Hommage à Mahmoudi

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10/05/08

 

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10-11 et 12 décembre 1960

«L’Algérie du pardon et non de la haine»

Economie

Les méfaits d’une gestion assistée

Blanchiment d’argent

Les ramifications

d’un fléau

 

Bilan de l'année2007


La une

  LA SAGA

DE LA SEMAINE

Omar Adim propriétaire de «Adim Complexe»

Un investisseur pas comme les autres

(17-12-07)

 

Mourad Benouniche, gérant  du Traiteur

«Le Délice» 

 

Au service des fins gourmets

(10-12-07)

 

Mohamed Belmechri, gérant de Dar Zeriab   

L’artisan de l’année

(03-12-07)

 

Ali Haddad, P-DG du Groupe Etrhb

Un manager ambitieux et passionné

(26-11-07)

 

Ammar Hadj Messaoud, DG de SCIQUOM

«Ma présence en Algérie relève d’un acte citoyen»

(19-11-07)

 

Enquêtes

Main-d'œuvre dans le bâtiment

Les raisons d’une pénurie

(03-12-07)

Distribution de trousseaux et primes scolaires

C’est la pagaille !

 

Des milliers d’Algériens chaque jour aux frontières

Le rush vers la Tunisie a commencé

 

Les trafiquants s’installent dans le désert

Qui est derrière

le trafic d’opium ?

 

Entreprises

A qui profite

la baisse des impôts?

 

Séquelles sociales de la crise de Kabylie

Elus et opérateurs pour un plan d’urgence

 

Ces jeunes qui ne pensent qu’à partir

Grandir… face

à la mer

 

Drogue en milieu scolaire

Un phénomène qui prend de l’ampleur

 

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A LA UNE


Privatisation

29 sociétés rachetées

par les travailleurs

Le ministre de l'Industrie et de la Promotion de l'investissement a expliqué que le nombre d'entreprises privatisées atteint jusqu'à aujourd'hui est de 735 établissements dont 29 rachetés par les travailleurs et 4 concernent l'ouverture de leurs capitaux.

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Les Titres A La Une

 

Boom des pièces détachées

Près de mille tonnes bloquées aux frontières

 

Massacres du 8-Mai 1945

Bouteflika attentif aux voix s’élevant en France contre le déni de l’Histoire

 

Benbouzid est formel

«Les sujets du Bac ne comporteront pas d’erreurs»

 

Affrontements après le match MOB-El-Eulma

21 blessés et 23 arrestations à Béjaïa

 

Association des Ulémas    

«Le phénomène de l’évangélisation est exagéré»

 

Pour faire venir les investisseurs américains

Le lobbying de Chakib Khelil

 

Pour offrir de meilleures solutions intégrées   

Algérie Télécom s’associe à Cisco

 

 Divers

 

Boom des pièces détachées

Près de mille tonnes bloquées aux frontières

La douane algérienne a, au cours du premier trimestre de l’année 2008, bloqué au niveau des différents postes frontaliers du pays 991 tonnes de pièces de rechange automobile.

Le port d’Oran, à lui seul, a enregistré le blocage de 143 tonnes d’une valeur de 450 millions de DA a indiqué l’APS. Le défaut d’étiquetage reste la principale cause ayant motivé cette mesure, la réglementation en vigueur stipulant que ces produits devraient porter mention de l’identité de l’importateur, du fournisseur et fournir des indications sur l’origine et la marque du fabricant.

La loi 89-02 relative à la protection du consommateur ainsi que l’instruction d’avril 2007 portant sur le contrôle de la pièce détachée, organisent le cadre juridique sans toutefois que celui-ci ne soit parvenu à endiguer le fléau de la contrefaçon qui fait planer une sérieuse menace sur la sécurité routière. Le secteur de l’automobile en Algérie connaît depuis quelques années un boom spectaculaire, il fait le bonheur des exportateurs européens et asiatiques. Les ventes de véhicules neufs ont augmenté de 40 % en 2007 pour atteindre 200 000 unités. Les concessionnaires automobiles ont payé en 2006 une facture d’importation qui s’élève à 2 milliards de dollars. Pour les deux ou 3 prochaines années, on table sur les mêmes prévisions. Le marché de l’importation automobile est détenu par 60 concessionnaires qui ramènent annuellement de l’étranger 16 500 véhicules. On dénombre par ailleurs 250 importateurs et 16 000 revendeurs de pièces détachées. Une telle explosion du marché confère à l’Algérie la seconde place en Afrique. Ce qui explique l’attrait qu’il exerce  aussi bien sur les professionnels dont la présence se manifeste lors des salons périodiques que sur des trafiquants très au fait des besoins en matière de pièces détachées. Une enquête nationale a établi du reste que 40 % des pièces détachées commercialisées sont contrefaites dont 53 % proviennent d’Asie, la Chine venant en pole position avec 39 %. Le secteur automobile algérien étant à caractère exclusivement distributif, mis à part le poids lourd (lequel connaît une industrie de montage), il ne peut donc fournir, du moins dans l’immédiat, des solutions locales en matière de maintenance et de pièces de rechange. On estime la facture d’importation de ces produits à 3,5 milliards de dollars par an.

