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Des enquêtes prévues avant les élections locales de 2007
Le patrimoine
secret des élus
Cette loi oblige
les élus locaux actuels à déclarer leur patrimoine un mois après
l'expiration de leur mandat.
Les prochaines
élections locales annoncées pour octobre 2007 par Noureddine Yazid
Zerhouni, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales,
connaîtront, selon une source au fait des dossiers relatifs au
blanchiment d’argent et de corruption, des rebondissements liés aux
déclarations de patrimoine d’élus locaux. Certains observateurs
n’écartent pas l’éventualité que l’absence de déclarations de
patrimoine des élus locaux et leurs signes extérieurs de richesse
soit utilisée par des partis politiques adverses lors de cette
campagne électorale. D’autres n’écartent pas l’éventualité de
poursuites judiciaires par les pouvoirs publics à l’encontre des
élus locaux qui n’auraient pas déclaré leur patrimoine dans les
délais impartis. Contacté, un juriste nous annonce que cette loi
étant promulguée après les élections locales d’octobre 2002, les
élus locaux ne sont pas tenus par l’obligation qui leur est faite de
déclarer leur patrimoine un mois après leur installation dans leur
poste, cette mesure s’appliquant à partir des prochaines élections.
Ceci dit, ajoute cette source, cette loi oblige les élus locaux
actuels à déclarer leur patrimoine un mois après l’expiration de
leur mandat. D’où la difficulté de savoir si une partie de ce
patrimoine a été obtenue au cours de leur mandat ou non et en
utilisant ou non, leur poste. «Là pourrait intervenir la loi sur le
blanchiment d’argent qui pourrait interroger des élus locaux sur
l’origine de leurs richesses», explique cette source.
Ces déclarations
sont énoncées dans l’article 2 de la loi 06/01 du 20 février 2006
relative à la prévention et à la lutte contre la corruption qui
stipule que sont concernés par cette déclaration de patrimoine
«toute personne qui occupe un poste législatif ou exécutif ou
administratif ou juridique ou dans une des Assemblées populaires
locales élues, qu’elle soit désignée ou élue, permanent ou
vacataire, salarié ou non salarié, nonobstant son grade ou
ancienneté». Ces élus sont tenus de faire des déclarations de leur
patrimoine un mois après leur élection et un mois après l’expiration
de leur mandat. Elles doivent, stipule cette loi, être affichées au
niveau des Assemblées populaires communales (APC) concernées avec
déclarations, entre-temps, d’éventuelles modifications dans ces
patrimoines. De telles procédures ne sont pas toujours respectées
par les élus locaux. La loi prévoit, pourtant, dans son article 36,
qu’ «en cas d’absence de déclarations ou de fausses déclarations»,
que tout contrevenant à cette loi, encourra une peine de six à cinq
années de prison, avec une amende de 50 000 DA à 500 000 DA, et ce,
deux mois après l’expiration du délai fixé à cet effet. Cette loi
punit toute déclaration partielle de patrimoine. «Il faut dire que
certains élus locaux ont, depuis les élections locales d’octobre
2002, amassé des fortunes en biens immobiliers, et sous diverses
autres formes, dont l’achat de voitures, sans être inquiétés par des
enquêtes approfondies», diront de nombreux habitants de plusieurs
communes d’Alger qui se demandent «pourquoi élaborer une loi quand
elle est bafouée au su et au vu de tout le monde ?». «Des signes
extérieurs de richesse sont arborés par certains élus locaux qui
multiplient des infractions à l’approche des prochaines élections
locales», ajoutent-ils. Quant aux élus locaux qui seront issus des
élections locales d’octobre 2007, ils seront obligés par la loi sur
la corruption de déclarer leur patrimoine et de l’afficher au siège
des APC concernées, un mois après leur installation. Les élus d’APW,
pour leur part, seront tenus de déclarer leur patrimoine et
l’afficher au siège des wilayas concernées.
