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Violence contre les femmes

Battues, violées, harcelées, agressées, tuées…

Après l’atterrissage sur les côtes de Tizi Ouzou

Rapatriement des équipages des montgolfières

Huit ans après les attentats du 11 septembre

Seize Algériens toujours détenus à Guantanamo

Nouvelle sortie de Amar Ghoul sur le terrain

Une voie express et un important viaduc en chantier

Sénatoriales

Moussa Touati en quête d’alliances

Accès de la classe moyenne au logement

Nouveaux mécanismes d’appui au coût du crédit

Peu d’agents sollicitent les banques

60% des pompiers surendettés

15 000 interventions de la Protection civile à Blida

Les incendies urbains et industriels, deux autres défis

Pour avoir publié des articles sur l’état de santé de Mohamed VI

Sale temps pour la presse marocaine

Crédit automobile…

Certains concessionnaires réinventent la facilité de paiement

Réunion de l’Opep à Vienne

Maintien de la production et respect des quotas

 

 10/09/09

Violence contre les femmes

Battues, violées, harcelées, agressées, tuées…

La conférence internationale sur la violence contre les femmes, qui se tient depuis hier

à Rome et dont les travaux prendront fin aujourd’hui, a pour objectif d’attirer l’attention

de la communauté internationale sur ce thème. Plusieurs pays d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et d’Asie y participent. L’Algérie est représentée par Mme Nouara Djaâfar, ministre déléguée chargée de la Famille et de la Condition féminine.

Malgré l’évolution de la condition féminine sur plusieurs plans, dans la société comme dans le monde du travail, et en dépit des droits qui leur permettent de défendre leur vie privée et professionnelle, les femmes sont toujours victimes de violences. Ce phénomène généralisé dans le monde est au centre de la Conférence internationale sur la violence contre les femmes qui se déroule actuellement à Rome. Cette conférence est organisée à l’initiative de la présidence italienne du G8. Le secrétaire général adjoint de l’ONU, Asha Rose Migiro, ainsi que plusieurs pays d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et d’Asie participent à cette conférence qui est organisée en partenariat avec le ministère italien des Affaires étrangères et de l’Egalité des chances sous forme de sessions. La conférence qui a réuni  pendant deux jours des représentants de gouvernements, de la société civile et d’autres personnalités du monde de l’art et de la culture a pour objectif d’attirer l’attention de la communauté internationale sur le thème de la violence à l’égard des femmes. Les différentes facettes de la violence contre les femmes, notamment conjugale et sur les lieux de travail, sont abordées au cours de la conférence sous les thèmes suivants :  «La violence en milieu familial», «Le viol, la violence et le harcèlement dans la vie quotidienne»,  «Le rôle des organismes internationaux», «L’accès à l’éducation», «Les bases de l’intégration».

L’objectif  de cette conférence consiste à engager une réflexion approfondie sur les meilleurs moyens et instruments à mettre en œuvre pour défendre les droits de la femme et pour lutter contre la violence à leur égard. Cette violence a pris une dimension dramatique dans certaines sociétés. En Algérie comme partout dans le monde, les actes de  violence à l’égard des femmes sont en progression. Les statistiques de l’année 2008 sont alarmantes. Durant les premiers six mois de cette année, 4 500 femmes ont fait état de violence conjugale à travers tout le pays. La tranche la plus touchée est celle des femmes de moins de trente ans. Par ailleurs, les femmes divorcées et les veuves restent les plus exposées à ce phénomène. Les statistiques de l’année 2008 révèlent que 2 675 femmes ont été victimes de violences physiques, 1 359 ont été maltraitées, 144 ont subi une violence sexuelle, 107 ont été harcelées et 4 ont été éliminées physiquement.

Les mêmes données précisent que 15% des agresseurs sont les conjoints, plus de 4% sont des amants ou fiancés, plus de 3% sont des frères, plus de 3% des ascendants. Les cas de violence sont plus nombreux puisque le phénomène est souvent protégé par le silence. Et pour cause, les femmes victimes de violence sont rares à déposer plainte contre leur conjoint ou agresseur. Selon l’ONU, les statistiques sur la violence dans le couple ou dans le partenariat, par exemple, varient considérablement de pays en pays : en Grande-Bretagne, 30% des femmes subissent des abus par leurs conjoints ou ex-conjoints. En Jordanie occidentale, il s’agit de 52%. Aux Etats-Unis, 700 000 femmes sont violées ou victimes d’autres formes d’agressions sexuelles chaque année. 14,8% de ces femmes ont moins de 17 ans.  En France, entre 50 000 et 90 000 femmes ont été violées, et de nombreuses victimes n’ont pas dénoncé leur viol. Jusqu’à 70% des femmes assassinées dans le monde le sont par leurs conjoints. En Russie, 14 000 femmes ont été tuées par leurs partenaires ou proches en 1999. La violence continue à faire l’objet d’une attention particulière sur le plan international vu l’ampleur que prend ce phénomène et les répercussions dramatiques qui exposent les femmes victimes à plusieurs maladies, notamment psychologiques.  

