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Alger préfère temporiser 

Criminalisation du colonialisme français

Assemblée populaire de wilaya

Revoilà la polémique RCD-FFS

Le Cnapest suspend sa grève

Reprise des cours dans les lycées

Echos de la grève...

En l'absence de proposition de règlement de la crise

Les médecins aujourd’hui en sit-in

Réseau routier

Le calvaire au quotidien

Le temps restera perturbé pour la fin de la semaine

Les intempéries font des morts et des blessés

Marche des élus de l'opposition des APC bloquées

«Les maires destitués doivent partir»

10 000 unités sortiront des usines de Tiaret en 2012

La voiture algérienne sur la bonne voie

Habitat

Quatre millions de logements construits en quarante ans en Algérie

Cession de participations des actionnaires étrangers

L’Etat a le droit de préemption

 

 10/03/10

Alger préfère temporiser 

Criminalisation du colonialisme français

Expliquant les procédures, le patron de l’APN a souligné que le gouvernement a un délai de deux mois, à partir de la date de dépôt de la proposition de loi, pour répondre favorablement ou négativement.

Maintenant que la proposition de loi criminalisant le colonialisme français en Algérie a été soumise au gouvernement «pour avis», il ne faut pas s’attendre à voir ce texte débattu durant la session actuelle du Parlement. Ainsi, Alger préfère temporiser sur cette question vu probablement les enjeux d’une telle démarche sur les relations algéro-françaises.

Dans une déclaration à la presse lors de la cérémonie présidée par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, à l’occasion de la Journée internationale de la femme, le président de l’Assemblée populaire nationale (APN),  Abdelaziz Ziari, a indiqué que «la proposition de loi criminalisant le colonialisme français en Algérie a été adressée au gouvernement  pour avis,  c’est la procédure». Dans ce cadre, il a expliqué:

«Nous avons réuni, il y a quelques jours, avant la reprise de la session de printemps, le bureau de l’APN qui a tranché sur la question conformément à la loi».

Toutefois, maintenant que le travail de la chambre basse du Parlement a été accompli, celle-ci attend l’avis du gouvernement. Cependant,  M. Ziari a révélé que le texte en question n’est pas inscrit à l’ordre du jour de la session de printemps. «Nous nous en remettrons, par la suite, au bureau pour voir ce qu’il y a lieu de faire,  une fois la réponse du gouvernement reçue», a-t-il précisé.

Expliquant les procédures, le patron de l’APN a souligné que le gouvernement a un délai de deux mois, à partir de la date de dépôt de la proposition de loi, pour répondre favorablement ou négativement. Plus explicite encore, M. Ziari dira :  «L’adoption de ce texte  ou non dépendra de la circonstance et de la conjoncture dans lesquelles nous serons à ce moment-là», relevant l’existence d’une «marge d’appréciation de l’Exécutif qui est importante». 

Il faut dire que ledit texte  actuellement sur le bureau du Premier ministre Ahmed Ouyahia dépend en réalité du climat qui règne entre Alger et Paris dont les différends se multiplient  de jour en jour. Ainsi, on se pose la question : Pourquoi Alger ira vers l’élaboration d’un texte de loi criminalisant le colonialisme en Algérie ? Et d’autre part, pourquoi Alger ne tranche pas sur cette question dans l’immédiat ?

Pour ce qui est de la légitimité d’une telle démarche, des observateurs soulignent que ça ne manque pas, à commencer par la loi du 23 février adoptée en 2005 par l’Assemblée générale française  qui glorifie le colonialisme en Afrique du Nord dont l’Algérie, puis les harkis et ensuite l’inscription de l’Algérie sur la liste noire «jugée discriminatoire» par Alger, suivi des  provocations verbales tenues par le ministre des Affaires étrangères français quand il a touché à la génération des moudjahidine et enfin l’affiche électorale «scandaleuse», initiée par Le Pen.  Dans ce cadre, des ob-servateurs se posent la question  : Pourquoi l’Algérie a attendu cinq ans pour répondre à la loi du 23 février ? Il faut dire qu’à l’époque, l’ex-président français, Jacques Chirac avait essayé d’apaiser les choses même si l’histoire du «fameux traité d’amitié» a été enterrée à jamais. 

Toutefois, la politique de Nicolas Sarkozy a été affichée sans complexe juste après son élection, car lors de sa première visite en Algérie, il a bien expliqué  que lui n’a rien à voir avec la génération de la guerre et qu’il était pour l’avenir.  Cependant, les provocations se sont multipliées contre Alger sous sa présidence.