M. Abi
A la veille de la dernière réunion SGP - Fédérations
Temmar et Sidi
Saïd préparent leurs troupes
Pourquoi les SGP
refusent-elles d’accorder des augmentations de salaires aux
travailleurs du secteur économique public ? La question reste
entière à la veille de la clôture des discussions entre les
partenaires sociaux pour finaliser les conventions collectives et
les conventions de branches. Les négociations, entamées pourtant
depuis plusieurs mois, piétinent et n’avancent pas à la vitesse
annoncée avant de ficeler les différents dossiers inscrits dans le
programme des pourparlers. L’augmentation des salaires après tout ce
temps est confrontée à tous les blocages. Ainsi, malgré la volonté
politique et les instructions du Chef du gouvernement qui, depuis
son installation à la tête de l’Exécutif, a annoncé une augmentation
des salaires de tous les travailleurs dans tous les secteurs
d’activité, les fédérations de la Centrale syndicale n’arrivent
toujours pas à arracher cette augmentation à l’issue de toutes les
séances de travail qui ont eu lieu jusqu’à présent. Les
représentants des travailleurs avancent pour expliquer ce blocage,
le refus des SGP de répondre à cette revendication. Un refus
expliqué par la fragilité financière des entreprises et leur
rendement qui n’est pas important pour bon nombre d’entres elles.
L’échec des négociations ne fait désormais plus l’ombre d’un doute
laissant ainsi l’arbitrage au Chef du gouvernement qui décidera des
augmentations à faire dans les secteurs. Mais pourquoi en être
arrivé à l’arbitrage de Belkhadem ? Les présidents des SGP ne
sont-ils pas en train de violer les instructions du Chef du
gouvernement qui est en même temps président du Conseil de
participation de l’Etat (CPE). En sa qualité de premier responsable
chargé de la gestion des affaires économiques ayant un lien direct
avec les SGP, les instructions de
M. Belkhadem
auraient dû être exécutées, ce qui aurait évité de recourir à son
arbitrage et faire perdre plus de temps dans des négociations
vaines. D’autant que si dans le cas où la hausse des salaires est
une mesure possible à appliquer sans qu’il n’y ait d’incidences
négatives sur l’économie du pays, sa concrétisation ne mérite pas de
prendre tout ce temps. A moins que d’autres considérations inavouées
n’interviennent dans ce processus. On en saura plus à l’issue de la
réunion d’évaluation de la situation qui regroupera aujourd’hui
Abdelhamid Temmar, ministre de la Participation et de la Promotion
des investissements avec les SGP des filières n’ayant pas finalisé
les conventions de branches d’un côté et Abdelmadjid Sidi Saïd,
secrétaire général de l’UGTA avec les fédérations des travailleurs,
de l’autre, deux réunions programmées à la veille du face-à-face
entre les SGP et les fédérations de l’UGTA prévu demain.
Nouria B.
Restructuration des mouhafadhate du FLN
La course
contre la montre
L’instance
exécutive s’est réunie hier avec pour ordre du jour l’évaluation de
la dernière université d’été et le point épineux de la
restructuration des mouhafa-dhates. Après l’étape de l’université
d’été, estimée comme une réussite, le FLN s’apprête à prendre, non
sans appréhension, le dernier virage de renouvellement de ses
structures surtout que le discours rénovateur du SG évoque la
«nécessité de changement pour casser le monopole».