Par Yasmine Ayadi

 

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Après l’atterrissage sur les côtes de Tizi Ouzou

Rapatriement des équipages des montgolfières

Les équipages des trois montgolfières échouées à Tigzirt et Azzefoun ont quitté hier matin Tizi Ouzou pour la capitale en prévision de leur rapatriement dans leurs pays respectifs. Les «rescapés» de la fête de l’air de Genève (Suisse) ont été reçus au siège de la wilaya avant de prendre la route sur Alger sous bonne escorte. Les six ressortissants européens pris immédiatement en charge par les autorités locales des communes de Tigzirt, Azzefoun et Aït Chafaa  après leur descente de leurs ballons, avaient bonne mine hier matin, signe de reprise de leurs forces après leur mésaventure dans les airs qui s’est achevée sur les côtes de Kabylie. Escortés avec leurs montgolfières par les forces de sécurité depuis les lieux où ils ont atterri en urgence, ils ont fait une halte à la cité administrative où ils ont été salués par les autorités de la wilaya. Ils devraient être rapatriés par les représentations consulaires respectives. Pour rappel, ces montgolfières participaient à la traditionnelle coupe de Bennet Gordon de Genève et ont pris les airs pour le Portugal. Leurs équipages pris dans une tempête ont échoué sur les plages de Feraoun de Tigzirt, Sidi Khelifa (Aït Chafaa) et Mellata (Azzefoun) en fin de journée de lundi dernier. Ils étaient portés disparus de la fête des ballons quelques heures plus tôt. Secourus par les forces navales puis par la Protection civile, les six ressortissants d’origines finlandaise, belge et autrichienne ont été pris en charge dans des hôtels avant leur rapatriement entamé hier.        

Hamid M.

 

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Huit ans après les attentats du 11 septembre

Seize Algériens toujours détenus à Guantanamo

Des milliers de personnes, de différentes nationalités, ont été arrêtées et transférées au camp de concentration de Guantanamo. Parmi ces détenus des ressortissants algériens, dont plusieurs ont passé plusieurs années dans cette prison sans être jugés.

Demain, huit années seraient écoulées depuis la perpétration des attentats du 11 septembre ayant ciblé les Etats-Unis d’Amérique. En cette date, quatre avions de ligne sont détournés, trois d’entre eux sont projetés contre des immeubles hautement symboliques et qui sont les tours jumelles du World Trade Center à Manhattan, à New York, et le Pentagone, siège du département de la Défense des États-Unis, à Washington.

Les victimes directes de ces événements ont été chiffrées à 2974 morts et 23 disparus. Plusieurs milliers de personnes blessées et des milliers d’autres, notamment parmi les secouristes, sont atteintes de maladies engendrées par l’inhalation de poussières toxiques, ajoute-t-on. Le chef d’Al Qaïda Oussama Ben Laden avait été désigné comme responsable le plus probable par les autorités américaines dès le soir du 11 septembre. Dans leur «guerre contre le terrorisme» les Etats-Unis ont procédé à plusieurs arrestations de «suspects» à leurs yeux. Des milliers de personnes, de différentes nationalités, ont été arrêtées et transférées au camp de concentration de Guantanamo. Parmi ces détenus, des ressortissants algériens, dont plusieurs ont passé plusieurs années dans cette prison sans être jugés. Joint hier par téléphone, Me Farouk Ksentini, président de la Commission nationale de la promotion et protection des droits de l’homme (CNCPPDH), nous a déclaré qu’«ils étaient 29 ressortissants algériens incarcérés dans le camp de Guantanamo». Après plusieurs années de détention, quelques-uns de ces ressortissants algériens ont été libérés et la plupart rentrés au pays. Quel est leur nombre neuf années après ces attentats ? «Ils sont peut-être 16 ressortissants algériens à croupir encore dans le camp de Guantanamo, d’après les témoignages d’un Soudanais qui est arrivé en Algérie il y a un mois ou un mois et demi», ajoute Me Farouk Ksentini. Des pays européens ont accueilli d’autres ressortissants algériens libérés de ce camp de concentration, à l’image de Lakhdar Boumediene, ex-détenu de Guantanamo, accueilli par la France, après plus de sept ans d’emprisonnement et deux ans de grève de la faim passées dans ce camp de concentration. L’Algérie, et contrairement à certains autres pays, dont le Maroc, avait assuré à ses ressortissants libérés de ce camp qu’ils ne seront pas estés en justice une fois en Algérie et qu’ils seront libres de leurs mouvements. Il est à noter, par ailleurs, que lors de sa campagne électorale, le Président Obama avait promis la fermeture, avant la fin de l’année en cours, de ce camp tristement connu. Des problèmes d’ordre financier n’ont semble-t-il pas facilité les choses au président américain qui attend toujours le budget pour procéder à la fermeture cette prison.