Par Larbi Graïne

 

Camp des réfugiés sahraouis d’El Ayoun

Semaine culturelle de solidarité algéro-sahraouie 

La semaine culturelle de solidarité algéro-sahraouie a débuté jeudi dernier au camp des réfugiés sahraouis d’El Ayoune. Parrainée par la commune d’Alger-Centre et le camp des réfugiés sahraouis d’El Ayoun en collaboration avec le Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui, cette manifestation sera marquée par la tenue, et pour la première fois, de la semaine d’Alger-Centre dans les camps de réfugiés sahraouis. Son inauguration a coïncidé avec la célébration des massacres du 8 mai 1945 et a été présidée par le Premier ministre sahraoui,  Abdelkader Taleb Omar.

Une forte délégation algérienne, entre élus locaux et représentants de la société civile, prend part à la semaine culturelle qui vise à raffermir les liens de solidarité entre les peuples algérien et sahraoui, à consolider la coopération entre les structures de la société civile et à échanger les expériences dans la lutte contre l’occupation. Au programme de la semaine culturelle : une réunion constitutive qui regroupera l’ensemble des parties présentes, l’inauguration d’une place baptisée «8 mai 1945», la visite d’un camp folklorique mis en place à cette occasion et deux conférences consacrées aux évènements du 8 mai 1945 et à la résistance populaire, a indiqué  le ministre sahraoui de la Communication, M. Mohamed Fadhel. Il sera aussi question de l’organisation d’un marathon, de l’ouverture de tribunes de soutien aux témoignages de militants sahraouis des territoires occupés, ainsi que la tenue de galas de musique et des rencontres entre des élus algériens et sahraouis. Ces rencontres seront sanctionnées par la signature d’un accord de jumelage entre Alger-Centre et la wilaya d’El Ayoun. Des défilés de scouts des deux communes et un dépôt de gerbe de fleurs à l’occasion du 35e anniversaire de la création du Front Polisario, auront aussi lieu. La clôture des festivités se fera le 13 mai prochain.

H. G.

 

Mobilisation des stars espagnoles

Quand le cinéma s’implique 

En Espagne et alors que les politiciens se partagent entre «pour et contre» dans la question du conflit autour du Sahara occidental, un conflit où l’Espagne   joue un rôle historique et assez important d’ailleurs, une forte solidarité est apportée chaque jour à la cause du peuple sahraoui par la société civile. Le mouvement de soutien  qui s’est toujours renforcé par l’appui des Ong, d’intellectuels, et d’artistes, vient de s’intensifier encore plus avec l’entrée en scène des gens du 7e art. En effet, une collecte de signatures en faveur du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et au respect de ses droits humains a été enclenchée récemment à Madrid par la star hollywoodienne, l’espagnol Javier Barden. L’acteur s’est engagé dans cette entreprise de soutien après sa participation au 5e Festival international du cinéma de Dakhla (camp de réfugiés), qui s’est déroulé du 17 au 20 avril dernier. Plusieurs figures du cinéma espagnol, entre acteurs, réalisateurs, techniciens et producteurs, ont adopté la démarche. La pétition, qui appelle à aider le peuple sahraoui à retrouver sa liberté et soutient le Front Polisario, va circuler pendant un mois et demi avant d’être remise au ministère des Affaires étrangères et à la présidence du gouvernement espagnole. Ce dernier est interpellé à travers ce mouvement de solidarité à reconnaître le statut diplomatique du Front Polisario, à l’instar de près d’une centaine de pays à travers le monde et de plusieurs autres organisations internationales comme l’Union africaine (UA).  Les signataires de la plate forme «Tous pour le Sahara» ont mis en place un site  web et diffuse un court documentaire de soutien à la cause sahraouie, réalisé dans les territoires sahraouis libérés à la faveur de la 5e édition du Festival international du cinéma. Présenté par Javier Bardem en personne,  le documentaire qui montre la réalité du peuple sahraoui et fait connaître davantage sa cause, sera diffusé prochainement par les chaînes de télévision espagnole.