Prévu pour jeudi,
cette ultime phase des AG des bureaux de mouhafadhate ne débutera, à
en croire M. Bouhadja, chargé à l’information, contacté hier, que
jeudi prochain. Et pour cause, la circulaire d’orientation en la
matière signée n’a pas été encore diffusée et ce n’est qu’hier que
le SG a décidé la mise en œuvre de la feuille de route pour les six
membres de l’instance exécutive qui devront superviser les AG en
question. L’on apprend que l’agenda de l’organique retient pour
prêtes 30 mouhafadhate qui sont concernées par la première tranche
de l’opération de renouvellement qui débutera ce jeudi. Auparavant,
lors d’une récente conférence de presse, M.Belkhadem avait pourtant
assuré que 51 mouhafadhatesont prêtes et il n’est nullement question
d’impasse, mis à part les cas d’Oran, Batna et Khenchela où l’étude
des recours émis est en voie de finalisation. Une enquête est
ouverte par ailleurs à Batna pour définir les responsabilités de
dépassement de prérogatives par les commissions provisoires et
certains superviseurs lors de l’installation des bureaux de kasmate
et leurs SG respectifs au niveau de cette mouhafadha. La dernière
étape, aux yeux de la direction est certes difficile, mais pas
impossible. Les Saïdani, Tou, Abada, Bouhadja, Bounekraf et Goudjil
qui auront la charge de superviser la fin du processus de
renouvellement auront du mal à imposer des candidats de compromis et
encore moins des personnes qui ne recueillent pas l’assentiment de
la base. Affichant son optimisme sur la question,
M. Bouhadja nous a
affirmé être confiant en la facilité des étapes organiques en cours.
Il en voudra pour argument le niveau de la représentavité de la
composante humaine des AG où siègent les bureaux de kasmate et les
élus APN, APW et APC du FLN.
S. B.
Conseil des ministres
Bouteflika
reprend les grands dossiers
Le Conseil des
ministres est prévu pour aujourd'hui mais, pourrait, selon une
source informée, être reporté à demain.
Abdelaziz
Bouteflika doit annoncer, au plus tard demain, une série de
décisions liées à la gestion des grands dossiers économiques. La
spéculation allait bon train quant à une très peu probable décision
s’agissant de la prorogation ou non des délais d’application de la
charte pour la paix et la réconciliation nationale. Les supputations
le «confirmaient» pour le tout proche Conseil des ministres, prévu
aujourd’hui, mais qui pourrait, selon une source informée, avoir
lieu demain. Ce report de 24 heures demeure toutefois tributaire de
l’agenda du Président. En visite hier en Libye, où il a pris part à
Syrte aux festivités marquant la célébration du 7e anniversaire de
la création de l’union africaine, le président Bouteflika devait
rejoindre le pays hier tard dans la soirée. C’est pourquoi, de
l’avis de notre source, il semble plus plausible de voir le Conseil
des ministres se tenir demain plutôt qu’aujourd’hui. Reste que le
point principal qui sera à l’ordre du jour de ce Conseil a trait à
l’évaluation de la mise en œuvre des dispositions de la Charte. Pour
rappel, ce bilan aurait dû être fait la semaine dernière lors de la
réunion de la commission nationale de suivi de la mise en
application de ces dispositions durant les six derniers mois. La
date d’expiration ayant été fixée au 31 août dernier. Du reste, une
conférence que devait animer le Chef du gouvernement, en sa qualité
de président de cette commission, à l’issue de cette réunion-bilan,
avait été également annoncée. Elle devait permettre à Belkhadem de
donner à la presse de «plus amples informations». Mais contre toute
attente, ces deux évènements avaient été annulés sans pour autant
qu’une explication ne soit fournie sur les raisons de ces
annulations. Cependant, à en croire notre source, la raison à
l’origine de la décision de ne pas tenir et la réunion d’évaluation
et la conférence de presse a trait au fait que le Chef du
gouvernement voulait maintenir l’impression d’un flou général afin
que l’idée d’une décision à attendre s’agissant de la prorogation
des délais d’application. Un espoir pourtant clairement enterré par
le ministre de l’Intérieur qui a déclaré que les portes de la
reddition restent ouvertes au-delà de la date arrêtée par la Charte,
mais juste «de fait» et non par la grâce d’un texte à venir.