Par M. Abi

 

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Nouvelle sortie de Amar Ghoul sur le terrain

Une voie express et un important viaduc en chantier

Deux importants projets dont les travaux sont en cours d’avancement, constitués successivement d’une route express devant relier une fois livrée la ville côtière de Aïn Benian, à l’ouest d’Alger, à la localité de Boufarik dans le centre de la Mitidja, ainsi que d’un viaduc enjambant le Ravin de la femme sauvage pour relier dans les deux sens, le Sanctuaire des Martyrs aux Anassers et à Kouba, deux quartiers périphériques de la capitale, ont été inspectés hier par le ministre des Travaux publics.

Accompagnés de plusieurs ingénieurs et techniciens ainsi que des membres de son staff ministériel,  Amar Ghoul a marqué des haltes le long de plusieurs tronçons de la voie express d’une longueur de 25 kilomètres, tout au long de laquelle sont en train d’être réalisés un viaduc de 200 mètres de portée, plusieurs ponts, un tunnel et une série de bretelles routières. Cette infrastructure routière reliée à l’autoroute Est-Ouest, va permettre aux automobilistes une fois finalisée, de faire la jonction entre la partie du littoral située à l’ouest de la capitale avec les localités de Oued Fayet, Baba Hassan, Douéra. Le ministre a indiqué que le coût financier de cette voie, dont il a précisé que le taux d’avancement des travaux est de l’ordre de  85% est  globalement estimé à 10 milliards de dinars. Il a estimé qu’elle va contribuer à dégorger une partie de la circulation au niveau de certains axes routiers des wilayas, limitrophes les unes avec les autres, d’Alger, de Blida et de Tipasa et signalé au passage qu’elle passera à proximité immédiate des lieux sur lesquels plusieurs projets industriels sont appelés à voir le jour  dans les années à venir.

La seconde partie de son déplacement sur le terrain a consisté pour le ministre des Travaux publics à se rendre sur le chantier du viaduc doublé d’une imposante trémie enjambant le Ravin de la femme sauvage, présentement le boulevard Oulmane Khelifa. Compte tenu du nombre d’ouvrages qui le compose, cet ouvrage est considéré comme l’un des plus consistants à avoir été lancé au niveau de la capitale. Inscrit, tout comme la voie express, au titre du programme quinquennal 2005/2009, cette infrastructure aura nécessitée une fois terminée la somme de 3,5 milliards de dinars. Lors d’un point de presse tenu à l’issue de sa visite, Amar Ghoul a déclaré que la concrétisation de ces deux projets a nécessité le déplacement et le relogement de plus d’un millier de familles qui, pour une majorité d’entre elles, ne dispose pas d’un titre de propriété. Il a ajouté que les propriétaires qui avaient été expropriés pour les besoins de ces chantiers ont déjà commencé à être indemnisés. A une question relative à la réfection, mainte fois annoncée, des voies de communication situées à l’intérieur de la ville d’Alger, le ministre a annoncé qu’une «cagnotte» de 300 milliards de dinars avait été spécialement dégagée par le gouvernement afin d’entreprendre les travaux au niveau d’un grand nombre d’agglomérations urbaines du pays.         

Ahmed Mahieddine

 

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Sénatoriales

Moussa Touati en quête d’alliances 

Le Front national algérien (FNA) ne veut pas rater l’occasion du prochain renouvellement partiel du Conseil de la nation pour se faire une place au Sénat. Le président du parti,  Moussa Touati est d’ores et déjà sur le terrain afin de resserrer les rangs du Front et mobiliser ses troupes. Le FNA dispose de 2 000 élus à l’échelle nationale, un nombre «assez important» mais demeure insuffisant pour «s’assurer des sièges à la chambre haute de la nation». Le chargé de la communication du parti, M. Tine, le reconnaît explicitement et déclare ne pas s’opposer à l’option des alliances avec d’autres formations. Il explique que rien n’a été encore décidé à cet effet et le parti n’a mis aucune condition pour négocier des accords lui permettant de réaliser un score acceptable et défendre ses orientations politiques. C’est selon les donnes du terrain, laisse-t-il entendre, soulignant que la tâche sera difficile d’autant que la concurrence sera féroce entre les différentes formations. La priorité, pour l’instant est à l’organisation et à la concentration des forces du parti afin de peser lourd à l’occasion de cette échéance. Une réunion avec les présidents des bureaux du FNA au niveau des wilayas a été déjà tenue, les discussions, selon notre interlocuteur, ont porté sur cette élection. Cette semaine, Moussa Touati est en visite à l’ouest du pays, après une escale, avant-hier, à Blida il a rejoint, hier, la wilaya de Aïn Témouchent. M. Tine qui souligne que sa formation est optimiste, rappellera que le FNA est passé, en un laps de temps relativement court, d’un petit mouvement en un vrai parti politique. Quant à la menace que fait peser la crise interne qui  secoue le parti sur la bonne préparation des sénatoriales, il soulignera que le Front national algérien n’accorde pas d’importance aux agissements des dissidents qui ne risquent d’ailleurs pas de porter préjudice à la cohésion du parti en prévision de ce rendez-vous. Sur un autre plan, M. Tine ne manquera pas de revendiquer la vice-présidence de l’Assemblée populaire nationale. Le FNA, selon lui, est classé actuellement à la troisième place en fonction du nombre de sièges obtenus et ce, suite au départ de députés qu’a connu le Parti des travailleurs (PT) et le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD). Pour remédier à cette situation, le chargé de communication au parti de Moussa Touati affirme avoir reçu des promesses pour la révision du règlement intérieur de l’Assemblée.       

