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Alger préfère
temporiser
Criminalisation
du colonialisme français
Expliquant les
procédures, le patron de l’APN a souligné que le gouvernement a un
délai de deux mois, à partir de la date de dépôt de la proposition
de loi, pour répondre favorablement ou négativement.
Maintenant que la
proposition de loi criminalisant le colonialisme français en Algérie
a été soumise au gouvernement «pour avis», il ne faut pas s’attendre
à voir ce texte débattu durant la session actuelle du Parlement.
Ainsi, Alger préfère temporiser sur cette question vu probablement
les enjeux d’une telle démarche sur les relations algéro-françaises.
Dans une
déclaration à la presse lors de la cérémonie présidée par le
président de la République, Abdelaziz Bouteflika, à l’occasion de la
Journée internationale de la femme, le président de l’Assemblée
populaire nationale (APN), Abdelaziz Ziari, a indiqué que «la
proposition de loi criminalisant le colonialisme français en Algérie
a été adressée au gouvernement pour avis, c’est la procédure».
Dans ce cadre, il a expliqué:
«Nous avons réuni,
il y a quelques jours, avant la reprise de la session de printemps,
le bureau de l’APN qui a tranché sur la question conformément à la
loi».
Toutefois,
maintenant que le travail de la chambre basse du Parlement a été
accompli, celle-ci attend l’avis du gouvernement. Cependant, M.
Ziari a révélé que le texte en question n’est pas inscrit à l’ordre
du jour de la session de printemps. «Nous nous en remettrons, par la
suite, au bureau pour voir ce qu’il y a lieu de faire, une fois la
réponse du gouvernement reçue», a-t-il précisé.
Expliquant les
procédures, le patron de l’APN a souligné que le gouvernement a un
délai de deux mois, à partir de la date de dépôt de la proposition
de loi, pour répondre favorablement ou négativement. Plus explicite
encore, M. Ziari dira : «L’adoption de ce texte ou non dépendra de
la circonstance et de la conjoncture dans lesquelles nous serons à
ce moment-là», relevant l’existence d’une «marge d’appréciation de
l’Exécutif qui est importante».
Il faut dire que
ledit texte actuellement sur le bureau du Premier ministre Ahmed
Ouyahia dépend en réalité du climat qui règne entre Alger et Paris
dont les différends se multiplient de jour en jour. Ainsi, on se
pose la question : Pourquoi Alger ira vers l’élaboration d’un texte
de loi criminalisant le colonialisme en Algérie ? Et d’autre part,
pourquoi Alger ne tranche pas sur cette question dans l’immédiat ?
Pour ce qui est de
la légitimité d’une telle démarche, des observateurs soulignent que
ça ne manque pas, à commencer par la loi du 23 février adoptée en
2005 par l’Assemblée générale française qui glorifie le
colonialisme en Afrique du Nord dont l’Algérie, puis les harkis et
ensuite l’inscription de l’Algérie sur la liste noire «jugée
discriminatoire» par Alger, suivi des provocations verbales tenues
par le ministre des Affaires étrangères français quand il a touché à
la génération des moudjahidine et enfin l’affiche électorale
«scandaleuse», initiée par Le Pen. Dans ce cadre, des ob-servateurs
se posent la question : Pourquoi l’Algérie a attendu cinq ans pour
répondre à la loi du 23 février ? Il faut dire qu’à l’époque,
l’ex-président français, Jacques Chirac avait essayé d’apaiser les
choses même si l’histoire du «fameux traité d’amitié» a été enterrée
à jamais.
Toutefois, la
politique de Nicolas Sarkozy a été affichée sans complexe juste
après son élection, car lors de sa première visite en Algérie, il a
bien expliqué que lui n’a rien à voir avec la génération de la
guerre et qu’il était pour l’avenir. Cependant, les provocations se
sont multipliées contre Alger sous sa présidence.
Dans une tentative
d’apaisement, la France a dépêché le secrétaire général de l’Elysée
et le conseiller diplomatique de Sarkozy. Mais depuis, rien n’a
changé, du moins pour la liste noire.
Concernant cette
visite, M. Ziari a déclaré que «toutes les questions importantes ont
été traitées». «Nous attendons des réponses précises et concrètes».
A rappeler que comme première protestation, la réunion qui devait
regrouper la grande commission interparlementaire algéro-française a
été annulée.
Par ailleurs, vu
le «genre» de relations algéro-françaises qui sont basées notamment
sur la coopération économique même si Alger n’est pas satisfaite de
l’attitude des entreprises françaises en matière d’investissement.