Dans une tentative d’apaisement, la France a dépêché le secrétaire général de l’Elysée et le conseiller diplomatique de Sarkozy. Mais depuis, rien n’a changé, du moins pour la liste noire.

Concernant cette visite, M. Ziari a déclaré que «toutes les questions importantes ont été traitées». «Nous attendons des réponses précises et concrètes». A rappeler que comme première protestation, la réunion qui devait regrouper la grande commission interparlementaire algéro-française a été annulée.

Par ailleurs, vu le «genre» de relations algéro-françaises qui sont basées notamment sur la coopération économique même si Alger n’est pas satisfaite de l’attitude des entreprises françaises en matière d’investissement. Sans oublier le sort des émigrés algériens installés en France, dont les intérêts doivent être  protégés par l’Algérie. 

Dans toute cette situation, il y a cette attitude «de ne pas vouloir entrer  en confrontation directe».

A rappeler que la proposition de loi criminalisant le colonialisme a été initiée par 125 députés issus des partis du FLN, RND, MSP et El-Islah. Elle a été déposée au bureau de l’APN le 13 janvier dernier.

Par Nacera Chenafi

 

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Assemblée populaire de wilaya

Revoilà la polémique RCD-FFS

La polémique entre les deux frères ennemis, le FFS et le RCD, semble reprendre de nouveau après une longue accalmie. En effet, après les accusations portées par le secrétaire fédéral  à l’adresse de l’Assemblée populaire de wilaya que dirige le RCD sur les méthodes de gestion des affaires de ladite institution  il y a quelques jours, hier c’est au tour du  groupe des élus FFS  de saisir l’occasion de l’ouverture des travaux d’une session ordinaire consacrée à l’examen de plusieurs secteurs de monter au créneau. Dans une déclaration lue par le  président du groupe, le Dr  Msela Mohamed, a dressé un tableau peu reluisant de la situation sociopolitique de la région en la qualifiant «d’alarmante» tout en soutenant que tous les projets vitaux, comme le nouveau stade de 50 000 places, la radio locale, les évitements de plusieurs villes «sont à l’arrêt» avant d’aborder la détérioration de la situation sécuritaire qui a vu «l’apparition ou la réapparition de la corruption, du kidnapping, de la violence sous toutes ses formes, la prolifération des lieux de débauche, le suicide». Pour l’élu du parti d’Aït Ahmed,

«militariser la société» comme le laisse entendre «la coalition FLN-RCD  en demandant le renforcement des effectifs ne garantit pas en corollaire la sécurité». «La création d’organismes parallèles en lieu et place des commissions légales où les partis politiques sont impliqués s’inscrit dans une stratégie machiavélique de dépouillement des prérogatives des élus» a encore ajouté le même élu qui souligne que «ces accouchements dystociques, cause d’une inertie avérée ont pour conséquence le dysfonctionnement chronique de l’auguste Assemblée populaire de wilaya, pour ne pas dire sa paralysie». Notons que pendant cette prise de parole par l’élu du FFS, le wali El Hocine Mazouz s’est retiré avec son exécutif et n’a pas regagné les travaux de la session. Enfin, il est utile de rappeler que parmi les points inscrits à l’ordre du jour de la première session ordinaire de l’APW  de Tizi Ouzou depuis la succession de Mahfoudh Belabas à la tête de cette institution après élection de Mohamed Ikarbane, son ex-président,  sénateur,    l’examen des secteurs de l’agriculture, des forêts et  de la pêche durant ces jours de travaux.   

Hamid M.

 

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Le Cnapest suspend sa grève

Reprise des cours dans les lycées

Un facteur qui a conduit le Cnapest à opter pour la suspension est certainement (même si le responsable du Cnapest ne le dit pas clairement) la décision de son partenaire, l’Unpef, qui a appelé à l’arrêt de la grève.