A. F.

 

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Accès de la classe moyenne au logement

Nouveaux mécanismes d’appui au coût du crédit

Au total, plus d’un million de logements seront livrés à la fin de cette année, selon les statistiques avancées par le ministre de l’Habitat  et de l’Urbanisme, Noureddine Moussa, lors de son audition  par le Président Bouteflika. Un chiffre important mais la réalité est là pour confirmer que la crise du logement persiste. Dans ce cadre, le gouvernement va met-tre en place de nouveaux mécanismes d’appui au coût du crédit logement en faveur de la classe moyenne. C’est ce qui a été indiqué par le président de la République lors de l’audition qu’il a consacrée ce mardi au secteur de l’habitat.

Après les encouragements à l’accès au crédit pour la promotion immobilière récemment décidé pour les fonctionnaires, le chef de l’Etat a chargé le gouvernement «de mettre en place de nouveaux mécanismes d’appui au coût du crédit logement devant bénéficier aux autres catégories de citoyens, ainsi que les mesures d’appui aux promoteurs immobiliers».  Aucune précision n’a été donnée sur les démarches qui seront faites dans ce cadre, et surtout si c’est la même procédure engagée envers les fonctionnaires qui sera appliquée à la classe moyenne. A noter que dans la loi de finances complémentaire, il est prévu l’octroi d’un prêt du Trésor à un taux d’intérêt de 1% aux fonctionnaires pour l’acquisition, la construction ou l’extension d’un logement.  Cependant, malgré les dispositions prises par l’Etat, rien n’a pu mettre  fin à la crise du logement, à commencer par les aides accordées par la Caisse nationale du logement (CNL). L’aide de la CNL est conditionnée par un contrat conclu avec un promoteur immobilier agréé par le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme, en plus de la bureaucratie qui aggrave les choses. D’autre part, la flambée des prix de l’immobilier reste imbattable. L’accès au logement social est soumis à une série de conditions impliquant, entre autres, l’ancienneté de la demande, le nombre d’enfants à charge et la durée de résidence du postulant dans la commune concernée.

Il y a lieu de rappeler qu’il y a quelques mois  il a été annoncé la possibilité d’aller vers des crédits logements à taux d’intérêt (0) mais rien n’a été confirmé depuis. Cette proposition a été rejetée par les responsables des banques. Dans le communiqué portant audition consacrée au secteur de l’habitat, le Président a ordonné la poursuite de la construction de logements sociaux locatifs au profit des seuls revenus modestes et  encourager la promotion immobilière urbaine et rurale au profit des autres catégories de revenus, notamment pour les revenus moyens.

Il a également instruit le gouvernement de  garantir la livraison d’un nouveau million de logements durant ce quinquennat. A ce titre, il a précisé que la maîtrise définitive de la crise du logement passe par diverses approches complémentaires qu’il faut mettre sur pied.

S’agissant de la lutte contre l’habitat précaire, il a ordonné la poursuite de cette démarche à travers des réalisations de logements au profit des personnes concernées «déjà recensées» et d’appliquer la loi contre toutes tentatives de faire perdurer ce phénomène «portant atteinte à l’intégrité urbaine des villes du pays». Dans ce sens, il a indiqué qu’il faut mettre définitivement un terme aux livraisons de logements sans parachèvement de toutes les viabilisations requises, tout comme la réhabilitation du vieux bâti  qui doit, selon lui, se  poursuivre en intégrant la contribution financière des propriétaires publics ou privés des bâtisses. A ce titre, il dira qu’il faut désormais s’atteler à réhabiliter pleinement la qualité des constructions et le cachet urbanistique de nos cités. Dans son exposé, le ministre Noureddine Moussa a indiqué que  la réalisation de logements durant les cinq dernières années a  atteint à juin 2009 près de 920 000 unités, dont 58% de logements urbains et 42% de logements ruraux.