Sans oublier le sort des émigrés algériens installés en France, dont
les intérêts doivent être protégés par l’Algérie.
Dans toute cette
situation, il y a cette attitude «de ne pas vouloir entrer en
confrontation directe».
A rappeler que la
proposition de loi criminalisant le colonialisme a été initiée par
125 députés issus des partis du FLN, RND, MSP et El-Islah. Elle a
été déposée au bureau de l’APN le 13 janvier dernier.
Par Nacera
Chenafi
Haut
Assemblée populaire de wilaya
Revoilà la
polémique RCD-FFS
La polémique entre
les deux frères ennemis, le FFS et le RCD, semble reprendre de
nouveau après une longue accalmie. En effet, après les accusations
portées par le secrétaire fédéral à l’adresse de l’Assemblée
populaire de wilaya que dirige le RCD sur les méthodes de gestion
des affaires de ladite institution il y a quelques jours, hier
c’est au tour du groupe des élus FFS de saisir l’occasion de
l’ouverture des travaux d’une session ordinaire consacrée à l’examen
de plusieurs secteurs de monter au créneau. Dans une déclaration lue
par le président du groupe, le Dr Msela Mohamed, a dressé un
tableau peu reluisant de la situation sociopolitique de la région en
la qualifiant «d’alarmante» tout en soutenant que tous les projets
vitaux, comme le nouveau stade de 50 000 places, la radio locale,
les évitements de plusieurs villes «sont à l’arrêt» avant d’aborder
la détérioration de la situation sécuritaire qui a vu «l’apparition
ou la réapparition de la corruption, du kidnapping, de la violence
sous toutes ses formes, la prolifération des lieux de débauche, le
suicide». Pour l’élu du parti d’Aït Ahmed,
«militariser la
société» comme le laisse entendre «la coalition FLN-RCD en
demandant le renforcement des effectifs ne garantit pas en
corollaire la sécurité». «La création d’organismes parallèles en
lieu et place des commissions légales où les partis politiques sont
impliqués s’inscrit dans une stratégie machiavélique de
dépouillement des prérogatives des élus» a encore ajouté le même élu
qui souligne que «ces accouchements dystociques, cause d’une inertie
avérée ont pour conséquence le dysfonctionnement chronique de
l’auguste Assemblée populaire de wilaya, pour ne pas dire sa
paralysie». Notons que pendant cette prise de parole par l’élu du
FFS, le wali El Hocine Mazouz s’est retiré avec son exécutif et n’a
pas regagné les travaux de la session. Enfin, il est utile de
rappeler que parmi les points inscrits à l’ordre du jour de la
première session ordinaire de l’APW de Tizi Ouzou depuis la
succession de Mahfoudh Belabas à la tête de cette institution après
élection de Mohamed Ikarbane, son ex-président, sénateur,
l’examen des secteurs de l’agriculture, des forêts et de la pêche
durant ces jours de travaux.
Hamid M.
Haut
Le Cnapest suspend sa grève
Reprise des
cours dans les lycées
Un facteur qui a
conduit le Cnapest à opter pour la suspension est certainement (même
si le responsable du Cnapest ne le dit pas clairement) la décision
de son partenaire, l’Unpef, qui a appelé à l’arrêt de la grève.
Comme il fallait
s’y attendre, la Coordination nationale autonome des professeurs de
l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) a mis fin à son
mouvement de protestation entamé depuis le 24 février dernier. Par
cette décision, le Cnapest vient de suivre le pas de son «compagnon
de lutte», l’Unpef, qui a suspendu sa grève dans les deux paliers
inférieurs depuis samedi dernier. Les élèves du secondaire
reprendront donc le chemin de l’école à partir d’aujourd’hui. La
décision de reprendre le travail, tant attendue par la famille
éducative, a été prise lors du conseil national du Cnapest, qui
s’est tenu avant-hier et dont les travaux se sont poursuivis jusqu’à
3h du matin. Nouar Larbi, secrétaire général du Cnapest, a expliqué
ce retard sur la question de la reprise ou non des cours par «le
débat qui s’est déroulé entre les délégués des 48 wilayas au moment
des délibérations». «Un nombre important d’enseignants veulent
poursuivre la grève», a déclaré Nouar Larbi. Au final, le Cnapest a
opté pour la suspension du débrayage pour plusieurs raisons. La
première est «la priorité de l’intérêt des élèves». «Nous ne voulons
pas encore perdre le temps qui reste. Les élèves ont trop souffert
de cette grève. Nous reprendrons le travail parce qu’ils ont été
solidaires avec nous», dira ce responsable. Le deuxième élément qui
a pesé lourd dans la décision du Cnapest est la grosse pression
exercée par le gouvernement sur les enseignants et sur les syndicats
qui campent sur leurs positions de maintenir la grève. Il est utile
de rappeler la batterie de mesures mises en place par le ministre de
l’Education nationale afin d’inciter les enseignants à rejoindre
leurs postes de travail. Benbouzid avait instruit, au début de la
semaine en cours, les chefs d’établissements scolaires de lancer,
dès dimanche dernier, la mise en œuvre de procédures réglementaires
en matière de relations de travail de la Fonction publique. Ensuite,
le ministre avait annoncé le recrutement de 50 000 enseignants sans
concours préalable et l’installation de trois commissions pour le
remplacement des enseignants grévistes. Le Cnapest ne peut pas
cacher que ces actions constituent une véritable menace pour les
enseignants. Le premier responsable du Cnapest a tenu à dénoncer
«l’arsenal illégal mis en place par la tutelle pour terroriser les
enseignants». «A l’heure actuelle nous n’avons pas eu gain de cause.
