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Boom des pièces détachées
Près de
mille tonnes bloquées aux frontières
La
douane algérienne a, au cours du premier trimestre de
l’année 2008, bloqué au niveau des différents postes
frontaliers du pays 991 tonnes de pièces de rechange
automobile.
Le
port d’Oran, à lui seul, a enregistré le blocage de 143
tonnes d’une valeur de 450 millions de DA a indiqué l’APS.
Le défaut d’étiquetage reste la principale cause ayant
motivé cette mesure, la réglementation en vigueur
stipulant que ces produits devraient porter mention de
l’identité de l’importateur, du fournisseur et fournir
des indications sur l’origine et la marque du fabricant.
La loi
89-02 relative à la protection du consommateur ainsi que
l’instruction d’avril 2007 portant sur le contrôle de la
pièce détachée, organisent le cadre juridique sans
toutefois que celui-ci ne soit parvenu à endiguer le
fléau de la contrefaçon qui fait planer une sérieuse
menace sur la sécurité routière. Le secteur de
l’automobile en Algérie connaît depuis quelques années
un boom spectaculaire, il fait le bonheur des
exportateurs européens et asiatiques. Les ventes de
véhicules neufs ont augmenté de 40 % en 2007 pour
atteindre 200 000 unités. Les concessionnaires
automobiles ont payé en 2006 une facture d’importation
qui s’élève à 2 milliards de dollars. Pour les deux ou 3
prochaines années, on table sur les mêmes prévisions. Le
marché de l’importation automobile est détenu par 60
concessionnaires qui ramènent annuellement de l’étranger
16 500 véhicules. On dénombre par ailleurs 250
importateurs et 16 000 revendeurs de pièces détachées.
Une telle explosion du marché confère à l’Algérie la
seconde place en Afrique. Ce qui explique l’attrait
qu’il exerce aussi bien sur les professionnels dont la
présence se manifeste lors des salons périodiques que
sur des trafiquants très au fait des besoins en matière
de pièces détachées. Une enquête nationale a établi du
reste que 40 % des pièces détachées commercialisées sont
contrefaites dont 53 % proviennent d’Asie, la Chine
venant en pole position avec 39 %. Le secteur automobile
algérien étant à caractère exclusivement distributif,
mis à part le poids lourd (lequel connaît une industrie
de montage), il ne peut donc fournir, du moins dans
l’immédiat, des solutions locales en matière de
maintenance et de pièces de rechange. On estime la
facture d’importation de ces produits à 3,5 milliards de
dollars par an.
Par Larbi
Graïne
Camp des réfugiés sahraouis d’El Ayoun
Semaine
culturelle de solidarité algéro-sahraouie
La
semaine culturelle de solidarité algéro-sahraouie a
débuté jeudi dernier au camp des réfugiés sahraouis d’El
Ayoune. Parrainée par la commune d’Alger-Centre et le
camp des réfugiés sahraouis d’El Ayoun en collaboration
avec le Comité national algérien de solidarité avec le
peuple sahraoui, cette manifestation sera marquée par la
tenue, et pour la première fois, de la semaine d’Alger-Centre
dans les camps de réfugiés sahraouis. Son inauguration a
coïncidé avec la célébration des massacres du 8 mai 1945
et a été présidée par le Premier ministre sahraoui,
Abdelkader Taleb Omar.
Une
forte délégation algérienne, entre élus locaux et
représentants de la société civile, prend part à la
semaine culturelle qui vise à raffermir les liens de
solidarité entre les peuples algérien et sahraoui, à
consolider la coopération entre les structures de la
société civile et à échanger les expériences dans la
lutte contre l’occupation. Au programme de la semaine
culturelle : une réunion constitutive qui regroupera
l’ensemble des parties présentes, l’inauguration d’une
place baptisée «8 mai 1945», la visite d’un camp
folklorique mis en place à cette occasion et deux
conférences consacrées aux évènements du 8 mai 1945 et à
la résistance populaire, a indiqué le ministre sahraoui
de la Communication, M. Mohamed Fadhel. Il sera aussi
question de l’organisation d’un marathon, de l’ouverture
de tribunes de soutien aux témoignages de militants
sahraouis des territoires occupés, ainsi que la tenue de
galas de musique et des rencontres entre des élus
algériens et sahraouis. Ces rencontres seront
sanctionnées par la signature d’un accord de jumelage
entre Alger-Centre et la wilaya d’El Ayoun. Des défilés
de scouts des deux communes et un dépôt de gerbe de
fleurs à l’occasion du 35e anniversaire de la création
du Front Polisario, auront aussi lieu. La clôture des
festivités se fera le 13 mai prochain.