A la fin de cette année, les livraisons totaliseront près de

1 050 000 unités. Pour ce qui est du programme 2010-2014, le ministre a affirmé que les dispositions ont été prises pour la livraison d’un million de logements urbains et ruraux durant les cinq prochaines années. D’importants programmes sont en cours de mise en œuvre pour renforcer la production de ciment et autres agrégats requis afin d’améliorer la disponibilité des matériaux de construction. De la même manière, un programme est en cours pour moderniser les entreprises publiques de réalisation qui sont encore viables et encourager les PME .     

Par Nacera Chenafi

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Peu d’agents sollicitent les banques

60% des pompiers surendettés

L’Union nationale des agents de la Protection civile déplore la situation critique dans laquelle vivent les agents de ce secteur. Cette union, affiliée au Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP), tire la sonnette d’alarme quant au  nombre important d’agents qui croulent sous le poids des dettes contractées pour subvenir à leurs besoins. Une étude réalisée par ledit syndicat concernant la situation sociale des travailleurs révèle que 80% des agents de la Protection civile se sont endettés pour pouvoir boucler leur fin de mois. L’étude classe ces travailleurs endettés en trois catégories.

La première concerne 60% des agents qui s’endettent pour pouvoir faire face à leurs besoins en produits de consommation, aux frais des soins  et pour payer leurs factures d’électricité et d’eau. La deuxième catégorie concerne ceux qui ont contracté des dettes pour construire des logements ou financer des travaux de rénovation. Cette situation concerne 15% des agents endettés. Les 5% restants concernent les agents ayant recours au crédit pour l’acquisition d’une voiture. L’étude révèle, selon la même source, qu’un nombre minime de ces travailleurs ont eu recours à la banque pour contracter des crédits. Ce sont les proches et les membres de la famille qui sont leurs principaux créanciers.

Sur un autre plan, l’Union nationale des agents de la Protection civile souligne que le statut particulier de ces agents a été élaboré sans la consultation de ce syndicat autonome. Le syndicat rappelle par ailleurs  le non-aboutissement  des doléances transmises à la direction en octobre 2003, concernant la majoration des heures supplémentaires, l’augmentation des allocations, l’indemnité des ma-ladies contagieuses, entre autres.

Les agents de la Protection civile ont, faut-il le rappeler, revendiqué l’élaboration d’une formule leur permettant de postuler pour bénéficier d’un logement. Selon ce syndicat, «ce sont autant de points qui permettent de revoir à la hausse le salaire du pompier qui se voit humilié à chaque fois qu’il demande de l’aide à autrui».     

Fatima Arab

 

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15 000 interventions de la Protection civile à Blida

Les incendies urbains et industriels, deux autres défis

L’année 2009 n’a pas été de tout repos pour la direction de la Protection civile de la wilaya de Blida. Ses éléments ont été sur tous les fronts. Accidents de la circulation, feux de forêt, asphyxies et autres ont poussé les agents de la Protection civile à multiplier leurs interventions et leurs efforts. Depuis le début de l’année 2008, les éléments de la Protection civile sont intervenus 14 987 fois dans différents opérations de secours, selon le lieutenant colonel et directeur de la DPC de la wilaya de Blida, Fatah Ouatah. Compte tenu de la particularité de cette wilaya, qui compte une grande zone industrielle, et la densité de sa population, les incendies domestiques et industriels se taillent une grande part dans les interventions des soldats du feu. Depuis le 1er janvier, 232 incendies urbains et 14 industriels ont été enregistrés sur le territoire de la wilaya. Durant la même période, les agents de la Protection civile sont intervenus 696 fois dans différents incendies. Les compteurs électriques, explique M.Ouatah, sont dans la plupart des cas à l’origine des incendies urbains. Ce responsable a tenu à souligner que ce phénomène prend de l’ampleur dans la wilaya de Blida. Les accidents de la circulation n’échappent pas à la règle. Le bilan de la direction de la Protection civile de Blida indique que pas moins de 864 accidents de la circulation ont été enregistrés du mois de janvier au 5 septembre dernier. Ces drames de la route ont fait 43 morts et 1 199 blessés. Dans le chapitre asphyxie, 17 interventions ont été signalées. Les pompiers ont porté secours à 44 personnes et déplorent la mort de 13 d’entre elles. Concernant les évacuations sanitaires, 7 621 interventions ont été effectuées avec des soins prodigués à 7 057 personnes et le transport de 124 victimes décédées. S’agissant des feux de forêt, le lieutenant colonel Ouatah a indiqué que le nombre d’interventions a diminué par apport à l’année précédente. Toutefois, la Protection civile a enregistré environ 64 interventions du genre et 234 autres dans les incendies de récoltes. En plus de l’unité principale, la wilaya de Blida compte actuellement 5 autres unités d’intervention. Pour un meilleur déploiement sur le terrain, la direction locale prévoit la réception de 5 unités en début d’année 2010. Ces infrastructures ont pour but de remplacer les anciennes unités qui ne répondent plus aux normes de l’activité de la Protection civile. Ainsi, le directeur de la PC de Blida a indiqué que «cette stratégie de bâtir des unités un peu partout va nous permettre de réduire le temps d’intervention et d’être présents dans tous les  lieux».