La tutelle qui veut l’accalmie à tout prix doit faire preuve de
bonne volonté. Nous allons donner, tout en prenant la société civile
à témoin, le temps nécessaire au ministre afin qu’il traduise ses
promesses en actes», a annoncé notre interlocuteur qui réitère le
droit des enseignants à recourir à la grève. Le troisième facteur
qui a conduit le Cnapest à opter pour la suspension est certainement
(même si le responsable du Cnapest ne le dit pas clairement) la
décision de son partenaire, l’Unpef, qui a appelé à l’arrêt de la
grève. Le Cnapest s’estime en position de faiblesse et ne peut, en
aucun cas, faire cavalier seul devant le forcing de Benbouzid. Notre
interlocuteur a fait savoir également que plusieurs enseignants
grévistes ont été suspendus. «Nos délégués de wilayas ont reçu des
mises en demeure des directeurs d’établissements», affirme-t-il.
Aujourd’hui que la grève se conjugue au passé, la tutelle doit
chercher les moyens qui permettraient de rattraper les cours non
dispensés. Les enseignants entreront dans une course contre la
montre, vu le temps qui reste, afin de rattraper le retard accumulé.
Benbouzid avait annoncé qu’une semaine sera déduite des vacances de
printemps ou que les cours seront dispensés tous les samedis durant
un mois.
Par Hocine L.
Haut
Echos de la grève...
Si la reprise
effective des cours dans tous les lycées est prévue pour
aujourd’hui mercredi, en revanche, nous avons appris auprès de
la direction de l’éducation de Tizi Ouzou que sur plus de 1 900
enseignants grévistes dans le palier secondaire, à l’appel du
Cnapest, 300 seulement ont repris le travail. La reprise des cours a
été faite hier à 100% dans deux lycées, à savoir Ililten et les
frères Smaïli et fils dans la commune de Mekla. Toujours selon la
même source, partout ailleurs, hormis les établissements scolaires
situés au pied du Djurdjura comme Iferhounene et Aïn El Hammam
où les chutes de neige ont fait qu’ils soient restés fermés, dans
les autres lycées de la wilaya peu d’enseignants ont repris les
cours. Il y a lieu de rappeler que les cours ont repris depuis
dimanche pour les deux paliers, le primaire et le secondaire.
Interrogée sur l’option à retenir pour le rattrapage des cours, la
même source a indiqué que le recours à la première semaine de
vacances est la plus plausible, écartant celle du samedi pendant un
mois. «Rien n’est encore décidé. On attend les résultats des
discussions entre tous les concernés pour la prise de décision». Par
ailleurs, dans le cadre de la mise en application des mesures
décidées par la tutelle par rapport aux grévistes, suite à la
décision de justice ordonnant l’arrêt du mouvement de grève,
l’inspection académique de Tizi Ouzou a envoyé des mises en demeure
par voie postale avec accusé de réception. Un troisième
fonctionnaire du collège Lotfi de la ville de Tizi Ouzou a été
sanctionné pour avoir renvoyé les élèves chez eux dimanche, après
deux autres cadres du même établissement, à savoir le directeur et
le conseiller pour le même motif.
Hamid M.
Haut
En l'absence de proposition de règlement de la crise
Les médecins
aujourd’hui en sit-in
Un sit-in des
praticiens de la santé publique sera observé aujourd’hui devant la
présidence de la République. Après deux semaines de suspension des
actions de rue et suite à l’échec du dialogue entamé avec la
tutelle, les praticiens et praticiens spécialistes ont décidé de
renouer avec la protestation. Cette grève des praticiens dure depuis
plus de trois mois déjà et la situation se corse davantage, au
détriment des malades.
