|
Violence contre les femmes
Battues,
violées, harcelées, agressées, tuées…
La conférence
internationale sur la violence contre les femmes, qui se tient
depuis hier
à Rome et dont les
travaux prendront fin aujourd’hui, a pour objectif d’attirer
l’attention
de la communauté
internationale sur ce thème. Plusieurs pays d’Afrique, d’Europe,
d’Amérique et d’Asie y participent. L’Algérie est représentée par
Mme Nouara Djaâfar, ministre déléguée chargée de la Famille et de la
Condition féminine.
Malgré l’évolution
de la condition féminine sur plusieurs plans, dans la société comme
dans le monde du travail, et en dépit des droits qui leur permettent
de défendre leur vie privée et professionnelle, les femmes sont
toujours victimes de violences. Ce phénomène généralisé dans le
monde est au centre de la Conférence internationale sur la violence
contre les femmes qui se déroule actuellement à Rome. Cette
conférence est organisée à l’initiative de la présidence italienne
du G8. Le secrétaire général adjoint de l’ONU, Asha Rose Migiro,
ainsi que plusieurs pays d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et d’Asie
participent à cette conférence qui est organisée en partenariat avec
le ministère italien des Affaires étrangères et de l’Egalité des
chances sous forme de sessions. La conférence qui a réuni pendant
deux jours des représentants de gouvernements, de la société civile
et d’autres personnalités du monde de l’art et de la culture a pour
objectif d’attirer l’attention de la communauté internationale sur
le thème de la violence à l’égard des femmes. Les différentes
facettes de la violence contre les femmes, notamment conjugale et
sur les lieux de travail, sont abordées au cours de la conférence
sous les thèmes suivants : «La violence en milieu familial», «Le
viol, la violence et le harcèlement dans la vie quotidienne», «Le
rôle des organismes internationaux», «L’accès à l’éducation», «Les
bases de l’intégration».
L’objectif de
cette conférence consiste à engager une réflexion approfondie sur
les meilleurs moyens et instruments à mettre en œuvre pour défendre
les droits de la femme et pour lutter contre la violence à leur
égard. Cette violence a pris une dimension dramatique dans certaines
sociétés. En Algérie comme partout dans le monde, les actes de
violence à l’égard des femmes sont en progression. Les statistiques
de l’année 2008 sont alarmantes. Durant les premiers six mois de
cette année, 4 500 femmes ont fait état de violence conjugale à
travers tout le pays. La tranche la plus touchée est celle des
femmes de moins de trente ans. Par ailleurs, les femmes divorcées et
les veuves restent les plus exposées à ce phénomène. Les
statistiques de l’année 2008 révèlent que 2 675 femmes ont été
victimes de violences physiques, 1 359 ont été maltraitées, 144 ont
subi une violence sexuelle, 107 ont été harcelées et 4 ont été
éliminées physiquement.
Les mêmes données
précisent que 15% des agresseurs sont les conjoints, plus de 4% sont
des amants ou fiancés, plus de 3% sont des frères, plus de 3% des
ascendants. Les cas de violence sont plus nombreux puisque le
phénomène est souvent protégé par le silence. Et pour cause, les
femmes victimes de violence sont rares à déposer plainte contre leur
conjoint ou agresseur. Selon l’ONU, les statistiques sur la violence
dans le couple ou dans le partenariat, par exemple, varient
considérablement de pays en pays : en Grande-Bretagne, 30% des
femmes subissent des abus par leurs conjoints ou ex-conjoints. En
Jordanie occidentale, il s’agit de 52%. Aux Etats-Unis, 700 000
femmes sont violées ou victimes d’autres formes d’agressions
sexuelles chaque année. 14,8% de ces femmes ont moins de 17 ans. En
France, entre 50 000 et 90 000 femmes ont été violées, et de
nombreuses victimes n’ont pas dénoncé leur viol. Jusqu’à 70% des
femmes assassinées dans le monde le sont par leurs conjoints. En
Russie, 14 000 femmes ont été tuées par leurs partenaires ou proches
en 1999. La violence continue à faire l’objet d’une attention
particulière sur le plan international vu l’ampleur que prend ce
phénomène et les répercussions dramatiques qui exposent les femmes
victimes à plusieurs maladies, notamment psychologiques.