Du reste, l’on
croit savoir que les dossiers liés à l’emploi, au bilan de la rentré
scolaire et aux conditions de la rentrée universitaire, à la réforme
de la Justice (à l’approche de l’ouverture de l’année judiciaire),
ainsi que le programme du gouvernement en matière de solidraité
nationale pour le mois de ramadhan seront autant de dossiers qui
seront passés en revue.
Selma M.
Union africaine
Le 7e
anniversaire fêté hier à Syrte
Les festivités
marquant la célébration de la journée de l’Union africaine (UA)
coïncidant avec le 7e anniversaire de la déclaration de Syrte
relative à la création de l’Union africaine ont eu lieu hier à Syrte
(Libye). Ont pris part à ces festivités, douze Chefs d’Etat
africains, dont le président de la République, M. Abdelaziz
Bouteflika arrivé hier matin à Syrte à l’invitation du colonel
Mouamar El Gueddafi, guide de la Révolution libyenne. Des Chefs de
gouvernement et des chefs de délégations y assistent également. La
cérémonie officielle d’ouverture des festivités a été marquée par
une réception en l’honneur des dirigeants hôtes a l’entrée du
complexe «Ouagadougou» avant de se rendre à la grande base du Palais
des congrès du même complexe ou l’hymne de l’UA sera entonné. Des
chefs d’Etat ont pris la parole pour évoquer les objectifs et acquis
de l’UA ainsi que son rôle dans la réalisation des attentes des
peuples africains en termes de progrès. Les délégations officielles
ont effectué la visite du «réservoir du grand fleuve artificiel»,
infrastructure libyenne d’envergure, avant d’assister à une parade
équestre. Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA étaient
ensuite les hôtes d’un dîner officiel offert en leur honneur. Ces
festivités ont été clôturées par une soirée artistique et une
exposition de tableaux au laser sur les réalisations de l’UA depuis
sa création et sur les acquis du peuple libyen.
La déclaration de
Syrte, adoptée le 9 septembre 1999, avait consacré définitivement
l’idée de création de l’Union africaine, regroupant les pays
africains membres de l’Organisation de l’unité africaine (OUA).
Cette nouvelle entité unioniste ne verra le jour en tant
qu’organisation continentale qu’en mars 2000 après l’adoption par
les chefs d’Etat et de gouvernement lors de leur rencontre à Lomé en
mars 2000 de son statut constitutif. L’UA tend depuis sa création à
la réalisation de plusieurs objectifs, notamment la paix, la
sécurité, la bonne gouvernance, la lutte contre les maladies et la
pauvreté en Afrique à travers la mise en place de mécanismes
modernes et ambitieux, adaptés aux exigences de l’heure et aux
aspirations des peuples africains. Après le parachèvement de ses
structures et institutions, l’Union s’est empressée d’assurer le
fonctionnement de ses mécanismes à leur tête le Nepad, le Conseil de
sécurité et de paix de l’UA et le Mécanisme d’évaluation par les
pairs (MAEP).
Redouane A.
Education nationale
Une rentrée
dans la sérénité
Le secrétaire
général du ministère de l’Education nationale, M. Boubekeur Khaldi a
invité les enseignants et élèves qui ont rejoint hier les écoles, à
déployer davantage d’efforts pour la «réussite du processus de
réforme du système éducatif».
«Le ministère de
l’Education nationale a mobilisé tous les moyens pédagogiques pour
le bon déroulement de cette année scolaire», a affirmé M. Khaldi qui
assistait, au lycée du 8 mai 1945 de Bab Ezzouar (Alger), à la
rentrée scolaire
2006-2007, qui a
eu lieu hier à travers 34 wilayas du nord du pays pour 7 575 000
élèves, dont 578 175 dans la seule wilaya d’Alger.