Comme il fallait s’y attendre, la Coordination nationale autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) a mis fin à son mouvement de protestation entamé depuis le 24 février dernier. Par cette décision, le Cnapest vient de suivre le pas de son «compagnon de lutte», l’Unpef, qui a suspendu sa grève dans les deux paliers inférieurs depuis samedi dernier. Les élèves du secondaire reprendront donc le chemin de l’école à partir d’aujourd’hui. La décision de reprendre le travail, tant attendue par la famille éducative, a été prise lors du conseil national du Cnapest, qui s’est tenu avant-hier et dont les travaux se sont poursuivis jusqu’à 3h du matin. Nouar Larbi, secrétaire général du Cnapest, a expliqué ce retard sur la question de la reprise ou non des cours par «le débat qui s’est déroulé entre les délégués des 48 wilayas au moment des délibérations». «Un nombre important d’enseignants veulent poursuivre la grève», a déclaré Nouar Larbi. Au final, le Cnapest a opté pour la suspension du débrayage pour plusieurs raisons. La première est «la priorité de l’intérêt des élèves». «Nous ne voulons pas encore perdre le temps qui reste. Les élèves ont trop souffert de cette grève. Nous reprendrons le travail parce qu’ils ont été solidaires avec nous», dira ce responsable. Le deuxième élément qui a pesé lourd dans la décision du Cnapest est la grosse pression exercée par le gouvernement sur les enseignants et sur les syndicats qui campent sur leurs positions de maintenir la grève. Il est utile de rappeler la batterie de mesures mises en place par le ministre de l’Education nationale afin d’inciter les enseignants à rejoindre leurs postes de travail. Benbouzid avait instruit, au début de la semaine en cours, les chefs d’établissements scolaires de lancer, dès dimanche dernier, la mise en œuvre de procédures réglementaires en matière de relations de travail de la Fonction publique. Ensuite, le ministre avait annoncé le recrutement de 50 000 enseignants sans concours préalable et l’installation de trois commissions pour le remplacement des enseignants grévistes. Le Cnapest ne peut pas cacher que ces actions constituent une véritable menace pour les enseignants. Le premier responsable du Cnapest a tenu à dénoncer «l’arsenal illégal mis en place par la tutelle pour terroriser les enseignants». «A l’heure actuelle nous n’avons pas eu gain de cause. La tutelle qui veut l’accalmie à tout prix doit faire preuve de bonne volonté. Nous allons donner, tout en prenant la société civile à témoin, le temps nécessaire au ministre afin qu’il traduise ses promesses en actes», a annoncé notre interlocuteur qui réitère le droit des enseignants à recourir à la grève. Le troisième facteur qui a conduit le Cnapest à opter pour la suspension est certainement (même si le responsable du Cnapest ne le dit pas clairement) la décision de son partenaire, l’Unpef, qui a appelé à l’arrêt de la grève. Le Cnapest s’estime en position de faiblesse et ne peut, en aucun cas, faire cavalier seul devant le forcing de Benbouzid. Notre interlocuteur a fait savoir également que plusieurs enseignants grévistes ont été suspendus. «Nos délégués de wilayas ont reçu des mises en demeure des directeurs d’établissements», affirme-t-il. Aujourd’hui que la grève se conjugue au passé, la tutelle doit chercher les moyens qui permettraient de rattraper les cours non dispensés. Les enseignants entreront dans une course contre la montre, vu le temps qui reste, afin de rattraper le retard accumulé. Benbouzid avait annoncé qu’une semaine sera déduite des vacances de printemps ou que les cours seront dispensés tous les samedis durant un mois.     

Par Hocine L.

 

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Echos de la grève...

Si la reprise effective des cours dans tous  les lycées est prévue pour aujourd’hui mercredi, en revanche, nous avons appris auprès de la direction de l’éducation de Tizi Ouzou que sur plus de 1 900 enseignants grévistes dans le palier secondaire, à l’appel du Cnapest, 300 seulement ont repris le travail. La reprise des cours a été faite hier à 100% dans deux lycées, à savoir Ililten et les frères Smaïli et fils dans la commune de Mekla. Toujours selon la même source, partout ailleurs, hormis les établissements scolaires situés au pied du Djurdjura comme Iferhounene et Aïn El Hammam où les chutes de neige ont fait qu’ils soient restés fermés, dans les autres lycées de la wilaya peu d’enseignants ont repris les cours. Il y a lieu de rappeler que les cours ont repris depuis dimanche pour les deux paliers, le primaire et le secondaire. Interrogée sur l’option à retenir pour le rattrapage des cours, la même source a indiqué que le recours à la première semaine de vacances est la plus plausible, écartant celle du samedi pendant un mois. «Rien n’est encore décidé. On attend les résultats des discussions entre tous les concernés pour la prise de décision». Par ailleurs, dans le cadre de la mise en application des mesures décidées par la tutelle par rapport aux grévistes, suite à la décision de justice ordonnant l’arrêt du mouvement de grève, l’inspection académique de Tizi Ouzou a envoyé des mises en demeure par voie postale avec accusé de réception. Un troisième fonctionnaire du collège Lotfi  de la ville de Tizi Ouzou a été sanctionné pour avoir renvoyé les élèves chez eux dimanche, après deux autres cadres du même établissement, à savoir le directeur et le conseiller pour le même motif.