Par Yasmine
Ayadi
Haut
Après l’atterrissage sur les côtes de Tizi Ouzou
Rapatriement
des équipages des montgolfières
Les équipages des
trois montgolfières échouées à Tigzirt et Azzefoun ont quitté hier
matin Tizi Ouzou pour la capitale en prévision de leur rapatriement
dans leurs pays respectifs. Les «rescapés» de la fête de l’air de
Genève (Suisse) ont été reçus au siège de la wilaya avant de prendre
la route sur Alger sous bonne escorte. Les six ressortissants
européens pris immédiatement en charge par les autorités locales des
communes de Tigzirt, Azzefoun et Aït Chafaa après leur descente de
leurs ballons, avaient bonne mine hier matin, signe de reprise de
leurs forces après leur mésaventure dans les airs qui s’est achevée
sur les côtes de Kabylie. Escortés avec leurs montgolfières par les
forces de sécurité depuis les lieux où ils ont atterri en
urgence, ils ont fait une halte à la cité administrative où ils ont
été salués par les autorités de la wilaya. Ils devraient être
rapatriés par les représentations consulaires respectives. Pour
rappel, ces montgolfières participaient à la traditionnelle coupe de
Bennet Gordon de Genève et ont pris les airs pour le Portugal. Leurs
équipages pris dans une tempête ont échoué sur les plages de Feraoun
de Tigzirt, Sidi Khelifa (Aït Chafaa) et Mellata (Azzefoun) en fin
de journée de lundi dernier. Ils étaient portés disparus de la fête
des ballons quelques heures plus tôt. Secourus par les forces
navales puis par la Protection civile, les six ressortissants
d’origines finlandaise, belge et autrichienne ont été pris en charge
dans des hôtels avant leur rapatriement entamé hier.
Hamid M.
Haut
Huit ans après les attentats du 11 septembre
Seize Algériens
toujours détenus à Guantanamo
Des milliers de
personnes, de différentes nationalités, ont été arrêtées et
transférées au camp de concentration de Guantanamo. Parmi ces
détenus des ressortissants algériens, dont plusieurs ont passé
plusieurs années dans cette prison sans être jugés.
Demain, huit
années seraient écoulées depuis la perpétration des attentats du 11
septembre ayant ciblé les Etats-Unis d’Amérique. En cette date,
quatre avions de ligne sont détournés, trois d’entre eux sont
projetés contre des immeubles hautement symboliques et qui sont les
tours jumelles du World Trade Center à Manhattan, à New York, et le
Pentagone, siège du département de la Défense des États-Unis, à
Washington.
Les victimes
directes de ces événements ont été chiffrées à 2974 morts et 23
disparus. Plusieurs milliers de personnes blessées et des milliers
d’autres, notamment parmi les secouristes, sont atteintes de
maladies engendrées par l’inhalation de poussières toxiques,
ajoute-t-on. Le chef d’Al Qaïda Oussama Ben Laden avait été désigné
comme responsable le plus probable par les autorités américaines dès
le soir du 11 septembre. Dans leur «guerre contre le terrorisme» les
Etats-Unis ont procédé à plusieurs arrestations de «suspects» à
leurs yeux. Des milliers de personnes, de différentes nationalités,
ont été arrêtées et transférées au camp de concentration de
Guantanamo. Parmi ces détenus, des ressortissants algériens, dont
plusieurs ont passé plusieurs années dans cette prison sans être
jugés. Joint hier par téléphone, Me Farouk Ksentini, président de la
Commission nationale de la promotion et protection des droits de
l’homme (CNCPPDH), nous a déclaré qu’«ils étaient 29 ressortissants
algériens incarcérés dans le camp de Guantanamo». Après plusieurs
années de détention, quelques-uns de ces ressortissants algériens
ont été libérés et la plupart rentrés au pays. Quel est leur nombre
neuf années après ces attentats ? «Ils sont peut-être 16
ressortissants algériens à croupir encore dans le camp de
Guantanamo, d’après les témoignages d’un Soudanais qui est arrivé en
Algérie il y a un mois ou un mois et demi», ajoute Me Farouk
Ksentini. Des pays européens ont accueilli d’autres ressortissants
algériens libérés de ce camp de concentration, à l’image de Lakhdar
Boumediene, ex-détenu de Guantanamo, accueilli par la France, après
plus de sept ans d’emprisonnement et deux ans de grève de la faim
passées dans ce camp de concentration. L’Algérie, et contrairement à
certains autres pays, dont le Maroc, avait assuré à ses
ressortissants libérés de ce camp qu’ils ne seront pas estés en
justice une fois en Algérie et qu’ils seront libres de leurs
mouvements. Il est à noter, par ailleurs, que lors de sa campagne
électorale, le Président Obama avait promis la fermeture, avant la
fin de l’année en cours, de ce camp tristement connu. Des problèmes
d’ordre financier n’ont semble-t-il pas facilité les choses au
président américain qui attend toujours le budget pour procéder à la
fermeture cette prison.
Par M. Abi
Haut
Nouvelle sortie de Amar Ghoul sur le terrain
Une voie
express et un important viaduc en chantier
Deux importants
projets dont les travaux sont en cours d’avancement, constitués
successivement d’une route express devant relier une fois livrée la
ville côtière de Aïn Benian, à l’ouest d’Alger, à la localité de
Boufarik dans le centre de la Mitidja, ainsi que d’un viaduc
enjambant le Ravin de la femme sauvage pour relier dans les deux
sens, le Sanctuaire des Martyrs aux Anassers et à Kouba, deux
quartiers périphériques de la capitale, ont été inspectés hier par
le ministre des Travaux publics.