Hocine L.

 

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Pour avoir publié des articles sur l’état de santé de Mohamed VI

Sale temps pour la presse marocaine

Au royaume du Maroc la presse a toute la latitude de dénigrer un pays qui s’appelle Algérie et  risque gros si elle ose écrire ou prononcer le nom du roi Mohamed VI si ce n’est pour faire les éloges de sa majesté.

C’est ce qui vient d’être vérifié, encore une fois, avec l’affaire des hebdomadaires indépendants Al- Ayam et Al-Michaâl. Dimanche dernier, la police judiciaire marocaine a achevé l’audition des directeurs de ces deux hebdomadaires qui ont publié des articles sur la santé du roi marocain. Noureddine Miftah, d’Al Ayam, Idriss Chahatane d’Al Michaâl, et plusieurs autres journalistes des deux journaux ont été entendus samedi et dimanche par la police judiciaire à Rabat, dans le cadre d’une enquête ouverte par le parquet. Ils ont pu quitter le poste de police mais ce n’est pas encore fini puisque la police les a informés qu’elle pourrait les convoquer de nouveau à tout moment. Les policiers qui avaient interrogé ces journalistes ne s’étaient pas contentés du communiqué officiel diffusé par le palais royal marocain sur l’état de santé du roi Mohamed VI. Le 26 août dernier, le palais royal marocain avait annoncé que le roi avait été placé en convalescence pour cinq jours en raison d’une «infection» ne présentant «aucune inquiétude sur sa santé». Des articles sur la santé du roi ont été publiés dans quelques journaux marocains, dans leur édition du lendemain, expliquant la ma-ladie, ce qui n’a pas été du goût du palais royal marocain. La machine judiciaire a été mise en marche. Le procureur général avait indiqué avoir ordonné à la police d’ouvrir une enquête «minutieuse» auprès des deux journaux. Avant ces auditions, Ali Anouzla, directeur et rédacteur en chef du quotidien indépendant Al Jarida Al-oula a été entendu par la police judiciaire marocaine. Il avait lui aussi publié un article sur la santé du roi Mohamed VI, le 27 août dernier. Pas uniquement lui, puisque Ali Anouzla et la journaliste du quotidien, Bouchra Eddou, auteur de l’article mis en cause ont été entendus à Rabat par la police judiciaire trois jours consécutifs. Ali Anouzla a été informé qu’il comparaîtra le 29 septembre devant un tribunal de Rabat pour avoir publié dans le journal qu’il dirige une «fausse information» sur la santé du roi Mohamed VI, a indiqué un procureur lundi dernier. Comparaîtra avec lui la journaliste Bouchra Eddou, auteur d’un article intitulé «la maladie du roi reporte les causeries religieuses et son déplacement à Casablanca». Le directeur et rédacteur en chef du quotidien Al-Jarida Al-Oula est accusé de «délit de publication avec mauvaise intention, de fausse information, d’allégations et de faits mensongers». Autant d’accusations qui illustrent l’acharnement des autorités marocaines contre cette presse.

Quatre directeurs de journaux démissionnent

La Fédération marocaine des médias (FMM) a rendu public, par la suite, un communiqué dans lequel sont dénoncés ces articles de presse puisqu’il y est écrit que «la sphère privée du souverain (le roi Mohamed VI, NDLR) devient, pour certains titres, un véritable fonds de commerce dont on n’hésite pas à exploiter les retombées en termes de gains», publié par l’agence officielle marocaine MAP. Quatre directeurs de journaux indépendants, Abdallah Chenkou (Le Canard Libéré, hebdomadaire satirique francophone), Mohamed Hafid (Al Hayat Al Oussbouiya), Abderahim Ariri (Al Waan Alaan) et Driss Chahtan (Al Michaâl), ont démissionné de cette fédération pour protester contre le fait qu’ils n’avaient pas été consultés avant la publication de ce communiqué. Ils ajoutent avoir été surpris de voir ce communiqué publié tandis que plusieurs journalistes parmi ceux concernés par cette affaire se trouvaient encore dans des locaux de la police judiciaire.

Le précédent Ali Lemrabet

Les harcèlements contre la presse au Maroc ne datent pas de cette affaire mais gagnent en ampleur, rétrécissant à chaque fois davantage le champ de la liberté d’expression au pays du roi Mohamed VI. Ali Lemrabet est un journaliste marocain connu pour son talent et pour les exactions commises par les autorités marocaines et il continue à en être la victime. Il a été condamné par la justice marocaine à verser une amende de 50 000 dirhams et à 10 ans d’interdiction d’exercer le journalisme pour diffamation. Il lance en mars 2000 «Demain» une publication qui sera interdite par les autorités marocaines en décembre de la même année pour «atteinte à la stabilité de l’Etat», suite à la publication d’un article mettant en cause la gauche marocaine dans la tentative de coup d’Etat de 1972. L’acharnement se poursuit.        