Le Dr Mohammed
Yousfi, président du Syndicat national des praticiens spécialistes
de la santé publique (SNPSSP), contacté, hier, a déclaré : «Je sais
bien que le sit-in sera empêché, mais nous tenons à l’observer
malgré tout.» Il rappelle avoir déposé une demande d’audience depuis
un mois, soit le 10 février dernier, et souhaite de voir les
représentants des praticiens reçus par la présidence. Le recours à
la présidence de la République intervient suite à l’échec de toutes
les autres solutions, explique l’orateur. En fait, les réu-nions de
conciliation tenues avec le ministère de la Santé, il y a quelques
jours, se sont soldées par un échec cuisant en l’absence de
propositions réelles de sortie de crise de la part de la tutelle.
Avant ces réunions, les syndicats des praticiens avaient été reçus
par la commission de la santé de l’APN, par certains groupes
parlementaires siégeant à la Chambre basse, et surtout par Abdelaziz
Belkhadem, ministre d’Etat représentant personnel du président de la
République, mais en sa qualité de secrétaire général du FLN. Tout
comme les autres hauts responsables, Belkhadem a exprimé son soutien
aux médecins et reconnu la légitimité des revendications exprimées.
«Il a promis d’en parler au Premier ministre» ont déclaré les
syndicalistes, lors d’une précédente conférence de presse. Mais,
toujours rien de concret. Le Dr Yousfi dira avoir décelé beaucoup de
contradictions dans le discours tenu en haut lieu, «bien que les
responsables reconnaissent la légitimité de nos revendications, à ce
jour aucune décision n’a été prise pour apaiser la tension, pas
seulement pour le bien des médecins mais aussi des patients»
souligne le Dr Yousfi. Selon lui, des milliers d’interventions sont
reportées sine die depuis le début de la grève. «Malgré le service
minimum que l’on tient à assurer, il n’en demeure pas moins qu’entre
20 et 40 interventions sont reportées chaque semaine, c’est selon la
capacité de l’établissement». Le président du SNPSSP rassure
néanmoins qu’il est toujours possible de rattraper le retard dans
des délais acceptables, à condition que la crise ne perdure pas
encore. Il est à rappeler que les revendications des praticiens,
représentés par le Syndicat national des praticiens de la santé
publique (SNPSP) et le Syndicat national des praticiens spécialistes
de la santé publique (SNPSSP) portent, notamment sur la révision du
statut particulier tel qu’il a été négocié avec le ministère. Elles
concernent également la révision du régime indemnitaire, le droit au
logement de fonction et la mise en application de la loi relative au
repos hebdomadaire. Outre le rassemblement au niveau de la
présidence de la République, des sit-in ont été programmés également
devant les sièges de wilayas à Oran, Constantine, Annaba et Ouargla.
Aomar F.
Haut
Réseau routier
Le calvaire au
quotidien
Dès qu’il pleut,
la circulation routière devient un véritable cauchemar pour les
automobilistes à cause de l’état lamentable de bon nombre de nos
rues et routes.
En effet, ces
dernières, pour la plupart, présentent une détérioration avancée à
l’instar de celles d’Alger-Centre, Belouizdad, Kouba, Aïn Naâdja,
Bab El-Oued, Bologhine, El-Harrach, Bordj El-Kiffan, El-Biar,
Ben-Aknoun, Dély Ibrahim pour ne citer que celles-là, car la liste
est loin d’être close au risque de contenir la majorité des rues et
routes algériennes.
«Déjà sans pluie,
les routes sont constamment bloquées, quand il pleut, c’est
carrément infernal», lancera un automobiliste bloqué sur le Chemin
Poirson à El Biar. Il poursuivra : «Avec cette pluie, et vu l’état
de la route, il faut compter presque 2 heures pour me rendre à mon
bureau à Delly Ibrahim. Cette semaine je n’ai pas arrêté d’être en
retard». L’automobiliste lancera alors : «C’est à se demander ce
que font les gens qui s’occupent de la réhabilitation des routes ?
Et où va l’argent débloqué pour ce genre d’entretien ?»
Il est vrai qu’il
arrive parfois que certaines APC effectuent, en collaboration avec
les services concernés, des semblants de réfections et d’entretien
sur quelques réseaux routiers de la capitale. Des réfections qui ne
dureront pas plus d’une semaine. La dégradation de ces chaussées
crevassées et inondées, qui, en l’absence totale de travail sérieux
et efficace de ces entreprises, vient mettre les nerfs des
automobilistes à rude épreuve à cause des interminables bouchons qui
ralentissent la circulation au moindre caprice de dame météo.