Accompagnés de
plusieurs ingénieurs et techniciens ainsi que des membres de son
staff ministériel, Amar Ghoul a marqué des haltes le long de
plusieurs tronçons de la voie express d’une longueur de 25
kilomètres, tout au long de laquelle sont en train d’être réalisés
un viaduc de 200 mètres de portée, plusieurs ponts, un tunnel et une
série de bretelles routières. Cette infrastructure routière reliée à
l’autoroute Est-Ouest, va permettre aux automobilistes une fois
finalisée, de faire la jonction entre la partie du littoral située à
l’ouest de la capitale avec les localités de Oued Fayet, Baba
Hassan, Douéra. Le ministre a indiqué que le coût financier de cette
voie, dont il a précisé que le taux d’avancement des travaux est de
l’ordre de 85% est globalement estimé à 10 milliards de dinars. Il
a estimé qu’elle va contribuer à dégorger une partie de la
circulation au niveau de certains axes routiers des wilayas,
limitrophes les unes avec les autres, d’Alger, de Blida et de Tipasa
et signalé au passage qu’elle passera à proximité immédiate des
lieux sur lesquels plusieurs projets industriels sont appelés à voir
le jour dans les années à venir.
La seconde partie
de son déplacement sur le terrain a consisté pour le ministre des
Travaux publics à se rendre sur le chantier du viaduc doublé d’une
imposante trémie enjambant le Ravin de la femme sauvage,
présentement le boulevard Oulmane Khelifa. Compte tenu du nombre
d’ouvrages qui le compose, cet ouvrage est considéré comme l’un des
plus consistants à avoir été lancé au niveau de la capitale.
Inscrit, tout comme la voie express, au titre du programme
quinquennal 2005/2009, cette infrastructure aura nécessitée une fois
terminée la somme de 3,5 milliards de dinars. Lors d’un point de
presse tenu à l’issue de sa visite, Amar Ghoul a déclaré que la
concrétisation de ces deux projets a nécessité le déplacement et le
relogement de plus d’un millier de familles qui, pour une majorité
d’entre elles, ne dispose pas d’un titre de propriété. Il a ajouté
que les propriétaires qui avaient été expropriés pour les besoins de
ces chantiers ont déjà commencé à être indemnisés. A une question
relative à la réfection, mainte fois annoncée, des voies de
communication situées à l’intérieur de la ville d’Alger, le ministre
a annoncé qu’une «cagnotte» de 300 milliards de dinars avait été
spécialement dégagée par le gouvernement afin d’entreprendre les
travaux au niveau d’un grand nombre d’agglomérations urbaines du
pays.
Ahmed
Mahieddine
Haut
Sénatoriales
Moussa Touati
en quête d’alliances
Le Front national
algérien (FNA) ne veut pas rater l’occasion du prochain
renouvellement partiel du Conseil de la nation pour se faire une
place au Sénat. Le président du parti, Moussa Touati est d’ores et
déjà sur le terrain afin de resserrer les rangs du Front et
mobiliser ses troupes. Le FNA dispose de 2 000 élus à l’échelle
nationale, un nombre «assez important» mais demeure insuffisant pour
«s’assurer des sièges à la chambre haute de la nation». Le chargé de
la communication du parti, M. Tine, le reconnaît explicitement et
déclare ne pas s’opposer à l’option des alliances avec d’autres
formations. Il explique que rien n’a été encore décidé à cet effet
et le parti n’a mis aucune condition pour négocier des accords lui
permettant de réaliser un score acceptable et défendre ses
orientations politiques. C’est selon les donnes du terrain,
laisse-t-il entendre, soulignant que la tâche sera difficile
d’autant que la concurrence sera féroce entre les différentes
formations. La priorité, pour l’instant est à l’organisation et à la
concentration des forces du parti afin de peser lourd à l’occasion
de cette échéance. Une réunion avec les présidents des bureaux du
FNA au niveau des wilayas a été déjà tenue, les discussions, selon
notre interlocuteur, ont porté sur cette élection. Cette semaine,
Moussa Touati est en visite à l’ouest du pays, après une escale,
avant-hier, à Blida il a rejoint, hier, la wilaya de Aïn Témouchent.
M. Tine qui souligne que sa formation est optimiste, rappellera que
le FNA est passé, en un laps de temps relativement court, d’un petit
mouvement en un vrai parti politique. Quant à la menace que fait
peser la crise interne qui secoue le parti sur la bonne préparation
des sénatoriales, il soulignera que le Front national algérien
n’accorde pas d’importance aux agissements des dissidents qui ne
risquent d’ailleurs pas de porter préjudice à la cohésion du parti
en prévision de ce rendez-vous. Sur un autre plan, M. Tine ne
manquera pas de revendiquer la vice-présidence de l’Assemblée
populaire nationale. Le FNA, selon lui, est classé actuellement à la
troisième place en fonction du nombre de sièges obtenus et ce, suite
au départ de députés qu’a connu le Parti des travailleurs (PT) et le
Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD). Pour remédier
à cette situation, le chargé de communication au parti de Moussa
Touati affirme avoir reçu des promesses pour la révision du
règlement intérieur de l’Assemblée.