Hamid M.

 

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En l'absence de proposition de règlement de la crise

Les médecins aujourd’hui en sit-in

Un sit-in des praticiens de la santé publique sera observé aujourd’hui devant la présidence de la République. Après deux semaines de suspension des actions de rue et suite à l’échec du dialogue entamé avec la tutelle, les praticiens et praticiens spécialistes ont décidé de renouer avec la protestation. Cette grève des praticiens dure depuis plus de trois mois déjà et la situation se corse davantage, au détriment des malades.

Le Dr Mohammed Yousfi, président du Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP), contacté, hier, a déclaré : «Je sais bien que le sit-in sera empêché, mais nous tenons à l’observer malgré tout.» Il rappelle avoir déposé une demande d’audience depuis un mois, soit le 10 février dernier, et souhaite de voir les représentants des praticiens reçus par la présidence. Le recours à la présidence de la République intervient suite à l’échec de toutes les autres solutions, explique l’orateur. En fait, les réu-nions de conciliation tenues avec le ministère de la Santé, il y a quelques jours, se sont soldées par un échec cuisant en l’absence de propositions réelles de sortie de crise de la part de la tutelle. Avant ces réunions, les syndicats des praticiens avaient été reçus par la commission de la santé de l’APN, par certains groupes parlementaires siégeant à la Chambre basse, et surtout par Abdelaziz Belkhadem, ministre d’Etat représentant personnel du président de la République, mais en sa qualité de secrétaire général du FLN. Tout comme les autres hauts responsables, Belkhadem a exprimé son soutien aux médecins et reconnu la légitimité des revendications exprimées. «Il a promis d’en parler au Premier ministre» ont déclaré les syndicalistes, lors d’une précédente conférence de presse. Mais, toujours rien de concret. Le Dr Yousfi dira avoir décelé beaucoup de contradictions dans le discours tenu en haut lieu, «bien que les responsables reconnaissent la légitimité de nos revendications, à ce jour aucune décision n’a été prise pour apaiser la tension, pas seulement pour le bien des médecins mais aussi des patients» souligne le Dr Yousfi. Selon lui, des milliers d’interventions sont reportées sine die depuis le début de la grève. «Malgré le service minimum que l’on tient à assurer, il n’en demeure pas moins qu’entre 20 et 40 interventions sont reportées chaque semaine, c’est selon la capacité de l’établissement». Le président du SNPSSP rassure néanmoins qu’il est toujours possible de rattraper le retard dans des délais acceptables, à condition que la crise ne perdure pas encore. Il est à rappeler que les revendications des praticiens, représentés par le Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) et le Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP) portent, notamment sur la révision du statut particulier tel qu’il a été négocié avec le ministère. Elles concernent également la révision du régime indemnitaire, le droit au logement de fonction et la mise en application de la loi relative au repos hebdomadaire. Outre le rassemblement au niveau de la présidence de la République, des sit-in ont été programmés également devant les sièges de wilayas à Oran, Constantine, Annaba et Ouargla.

Aomar F.

 

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Réseau routier

Le calvaire au quotidien

Dès qu’il pleut, la circulation routière devient un véritable cauchemar pour les automobilistes à cause de l’état lamentable de bon nombre de nos rues et routes.

En effet, ces dernières, pour la plupart, présentent une détérioration avancée à l’instar de celles d’Alger-Centre,  Belouizdad, Kouba,  Aïn Naâdja, Bab El-Oued, Bologhine, El-Harrach, Bordj El-Kiffan, El-Biar, Ben-Aknoun, Dély Ibrahim pour ne citer que celles-là, car la liste est loin d’être close au risque de contenir la majorité des rues et routes algériennes.

«Déjà sans pluie, les routes sont constamment bloquées, quand il pleut, c’est carrément infernal», lancera un automobiliste bloqué sur le Chemin Poirson à El Biar. Il poursuivra : «Avec cette pluie, et vu l’état de la route, il faut compter presque 2 heures pour me rendre à mon bureau à Delly Ibrahim. Cette semaine je n’ai pas arrêté d’être en retard».  L’automobiliste lancera alors : «C’est à se demander ce que font les gens qui s’occupent de la réhabilitation des routes ? Et où va  l’argent débloqué pour ce genre d’entretien ?» 