Après avoir
écouté l’hymne national et assisté à la levée des couleurs en
compagnie des élèves de ce nouvel établissement, le ministre a
rappelé les efforts «déployés par son département, notamment la
construction de plus de 24 000 nouvelles structures à travers le
territoire national, et la création de 7 000 postes budgétaires,
dont 5 000 pour l’encadrement administratif et
2 000 pour
l’encadrement pédagogique».
Dans le cadre de
la mise en œuvre de la réforme du système éducatif, M. Khaldi, qui
était accompagné de cadres du ministère, de représentants des
autorités locales et des responsables de l’établissement, a précisé
que «56 nouveaux programmes ont été introduits en 4e année, primaire
et moyenne, ainsi qu’en 2e année secondaire».Il a indiqué, par
ailleurs, que «53 millions de manuels scolaires ont été distribués
dans l’ensemble des établissements éducatifs» et qu’une «partie de
ces livres sera distribuée gratuitement au profit de trois millions
d’élèves».
20 élèves du lycée
8 mai 1945 de Bab Ezzouar ont bénéficié, dans ce cadre, de livres,
de cartables et d’articles scolaires nécessaires, distribués par le
SG du ministère et la délégation l’accompagnant. Le lycée du 8 mai
1945 figure parmi les nouvelles infrastructures inaugurées récemment
par le président Bouteflika. Sa capacité d’accueil pour cette année
est de 186 élèves en première année secondaire, répartis sur deux
filières, sciences et technologies et lettres, encadrés par 16
enseignants et 14 agents administratifs. Ce lycée d’une capacité
d’accueil de 1 000 élèves bénéficie du système de demi pensionnat et
dispose d’une cantine d’une capacité de 300 élèves par jour, de six
laboratoires, d’un amphithéâtre pour les conférences ainsi que d’une
bibliothèque et trois salles de soin (psychologie, médecine générale
et stomatologie). A l’instar des dernières années, le ministère de
l’Education nationale a œuvré à ce que la première séance de l’année
soit consacrée à un des sujets importants. Le thème retenu pour
cette année est : «Le livre scolaire pour tous», programmé dans tous
les établissements scolaires à travers le territoire national. La
rentrée scolaire dans les wilayas du sud aura lieu samedi prochain
et sera marquée par 1,5 million de nouveaux inscrits.
Amine B.
Tourisme
Le cri de
détresse des voyagistes
L'absence des
infrastructures d'accueil, leur vétusté et la cherté du produit
touristique ont précipité la dégradation du tourisme en Algérie.
«Les 800 agences
de voyages existant à travers le pays et dont 200 sont basées à
Alger, ne jouent pas comme il se doit leur rôle dans le
développement économique national parce que confrontées à de
problèmes multiples.» Ce constat a été fait par l’ensemble des
spécialistes en la matière au cours d’une conférence de presse,
tenue hier, au siège de l’Union générale des commerçants et artisans
algériens. M. Abdedaïm, propriétaire d’une agence de voyages a tiré,
sans aucun détour, la sonnette d’alarme sur le secteur du tourisme
et le sort peu envieux réservé aux agences de voyages. La politique
touristique est à revoir pour espérer développer le secteur du
tourisme, dira-t-il. «Après la période d’insécurité, qui a poussé
beaucoup de touristes, notamment étrangers, à déserter notre pays,
les autorités nationales n’ont pas adopté une politique à même de
booster le tourisme actuellement au point mort. Comparativement aux
pays du Maghreb, notre pays accuse un retard énorme qu’il faudra
rattraper. Nous possédons les atouts nécessaires. Il suffit
simplement que l’Etat trace une bonne stratégie afin que le tourisme
prenne son essor. en 2004 nous avons soumis au ministère du
topurisme un projet de réalisation d’un village touristique. Jusqu’à
préseznt, notrerequte est restée lettre morte» fera savoir
M. Abdedaïm. Dans
ce contexte, il dira qu’il y a une absence de volonté de la part
des autorités à desserrer l’étau. « Prenez par exemple les tarifs
du transport aérien. Pour aller au sud, il faut payer cher, ce qui
n’encourage pas les gens d’y aller. C’est pour cette raison que des
Algériens préfèrent partir en Tunisie que d’aller visiter le sud
algérien.» Ce dernier, qui a annoncé d’ici la fin du ramadan une
commission nationale des agences de voyages pour laquelle 15 agences
sont à pied d’œuvre, sera installée, a insisté sur l’importance de
la formation dans ce domaine et aussi la privatisation des
infrastructures hôtelières. Dans ce chapitre, il dira : «Il faudrait
organiser des séminaires de recyclage et surtout d’arrêter de
s’accuser si on veut que le secteur du tourisme sorte de l’ornière
dans laquelle il se trouve.» L’absence des infrastructures
d’accueil, leur vétusté et la cherté du produit touristique ont
précipité la dégradation du tourisme en Algérie. Cette réalité, M.