A. F.
Haut
Accès de la classe moyenne au logement
Nouveaux
mécanismes d’appui au coût du crédit
Au total, plus
d’un million de logements seront livrés à la fin de cette année,
selon les statistiques avancées par le ministre de l’Habitat et de
l’Urbanisme, Noureddine Moussa, lors de son audition par le
Président Bouteflika. Un chiffre important mais la réalité est là
pour confirmer que la crise du logement persiste. Dans ce cadre, le
gouvernement va met-tre en place de nouveaux mécanismes d’appui au
coût du crédit logement en faveur de la classe moyenne. C’est ce qui
a été indiqué par le président de la République lors de l’audition
qu’il a consacrée ce mardi au secteur de l’habitat.
Après les
encouragements à l’accès au crédit pour la promotion immobilière
récemment décidé pour les fonctionnaires, le chef de l’Etat a chargé
le gouvernement «de mettre en place de nouveaux mécanismes d’appui
au coût du crédit logement devant bénéficier aux autres catégories
de citoyens, ainsi que les mesures d’appui aux promoteurs
immobiliers». Aucune précision n’a été donnée sur les démarches qui
seront faites dans ce cadre, et surtout si c’est la même procédure
engagée envers les fonctionnaires qui sera appliquée à la classe
moyenne. A noter que dans la loi de finances complémentaire, il est
prévu l’octroi d’un prêt du Trésor à un taux d’intérêt de 1% aux
fonctionnaires pour l’acquisition, la construction ou l’extension
d’un logement. Cependant, malgré les dispositions prises par
l’Etat, rien n’a pu mettre fin à la crise du logement, à commencer
par les aides accordées par la Caisse nationale du logement (CNL).
L’aide de la CNL est conditionnée par un contrat conclu avec un
promoteur immobilier agréé par le ministère de l’Habitat et de
l’Urbanisme, en plus de la bureaucratie qui aggrave les choses.
D’autre part, la flambée des prix de l’immobilier reste imbattable.
L’accès au logement social est soumis à une série de conditions
impliquant, entre autres, l’ancienneté de la demande, le nombre
d’enfants à charge et la durée de résidence du postulant dans la
commune concernée.
Il y a lieu de
rappeler qu’il y a quelques mois il a été annoncé la possibilité
d’aller vers des crédits logements à taux d’intérêt (0) mais rien
n’a été confirmé depuis. Cette proposition a été rejetée par les
responsables des banques. Dans le communiqué portant audition
consacrée au secteur de l’habitat, le Président a ordonné la
poursuite de la construction de logements sociaux locatifs au profit
des seuls revenus modestes et encourager la promotion immobilière
urbaine et rurale au profit des autres catégories de revenus,
notamment pour les revenus moyens.
Il a également
instruit le gouvernement de garantir la livraison d’un nouveau
million de logements durant ce quinquennat. A ce titre, il a précisé
que la maîtrise définitive de la crise du logement passe par
diverses approches complémentaires qu’il faut mettre sur pied.
S’agissant de la
lutte contre l’habitat précaire, il a ordonné la poursuite de cette
démarche à travers des réalisations de logements au profit des
personnes concernées «déjà recensées» et d’appliquer la loi contre
toutes tentatives de faire perdurer ce phénomène «portant atteinte à
l’intégrité urbaine des villes du pays». Dans ce sens, il a indiqué
qu’il faut mettre définitivement un terme aux livraisons de
logements sans parachèvement de toutes les viabilisations requises,
tout comme la réhabilitation du vieux bâti qui doit, selon lui, se
poursuivre en intégrant la contribution financière des propriétaires
publics ou privés des bâtisses. A ce titre, il dira qu’il faut
désormais s’atteler à réhabiliter pleinement la qualité des
constructions et le cachet urbanistique de nos cités. Dans son
exposé, le ministre Noureddine Moussa a indiqué que la réalisation
de logements durant les cinq dernières années a atteint à juin 2009
près de 920 000 unités, dont 58% de logements urbains et 42% de
logements ruraux.
A la fin de cette
année, les livraisons totaliseront près de
1 050 000 unités.
Pour ce qui est du programme 2010-2014, le ministre a affirmé que
les dispositions ont été prises pour la livraison d’un million de
logements urbains et ruraux durant les cinq prochaines années.
D’importants programmes sont en cours de mise en œuvre pour
renforcer la production de ciment et autres agrégats requis afin
d’améliorer la disponibilité des matériaux de construction. De la
même manière, un programme est en cours pour moderniser les
entreprises publiques de réalisation qui sont encore viables et
encourager les PME .
