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Climat
des affaires en Algérie
Rapport critique de la Banque mondiale
Baisser les impôts sans améliorer le climat des affaires
ne suffit pas à encourager les investisseurs à lancer
des projets en Algérie.
De
légères améliorations ont été enregistrées, en 2006,
selon le dernier rapport annuel de la Banque mondiale (BM),
le climat des affaires, par contre, reste miné par la
bureaucratie et les lourdeurs administratives. Mais en
dépit de quelques corrections apportées aux règles
régissant la pratique et le monde des affaires, en
mettant en œuvre deux réformes relatives aux prêts
impayés et à la réduction de l’impôt sur les sociétés,
les réglementations et procédures de création
d’entreprises restent lentes et complexes. Selon le
rapport, les entrepreneurs doivent effectuer 14 étapes,
durant une période de 24 jours avant de pouvoir créer
une entreprise. Après avoir été classée à la 119e place,
l’Algérie a régressé d’une place en terme de création
des affaires, sur un total de 175 pays. L’obtention des
autorisations administratives nécessite plus de huit
mois (244 jours) et une démarche comportant pas moins de
25 procédures à effectuer, indique le rapport de la
Banque mondiale. L’Algérie est classée, pour cet indice,
à la 117e place, sans avoir enregistré une quelconque
amélioration par rapport à l’année 2005. Le parcours du
combattant des investisseurs s’étend également à
l’enregistrement de la propriété. Après avoir effectué
15 mesures, l’investisseur doit attendre une période de
près de deux mois pour pouvoir finaliser les différentes
procédures. Pour cet indice, la BM classe l’Algérie à la
152e place, sans aucune évolution par rapport à 2005.
L’exécution des contrats, ajoute le rapport, nécessite
plus d’une année et pas moins de 49 procédures, ce qui
classe l’Algérie à la 61e place. Même pour gérer une
faillite et mettre un terme à un projet, l’investisseur
ne parviendra à le faire qu’après deux ans et demi en
moyenne. L’amélioration mentionnée dans le rapport de la
BM est relative à l’accès aux crédits bancaires.
L’Algérie a, en effet, gagné 27 places, en passant de la
143e place, en 2005, à la 117e place en 2006. En dépit
de quelques avancées notables sur les dix critères
retenus cette année pour mesurer le degré de réformes
réglementaires introduites pour améliorer le temps, les
coûts et les conditions de création d’une entreprise,
conclure un contrat, réaliser une opération de commerce
extérieur, régler un litige ou mener toute autre
affaire, les efforts de l’Algérie demeurent
insuffisants, notent les experts de la Banque mondiale.
L’Algérie figure parmi les pays réformateurs de la
région Afrique du Nord-Moyen-Orient (MENA) pour les
facilités de faire des affaires, en 2005-2006, selon le
même rapport. Ce dernier qui porte sur le climat des
affaires a passé en revue quelque 213 réformes mises en
place dans plus de 100 économies pour déterminer les
conditions à réunir pour que les efforts des
gouvernements pour moderniser leur réglementation des
affaires soient les plus efficaces possibles et pour
déterminer la façon la meilleure de s’y prendre pour les
mener à bien, expliquent ses rédacteurs.
Karima Sebai
Récital
classique de Mehdi Ghazi
Le
geste de Hassen Kabbani
L’ambassade du Canada et la radio algérienne organisent
un récital de piano à Alger, présenté par le jeune Mehdi
Ghazi, aujourd’hui, à l’auditorium de la radio
algérienne. À cette occasion, le jeune virtuose du piano
de 17 ans a rencontré, hier la presse, à 11 heures au
centre culturel de la Radio algérienne.
Né le
22 février 1989 à Oran, Mehdi Bilal Ghazi s’intéressa
très tôt à la musique mais ne commença à prendre des
cours privés de solfège et de piano qu’à l’âge de 9 ans.
Mehdi Ghazi a donné plusieurs concerts au théâtre
régional d’Oran, quatre récitals en France, dont l’un
d’eux à la salle de l’Unesco à Paris et deux au Centre
culturel français d’Oran. De plus, Mehdi Ghazi a
interprété une pièce en présence du grand pianiste
canadien, Alain Lefèvre, lors du passage de ce dernier à
Oran. Tombé sous le charme du jeune pianiste algérien,
le maître l’invita à participer à son récital à Alger,
en mai 2005. Grâce à son immense talent, Mehdi Ghazi a
été plebiscité, après une sélection rigoureuse, à
l’académie d’été du Centre d’art Orford au Québec où il
a effectué un stage de formation du 17 au 29 juillet
dernier.