En plus de
l’exaspération des automobilistes qui font qu’à chaque chute de
pluie ils sont en retard à leur travail ou à leur rendez-vous, le
piteux état de la chaussée provoque de sérieux ennuis aux voitures,
dira Brahim un spécialiste en électricité et mécanique. Ce dernier
indiquera que les pannes les plus fréquentes sont notamment celles
de «des disques de freins qui au contact de l’eau se trouvant dans
les crevasses refroidissent et se déforment. Une panne que
l’automobiliste selon la marque de sa voiture paiera entre 4 000 et
7 000DA». Ou encore, ajoutera-t-il : «C’est la crémaillère dont le
prix est de 10 000 DA et peut atteindre 40 000 DA, qui éclate si le
conducteur a le malheur de rater une crevasse». En plus des
embouteillages et des pannes onéreuses, la situation désastreuse du
routier peut aller jusqu’à représenter un réel danger pour la vie
des usagers de la route. Il n’y a qu’à voir le bilan d’accidents
mortels dus au mauvais état de la chaussée. On se demande alors
quand les organismes concernés se décideront enfin à penser au
bien-être des citoyens, objectif principal de leur existence et pour
lequel elles sont payées, pour enfin réagir et prendre en charge cet
épineux problème digne des pays du tiers-monde.
Par Lynda
N.Bourebrab
Excès de vitesse,
le non-respect de la distance de sécurité, les chaussées rendues
glissantes par les chutes de pluies, sont les causes essentielles du
bilan des accidents de la route pour la journée du 8 mars sur tout
le pays rendu par la cellule de communication de la Gendarmerie
nationale. Ainsi, le bilan communiqué fait état de 13 accidents
routiers dont 3 mortels et 10 accidents corporels. Ces accidents ont
causé le décès de 4 personnes dans les régions de Ouargla, El Oued
et Mascara, alors que 27 blessés ont été enregistrés dans les
wilayas d’Alger, Relizane, Mascara, Saïda, Adrar, Batna,
Constantine, El Tarf et Bordj Bou Arréridj. La Gendarmerie nationale
relève également dans son bilan que des dégâts matériels importants
ont été enregistrés se rapportant à 15 véhicules légers, 3 camions
et 2 tracteurs agricoles.
L.N.B.
Haut
Pour cause d’intempéries, la Protection civile appelle les
conducteurs à plus de vigilance
Contactée par nos
soins, la Protection civile indiquera que l’absence de visibilité,
la chaussée rendue glissante à cause des pluies que connaît le pays
ces derniers jours, sont les raisons principales des accidents de la
route. C’est pourquoi, elle appelle les conducteurs à se montrer
plus vigilants et à rouler doucement. Par ailleurs, la cellule de
communication de la Protection civile fera état aussi de plusieurs
accidents parfois mortels survenus à l’échelle nationale. Ainsi, la
wilaya d’Alger a enregistré le renversement d’un fourgon de
transport de voyageurs sur l’autoroute menant de Blida vers Alger,
faisant 9 blessés. A Boumerdès, 8 blessés ont été recensés suite à
une collision entre un camion et un bus de transport survenue au
niveau de la RN5 dans la localité de Tidjelabine. Le renversement
d’un tracteur agricole a causé le décès d’une personne à Mascara.
Alors que dans la wilaya d’El Oued, une collision a eu lieu entre 2
véhicules légers sur la RN 16 faisant 2 morts et 2 blessés. Le
renversement d’un véhicule léger sur la RN 44 dans la localité de
Charchar dans la wilaya de Skikda a fait 2 morts et 2 blessés. Par
rapport aux chutes de pluies, la Protection civile indiquera que 3
cas d’effondrements se sont produits à Alger. Il s’agit de 2
baraques à Bab El Oued suite à la détérioration des canalisations
des eaux usées. Le 3e cas est celui de l’effondrement partiel d’un
mur de clôture dans la même localité. Par ailleurs, on signalera que
la gare ferroviaire de Oued Semmar a connu une infiltration des eaux
de pluies.
L.N.B.
Haut
Le temps restera perturbé pour la fin de la semaine
Les intempéries
font des morts et des blessés
La vague de froid,
la neige et les pluies persisteront aujourd’hui et demain sur
l’ensemble des régions nord d’Algérie, selon le bulletin de la
météo. Les pluies qui se sont abattues durant cette semaine ont
perturbé la circulation en faisant des morts, des blessés ainsi que
des dégâts matériels.