Par Nacera
Chenafi
Haut
Peu d’agents sollicitent les banques
60% des
pompiers surendettés
L’Union nationale
des agents de la Protection civile déplore la situation critique
dans laquelle vivent les agents de ce secteur. Cette union, affiliée
au Syndicat national autonome des personnels de l’administration
publique (SNAPAP), tire la sonnette d’alarme quant au nombre
important d’agents qui croulent sous le poids des dettes contractées
pour subvenir à leurs besoins. Une étude réalisée par ledit syndicat
concernant la situation sociale des travailleurs révèle que 80% des
agents de la Protection civile se sont endettés pour pouvoir boucler
leur fin de mois. L’étude classe ces travailleurs endettés en trois
catégories.
La première
concerne 60% des agents qui s’endettent pour pouvoir faire face à
leurs besoins en produits de consommation, aux frais des soins et
pour payer leurs factures d’électricité et d’eau. La deuxième
catégorie concerne ceux qui ont contracté des dettes pour construire
des logements ou financer des travaux de rénovation. Cette situation
concerne 15% des agents endettés. Les 5% restants concernent les
agents ayant recours au crédit pour l’acquisition d’une voiture.
L’étude révèle, selon la même source, qu’un nombre minime de ces
travailleurs ont eu recours à la banque pour contracter des crédits.
Ce sont les proches et les membres de la famille qui sont leurs
principaux créanciers.
Sur un autre plan,
l’Union nationale des agents de la Protection civile souligne que le
statut particulier de ces agents a été élaboré sans la consultation
de ce syndicat autonome. Le syndicat rappelle par ailleurs le
non-aboutissement des doléances transmises à la direction en
octobre 2003, concernant la majoration des heures supplémentaires,
l’augmentation des allocations, l’indemnité des ma-ladies
contagieuses, entre autres.
Les agents de la
Protection civile ont, faut-il le rappeler, revendiqué l’élaboration
d’une formule leur permettant de postuler pour bénéficier d’un
logement. Selon ce syndicat, «ce sont autant de points qui
permettent de revoir à la hausse le salaire du pompier qui se voit
humilié à chaque fois qu’il demande de l’aide à autrui».
Fatima Arab
Haut
15 000 interventions de la Protection civile à Blida
Les incendies
urbains et industriels, deux autres défis
L’année 2009 n’a
pas été de tout repos pour la direction de la Protection civile de
la wilaya de Blida. Ses éléments ont été sur tous les fronts.
Accidents de la circulation, feux de forêt, asphyxies et autres ont
poussé les agents de la Protection civile à multiplier leurs
interventions et leurs efforts. Depuis le début de l’année 2008, les
éléments de la Protection civile sont intervenus 14 987 fois dans
différents opérations de secours, selon le lieutenant colonel et
directeur de la DPC de la wilaya de Blida, Fatah Ouatah. Compte tenu
de la particularité de cette wilaya, qui compte une grande zone
industrielle, et la densité de sa population, les incendies
domestiques et industriels se taillent une grande part dans les
interventions des soldats du feu. Depuis le 1er janvier, 232
incendies urbains et 14 industriels ont été enregistrés sur le
territoire de la wilaya. Durant la même période, les agents de la
Protection civile sont intervenus 696 fois dans différents
incendies. Les compteurs électriques, explique M.Ouatah, sont dans
la plupart des cas à l’origine des incendies urbains. Ce responsable
a tenu à souligner que ce phénomène prend de l’ampleur dans la
wilaya de Blida. Les accidents de la circulation n’échappent pas à
la règle. Le bilan de la direction de la Protection civile de Blida
indique que pas moins de 864 accidents de la circulation ont été
enregistrés du mois de janvier au 5 septembre dernier. Ces drames de
la route ont fait 43 morts et 1 199 blessés. Dans le chapitre
asphyxie, 17 interventions ont été signalées. Les pompiers ont porté
secours à 44 personnes et déplorent la mort de 13 d’entre elles.
Concernant les évacuations sanitaires, 7 621 interventions ont été
effectuées avec des soins prodigués à 7 057 personnes et le
transport de 124 victimes décédées. S’agissant des feux de forêt, le
lieutenant colonel Ouatah a indiqué que le nombre d’interventions a
diminué par apport à l’année précédente. Toutefois, la Protection
civile a enregistré environ 64 interventions du genre et 234 autres
dans les incendies de récoltes. En plus de l’unité principale, la
wilaya de Blida compte actuellement 5 autres unités d’intervention.
Pour un meilleur déploiement sur le terrain, la direction locale
prévoit la réception de 5 unités en début d’année 2010. Ces
infrastructures ont pour but de remplacer les anciennes unités qui
ne répondent plus aux normes de l’activité de la Protection civile.
Ainsi, le directeur de la PC de Blida a indiqué que «cette stratégie
de bâtir des unités un peu partout va nous permettre de réduire le
temps d’intervention et d’être présents dans tous les lieux».
Hocine L.