Abdedaïm l’a fait rappeler. Et ce ne sont pas les responsables du
tourisme qui le démentiront. Nos hôtels sont délabrés, les
prestations de service médiocres. Lui succédant, le professeur
Menssour, spécialiste en économie et tourisme a, tout au long de son
exposé, passé en revue le secteur touristique depuis l’Indépendance
de notre pays jusqu’à 1988, année au cours de laquelle, notre pays
est passé de l’économie centralisée à celle du marché. Académique,
M. Menssour
affirmera qu’« au moment où l’économie nationale commençait à être
décentralisée, la période noire survint, ce qui a provoqué une sorte
d’arrêt dans tous les domaines économiques en Algérie.» Spécialiste
en la matière, le professeur Menssour dira qu’ « il est nécessaire
de promouvoir les agences de voyages, maillon fort de l’activité
touristique ». L’affaire des Hadj arnaqués l’année dernière par
certaines agences de voyages a été également évoquée lors de cette
conférence.
Questionné sur ce
sujet, M. Abdedaïm dira « que les escrocs existent dans tous les
domaines et pour éviter que ces pratiques ne se reproduisent, 12
agences ont été sélectionnées pour prendre en charge les 35 000 Hadj
qui se rendent chaque année aux lieux Saints. Chaque agence recevra
250 passeports.»
Djamel Oukali
Fonds de la zakat
Le plan
d’action de Ghalamallah
nCréé en 2003, par
le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs, le fonds de la
zakat semble continuer son petit bonhomme de chemin.
Pour preuve «la
tutelle compte déployer plus d’efforts pour sensibiliser les
citoyens et les convaincre à faire ce don, car le fonds de la zakat
est une institution légale qui contribue à l’amélioration des
conditions sociales des citoyens. Les nécessiteux en particulier»,
s’accordent à dire les responsables du ministère. Afin de mener à
bien l’opération de collecte de dons des âmes charitables dans le
cadre du fonds de la zakat mis en place, le département de
Ghalamallah a, paraît-il, mobilisé toutes les procédures possibles.
En effet, pour en faire don, les citoyens doivent se rendre à la
mosquée ou au bureau de poste le plus proche de leur lieu de
résidence, où ils pourront trouver des affiches explicatives avec
des indications concernant le numéro de compte du fonds de la zakat.
