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Boulangeries
traditionnelles
Un créneau
florissant
Le ramadhan
demeure le mois propice à la prolifération de quelques métiers de la
débrouille. La confection et la vente de pain traditionnel est l’une
des activités qui offrent aux hommes et aux femmes une alternative,
à défaut d’un emploi stable, pour subvenir aux besoins de leurs
familles.
La capitale n’a
jamais connu un tel phénomène. Considérée autrefois comme une
activité domestique réservée exclusivement aux femmes, la
fabrication de pain attire de plus en plus de jeunes désireux
d’investir dans un domaine dopé par une demande en constante
évolution. Ces dernières années, cette activité commence à rivaliser
sérieusement avec la boulangerie moderne, que ce soit sur la
quantité ou les variétés du pain fabriqué. A Alger, une dizaine de
fours spécialisés dans la confection de ce pain sont ouverts.
Construits en brique réfractaire, chauffés au gaz de ville, les
quelques fours traditionnels de la capitale enregistrent un rush
considérable. La prolifération de ces petits ateliers est due, selon
les quelques artisans que nous avons interrogés, à l’apparition
d’une nouvelle tendance de consommation notamment, et l’émergence de
nouvelles habitudes culinaires. Un autre facteur est aussi à
l’origine de l’explosion de ce commerce. Il s’agit du nombre
croissant de femmes travailleuses et qui n’ont pas le temps à
s’adonner à la confection du pain chez elles. De ce fait, les femmes
recourent aux fours ou boulangers des quartiers. A Meissonnier, se
trouvent deux boulangeries modernes, une ouverte tout au long de
l’année, l’autre au mois de ramadhan. Les deux ateliers sont pris
d’assaut à l’approche d’El Adhan. Des files se constituent devant
ces boulangeries, malgré la chaleur suffocante qui se dégage de
l’intérieur. «Cela se vend comme des petits pains», assure un
artisan. Les galettes (kasra), grandes et moyennes sont d’orge et de
blé tendre. Elles sont cédées entre 20 et 40 DA l’unité. «Il faut
revenir quelques années en arrière pour savoir que la majorité des
ménages algérois préparaient chez eux leur propre ration journalière
de pain traditionnel. On n’aurait jamais imaginé qu’un jour les
familles achèteraient ce pain», lâche une personne âgée, rencontrée
devant une boulangerie traditionnelle. Ici, le travail se fait en
équipe de quelque quatre à six jeunes, selon la demande et la
période, et tout s’effectue à la main, de la préparation à la
cuisson. L’un des artisans explique que la kasra connaît une demande
particulière au mois de ramadhan. «Notre boulangerie est boudée les
onze autres mois de l’année», précise-t-il. Cependant, l’essor de
cette activité et son évolution n’ont pas mis fin à la confection de
la galette et le «metloua» dans les foyers et des familles vivent
encore de cette activité. Dans leurs foyers, les femmes fabriquent
le pain avec de simples moyens (des tagines en fonte et des petits
fours) et les hommes le distribuent soit aux épiciers ou le vendent
directement sur les marchés. A cette allure, les vendeurs de
galettes, des enfants et même des vieux qui ne savent que faire de
leur temps libre, s’apparentent à de véritables conquistadors qui
conquièrent chaque jour de nouveaux espaces reconvertis en marchés
de galettes. En plus des trottoirs, les petits revendeurs
investissent les abords des autoroutes. Des enfants en bas âge
proposent aux automobilistes leurs produits. D’autre part, des
femmes sillonnent chaque matin les ruelles afin de proposer aux
commerçants d’alimentation générale leurs galettes. Hormis
l’anarchie qu’engendre cette activité dans les espaces publics, les
autorités concernées doivent contrôler le commerce de ce produit,
car l’aspect hygiénique est souvent négligé.
H. L.
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Fibre optique FTTH
Mise en service
aujourd’hui
Le service appelé
la FTTH (fibre to the home) ou la fibre optique à domicile sera
opérationnel à partir d’aujourd’hui. Une technologie de pointe et
une nouvelle génération après l’ADSL qui permet aux foyers d’avoir
accès en même temps à Internet, la voix sur IP, la télévision sur IP
et la vidéo sur commande à une vitesse qui va de 10 à 15 méga-octets.
Les ministres de l’Habitat et de l’Urbanisme, Noureddine Moussa, et
des Technologies de l’Information et de Communication, Hamid
Bessalah, assisteront à la mise en service de cette nouvelle
technologie. Les deux ministres effectueront aujourd’hui une visite
de travail et d’inspection sur plusieurs sites de la capitale. Outre
la circonscription administrative de Dar El Beïda, les deux
responsables visiteront le projet des 800 logements, situé à la cité
Moukhtar-Zerhouni et à la cité 1000 logements, sise dans la commune
de Aïn Benian. A signaler que le FTTH est un projet d’Algérie
Télécom qui vise à garantir la modernisation de la desserte Télécom
jusqu’aux clients finaux. Il vise également les grandes entreprises,
les PME/TPE, les services publics (notamment les établissements
universitaires et scolaires) ainsi que les foyers. Ce nouveau
service pourrait à moyen et long terme intéresser les familles et
surtout débarrasser les terrasses de nos immeubles des encombrantes
paraboles, grâce à une simple ligne de fibre optique. Pour le
moment, l’opérateur public compte à peine une centaine d’abonnés
dont la plupart sont des entreprises et des banques. Chose somme
toute compréhensible quand la connexion coûte annuellement la
bagatelle de 100 000 DA. Il est utile de préciser qu’Algérie Télécom
dispose d’un parc de 334 lignes.
H. L.
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Marché de Djama Lihoud
L’hygiène fait
défaut
Les normes de
gestion et d’hygiène dans le marché des fruits et légumes situé à la
rue Ali Ammar (Djama Lihoud) sont quasiment inexistantes. Faute
d’assainissement et de nettoiement, des odeurs nauséabondes
empestent les lieux et des eaux noirâtres se dégagent du côté des
poissonniers. Les vendeurs et les acheteurs pataugent dans la
gadoue. Malgré la saleté, les affaires semblent florissantes.
L’accès à ce marché est constamment obstrué par des vendeurs à la
sauvette. Etalant leurs marchandises à même le sol, ces vendeurs ne
laissent qu’un petit passage aux habitués, créant ainsi une grande
anarchie. Pis, ni les vendeurs légaux ni ceux de l’informel ne
daignent ramasser leurs déchets après leur départ, ce qui donne un
aspect déplorable à cet endroit. La force publique et le service de
contrôle qualité et d’hygiène sont passés par là.
H.L.
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Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
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