Il est vrai qu’il arrive parfois que certaines APC effectuent, en collaboration avec les services concernés, des semblants de réfections et d’entretien sur quelques réseaux routiers de la capitale. Des réfections qui ne dureront pas plus d’une semaine. La dégradation de ces chaussées crevassées et inondées, qui, en l’absence totale de travail sérieux et efficace de ces entreprises,  vient mettre les nerfs des automobilistes à rude épreuve à cause des interminables bouchons qui ralentissent la circulation au moindre caprice de dame météo.

En plus de l’exaspération des automobilistes qui font qu’à chaque chute de pluie ils sont en retard à leur travail ou à leur rendez-vous, le piteux état de la chaussée provoque de sérieux ennuis aux voitures, dira Brahim un spécialiste en électricité et mécanique. Ce dernier indiquera que les pannes les plus fréquentes sont notamment celles de  «des disques de freins qui au contact de l’eau se trouvant dans les crevasses refroidissent et se déforment. Une panne que l’automobiliste selon la marque de sa voiture paiera entre 4 000 et 7 000DA». Ou encore, ajoutera-t-il : «C’est la crémaillère dont le prix est de 10 000 DA et peut atteindre 40 000 DA, qui éclate si le conducteur a le malheur de rater une crevasse». En plus des embouteillages et des pannes onéreuses, la situation désastreuse du routier peut aller jusqu’à représenter un réel danger pour la vie des usagers de la route. Il n’y a qu’à voir le bilan d’accidents mortels dus au mauvais état de la chaussée. On se demande alors quand les organismes concernés se décideront enfin à penser au bien-être des citoyens, objectif principal de leur existence et pour lequel elles sont payées, pour enfin réagir et prendre en charge cet épineux problème digne des pays du tiers-monde.

Par Lynda N.Bourebrab

 

Excès de vitesse, le non-respect de la distance de sécurité, les chaussées rendues glissantes par les chutes de pluies, sont les causes essentielles du bilan des accidents de la route pour la journée du 8 mars sur tout le pays rendu par la cellule de communication de la Gendarmerie nationale. Ainsi, le bilan communiqué fait état de 13 accidents routiers dont 3 mortels et 10 accidents corporels. Ces accidents ont causé le décès de 4 personnes dans les régions de Ouargla, El Oued et Mascara, alors que 27 blessés ont été enregistrés dans les wilayas d’Alger, Relizane, Mascara, Saïda, Adrar, Batna, Constantine, El Tarf et Bordj Bou Arréridj. La Gendarmerie nationale relève également dans son bilan que des dégâts matériels importants ont été enregistrés se rapportant à 15 véhicules légers, 3 camions et 2 tracteurs agricoles.

L.N.B.

 

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Pour cause d’intempéries, la Protection civile appelle  les conducteurs à plus de vigilance

Contactée par nos soins, la Protection civile indiquera que l’absence de visibilité, la chaussée rendue glissante à cause des pluies que connaît le pays ces derniers jours, sont les raisons principales des accidents de la route. C’est pourquoi, elle appelle les conducteurs à se montrer plus vigilants et à rouler doucement. Par ailleurs, la cellule de communication de la Protection civile fera état aussi de plusieurs accidents parfois mortels survenus à l’échelle nationale. Ainsi, la wilaya d’Alger a enregistré le renversement d’un fourgon de transport de voyageurs sur l’autoroute menant de Blida vers Alger, faisant 9 blessés. A Boumerdès, 8 blessés ont été recensés suite à une collision entre un camion et un bus de transport survenue au niveau de la RN5 dans la localité de Tidjelabine. Le renversement d’un tracteur agricole a causé le décès d’une personne à Mascara. Alors que dans la wilaya d’El Oued, une collision a eu lieu entre 2 véhicules légers sur la RN 16 faisant 2 morts et 2 blessés. Le renversement d’un véhicule léger sur la RN 44 dans la localité de Charchar dans la wilaya de Skikda a fait 2 morts et 2 blessés. Par rapport aux chutes de pluies, la Protection civile indiquera que 3 cas d’effondrements se sont produits à Alger. Il s’agit de 2 baraques à Bab El Oued suite à la détérioration des canalisations des eaux usées. Le 3e cas est celui de l’effondrement partiel d’un mur de clôture dans la même localité. Par ailleurs, on signalera que la gare ferroviaire de Oued Semmar a connu une infiltration des eaux de pluies.

L.N.B.