Les citoyens peuvent également s’adresser directement aux
commissions de suivi mises sur pied dans chaque daïra. Bien mieux,
en vue de sensibiliser les citoyens pour l’accomplissement du
troisième pilier de la religion musulmane, le ministère a recouru
aux opérateurs de la téléphonie mobile en Algérie. Cette option a
été initiée, rappelons-le, à l’occasion de la fête de «Moharrem»
passée. La plupart des abonnés aux réseaux de téléphonie mobile,
Djezzy et Mobilis en particulier, ont été, de ce fait, destinataires
des SMS où on pouvait lire ceci : «Le fonds de la zakat vous informe
que les mosquées sont à votre disposition pour la collecte et la
distribution de votre zakat. Zakat makboulat». D’autres méthodes ont
été également utilisées dans l’objectif de faire réussir
l’opération. Ainsi, la campagne de «Caravane de zakat», effectuée
l’an dernier dans la wilaya d’Alger était bénéfique à plus d’un
titre. Cette campagne qui a sillonné durant tout le mois de
«Moharrem» passé les 13 circonscriptions de la capitale et qui a
permis, indique-t-on, la collecte de plus 300 millions de centimes,
était composée de 13 commissions dont chacune compte un inspecteur,
un imam, une prédicatrice, un membre du comité de base et un autre
membre du comité de wilaya. La campagne avait pour mission
principale de solliciter les personnes en mesure d’accomplir le
devoir de la zakat en leur expliquant la procédure de collecte et la
portée de cet important précepte de la religion. Selon le conseiller
à l’information au ministère, pas moins de 130 milliards de centimes
ont été collectés depuis la création du fonds, tandis que le nombre
de familles ayant bénéficié de la zakat de la consommation dépasse,
souligne-t-il, les 400 000 au niveau national. Les montants
accumulés ont permis, selon le même responsable, la création de 900
micro-entreprises économiques dans le cadre de la zakat de
l’investissement. A titre d’illustration, pour la seule année 2005,
pas moins de 80 millions de dinars (8 milliards centimes) ont été
collectés dans la wilaya d’Alger. cette somme est répartie en 120
crédits pour la création de micro-entreprises, alors que 10 000
familles démunies ont bénéficié de la zakat de la consommation dans
la même wilaya. Pour la wilaya de Annaba, 20 millions de dinars ont
étécollectés au cours de l’année écoulée. Ce montant a été affecté à
100 crédits pour la création des micro-entreprises et
8 000 familles
pauvres ont bénéficié de la zakat de la consommation. Idem pour la
capitale des Hauts-Plateaux (Sétif) où un montant de 20 millions de
dinars a été affecté à 90 crédits d’investissement. A cet égard, le
chef du département des Affaires religieuses et des Wakfs,
Bouabdellah Ghlamallah, a, à maintes reprises, insisté sur l’apport
du fonds de la zakat dans la lutte contre le chômage et le
développement économique du pays. Le représentant du gouvernement a
appelé les jeunes diplômés universitaires à soumettre leurs projets
pour des éventuels financements par voie du fonds de la zakat. A ce
propos, le ministre a rappelé, lors d’une récente sortie médiatique,
que durant l’année précédente, quelque 2 milliards de centimes ont
été engagés dans le financement des différents projets de
micro-entreprises individuelles. Notons au passage que bon nombre de
diplômés «conservateurs» recourent, par conviction confessionnelle,
à l’offre du ministère des Affaires religieuses pour mettre en œuvre
leurs projets de micro-entreprises. La raison est que, indique-t-on,
l’option de l’Ansej porte un cachet antidogmatique.