Haut
Pour avoir publié des articles sur l’état de santé de Mohamed VI
Sale temps pour
la presse marocaine
Au royaume du
Maroc la presse a toute la latitude de dénigrer un pays qui
s’appelle Algérie et risque gros si elle ose écrire ou prononcer le
nom du roi Mohamed VI si ce n’est pour faire les éloges de sa
majesté.
C’est ce qui vient
d’être vérifié, encore une fois, avec l’affaire des hebdomadaires
indépendants Al- Ayam et Al-Michaâl. Dimanche dernier, la police
judiciaire marocaine a achevé l’audition des directeurs de ces deux
hebdomadaires qui ont publié des articles sur la santé du roi
marocain. Noureddine Miftah, d’Al Ayam, Idriss Chahatane d’Al
Michaâl, et plusieurs autres journalistes des deux journaux ont été
entendus samedi et dimanche par la police judiciaire à Rabat, dans
le cadre d’une enquête ouverte par le parquet. Ils ont pu quitter le
poste de police mais ce n’est pas encore fini puisque la police les
a informés qu’elle pourrait les convoquer de nouveau à tout moment.
Les policiers qui avaient interrogé ces journalistes ne s’étaient
pas contentés du communiqué officiel diffusé par le palais royal
marocain sur l’état de santé du roi Mohamed VI. Le 26 août dernier,
le palais royal marocain avait annoncé que le roi avait été placé en
convalescence pour cinq jours en raison d’une «infection» ne
présentant «aucune inquiétude sur sa santé». Des articles sur la
santé du roi ont été publiés dans quelques journaux marocains, dans
leur édition du lendemain, expliquant la ma-ladie, ce qui n’a pas
été du goût du palais royal marocain. La machine judiciaire a été
mise en marche. Le procureur général avait indiqué avoir ordonné à
la police d’ouvrir une enquête «minutieuse» auprès des deux
journaux. Avant ces auditions, Ali Anouzla, directeur et rédacteur
en chef du quotidien indépendant Al Jarida Al-oula a été entendu par
la police judiciaire marocaine. Il avait lui aussi publié un article
sur la santé du roi Mohamed VI, le 27 août dernier. Pas uniquement
lui, puisque Ali Anouzla et la journaliste du quotidien, Bouchra
Eddou, auteur de l’article mis en cause ont été entendus à Rabat par
la police judiciaire trois jours consécutifs. Ali Anouzla a été
informé qu’il comparaîtra le 29 septembre devant un tribunal de
Rabat pour avoir publié dans le journal qu’il dirige une «fausse
information» sur la santé du roi Mohamed VI, a indiqué un procureur
lundi dernier. Comparaîtra avec lui la journaliste Bouchra Eddou,
auteur d’un article intitulé «la maladie du roi reporte les
causeries religieuses et son déplacement à Casablanca». Le directeur
et rédacteur en chef du quotidien Al-Jarida Al-Oula est accusé de
«délit de publication avec mauvaise intention, de fausse
information, d’allégations et de faits mensongers». Autant
d’accusations qui illustrent l’acharnement des autorités marocaines
contre cette presse.
Quatre
directeurs de journaux démissionnent
La Fédération
marocaine des médias (FMM) a rendu public, par la suite, un
communiqué dans lequel sont dénoncés ces articles de presse
puisqu’il y est écrit que «la sphère privée du souverain (le roi
Mohamed VI, NDLR) devient, pour certains titres, un véritable fonds
de commerce dont on n’hésite pas à exploiter les retombées en termes
de gains», publié par l’agence officielle marocaine MAP. Quatre
directeurs de journaux indépendants, Abdallah Chenkou (Le Canard
Libéré, hebdomadaire satirique francophone), Mohamed Hafid (Al Hayat
Al Oussbouiya), Abderahim Ariri (Al Waan Alaan) et Driss Chahtan (Al
Michaâl), ont démissionné de cette fédération pour protester contre
le fait qu’ils n’avaient pas été consultés avant la publication de
ce communiqué. Ils ajoutent avoir été surpris de voir ce communiqué
publié tandis que plusieurs journalistes parmi ceux concernés par
cette affaire se trouvaient encore dans des locaux de la police
judiciaire.
Le précédent
Ali Lemrabet
Les harcèlements
contre la presse au Maroc ne datent pas de cette affaire mais
gagnent en ampleur, rétrécissant à chaque fois davantage le champ de
la liberté d’expression au pays du roi Mohamed VI. Ali Lemrabet est
un journaliste marocain connu pour son talent et pour les exactions
commises par les autorités marocaines et il continue à en être la
victime. Il a été condamné par la justice marocaine à verser une
amende de 50 000 dirhams et à 10 ans d’interdiction d’exercer le
journalisme pour diffamation. Il lance en mars 2000 «Demain» une
publication qui sera interdite par les autorités marocaines en
décembre de la même année pour «atteinte à la stabilité de l’Etat»,
suite à la publication d’un article mettant en cause la gauche
marocaine dans la tentative de coup d’Etat de 1972. L’acharnement se
poursuit.