H.
G.
Mobilisation des
stars espagnoles
Quand le cinéma s’implique
En
Espagne et alors que les politiciens se partagent entre
«pour et contre» dans la question du conflit autour du
Sahara occidental, un conflit où l’Espagne joue un
rôle historique et assez important d’ailleurs, une forte
solidarité est apportée chaque jour à la cause du peuple
sahraoui par la société civile. Le mouvement de soutien
qui s’est toujours renforcé par l’appui des Ong,
d’intellectuels, et d’artistes, vient de s’intensifier
encore plus avec l’entrée en scène des gens du 7e art.
En effet, une collecte de signatures en faveur du droit
du peuple sahraoui à l’autodétermination et au respect
de ses droits humains a été enclenchée récemment à
Madrid par la star hollywoodienne, l’espagnol Javier
Barden. L’acteur s’est engagé dans cette entreprise de
soutien après sa participation au 5e Festival
international du cinéma de Dakhla (camp de réfugiés),
qui s’est déroulé du 17 au 20 avril dernier. Plusieurs
figures du cinéma espagnol, entre acteurs, réalisateurs,
techniciens et producteurs, ont adopté la démarche. La
pétition, qui appelle à aider le peuple sahraoui à
retrouver sa liberté et soutient le Front Polisario, va
circuler pendant un mois et demi avant d’être remise au
ministère des Affaires étrangères et à la présidence du
gouvernement espagnole. Ce dernier est interpellé à
travers ce mouvement de solidarité à reconnaître le
statut diplomatique du Front Polisario, à l’instar de
près d’une centaine de pays à travers le monde et de
plusieurs autres organisations internationales comme
l’Union africaine (UA). Les signataires de la plate
forme «Tous pour le Sahara» ont mis en place un site
web et diffuse un court documentaire de soutien à la
cause sahraouie, réalisé dans les territoires sahraouis
libérés à la faveur de la 5e édition du Festival
international du cinéma. Présenté par Javier Bardem en
personne, le documentaire qui montre la réalité du
peuple sahraoui et fait connaître davantage sa cause,
sera diffusé prochainement par les chaînes de télévision
espagnole.
R.
N.
Ibn Khaldoun
Le
père de la «Muqaddima» à l’écran... tunisien
Malgré
tous les écrits de presse et les déclarations de
certains officiels algériens concernant une hypothétique
«Année Ibn Khaldoun» à l’occasion du 600e anniversaire
de sa mort (survenue en 1406), c’est à la Tunisie
qu’échoit l’honneur de faire célébrer la mémoire de l’un
des rares et brillants penseurs de la période de
décadence de la civilisation arabo-musulmane. En effet,
le fondateur de la sociologie et de la science portant
sur les fondements du pouvoir politique – qu’on pourrait
appeler aujourd’hui politologie – annonciateur de
Machiavel (un siècle plus tard), de John Locke et de
Montesquieu (deux siècles après), est considéré comme le
précurseur, à l’échelle du monde méditerranéen, de la
pensée rationaliste appliquée à la vie des hommes. Les
notions de classe, de stratégie de survie, d’espace
vital et ... d’aménagement du territoire ont été
abordées au 14e siècle – trois siècles avant la période
des Lumières en Europe par cet intellectuel maghrébin –
qui a su concilier la foi musulmane avec les impératifs
de curiosité scientifique. Ayant vécu, exercé son
magistère et officié dans plusieurs contrées de l’ancien
monde arabo-musulman (Andalousie, Egypte, Algérie),
c’est à Tunis qu’Ibn Khaldoun vit le jour le 27 mai 1332
(1er jour de ramadan de l’an 732 de l’Hégire). Il mourra
au Caire le mercredi 19 mars 1406 (25e jour de ramadan
de l’an 808 de l’Hégire). Le film, dont les premières
scènes ont été tournées dans la banlieue de la ville
côtière de Sidi Boussaïd, est réalisé par Lahbib
Meslimani. Son budget prévisionnel est de 500 000 DA
tunisiens (équivalent à 385 700 dollars américains).