R. N.

 

Ibn Khaldoun

Le père de la «Muqaddima» à l’écran... tunisien

Malgré tous les écrits de presse et les déclarations de certains officiels algériens concernant une hypothétique «Année Ibn Khaldoun» à l’occasion du 600e anniversaire de sa mort (survenue en 1406), c’est à la Tunisie qu’échoit l’honneur de faire célébrer la mémoire de l’un des rares et brillants penseurs de la période de décadence de la civilisation arabo-musulmane. En effet, le fondateur de la sociologie et de la science portant sur les fondements du pouvoir politique – qu’on pourrait appeler aujourd’hui politologie – annonciateur de Machiavel (un siècle plus tard), de John Locke et de Montesquieu (deux siècles après), est considéré comme le précurseur, à l’échelle du monde méditerranéen, de la pensée rationaliste appliquée à la vie des hommes. Les notions de classe, de  stratégie de survie, d’espace vital et ... d’aménagement du territoire ont été abordées au 14e siècle – trois siècles avant la période des Lumières en Europe par cet intellectuel maghrébin – qui a su concilier la foi musulmane avec les impératifs de curiosité scientifique. Ayant vécu, exercé son magistère et officié dans plusieurs contrées de l’ancien monde arabo-musulman (Andalousie, Egypte, Algérie), c’est à Tunis qu’Ibn Khaldoun vit le jour le 27 mai 1332 (1er jour de ramadan de l’an 732 de l’Hégire). Il mourra au Caire le mercredi 19 mars 1406 (25e jour de ramadan de l’an 808 de l’Hégire). Le film, dont les premières scènes ont été tournées dans la banlieue de la ville côtière de Sidi Boussaïd, est réalisé par Lahbib Meslimani. Son budget prévisionnel est de 500 000 DA tunisiens (équivalent à 385 700 dollars américains). D’après sa productrice, Hadjer Ben Nacer, le film a reçu une subvention de 116  000 dollars du ministère tunisien de la Culture et de la protection du patrimoine. Le réalisateur de ce film reconnaît que le casting n’a pas été des plus aisés. «Il n’est pas du tout facile d’incarner la vie du savant Ibn khaldoun dans un seul film qui durera une heure. C’est pourquoi nous avons essayé de mettre en relief les principales étapes de sa vie et les moments forts qui les ont influencés», dira-t-il. La personnalité d’Ibn Khaldoun est interprétée par l’acteur tunisien Ali Lakhmiri. Participent aussi à cette production les acteurs Salah Mesdaq, Lamia Laâmri, Salah Djeddi, Hocine Mehnouche et Younès El Ferhi. Les principaux sites de tournage choisis par les initiateurs du film sont Tunis, le Caire et l’Algérie. Il y a lieu de rappeler qu’Ibn Khaldoun est devenu en 1365 conseiller du sultan hafside de Béjaïa, Abu Abdallah, et cela après qu’il fût en désaccord avec le penseur Ibn El Khatib en Andalousie. Dans la mosquée d’El Kaçaba de Bougie, il exercera en tant que professeur. Après un court séjour en Espagne où il se rendit en mission pour le compte de la dynastie mérinide, il regagne encore une fois l’Algérie. Il séjournera quelque temps dans la mosquée Sidi Boumediène de Tlemcen, puis rejoindra la Qalaâ des Beni Salama, près de Frenda où, jusqu’en 1378, il se consacrera à la rédaction de sa prestigieuse «Muqaddima». «M’introduisant par la porte des causes générales, dans l’étude des faits particuliers, j’embrassai, dans un récit exhaustif, l’histoire du genre humain. Aussi, ce livre rend-il accessibles toutes les leçons si difficiles à saisir de la sagesse ; il assigne aux événements politiques leurs causes et leurs origines, et forme un recueil philosophique, un répertoire historique».  (in «El Muqaddima»).            

Saâd Taferka

 

Affrontements après le match MOB-El-Eulma

21 blessés et 23 arrestations à Béjaïa

23 arrestations, une dizaine de voitures incendiées et dégradées et plus de trente blessés, tel est le bilan des violences provoquées par les supporters du MOB jeudi dernier. En effet, 18 agents de l’ordre et une quinzaine de supporters de l’équipe d’El-Eulma ont été blessés par les jets de pierres et autres projectiles à l’issue de la rencontre qui s’est terminée par la victoire de l’équipe visiteuse dans les 5 dernières minutes. Ainsi, menacé de relégation, le MOB devra gagner au moins six points des trois rencontres restantes alors qu’El-Eulma a presque signé son entrée en première division. Les Crabes devront affronter les équipes de l’USMH et Chéraga à l’extérieur et recevoir l’équipe de Drean à Béjaïa. Par ailleurs, le président du MOB, Mourad Bouchara, a regretté amèrement ce qui s’est passé et appelé les autorités, à travers Radio  Soummam,  à gérer cette crise de manière à apaiser les choses. Nous avons appris que les jeunes interpellés ont été relâchés.