Selon les services
de la météo, le mauvais temps entre pluies, froid, rafales de vent,
grêle, persistera encore aujourd’hui dans plusieurs wilayas du nord
de pays : Alger, Blida, Médéa, Tipasa, Bouira, Béjaïa, Jijel, Sétif,
Tizi Ouzou, Bordj Bou-Arréridj, Constantine, Skikda, Souk Ahras,
Guelma, Annaba, Mila. Des pluies modérées sont attendues
aujourd’hui sur l’ensemble de ces wilayas. Le temps sera moins
perturbé demain. Beaucoup d’autres wilayas ont été par ailleurs
affectées au cours de cette semaine par ces perturbations marquées
par une forte vague de froid, en l’occurrence, Tlemcen, Sidi
Bel-Abbès, Aïn Témouchent, Oran, Mostaganem, Mascara, Relizane,
Tiaret, Aïn Defla. Des chutes de neige ont été au rendez-vous sur
les reliefs dépassant les 800 mètres à l’ouest et au centre de pays.
Les fortes pluies qui se sont abattues depuis quelques jours ont
perturbé la circulation routière et ont provoqué, avant-hier, le
renversement d’un bus de transport public à Birtouta (Alger). Cet
accident n’a fait aucun décès, le bilan de la Protection civile fait
état de 9 blessés. Par ailleurs plusieurs accidents routiers ont été
causés durant cette semaine par les intempéries dans d’autres
wilayas de pays. Le renversement de véhicule léger a été enregistré
dimanche dernier à Ourgla, faisant un blessé et deux morts. Les deux
bus de transport qui sont rentrés en collision sur la route RN14 au
cours de cette semaine ont fait cinq blessés, alors que la RN 8 a
enregistré, dimanche dernier, un bilan très lourd : la mort de cinq
membres d’une même famille, suite à une collision entre un camion et
un véhicule. Les services de la Protection civile n’ont pas eu la
tâche facile durant les derniers jours, notamment les dernières 48
heures où ils se sont mobilisés pour évacuer des sinistrés dans des
habitations inondées ou dans des demeures qui risquent d’être
envahies ou endommagées par les fortes pluies. Comme c’est le cas
des habitations effondrées à Bab El Oued pour cause de détérioration
des canalisations des eaux usées. Ce dégât a provoqué la colère des
habitants suite à l’effondrement de leurs vieilles bâtisses. Les
automobilistes, quant à eux, notamment ceux de la capitale et des
grandes villes, ont eu leur dose de calvaire durant cette semaine
marquée par une circulation bloquée par-ci et entièrement fermée
par-là. Les pluies ont fortement perturbé le trafic routier avec des
routes souvent inondées. La prudence, dans l’état des choses, entre
défaillance des structures routières et des chaussées reste le seul
choix et le meilleur moyen de protection de ces biens de la nature
qui se répercutent catastrophiquement sur des structures mal
construites ou mal entretenues.
Yasmine Ayadi
Haut
Marche des élus de l'opposition des APC bloquées
«Les maires
destitués doivent partir»
Environ 25 élus
des six communes bloquées représentant l’opposition ont marché hier
dans les rues de la ville de Béjaïa, brandissant des banderoles sur
lesquelles sont écrits leurs revendications et slogans. Il s’agit
des élus élus de Tinebdar, Chemini, Souk Oufella, Melbou et Toudja
qui, pour rappel, avaient tenu un rassemblement et avaient été reçus
par le chef de cabinet du wali il y a deux mois pour les mêmes
motifs. Les marcheurs ont sillonné les artères séparant le siège de
la cour de Béjaïa de celui de la wilaya pour signifier aux autorités
leur «devoir d’appliquer la loi en procédant à la révocation des
maires des APC bloquées». Ils ont interpellé les autorités de la
wilaya, à leur tête le wali, afin de «destituer les maires
conformément aux textes du code communal». Les protestataires ne
voulaient pas rencontrer le chef de cabinet en l’absence du wali car
de leur avis ce responsable n’a pas de prérogatives dans ce genre
d’affaires. Des actions vont être observées prochainement, avait-on
promis, et avec en prime un meeting samedi prochain à Melbou. En
marge de cette marche, des élus de l’opposition de la commune de
Toudja ont rendu publique une déclaration dans laquelle ils
dénoncent les propos jugés «calomnieux et mensongers de certains
individus». Les élus de l’opposition de Toujda en veulent aux
récentes déclarations d’un groupe de personnes soutenant le maire,
qui a été relevé de ses fonctions par la wilaya au motif de
poursuites judiciaires. Pour rappel, le maire avait bénéficié de la
levée des poursuites judiciaires et pourrait retrouver ses fonctions
dans quelques jours. Ce sont les élus qui avaient déposé plainte
contre le président de l’APC pour «falsification de documents
administratifs (délibérations) et pour faux et usage de faux». Les
six élus de cette commune représentant les trois tendances RCD, FFS
et FLN, demandent aux deux élus du PT de désigner parmi eux un
nouveau président d’APC afin de mettre fin à la crise. Par
ailleurs, la commune de Sidi-Aïch a retrouvé depuis avant-hier sa
stabilité après un compromis entre les élus des différentes
tendances.