M. Abi

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Crédit automobile…

Certains concessionnaires réinventent la facilité de paiement

Après la série de mesures prises dans le cadre de la loi de finances complémentaire 2009, et suite à l’interdiction faite aux banques d’accorder des crédits à la consommation pour notamment l’achat de véhicules neufs, les concessionnaires automobiles ont du coup été touchés de plein fouet et leurs ventes ont été considérablement  revues à la baisse. Ceci s’est traduit par la baisse des importations automobiles qui a chuté de 20%, selon les chiffres du Cnis de Douanes. Une situation des plus défavorables pour un business qu’on croyait pourtant  sûr qui a fait que les concessionnaires se sont retrouvés, selon les propos d’un membre du comité de l’Association des Concessionnaires automobiles d’Algérie (AC2A) dans une position de stand-by qu’il a lui-même qualifié de «période d’observation». En effet, la baisse des ventes qui a engendré une réduction du chiffre d’affaires a mis les concessionnaires dans l’obligation de penser à d’autres alternatives en faisant appel aux techniques de marketing favorisant les ventes promotionnelles permettant d’abord d’écouler les stocks et puis, pourquoi pas, de faire revivre l’activité. Parmi ces alternatives, certains représentants de marques de véhicules, tels que Renault Algérie et Elsecom (Maruti) ont réinventé il y a quelques semaines la formule de facilité de paiement. Même si cette formule n’est encore qu’à l’état embryonnaire et que les premiers concernés ne veulent pas trop en parler, des clients potentiels qui se sont rapprochés des concessionnaires nous ont rapporté que le client doit verser en premier lieu un pourcentage du coût total du véhicule pour que le reste du montant soit étalé sur une échéance donnée. Le paiement se fait par voie de chèques signés au préalable par le client au profit du concessionnaire. Pour voir plus clair dans cette procédure de facilité de paiement, nous avons pris attache avec un membre de l’AC2A. Ce dernier nous a fait savoir que «dans le cadre de l’Association rien n’a été discuté dans ce sens. Les concessionnaires n’octroieront pas, du moins dans le cadre de l’Association des facilités de paiement pour leurs clients. En revanche, il est vrai que ce bruit court depuis déjà un moment et s’il s’avérerait que certains l’appliquent, ça sera dans un cadre de politique commerciale interne», a-t-il expliqué, avant d’émettre des doutes sur cette question. «En réalité, je ne crois personnellement pas à cette histoire de crédits auto accordés par des concessionnaires, car il faut savoir que ce n’est pas une mince affaire. Cela coûterait des milliards de dinars ; alors que les banques qui ont cette vocation ont du mal à financer ce genre d’opérations». Dans un autre registre, le membre de l’AC2A a fait savoir que suite à l’annonce faite par le président de l’Association, Mohamed Baïri, de soumettre aux pouvoirs publics une étude sur les perspectives d’implantation en Algérie d’une industrie de fabrication de véhicules touristiques, «des ateliers de réflexion seront mis sur pied afin de faire des propositions au gouvernement pour concrétiser l’étude». Ainsi, tous les moyens sont bons pour continuer à survivre et éviter ainsi une mort certaine à cette activité de concessionnaires automobiles qui a à peine cinq années d’existence en Algérie.         

Par Hafid Mesbah

 

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Réunion de l’Opep à Vienne

Maintien de la production et respect des quotas

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a décidé de maintenir son niveau de production à 24,84 millions de barils/jour (mbj) et exige le respect des quotas assignés à chacun.

Hier, le ministre équatorien des Mines et du Pétrole, Germanico Pinto, à quelques heures de la réunion, a indiqué, selon l’AFP, que le marché du pétrole est en «voie de stabilisation» et réduire la production de l’Opep serait «aventureux» alors que la reprise s’amorce.

Les prix du baril et la demande créent «une situation de stabilité qui devrait conduire à ne prendre aucune décision essentielle en termes de restriction de la production», a déclaré le ministre, rejoignant ses homologues de l’Opep qui ont tous plaidé pour un maintien des niveaux actuels de production.

«Dans une période où nous sortons de la crise, on ne peut pas se permettre de s’aventurer à établir de nouveaux paramètres», a-t-il fait valoir. L’Opep devrait plutôt lors de sa réunion exhorter ses membres à davantage respecter les limitations de production assignées à chaque pays, qui sont pour le moment appliquées à 68% ajoutant que «ce ne sera pas difficile pour nous de respecter» ces limitations.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) va, selon toute vraisemblance, maintenir ses quotas de production mercredi à Vienne, reflétant le regain d’optimisme des Etats membres sur l’évolution des prix du baril de brut comme sur la conjoncture internationale.