 

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Le temps restera perturbé pour la fin de la semaine

Les intempéries font des morts et des blessés

La vague de froid, la neige et les pluies persisteront aujourd’hui et demain sur l’ensemble des régions nord d’Algérie, selon le bulletin de la météo. Les pluies qui se sont abattues durant cette semaine ont perturbé la circulation en faisant des morts, des blessés ainsi que des  dégâts matériels.

Selon les services de la météo, le mauvais temps entre pluies, froid, rafales de vent,  grêle, persistera encore aujourd’hui dans plusieurs wilayas du nord de pays : Alger, Blida, Médéa, Tipasa, Bouira, Béjaïa, Jijel, Sétif, Tizi Ouzou, Bordj Bou-Arréridj, Constantine, Skikda, Souk Ahras, Guelma, Annaba, Mila. Des pluies modérées  sont attendues aujourd’hui sur l’ensemble de ces  wilayas. Le temps sera moins perturbé demain. Beaucoup d’autres wilayas ont été par ailleurs affectées au cours de cette semaine par ces perturbations marquées par une forte vague de froid, en l’occurrence, Tlemcen, Sidi Bel-Abbès, Aïn Témouchent, Oran, Mostaganem, Mascara, Relizane, Tiaret, Aïn Defla.  Des chutes de neige ont été au rendez-vous sur les reliefs dépassant les 800 mètres à l’ouest et au centre de pays. Les fortes pluies qui se sont abattues depuis quelques jours ont perturbé la circulation routière et ont provoqué, avant-hier, le renversement d’un bus de transport public à Birtouta (Alger). Cet accident n’a fait aucun décès, le bilan de la Protection civile fait état de 9 blessés. Par ailleurs plusieurs accidents routiers ont été causés durant cette semaine par les intempéries dans d’autres wilayas de pays. Le renversement  de véhicule léger a été enregistré dimanche dernier à Ourgla, faisant un blessé et deux morts. Les deux bus de transport qui sont rentrés en collision sur la route RN14  au cours de cette semaine ont fait cinq blessés, alors que la RN 8 a enregistré, dimanche dernier, un bilan très lourd : la mort de cinq membres d’une même famille, suite à une collision entre un camion et un véhicule. Les services de la Protection civile n’ont  pas eu la tâche facile durant les derniers jours, notamment les dernières 48 heures où ils se sont mobilisés  pour évacuer des sinistrés dans des habitations inondées ou dans des demeures qui risquent  d’être envahies ou endommagées par les fortes pluies. Comme c’est le cas des habitations effondrées à Bab El Oued pour cause de détérioration des canalisations des eaux usées. Ce dégât a provoqué la colère des habitants suite à l’effondrement de leurs vieilles bâtisses. Les automobilistes, quant à eux, notamment ceux de la capitale et des grandes villes, ont eu leur dose de calvaire durant cette semaine marquée par une circulation bloquée par-ci et entièrement fermée par-là. Les pluies ont fortement perturbé le trafic routier avec des routes souvent inondées. La prudence, dans l’état des choses, entre défaillance des structures routières et des chaussées reste le seul choix et le meilleur moyen de protection de ces biens de la nature qui se répercutent catastrophiquement sur des structures mal construites ou mal entretenues.

Yasmine Ayadi

 

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Marche des élus de l'opposition des APC bloquées

«Les maires destitués doivent partir»

Environ 25 élus des six communes bloquées représentant l’opposition ont marché hier dans les rues de la ville de Béjaïa, brandissant des banderoles sur lesquelles sont écrits leurs revendications et slogans. Il s’agit des élus élus de Tinebdar, Chemini, Souk Oufella, Melbou et Toudja qui, pour rappel, avaient tenu un rassemblement et avaient été reçus par le chef de cabinet du wali il y a deux mois pour les mêmes motifs. Les marcheurs ont sillonné les artères séparant le siège de la cour de Béjaïa de celui de la wilaya pour signifier aux autorités leur «devoir d’appliquer la loi en procédant à la révocation des maires des APC bloquées». Ils ont interpellé les autorités de la wilaya, à leur tête le wali, afin de «destituer les maires conformément aux textes du code communal». Les protestataires ne voulaient pas rencontrer le chef de cabinet en l’absence du wali car de leur avis ce responsable n’a pas de prérogatives dans ce genre d’affaires. Des actions vont être observées prochainement, avait-on promis, et avec en prime un meeting samedi prochain à Melbou. En marge de cette marche, des élus de l’opposition de la commune de Toudja ont rendu publique une déclaration dans laquelle ils dénoncent les propos jugés  «calomnieux et mensongers de certains individus». Les élus de l’opposition de Toujda en veulent aux récentes déclarations d’un groupe de personnes soutenant le maire, qui a été relevé de ses fonctions par la wilaya au motif de poursuites judiciaires. Pour rappel, le maire avait bénéficié de la levée des poursuites judiciaires et pourrait retrouver ses fonctions dans quelques jours.  Ce sont les élus qui avaient déposé plainte contre le président de l’APC  pour «falsification de documents administratifs (délibérations) et pour faux et usage de faux».  Les six élus de cette commune représentant les trois tendances RCD, FFS et FLN, demandent aux deux élus du PT de désigner parmi eux un nouveau président d’APC afin de mettre fin à la crise. Par ailleurs,  la commune de Sidi-Aïch a retrouvé depuis avant-hier sa stabilité après un compromis entre les élus des différentes tendances.