Tarek B.S. 

 

Nigeria

Rapt de trois ouvriers chinois dans le sud du pays

Trois ouvriers chinois travaillant pour une entreprise de construction de leur pays ont été enlevés mardi par des inconnus armés dans le sud du Nigeria, a annoncé vendredi le ministère chinois des Affaires étrangères. «Le 6 mai, trois ouvriers d’une entreprise de construction chinoise ont été enlevés dans l’Etat de la rivière Cross», a indiqué le porte-parole du ministère, Qin Gang, dans un communiqué. «Actuellement, l’ambassade et le consulat chinois au Nigeria font tout leur possible avec les parties concernées pour venir en aide aux ouvriers enlevés», a-t-il ajouté. Les ouvriers, qui travaillent pour le groupe China Civil Engineering Construction, ont été enlevés par un groupe non identifié mardi à Calabar, capitale de l’Etat, près du siège de l’entreprise, a-t-on précisé. Des ouvriers chinois, travaillant pour la construction ou des entreprises pétrolières, ont déjà fait l’objet de rapts au Nigeria.

R. I.

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Le Commentaire

Par

Nadjib Stambouli

Sur la voie de l’exorcisme

Ainsi que l’a fait remarquer Bouteflika dans un message lu par le ministre des Moudjahidine à l’occasion de la commémoration des épouvantables carnages du 8-Mai 1945, en prenant acte positif de ce fait, de plus en plus de voix s’élèvent en France contre le déni d’histoire occultant sous le sceau d’un négationnisme éhonté la vérité sur la culpabilité de la puissance coloniale. Sans s’aventurer sur le terrain glissant de la voyance intellectuelle, il est quasiment certain que cette dynamique d’implantation exponentielle de la vérité dans les consciences françaises va s’amplifiant, gagnant chaque jour de nouvelles parcelles sur le terrain jusque-là occupé par les tenants de l’embargo et la mise sous le boisseau d’informations sur des événements avérés. On a beau dire, le siècle des lumières qui a placé les jalons de la France républicaine ne s’est pas éteint avec l’enterrement des illustres philosophes qui y ont ancré le savoir, l’intelligence, la logique, et porté aux nues comme la plus noble vocation humaine, la suprématie et la prépondérance de la vérité sur toute autre tentation, forcément mensongère, en tout ou partie. Les noms de Massu et Bigeard sont trop petits pour écraser ceux de Rousseau et Voltaire, et la pulsion insufflée dans l’esprit des Français par les Pascal, Boileau, Diderot et Descartes finira toujours, même si elle peut observer un retrait durant des décennies, par prendre le dessus sur l’appel de la déraison et sur l’option délibérée pour la cécité mentale. Ces dernières années, des officiels français, en l’occurrence des ambassadeurs, de la Verdière puis Bajolet, ont franchi des pas notables, tranchants même est-on tenté de dire, dans la rupture avec l’occultation des faits criminels dont s’étaient rendus coupables la soldatesque de l’époque et des colons extrémistes contre des milliers d’innocents algériens à Sétif, Guelma et Kherrata. Il faut reconnaître que, à quelque chose malheur étant bon, l’épisode de la tristement célèbre loi avortée du 24 février, plus connue sous le sobriquet de «la colonisation positive», a eu un impact somme toute bénéfique dans la prise de conscience de la sinistre réalité du fait colonial auprès du «français moyen» et même au sein de l’intelligentsia française, qui a toujours su et pu s’élever au-delà des contingences conjoncturelles et idéologiques, à ce grand défaut près que c’est toujours une transcendance sélective. Les observateurs de ce genre de processus, au fil de l’Histoire, savent que dès que la conscience d’un fait «aura pris» auprès d’une partie de l’opinion publique, tout le reste est une affaire de temps, jusqu’à la consécration de cette dynamique d’implantation de la vérité par la reconnaissance officielle. Les positions précédentes des diplomates, en attendant, sur les traces du pourquoi pas, celle de leur chef qui arrive après-demain, sont certes des positions                officielles, et elles tapissent la suite du processus. Cette suite sera celle d’une position d’Etat à Etat, et revêtira un caractère solennel de reconnaissance. Le peuple victime des exactions en sera soulagé et l’Etat français actuel, dépositaire devant l’Histoire de la mémoire de celui coupable des exactions, n’en sortira que grandi et autant soulagé.

N. S.

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