Tarek B.S.
Haut
10 000 unités sortiront des usines de Tiaret en 2012
La voiture
algérienne sur la bonne voie
La fabrication
sera mixte, à savoir que l’usine de Tiaret sera une unité de montage
des moteurs et des systèmes de suspension qui seront importés
directement d’Allemagne et les autres pièces seront réalisées
localement.
Le projet de
fabrication, en Algérie, de véhicules de marques allemandes et de
financement émirati, via le groupe Aabar, «est sur une très bonne
voie», a affirmé hier le directeur général de la Chambre
algéro-allemande de Commerce et d’Industrie (AHK), Andreas
Hergenröther, lors d’une conférence de presse tenue au siège de la
Chambre afin d’annoncer l’organisation de la 4e édition du Salon
international de l’électrotechnique, de l’automation industrielle et
de l’énergie «Electro, automation industrielle & energy», qui aura
lieu du 14 au 17 du mois en cours à la Safex d’Alger.
Toutefois, le DG
de l’AHK a ajouté qu’il ne détient pas davantage d’informations sur
cette question, dans la mesure où il n’en sait pas plus que ce qu’il
a été rapporté par la presse à ce sujet. «Je ne suis pas membre du
conseil d’administration (de Aabar)», a-t-il ironisé, déclarant
savoir que le protocole d’accord a été signé entre le gouvernement
algérien et les autres partenaires du projet.
En fait, le projet
d’installation d’une usine de fabrication mécanique que bercent
depuis un bon moment déjà les différents concernés, devrait voir le
jour à Bouchekif (Tiaret) d’où devront sortir annuellement quelque
10 000 véhicules de type 4×4 à partir de 2012 et ce, pour un
investissement estimé à 172 millions de dollars.
Une fois mis en
production et ayant atteint sa vitesse de croisière, des sources
proches du dossier nous apprennent que 50% des unités produites
seront destinées à équiper les troupes de l’Armée algérienne en
véhicules tout-terrains au moment où l’autre moitié sera destinée à
l’exportation.
Pour ce qui est
des détails concernant le projet et de la répartition des tâches de
chacune des trois parties, il faut noter que les Emiratis vont
assurer le financement, les constructeurs allemands (Man Ferrostaal,
Deutz MTU, Daimler et Rheinmetall) seront chargés du côté technique
et le ministère de la Défense nationale, en étroite collaboration
avec la SNVI, aura la mission de superviser le déroulement du
projet.
Quant à la
question de savoir si tous les composants des véhicules seront
fabriqués en Algérie ou si des éléments seront importés des usines
allemandes, nous apprenons que la fabrication sera mixte, à savoir
que l’usine de Tiaret sera une unité de montage des moteurs et des
systèmes de suspension qui seront importés directement d’Allemagne
et les autres pièces seront réalisées localement. Chose qui donnera
à coup sûr un coup de fouet à la sous-traitance dans le pays.
Outre les 4x4,
l’usine de Tiaret va aussi fabriquer des engins blindés destinés au
transport des troupes pour un coût de 200 millions d’euros. Il
semblerait également que même les tracteurs agricoles et les engins
de travaux publics intéressent les émiratis qui comptent investir
dans les unités d’Aïn Smara et d’Oued Haminine de Constantine. Une
totalité des projets, sujet du protocole d’accord signé entre le
gouvernement algérien et le groupe émirati, qui devraient coûter un
investissement de 720 millions de dollars.
Par Hafid
Mesbah
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Habitat
Quatre millions
de logements construits en quarante ans en Algérie
Ces cinq dernières
années, les pouvoirs publics ont engagé une enveloppe financière de
plus de 300 milliards de DA pour l’amélioration urbaine et les VRD.