D’après sa productrice, Hadjer Ben Nacer, le film a reçu
une subvention de 116 000 dollars du ministère tunisien
de la Culture et de la protection du patrimoine. Le
réalisateur de ce film reconnaît que le casting n’a pas
été des plus aisés. «Il n’est pas du tout facile
d’incarner la vie du savant Ibn khaldoun dans un seul
film qui durera une heure. C’est pourquoi nous avons
essayé de mettre en relief les principales étapes de sa
vie et les moments forts qui les ont influencés»,
dira-t-il. La personnalité d’Ibn Khaldoun est
interprétée par l’acteur tunisien Ali Lakhmiri.
Participent aussi à cette production les acteurs Salah
Mesdaq, Lamia Laâmri, Salah Djeddi, Hocine Mehnouche et
Younès El Ferhi. Les principaux sites de tournage
choisis par les initiateurs du film sont Tunis, le Caire
et l’Algérie. Il y a lieu de rappeler qu’Ibn Khaldoun
est devenu en 1365 conseiller du sultan hafside de
Béjaïa, Abu Abdallah, et cela après qu’il fût en
désaccord avec le penseur Ibn El Khatib en Andalousie.
Dans la mosquée d’El Kaçaba de Bougie, il exercera en
tant que professeur. Après un court séjour en Espagne où
il se rendit en mission pour le compte de la dynastie
mérinide, il regagne encore une fois l’Algérie. Il
séjournera quelque temps dans la mosquée Sidi Boumediène
de Tlemcen, puis rejoindra la Qalaâ des Beni Salama,
près de Frenda où, jusqu’en 1378, il se consacrera à la
rédaction de sa prestigieuse «Muqaddima».
«M’introduisant par la porte des causes générales, dans
l’étude des faits particuliers, j’embrassai, dans un
récit exhaustif, l’histoire du genre humain. Aussi, ce
livre rend-il accessibles toutes les leçons si
difficiles à saisir de la sagesse ; il assigne aux
événements politiques leurs causes et leurs origines, et
forme un recueil philosophique, un répertoire
historique». (in «El Muqaddima»).
Saâd Taferka
Affrontements après le match MOB-El-Eulma
21
blessés et 23 arrestations à Béjaïa
23
arrestations, une dizaine de voitures incendiées et
dégradées et plus de trente blessés, tel est le bilan
des violences provoquées par les supporters du MOB jeudi
dernier. En effet, 18 agents de l’ordre et une quinzaine
de supporters de l’équipe d’El-Eulma ont été blessés par
les jets de pierres et autres projectiles à l’issue de
la rencontre qui s’est terminée par la victoire de
l’équipe visiteuse dans les 5 dernières minutes. Ainsi,
menacé de relégation, le MOB devra gagner au moins six
points des trois rencontres restantes alors qu’El-Eulma
a presque signé son entrée en première division. Les
Crabes devront affronter les équipes de l’USMH et
Chéraga à l’extérieur et recevoir l’équipe de Drean à
Béjaïa. Par ailleurs, le président du MOB, Mourad
Bouchara, a regretté amèrement ce qui s’est passé et
appelé les autorités, à travers Radio Soummam, à gérer
cette crise de manière à apaiser les choses. Nous avons
appris que les jeunes interpellés ont été relâchés.
Tarek B.S.
Nigeria
Rapt de trois ouvriers chinois dans le sud du pays
Trois
ouvriers chinois travaillant pour une entreprise de
construction de leur pays ont été enlevés mardi par des
inconnus armés dans le sud du Nigeria, a annoncé
vendredi le ministère chinois des Affaires étrangères.
«Le 6 mai, trois ouvriers d’une entreprise de
construction chinoise ont été enlevés dans l’Etat de la
rivière Cross», a indiqué le porte-parole du ministère,
Qin Gang, dans un communiqué. «Actuellement, l’ambassade
et le consulat chinois au Nigeria font tout leur
possible avec les parties concernées pour venir en aide
aux ouvriers enlevés», a-t-il ajouté. Les ouvriers, qui
travaillent pour le groupe China Civil Engineering
Construction, ont été enlevés par un groupe non
identifié mardi à Calabar, capitale de l’Etat, près du
siège de l’entreprise, a-t-on précisé. Des ouvriers
chinois, travaillant pour la construction ou des
entreprises pétrolières, ont déjà fait l’objet de rapts
au Nigeria.
R.
I.
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