Tarek B.S.

 

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10 000 unités sortiront des usines de Tiaret en 2012

La voiture algérienne sur la bonne voie

La fabrication sera mixte, à savoir que l’usine de Tiaret sera une unité de montage des moteurs et des systèmes de suspension qui seront importés directement d’Allemagne et les autres pièces seront réalisées localement.

Le projet de fabrication, en Algérie, de véhicules de marques allemandes et de financement émirati, via le groupe Aabar, «est sur une très bonne voie», a affirmé hier le directeur général de la Chambre algéro-allemande de Commerce et d’Industrie (AHK), Andreas Hergenröther, lors d’une conférence de presse tenue au siège de la Chambre  afin d’annoncer l’organisation de la 4e édition du Salon international de l’électrotechnique, de l’automation industrielle et de l’énergie «Electro, automation industrielle & energy», qui aura lieu du 14 au 17 du mois en cours à la Safex d’Alger.

Toutefois, le DG de l’AHK a ajouté qu’il ne détient pas davantage d’informations sur cette question, dans la mesure où il n’en sait pas plus que ce qu’il a été rapporté par la presse à ce sujet. «Je ne suis pas membre du conseil d’administration (de Aabar)», a-t-il ironisé, déclarant savoir que le protocole d’accord a été signé entre le gouvernement algérien et les autres partenaires du projet.

En fait, le projet d’installation d’une usine de fabrication mécanique que bercent depuis un bon moment déjà les différents concernés, devrait voir le jour à Bouchekif (Tiaret) d’où devront sortir annuellement quelque 10 000 véhicules de type 4×4 à partir de 2012 et ce, pour un investissement estimé à 172 millions de dollars.

Une fois mis en production et ayant atteint sa vitesse de croisière, des sources proches du dossier nous apprennent que 50% des unités produites seront destinées à équiper les troupes de l’Armée algérienne en véhicules tout-terrains au moment où l’autre moitié sera destinée à l’exportation.

Pour ce qui est des détails concernant le projet et de la répartition des tâches de chacune des trois parties, il faut noter que les Emiratis vont assurer le financement, les constructeurs allemands (Man Ferrostaal, Deutz MTU, Daimler et Rheinmetall) seront chargés du côté technique et le ministère de la Défense nationale, en étroite collaboration avec la SNVI, aura la mission de superviser le déroulement du projet.

Quant à la question de savoir si tous les composants des véhicules seront fabriqués en Algérie ou si des éléments seront importés des usines allemandes, nous apprenons que la fabrication sera mixte, à savoir que l’usine de Tiaret sera une unité de montage des moteurs et des systèmes de suspension qui seront importés directement d’Allemagne et les autres pièces seront réalisées localement. Chose qui donnera à coup sûr un coup de fouet à la sous-traitance dans le pays. 

Outre les 4x4, l’usine de Tiaret va aussi fabriquer des engins blindés destinés au transport des troupes pour un coût de 200 millions d’euros. Il semblerait également que même les tracteurs agricoles et les engins de travaux publics intéressent les émiratis qui comptent investir dans les unités d’Aïn Smara et d’Oued Haminine de Constantine. Une totalité des projets, sujet du protocole d’accord signé entre le gouvernement algérien et le groupe émirati, qui devraient coûter un investissement de 720 millions de dollars.       

Par Hafid Mesbah

 

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Habitat

Quatre millions de logements construits en quarante ans en Algérie

Ces cinq dernières années, les pouvoirs publics ont engagé une enveloppe financière de plus de 300 milliards de DA pour l’amélioration urbaine et les VRD.