Traînant comme un
boulet un immense déficit en matière de logement, l’Algérie a
attendu les deux derniers plans pour construire autant que ce qui
avait été édifié en trente années. Par l’autoconstruction mais aussi
et surtout grâce à la politique volontariste des pouvoirs publics,
ce déficit a tendance à se résorber. Plus de quatre millions de
logements ont été construits en Algérie en quarante ans, a affirmé
l’inspecteur général de l’urbanisme auprès du ministère de l’Habitat
et de l’Urbanisme, Naït Saâda. Lors d’une journée de sensibilisation
et d’information sur la loi portant mise en conformité des
constructions et leur achèvement, organisée mardi à Aïn Témouchent,
il a rappelé que «le pays qui comptait moins de deux millions de
logements avant 1962, a lancé des programmes de réalisation d’un
million d’unités dans le cadre de chacun des plans quinquennaux
2004-2009 et 2010-2014». Ce patrimoine immobilier doit être
régularisé et répondre aux règles de l’urbanisme, d’où la
promulgation de cette loi qui constitue une occasion pour les
citoyens en quête de régularisation de leurs habitations, a-t-il
souligné, en indiquant que les pouvoirs publics ont, pour leur part,
amélioré les conditions d’urbanisme de plus de 12 000 cités abritant
environ 20 millions d’habitants. L’inspecteur général de l’urbanisme
a ajouté que les pouvoirs publics ont engagé une enveloppe
financière de plus de 300 milliards de dinars, ces cinq dernières
années, pour l’amélioration urbaine et les VRD, déclarant que
«dorénavant, toute assiette foncière ne sera construite sans
aménagement ou réseaux». Les outils d’aménagement que sont le Pdau
et le POS sont également «primordiaux» pour l’initiation de tout
programme de construction, a-t-il noté, avant de rappeler le rôle
«responsable» et «essentiel» des présidents d’APC en matière
d’élaboration du plan d’urbanisme de leurs collectivités locales.
Ces plans d’urbanisme sont un «pourvoyeur de richesses pour la
commune qui sera dotée d’équipements publics, de logements et de
services publics au profit des citoyens», a souligné Naït Saâda,
réaffirmant que toute construction doit détenir un permis de
construire afin d’éviter toute démolition. Revenant sur la loi de
conformité et d’achèvement des constructions, il a signalé que six
décrets d’application ont été publiés en 2009 pour faciliter son
application. Ces textes insistent sur l’acceptation, par la commune,
de tout dossier de régularisation, a-t-il rappelé, soulignant qu’il
appartient à la commission de daïra de le refuser, avec une
possibilité de recours, pour l’intéressé, devant la commission de
wilaya. Pour la bonne application de cette loi, toutes les parties
concernées doivent la maîtriser et la comprendre, pour ensuite
sensibiliser les citoyens à la nécessité de s’y conformer. Le
citoyen pourra détenir, à la faveur de cette loi, son acte de
propriété en toute légalité et jouir de l’ensemble des droits qui
sont rattachés, a-t-il dit. Cette rencontre a regroupé les autorités
locales, les techniciens d’urbanisme, les représentants de bureaux
d’études et les élus.
Par Bahi K.
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Cession de participations des actionnaires étrangers
L’Etat a le
droit de préemption
Sur la lancée de
cette mise en garde, est également rappelé le dispositif en matière
de respect des règles fiscales relatives aux cessions d’actions.
C’est après les
échos sur la cession d’actions d’Orascom Télécom à d’autres
actionnaires étrangers, que les pouvoirs publics ont réagi,
rappelant les dispositions de la loi et ce, afin de couper court
autant aux rumeurs qu’aux éventuelles tentations en ce domaine. Sur
la lancée de cette mise en garde, est également rappelé le
dispositif en matière de respect des règles fiscales relatives aux
cessions d’actions. Le ministère des Finances a rappelé mardi que la
législation en vigueur accorde le droit de préemption pour l’Etat
algérien sur toutes les cessions de participations des actionnaires
étrangers ou au profit d’actionnaires étrangers.
«Seul le respect
des obligations légales en vigueur permet la consécration de toute
transaction de cette nature», précise le ministère dans un
communiqué suite à des informations faisant état de cession
d’actions de l’opérateur Orascom Télécom au profit d’autres
actionnaires étrangers.
«Dans le cas
contraire, celle-ci (la transaction) est considérée comme nulle et
sans effet», ajoute la même source.
En outre, «la
réglementation en vigueur définit un dispositif clair en matière
d’impôts afférents aux cessions d’actions détenues sur des sociétés
de droit algérien», précise encore le ministère.
F. G.
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