À son
retour en Algérie, après ce stage estival, l’ambassade
du Canada et l’ENRS se sont associées afin d’organiser
pour le jeune Mehdi, un récital de piano avec le grand
concours de Djezzy et de son P-dg, M. Hassen Kabbani,
qui a pris en charge tous les frais d’organisation du
récital, ainsi que celui de M. Bruno Grégoire, P-dg
d’Air France à Alger, qui avait soutenu l’artiste lors
de sa formation au Canada. Durant son stage dans ce
pays, les enseignants et élèves venus des quatre coins
du monde ont été impressionnés par les qualités humaines
et le talent artistique du jeune Mehdi Ghazi, qui a
gagné depuis en maturité et en expérience et qui
rappelle, selon certains spécialistes de la musique
classique algérienne, le grand maître Mohamed
Iguerbouchène.
R.
N.
Accès
à l’Internet
L’Algérie classée 82e au monde
Lancée
en octobre 2005, par le ministère des Postes, des
Technologies de l’information et de la communication,
l’opération visant l’octroi d’un PC à chaque foyer,
communément appelée Ousratic, semble être sur de bons
rails, selon une récente étude du cabinet britannique
Oxford Business Group. Cette opération qui a pour
objectif d’augmenter le niveau des connections à
Internet, d’accès aux PC, et de bénéficier
d’informations en provenance du monde entier, est
destinée de surcroît à réduire le fossé technologique et
à répondre au besoin algérien en matière d’ordinateurs
individuels (PC). D’après un récent rapport de l’Union
internationale des télécommunication (UIT), cité par OBG,
l’Algérie occupe en 2006 la 82e place mondiale en
matière de développement de télécommunications globales.
Le rapport note également que, même si l’Algérie a fait
des progrès considérables dans le domaine du téléphone
mobile durant les dernières années, elle est restée en
retrait en matière de lignes de téléphone fixe, d’accès
et de connections internet. D’après les données
officielles, seuls 300 000 Algériens sur une population
totale de 33 millions d’habitants, ont accès à l’ADSL.
On estime toutefois à 1,9 million le nombre d’Algériens
ayant accès à Internet, soit un faible taux de
pénétration (5,5%). «L’opération Ousratic vise à
répondre à cette situation urgente. Jusqu’à présent, le
manque de PC et de lignes de téléphone fixe représentait
un problème récurrent. Avec l’aide de crédits nouveaux
mieux adaptés, les familles algériennes seront désormais
capables de s’équiper d’un PC et d’avoir accès à
l’Internet à la maison», indiquent les responsables du
ministère. Pour ce faire, les critères d’attribution ont
été simplifiés pour les citoyens désirant acquérir
l’outil. Ainsi, le candidat devra gagner au minimum le
salaire de base algérien, fournir les relevés de paie
des trois derniers mois ainsi qu’une photocopie de sa
carte d’identité. Après avoir choisi une banque, le
client déposera sa demande et recevra une réponse dans
les huit jours.
Si
elle est acceptée, l’individu prendra immédiatement
possession du PC. A signaler que plusieurs banques
publiques (BDL, BEA, CPA et BNA) mais aussi privées
telles que la Société Générale, ont été sélectionnées
pour participer au programme et offrir des prêts adaptés
aux familles algériennes. Pour sa part, Houari Belbari,
patron de Microsoft Algérie et fournisseur du logiciel
de ce projet, a déclaré à Oxford Business Group (OBG)
qu’en plus de l’Opération Ousratic, le ministère de
l’Education prévoyait d’équiper 24 000 écoles en PC qui
donneront à huit millions d’écoliers un accès à la
technologie de l’information et à internet. Selon les
estimations, le coût de ce programme pourrait dépasser
les 5 milliards de dinars pour atteindre l’objectif d’un
million d’ordinateurs individuels par an. «L’objectif
peut sembler ambitieux mais accessible», s’accordent à
dire les initiateurs de l’opération.
M.
Kechad
Ligue
des champions (Gr A- 5e journée)
Défaite de la JS Kabylie
Le
représentant algérien, la JS Kabylie, a été battu par
son homologue du Ghana Ashanté Kotoko, sur le score de 2
buts à 1 (mi-temps 1-1), en match comptant pour la 5e
journée de la Ligue des champions d’Afrique de football
(groupe A), disputé hier à Obuasi (Ghana). La JSK a
ouvert le score dès la 3e minute par Hamza Yacef qui a
repris de la tête un centre de Hamlaoui, mais les
Ghanéens ont réussi à égaliser sur coup-franc direct de
Arhin Buah (38’) avant d’ajouter un second but par le
même joueur à la 74e minute. La formation kabyle
éliminée de la compétition, rencontrera le 17 septembre
prochain, El-Ahly du Caire à Alger, pour le compte de la
6e et dernière journée du groupe A. L’autre rencontre du
groupe A, avait mis aux prises hier au Caire, Ahly du
Caire au CS Sfax (Tunisie).
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