civile, développement local et citoyenneté, enjeux 2007, comptent aller vers une rencontre interwilayas pour chercher les moyens pour s’opposer au retour de la gendarmerie dans certaines localités de Kabylie. Une réunion de la délégation est programmée en début de semaine pour  cela.

Hocine Cherfa

 

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Sénatoriales à Béjaïa

Le FLN en pôle position

La course au seul fauteuil confortable du sénat accrédité à la wilaya de Béjaïa s’est accélérée la fin de la semaine dernière chez le FLN à la faveur de la confirmation de la candidature de Moukrani Nacer P/APC de la municipalité et la non-participation du FFS occupé beaucoup plus à régler la crise interne qui couve le parti après la fraude observée dernièrement par certains cadres élus, ainsi que la section d’Akbou que défie la direction nationale accusée d’avoir fait du tort au parti,

M. Bourouih Mohand Akli l’homme à tout faire du FLN de Béjaïa que les derniers pronostics donnent d’ailleurs  comme futur mouhafedh, a engagé une série de contacts avec les élus non-partisans et ceux du MEN toute la semaine passée. En effet, il semble que plusieurs élus indépendants et quelques élus du Mouvement pour l’entente nationale (MEN) tempèrent apparemment leur ardeur concernant le passage de leur protégé Sebbane Mohand Tayeb, qui n’a pu en fait d’avoir beaucoup de chance d’être propulsé devant le FLN rassuré par la politique de la chaise vide du FFS. Ceux-ci ont rejoint le FLN dans la discrétion pour certains pour le moment. Dans l’après-midi de mercredi dernier, un élu issu du MEN a même avoué que leur candidat n’a pas de chance de l’emporter et que l’un de ces co-élus est acquis pour soutenir la candidature de M. Mokrani Nacer en attendant d’autres ralliements du parti. Selon M. Bourouih, le parti qui part avec le collège électoral de 94 voix est soutenu par plusieurs élus indépendants dont ceux de la liste Tafath en nom-bre de quatre «le candidat du FLN sera porté par au moins 140 voix» avance sans lésiner notre interlocuteur qui observe qu’il y a «des élus réfractaires» dont le candidat parallèle du parti, Djamel Boudia, qui sera approché pour le dissuader d’asseoir  sa candidature et pour soutenir la candidature unique à laquelle a opté le RCD qu’a alignée officiellement M. Saïd Azzamoum, élu APW du parti. Il sera porté par un collège électoral important, à savoir 78 élus. Le RCD est amputé de quatre élus d’Amizour dont le P/APC Meziane Belkacem passé en conseil de discipline jeudi dernier, lequel n’a pas encore rendu son verdict; selon le responsable du RCD de Béjaïa, le Dr Kessas, lequel a affirmé que des contacts ont été entrepris en direction des élus non-partisans pour soutenir la candidature du parti. Devant ce manque, le RND de Béjaïa qui avait soutenu la candidature indépendante de M. Bektache Madjid, P/APC de Darguina lors du renouvellement du poste de sénateur le 23 février dernier, devancé alors par le candidat du FLN, Tadaït Salah avec quelques voix allègres. Cette fois-ci, c’est son propre candidat, M. Mohamed Ben Amar, P/APC de Boudjellil et ex-directeur de la culture de Béjaïa. Celui-ci a été plébiscité par ses collègues, sans concurrence./

Hocine  Cherfa

 

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Tizi Ouzou

Le candidat du RND désigné

Dans le cadre de la préparation des élections sénatoriales prévues pour le 28 de ce mois, le bureau de wilaya du RND à Tizi Ouzou a organisé jeudi les élections primaires. Six élus sur les 78 que compte la formation d’Ahmed Ouyahia au niveau de la wilaya, se sont portés candidats, il s’agit de 3 élus à l’APW, en l’occurrence Mme Zoubir et MM. Slacel et Kheroud et de 3 élus APC, à savoir MM. Belhadj (Boghni), Kahlouch (Draâ El Mizan) et Ouarab (Aïn El Hammam). Le vote s’est déroulé à bulletins secrets et sur dépouillement. La bataille était serrée entre Mme Zoubir et M. Slacel. Ce dernier a fini par l’emporter avec 17 voix. La seule candidate en a obtenu 14 et M. Ouarab 11 voix.

Ainsi, le RND présentera pour les sénatoriales de décembre le même candidat que celui du rendez-vous sénatorial de février passé. Mais le bureau de wilaya a informé les élus qu’un changement pourrait intervenir dans la démarche du parti. On parle en effet, d’une éventuelle alliance avec une partie politique (on laisse supposer qu’il s’agirait du FLN).Le RND qui, seul n’a pas de chance d’emporter le siège de la wilaya de Tizi Ouzou, pourrait soutenir le candidat d’une autre partie, contre un retour d’ascension de son allié, dans une autre wilaya. Mais comme l’a souligné le député Redah Afir «rien n’est encore joué». En effet, d’ici le 28, beaucoup de choses peuvent intervenir sur la seine politique locale. Il faut en effet rappeler le boycott du rendez-vous électoral par la première force politique qu’est le FFS, la contestation de Mme Aït Mirar, candidate du FLN choisie par la direction nationale. Un important groupe d’élus de la formation  de Belkhadem est opposé au choix de Mme Aït Mirar et menacerait ou de boycotter ou de recourir à un vote sanction, si la candidate est maintenue.

Le boycott du FFS et la contestation au sein du FLN sont favorables au RCD qui peut emporter le siège, étant la deuxième force politique à condition que des alliances ne se contractent pas entre les autres parties.

Zahra H.

 

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Intempéries

Le pire évité au port de Zemmouri

Le mauvais temps et les fortes rafales de vent qui soufflaient à une vitesse de plus de 80km/h a eu raison des amarres qui n’ont pu tenir la flotte servant d’usine de dessalement d’eau de mer accostée en ce port depuis 2003.

Cette masse de ferraille flottante a provoqué une panique indescriptible parmi les armateurs et les pêcheurs du port qui pour épargner leurs embarcations de toute mésaventure ont dû recourir à tous les moyens pour éviter le pire.

Malgré l’intervention des armateurs, des marins pêcheurs, la mobilisation des unités de la Protection civile et des garde-côtes, des dégâts matériels ont été enregistrés où 3 petites embarcations annexes appelées «canots» ont fait naufrage et deux autres sardiniers en voie de livraison par la SARL –Coreva sont endommagés ainsi que les quais fissurés par le choc provoqué par cette gigantesque plate-forme flottante.

Les dommages causés par cette flotte sont estimés à des millions de centimes, nous ont affirmé des responsables en très grand nombre venus s’enquérir de la situation en cette matinée de jeudi. Le port de Zemmouri regroupe une centaine d’embarcations de pêche entre sardiniers et petites barques «petits métiers» et offrent plus de 2 000 emplois.

Parmi les marins que nous avons abordés, l’un d’eux nous avouera: «Depuis la prière du dhor de la journée de mercredi, je n’ai pas fermé l’œil. Malgré le froid et l’obscurité, nous avons résisté et éviter le pire qui aurait pu se produire au port et à nos embarcations durant toute la nuit par cette masse de ferraille». «C’est la 3e fois qu’elle se détache et crée une psychose parmi les armateurs. Nous demandons l’intervention des autorités pour une bonne prise en charge du port quant à l’éclairage public et le transfert de cette masse flottante», a indiqué un patron pêcheur.

Ahmed Kichni

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