La veille au soir, le comité restreint de l’Organisation a formellement recommandé de n’apporter «aucun changement» aux niveaux actuels de production de l’Opep. Le chef de file de l’Organisation, le ministre saoudien du Pétrole, Ali al-Nouaïmi, a, la veille, donné le ton, décrivant un marché «très stable» et des prix «bons pour tout le monde». «Que voulez-vous d’autre» qu’un maintien de la production à son niveau actuel, a-t-il lancé. Les autres ministres ont suivi, rejetant pour le moment toute baisse de la production qui pourrait faire grimper les prix du pétrole et étouffer une reprise économique. Le numéro un de l’Organisation produit plus de 10 mbj, donc sa position détermine l’orientation de l’Opep.

C’est le cas du ministre koweïtien du Pétrole, cheikh Ahmad Abdallah al-Sabah, qui participait à ce comité restreint aux côtés des ministres du Nigeria et de   l’Iran et du secrétaire général de l’Organisation, Abdallah el-Badri. Il dira : «Nous ne recommandons aucun changement» dans le niveau de production, reprend l’APS. Les pays membres restent attachés à un niveau «acceptable» du prix du baril – vital pour leurs économies – mais ils privilégient pour le  moment un autre levier que la production : l’appel à un meilleur respect des quotas de production décidés l’an dernier.     

Pour enrayer la vertigineuse chute du baril, tombé à 32 dollars en décembre, les pays de l’Opep s’étaient engagés à plafonner leur production à  24,84 millions de barils par jour (mbj), soit un retrait massif de 4,2 mbj, décidé depuis septembre 2008, entré en vigueur le 1er janvier 2009. Cependant, à ce jour, la limitation de la production n’est respectée qu’à 69% et les prix du baril de pétrole tournent autour des 70 dollars. Le ministre algérien de l’Energie, Chakib Khelil, a indiqué, dans une déclaration à la presse à son arrivée à Vienne pour prendre part à la 154e session ordinaire de  l’Organisation pétrolière, qu’un respect plus scrupuleux des quotas permettrait de faire descendre les stocks de pétrole de leurs niveaux   record et d’éviter un engorgement du marché, qui tire le baril à la baisse. 

Il a ajouté que les prix du pétrole devraient remonter «en début d’année prochaine grâce aux baisses de production décidées l’an dernier par l’Opep et à la reprise économique», selon l’AFP, affirmant que «l’économie semble se porter correctement, les prix résistent» et «nous pensons que l’économie va s’améliorer». M. Khelil est confiant quant au prix actuel du pétrole (autour de 70 dollars le baril) qui va se maintenir dans les prochains mois. «Nous devrions voir les prix augmenter au début de l’année prochaine», a-t-il dit, tout en reconnaissant que «beaucoup d’incertitudes» subsistaient sur l’état de l’économie. Selon l’APS, M. Khelil s’est également félicité de l’effort mené par le gendarme américain des marchés de matières premières (CFTC) en faveur d’une régulation plus stricte du marché pétrolier. «Nous avons souvent dit qu’il fallait plus de régulation», a rappelé le ministre, qui s’est dit «content que (le rôle) de la spéculation (sur les prix) soit reconnu et qu’on s’occupe» de cette question.

Pour sa part, le comité restreint de l’Opep a d’ailleurs appelé mardi soir à un «meilleur respect» des quotas, estimant qu’une application à 75% des limitations de production serait «bien». La reprise tant attendue et annoncée de l’économie mondiale ferait le reste en alimentant la demande mondiale de pétrole, selon le scénario optimiste brossé par certains ministres. Mais les Etats-Unis, premiers consommateurs d’or noir, restent en récession et la flambée du chômage à travers le globe et la perte de revenus des ménages pourraient notamment affaiblir la demande mondiale en carburant, rapporte l’AFP. Les prix du baril de pétrole «light sweet crude»  pour livraison en octobre a perdu deux cents à 71,08 dollars, tandis que le  baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre perdait 20 cents à 69,22 dollars hier dans les échanges matinaux électroniques en Asie. Selon les courtiers, cette baisse intervient après une hausse la veille encouragée par la faiblesse du dollar et dans l’attente de la réunion de l’Organisation  des pays exportateurs de pétrole à Vienne. L’Algérie dispose de capacités de production de pétrole de 1,45 million de barils/jour (mbj) mais sa production effective est de 1,2 mbj, en  application des décisions de réduction de la production décidées par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).         

Il est à noter que la réunion de l’Opep se déroule à deux semaines du sommet du G20 à Pittsburgh (Etats-Unis), et se tient dans une conjoncture marquée notamment par des appels au maintien des plans de relance engagés depuis 2008 par les principales économies développées et émergentes.

Synthèse Fella M.

 

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