Alger

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Boulangeries traditionnelles

Un créneau florissant

Fibre optique FTTH

Mise en service aujourd’hui

Marché de Djama Lihoud

L’hygiène fait défaut

 

 10/09/09

 

Boulangeries traditionnelles

Un créneau florissant

Le ramadhan demeure le mois propice à la prolifération de quelques métiers de la débrouille. La confection et la vente de pain traditionnel est l’une des activités qui offrent aux hommes et aux femmes une alternative, à défaut d’un emploi stable, pour subvenir aux besoins de leurs familles.

La capitale n’a jamais connu un tel phénomène. Considérée autrefois comme une activité domestique réservée exclusivement aux femmes, la fabrication de pain attire de plus en plus de jeunes désireux d’investir dans un domaine dopé par une demande en constante évolution. Ces dernières années, cette activité commence à rivaliser sérieusement avec la boulangerie moderne, que ce soit sur la quantité ou les variétés du pain fabriqué. A Alger, une dizaine de fours spécialisés dans la confection de ce pain sont ouverts. Construits en brique réfractaire, chauffés au gaz de ville, les quelques fours traditionnels de la capitale enregistrent un rush considérable. La prolifération de ces petits ateliers est due, selon les quelques artisans que nous avons interrogés, à l’apparition d’une nouvelle tendance de consommation notamment, et l’émergence de nouvelles habitudes culinaires. Un autre facteur est aussi à l’origine de l’explosion de ce commerce. Il s’agit du nombre croissant de femmes travailleuses et qui n’ont pas le temps à s’adonner à la confection du pain chez elles. De ce fait, les femmes recourent aux fours ou boulangers des quartiers. A Meissonnier, se trouvent deux boulangeries modernes, une ouverte tout au long de l’année, l’autre au mois de ramadhan. Les deux ateliers sont pris d’assaut à l’approche d’El Adhan. Des files se constituent devant ces boulangeries, malgré la chaleur suffocante qui se dégage de l’intérieur. «Cela se vend comme des petits pains», assure un artisan. Les galettes (kasra), grandes et moyennes sont d’orge et de blé tendre. Elles sont cédées entre 20 et 40 DA l’unité. «Il faut revenir quelques années en arrière pour savoir que la majorité des ménages algérois préparaient chez eux leur propre ration journalière de pain traditionnel. On n’aurait jamais imaginé qu’un jour les familles achèteraient ce pain», lâche une  personne âgée, rencontrée devant une boulangerie traditionnelle. Ici, le travail se fait en équipe de quelque quatre à six jeunes, selon la demande et la période, et tout s’effectue à la main, de la préparation à la cuisson. L’un des artisans explique que la kasra connaît une demande particulière au mois de ramadhan. «Notre boulangerie est boudée les onze autres mois de l’année», précise-t-il. Cependant, l’essor de cette activité et son évolution n’ont pas mis fin à la confection de la galette et le  «metloua» dans les foyers et des familles vivent encore de cette activité. Dans leurs foyers, les femmes fabriquent le pain avec de simples moyens (des tagines en fonte et des petits fours) et les hommes le distribuent soit aux épiciers ou le vendent directement sur les marchés. A cette allure, les vendeurs de galettes, des enfants et même des vieux qui ne savent que faire de leur temps libre, s’apparentent à de véritables conquistadors qui conquièrent chaque jour de nouveaux espaces reconvertis en marchés de galettes. En plus des trottoirs, les petits revendeurs investissent les abords des autoroutes. Des enfants en bas âge proposent aux automobilistes leurs produits. D’autre part, des femmes sillonnent chaque matin les ruelles afin de proposer aux commerçants d’alimentation générale leurs galettes. Hormis l’anarchie qu’engendre cette activité dans les espaces publics, les autorités concernées doivent contrôler le commerce de ce produit, car l’aspect hygiénique est souvent négligé.

H. L.

 

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Fibre optique FTTH

Mise en service aujourd’hui

Le service appelé la FTTH (fibre to the home) ou la fibre optique à domicile sera opérationnel à partir d’aujourd’hui. Une technologie de pointe et une nouvelle génération après l’ADSL qui permet aux foyers d’avoir accès en même temps à Internet, la voix sur IP, la télévision sur IP et la vidéo sur commande à une vitesse qui va de 10 à 15 méga-octets. Les ministres de l’Habitat et de l’Urbanisme, Noureddine Moussa, et des Technologies de l’Information et de Communication, Hamid Bessalah, assisteront à la mise en service de cette nouvelle technologie. Les deux ministres effectueront aujourd’hui une visite de travail et d’inspection sur plusieurs sites de la capitale. Outre la circonscription administrative de Dar El Beïda, les deux responsables visiteront le projet des 800 logements, situé à la cité Moukhtar-Zerhouni  et à la cité 1000 logements, sise dans la commune de Aïn Benian. A signaler que le FTTH est un projet d’Algérie Télécom qui vise à garantir la modernisation de la desserte Télécom jusqu’aux clients finaux. Il vise également les grandes entreprises, les PME/TPE, les services publics (notamment les établissements universitaires et scolaires) ainsi que les foyers. Ce nouveau service pourrait à moyen et long terme intéresser les familles et surtout débarrasser les terrasses de nos immeubles des encombrantes paraboles, grâce à une simple ligne de fibre optique. Pour le moment, l’opérateur public compte à peine une centaine d’abonnés dont la plupart sont des entreprises et des banques. Chose somme toute compréhensible quand la connexion coûte annuellement la bagatelle de 100 000 DA. Il est utile de préciser qu’Algérie Télécom dispose d’un parc de 334 lignes.            

H. L.

 

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Marché de Djama Lihoud

L’hygiène fait défaut

Les normes de gestion et d’hygiène dans le marché des fruits et légumes situé à la rue Ali Ammar (Djama Lihoud) sont quasiment inexistantes. Faute d’assainissement et de nettoiement, des odeurs nauséabondes empestent les lieux et des eaux noirâtres se dégagent du côté des poissonniers. Les vendeurs et les acheteurs pataugent dans la gadoue. Malgré la saleté, les affaires semblent florissantes. L’accès à ce marché est constamment obstrué par des vendeurs à la sauvette. Etalant leurs marchandises à même le sol, ces vendeurs ne laissent qu’un petit passage aux habitués, créant ainsi une grande anarchie. Pis, ni les vendeurs légaux ni ceux de l’informel ne daignent ramasser leurs déchets après leur départ, ce qui donne un aspect déplorable à cet endroit. La force publique et le service de contrôle qualité et d’hygiène sont passés par là.

H.L.

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