M. Kechad
Contrôle des produits importés
Des capacités
renforcées en faveur des importateurs
Le département de
Hachemi Djaâboub tient à rassurer, via une campagne de presse, les
importateurs en les informant qu’il a procédé «au renforcement des
capacités d’intervention de ses inspections aux frontières pour leur
permettre de faire face, en temps réel aux flux exceptionnels de
demandes d’admission résultant de l’élargissement du contrôle de la
conformité à l’ensemble des produits importés». Cette procédure
s’ajoute à la série de mesures prises par le ministère du Commerce,
visant ainsi le renforcement de la protection de l’économie
nationale, en matière de santé et de sécurité des consommateurs et
de l’adoption des règles communément admises à l’échelle
internationale en matière d’étiquetage et de contrôle de la
conformité des produits mis sur le marché. Le département de Hachemi
Djaâboub rappelle à l’attention des opérateurs économiques et des
consommateurs que de nouvelles dispositions ont été édictées à
travers deux décrets exécutifs. Il s’agit du
n° 05-467 du 10
décembre 2005 fixant les conditions et les modalités de contrôle aux
frontières de la conformité des produits et du décret n° 05-484 du
22 décembre 2005 relatif à l’étiquetage et à la présentation des
denrées alimentaires, publié au Journal officiel n° 83 du 25
décembre 2005. Le premier dispositif réglementaire ci-dessus,
abrogeant et remplaçant le décret exécutif n° 96 – 354 du 19 octobre
1996, modifié et complété, relatif aux modalités de contrôle de la
conformité et de la qualité des produits importés, vise à renforcer
et à améliorer le système de contrôle aux frontières des produits
importés. Cette mesure s’inscrit dans l’élargissement du contrôle
de conformité aux frontières aux produits importés susceptibles de
porter atteinte à la santé, à la sécurité et à l’intérêt du
consommateur. Comme il est question d’assouplir et rendre
transparentes les procédures de contrôle aux frontières des produits
importés en plus de la possibilité d’harmoniser la réglementation
nationale en vigueur par rapport aux règles de l’OMC et des espaces
économiques régionaux, par notamment l’obligation du traitement
non-discriminatoire. En ce qui concerne le dispositif réglementaire
relatif à l’étiquetage et à la présentation des denrées
alimentaires, celui-ci vise à renforcer le droit du consommateur à
l’information claire et précise sur les caractéristiques des
produits alimentaires qui lui sont présentés.
Pour la mise en
œuvre de ces deux textes, entrés en vigueur au mois de juin dernier
(après un délai de six mois) accordé aux opérateurs économiques pour
se mettre en conformité avec les nouvelles règles ainsi établies,
plusieurs campagnes d’information et de sensibilisation ont été
organisées par le ministère.
Kahina B.
Dilapidation de 1 100 milliards à la BADR
Le procès
s’ouvre aujourd’hui
Renvoyé le mois
dernier, le procès relatif à l’affaire de dilapidation de 1 100
milliards de centimes de l’agence BADR de Birkhadem est programmé
pour aujourd’hui au tribunal correctionnel de Bir Mourad Raïs.
Environ une vingtaine de personnes, dont des responsables de cette
banque et du groupe Digimex, spécialisé dans le bitumage, sont
accusées dans cette affaire. Parmi les accusés en détention
préventive, dans le cadre de cette affaire, d’ex-directeurs de cette
agence de banque et le patron de Digimex, également importateur.
D’autres accusés, dont un ex-P-DG de la BADR, sont mis sous contrôle
judiciaire.
Le patron de
Digimex est accusé d’avoir bénéficié de crédits bancaires auprès de
l’agence BADR de Birkhadem, sans garantie de remboursement et sur la
base de faux documents puisque, selon l’accusation, il aurait fait
état d’importations (qui n’existaient pas), aux noms de sociétés
écran. Selon l’accusation, l’argent obtenu par ces crédits bancaires
n’était pas destiné au payement de ces importations, mais dépensé,
entre autres, dans l’achat de biens immobiliers dans certains
quartiers de la wilaya d’Alger, notamment. D’ailleurs, des biens
immobiliers de cet accusé, dans la wilaya d’Alger, ont été saisis
par la justice. Ces crédits bancaires ont été accordés en complicité
avec d’ex-directeurs de cette agence bancaire, selon l’accusation.
Le service central
de répression du banditisme (SCRB, ex-ONRB) qui a mené l’enquête sur
cette affaire de dilapidation, avait estimé à 1 400 milliards la
somme dilapidée de cette agence bancaire. La direction générale de
cette banque avait estimé à un volume moindre la somme dilapidée. Le
tribunal de Bir Mourad Raïs a demandé une expertise financière pour
déterminer la somme dilapidée de cette agence bancaire. Cette
expertise l’a évalué à
1 100 milliards.
M. Abi
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