Traînant comme un boulet un immense déficit en matière de logement, l’Algérie a attendu les deux derniers plans pour construire autant que ce qui avait été édifié en trente années. Par l’autoconstruction mais aussi et surtout grâce à la politique volontariste des pouvoirs publics, ce déficit a tendance à se résorber. Plus de quatre millions de logements ont été construits en Algérie en quarante ans, a affirmé l’inspecteur général de l’urbanisme auprès du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme, Naït Saâda. Lors d’une journée de sensibilisation et d’information sur la loi portant mise en conformité des constructions et leur achèvement, organisée mardi à Aïn Témouchent, il a rappelé que «le pays qui comptait moins de deux millions de logements avant 1962, a lancé des programmes de réalisation d’un million d’unités dans le cadre de chacun des plans quinquennaux 2004-2009 et 2010-2014». Ce patrimoine immobilier doit être régularisé et répondre aux règles de l’urbanisme, d’où la promulgation de cette loi qui constitue une occasion pour les citoyens en quête de régularisation de leurs habitations, a-t-il souligné, en indiquant que les pouvoirs publics ont, pour leur part, amélioré les conditions d’urbanisme de plus de 12 000 cités abritant environ 20 millions d’habitants. L’inspecteur général de l’urbanisme a ajouté que les pouvoirs publics ont engagé une enveloppe financière de plus de 300 milliards de dinars, ces cinq dernières années, pour l’amélioration urbaine et les VRD, déclarant que «dorénavant, toute assiette foncière ne sera construite sans aménagement ou réseaux». Les outils d’aménagement que sont le Pdau et le POS sont également «primordiaux» pour l’initiation de tout programme de construction, a-t-il noté, avant de rappeler le rôle «responsable» et «essentiel» des présidents d’APC en matière d’élaboration du plan d’urbanisme de leurs collectivités locales. Ces plans d’urbanisme sont un «pourvoyeur de richesses pour la commune qui sera dotée d’équipements publics, de logements et de services publics au profit des citoyens», a souligné Naït Saâda, réaffirmant que toute construction doit détenir un permis de construire afin d’éviter toute démolition. Revenant sur la loi de conformité et d’achèvement des constructions, il a signalé que six décrets d’application ont été publiés en 2009 pour faciliter son application. Ces textes insistent sur l’acceptation, par la commune, de tout dossier de régularisation, a-t-il rappelé, soulignant qu’il appartient à la commission de daïra de le refuser, avec une possibilité de recours, pour l’intéressé, devant la commission de wilaya. Pour la bonne application de cette loi, toutes les parties concernées doivent la maîtriser et la comprendre, pour ensuite sensibiliser les citoyens à la nécessité de s’y conformer. Le citoyen pourra détenir, à la faveur de cette loi, son acte de propriété en toute légalité et jouir de l’ensemble des droits qui sont rattachés, a-t-il dit. Cette rencontre a regroupé les autorités locales, les techniciens d’urbanisme, les représentants de bureaux d’études et les élus.

Par Bahi K.

 

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Cession de participations des actionnaires étrangers

L’Etat a le droit de préemption

Sur la lancée de cette mise en garde, est également rappelé le dispositif en matière de respect des règles fiscales relatives aux cessions d’actions.

C’est après les échos sur la cession d’actions d’Orascom Télécom à d’autres actionnaires étrangers, que les pouvoirs publics ont réagi, rappelant les dispositions de la loi et ce, afin de couper court autant aux rumeurs qu’aux éventuelles tentations en ce domaine. Sur la lancée de cette mise en garde, est également rappelé le dispositif en matière de respect des règles fiscales relatives aux cessions d’actions. Le ministère des Finances a rappelé mardi que la législation en vigueur accorde le droit de préemption pour l’Etat algérien sur toutes les cessions de participations des actionnaires étrangers ou au profit d’actionnaires étrangers.

«Seul le respect des obligations légales en vigueur permet la consécration de toute transaction de cette nature», précise le ministère dans un communiqué suite à des informations faisant état de cession d’actions de l’opérateur Orascom Télécom au profit d’autres actionnaires étrangers.

«Dans le cas contraire, celle-ci (la transaction) est considérée comme nulle et sans effet», ajoute la même source.

En outre, «la réglementation en vigueur définit un dispositif clair en matière d’impôts afférents aux cessions d’actions détenues sur des sociétés de droit algérien», précise encore le ministère. 

F. G.

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