M. Abi
Haut
Crédit automobile…
Certains
concessionnaires réinventent la facilité de paiement
Après la série de
mesures prises dans le cadre de la loi de finances complémentaire
2009, et suite à l’interdiction faite aux banques d’accorder des
crédits à la consommation pour notamment l’achat de véhicules neufs,
les concessionnaires automobiles ont du coup été touchés de plein
fouet et leurs ventes ont été considérablement revues à la baisse.
Ceci s’est traduit par la baisse des importations automobiles qui a
chuté de 20%, selon les chiffres du Cnis de Douanes. Une situation
des plus défavorables pour un business qu’on croyait pourtant sûr
qui a fait que les concessionnaires se sont retrouvés, selon les
propos d’un membre du comité de l’Association des Concessionnaires
automobiles d’Algérie (AC2A) dans une position de stand-by qu’il a
lui-même qualifié de «période d’observation». En effet, la baisse
des ventes qui a engendré une réduction du chiffre d’affaires a mis
les concessionnaires dans l’obligation de penser à d’autres
alternatives en faisant appel aux techniques de marketing favorisant
les ventes promotionnelles permettant d’abord d’écouler les stocks
et puis, pourquoi pas, de faire revivre l’activité. Parmi ces
alternatives, certains représentants de marques de véhicules, tels
que Renault Algérie et Elsecom (Maruti) ont réinventé il y a
quelques semaines la formule de facilité de paiement. Même si cette
formule n’est encore qu’à l’état embryonnaire et que les premiers
concernés ne veulent pas trop en parler, des clients potentiels qui
se sont rapprochés des concessionnaires nous ont rapporté que le
client doit verser en premier lieu un pourcentage du coût total du
véhicule pour que le reste du montant soit étalé sur une échéance
donnée. Le paiement se fait par voie de chèques signés au préalable
par le client au profit du concessionnaire. Pour voir plus clair
dans cette procédure de facilité de paiement, nous avons pris
attache avec un membre de l’AC2A. Ce dernier nous a fait savoir que
«dans le cadre de l’Association rien n’a été discuté dans ce sens.
Les concessionnaires n’octroieront pas, du moins dans le cadre de
l’Association des facilités de paiement pour leurs clients. En
revanche, il est vrai que ce bruit court depuis déjà un moment et
s’il s’avérerait que certains l’appliquent, ça sera dans un cadre de
politique commerciale interne», a-t-il expliqué, avant d’émettre des
doutes sur cette question. «En réalité, je ne crois personnellement
pas à cette histoire de crédits auto accordés par des
concessionnaires, car il faut savoir que ce n’est pas une mince
affaire. Cela coûterait des milliards de dinars ; alors que les
banques qui ont cette vocation ont du mal à financer ce genre
d’opérations». Dans un autre registre, le membre de l’AC2A a fait
savoir que suite à l’annonce faite par le président de
l’Association, Mohamed Baïri, de soumettre aux pouvoirs publics une
étude sur les perspectives d’implantation en Algérie d’une industrie
de fabrication de véhicules touristiques, «des ateliers de réflexion
seront mis sur pied afin de faire des propositions au gouvernement
pour concrétiser l’étude». Ainsi, tous les moyens sont bons pour
continuer à survivre et éviter ainsi une mort certaine à cette
activité de concessionnaires automobiles qui a à peine cinq années
d’existence en Algérie.
Par Hafid
Mesbah
Haut
Réunion de l’Opep à Vienne
Maintien de la
production et respect des quotas
L’Organisation des
pays exportateurs de pétrole (Opep) a décidé de maintenir son niveau
de production à 24,84 millions de barils/jour (mbj) et exige le
respect des quotas assignés à chacun.
Hier, le ministre
équatorien des Mines et du Pétrole, Germanico Pinto, à quelques
heures de la réunion, a indiqué, selon l’AFP, que le marché du
pétrole est en «voie de stabilisation» et réduire la production de
l’Opep serait «aventureux» alors que la reprise s’amorce.
Les prix du baril
et la demande créent «une situation de stabilité qui devrait
conduire à ne prendre aucune décision essentielle en termes de
restriction de la production», a déclaré le ministre, rejoignant ses
homologues de l’Opep qui ont tous plaidé pour un maintien des
niveaux actuels de production.
«Dans une période
où nous sortons de la crise, on ne peut pas se permettre de
s’aventurer à établir de nouveaux paramètres», a-t-il fait valoir.
L’Opep devrait plutôt lors de sa réunion exhorter ses membres à
davantage respecter les limitations de production assignées à chaque
pays, qui sont pour le moment appliquées à 68% ajoutant que «ce ne
sera pas difficile pour nous de respecter» ces limitations.
L’Organisation des
pays exportateurs de pétrole (Opep) va, selon toute vraisemblance,
maintenir ses quotas de production mercredi à Vienne, reflétant le
regain d’optimisme des Etats membres sur l’évolution des prix du
baril de brut comme sur la conjoncture internationale.
La veille au soir,
le comité restreint de l’Organisation a formellement recommandé de
n’apporter «aucun changement» aux niveaux actuels de production de
l’Opep. Le chef de file de l’Organisation, le ministre saoudien du
Pétrole, Ali al-Nouaïmi, a, la veille, donné le ton, décrivant un
marché «très stable» et des prix «bons pour tout le monde». «Que
voulez-vous d’autre» qu’un maintien de la production à son niveau
actuel, a-t-il lancé. Les autres ministres ont suivi, rejetant pour
le moment toute baisse de la production qui pourrait faire grimper
les prix du pétrole et étouffer une reprise économique. Le numéro un
de l’Organisation produit plus de 10 mbj, donc sa position détermine
l’orientation de l’Opep.
C’est le cas du
ministre koweïtien du Pétrole, cheikh Ahmad Abdallah al-Sabah, qui
participait à ce comité restreint aux côtés des ministres du Nigeria
et de l’Iran et du secrétaire général de l’Organisation, Abdallah
el-Badri. Il dira : «Nous ne recommandons aucun changement» dans le
niveau de production, reprend l’APS. Les pays membres restent
attachés à un niveau «acceptable» du prix du baril – vital pour
leurs économies – mais ils privilégient pour le moment un autre
levier que la production : l’appel à un meilleur respect des quotas
de production décidés l’an dernier.
Pour enrayer la
vertigineuse chute du baril, tombé à 32 dollars en décembre, les
pays de l’Opep s’étaient engagés à plafonner leur production à
24,84 millions de barils par jour (mbj), soit un retrait massif de
4,2 mbj, décidé depuis septembre 2008, entré en vigueur le 1er
janvier 2009. Cependant, à ce jour, la limitation de la production
n’est respectée qu’à 69% et les prix du baril de pétrole tournent
autour des 70 dollars. Le ministre algérien de l’Energie, Chakib
Khelil, a indiqué, dans une déclaration à la presse à son arrivée à
Vienne pour prendre part à la 154e session ordinaire de
l’Organisation pétrolière, qu’un respect plus scrupuleux des quotas
permettrait de faire descendre les stocks de pétrole de leurs
niveaux record et d’éviter un engorgement du marché, qui tire le
baril à la baisse.
Il a ajouté que
les prix du pétrole devraient remonter «en début d’année prochaine
grâce aux baisses de production décidées l’an dernier par l’Opep et
à la reprise économique», selon l’AFP, affirmant que «l’économie
semble se porter correctement, les prix résistent» et «nous pensons
que l’économie va s’améliorer». M. Khelil est confiant quant au prix
actuel du pétrole (autour de 70 dollars le baril) qui va se
maintenir dans les prochains mois. «Nous devrions voir les prix
augmenter au début de l’année prochaine», a-t-il dit, tout en
reconnaissant que «beaucoup d’incertitudes» subsistaient sur l’état
de l’économie. Selon l’APS, M. Khelil s’est également félicité de
l’effort mené par le gendarme américain des marchés de matières
premières (CFTC) en faveur d’une régulation plus stricte du marché
pétrolier. «Nous avons souvent dit qu’il fallait plus de
régulation», a rappelé le ministre, qui s’est dit «content que (le
rôle) de la spéculation (sur les prix) soit reconnu et qu’on
s’occupe» de cette question.
Pour sa part, le
comité restreint de l’Opep a d’ailleurs appelé mardi soir à un
«meilleur respect» des quotas, estimant qu’une application à 75% des
limitations de production serait «bien». La reprise tant attendue et
annoncée de l’économie mondiale ferait le reste en alimentant la
demande mondiale de pétrole, selon le scénario optimiste brossé par
certains ministres. Mais les Etats-Unis, premiers consommateurs d’or
noir, restent en récession et la flambée du chômage à travers le
globe et la perte de revenus des ménages pourraient notamment
affaiblir la demande mondiale en carburant, rapporte l’AFP. Les prix
du baril de pétrole «light sweet crude» pour livraison en octobre a
perdu deux cents à 71,08 dollars, tandis que le baril de Brent de
la mer du Nord pour livraison en octobre perdait 20 cents à 69,22
dollars hier dans les échanges matinaux électroniques en Asie. Selon
les courtiers, cette baisse intervient après une hausse la
veille encouragée par la faiblesse du dollar et dans l’attente de la
réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole à
Vienne. L’Algérie dispose de capacités de production de pétrole de
1,45 million de barils/jour (mbj) mais sa production effective est
de 1,2 mbj, en application des décisions de réduction de la
production décidées par l’Organisation des pays exportateurs de
pétrole (Opep).
Il est à noter que
la réunion de l’Opep se déroule à deux semaines du sommet du G20 à
Pittsburgh (Etats-Unis), et se tient dans une conjoncture marquée
notamment par des appels au maintien des plans de relance engagés
depuis 2008 par les principales économies développées et émergentes.
Synthèse Fella
M.
Haut
Copyright 2003 Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
|