Hommage à Mahmoudi

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10/09/09

 

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10-11 et 12 décembre 1960

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Huit ans après les attentats du 11 septembre

Seize Algériens toujours à Guantanamo

 

Championnat méditerranéen de karaté

Deux médailles pour l’Algérie à Podgorica (Monténégro)

 

Violence contre les femmes

Battues, violées, harcelées, agressées, tuées…

 

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Arctic Sea

Les motifs du détournement pas encore convaincants

La thèse selon laquelle le bateau battant pavillon maltais avait à son bord des missiles sol-air russes vient d’être battue en brèche.

Près d’un mois après la libération du cargo Arctic Sea par le patrouilleur russe Ladny, les motifs qui ont conduit à son détournement par les huit pirates n’ont pas encore été à ce jour élucidés. La thèse selon laquelle le bateau battant pavillon maltais avait à son bord des missiles sol-air russes destinés à l’Iran vient d’être battue en brèche par le parquet russe qui affirme officiellement que les enquêteurs n’ont pas trouvé autre chose que la cargaison de bois. Une cargaison, faut-il le rappeler, d’une valeur de 1,5 million d’euros destinée au port de Béjaïa. «Non, affirme Sergeï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, l’Arctic Sea ne transportait pas de missiles sol-air S 300, à destination de l’Iran. Non, répète le ministre, il n’y a pas une once de vérité dans ce qu’ont écrit plusieurs médias occidentaux.» Mais dans l’hypothèse où l’Arctic Sea aurait transporté des missiles, certains observateurs estiment que les autorités russes n’auront pas intérêt à reconnaître les faits, car cela risquerait de ternir leur image. C’est le quotidien autrichien Salzburger Nachrichten qui le 4 septembre a fait état, d’après des sources sûres, que le bateau avait à son bord des missiles sol-air S-300 à destination de l’Iran. Pour cette publication, l’expéditeur de la cargaison n’est autre qu’un groupe mafieux russe ayant tissé des liens avec l’armée. Selon le même quotidien, le FSB (Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie), successeur du KGB et ses homologues des pays occidentaux auraient été prévenus par les services secrets israéliens. Ces derniers auraient pris connaissance du chargement des armes au niveau du port de Kaliningrad au bord de la Baltique au début de l’été. La disparition de l’Arctic Sea a été révélée pour la première fois par Mikhaïl Voïtenko, rédacteur en chef du journal maritime Sovfrakht du 8 août dernier. Ce dernier a décidé pour assurer sa sécurité de s’expatrier pour quelques mois en attendant que les choses se calment, il a soutenu que les gens travaillant dans l’intérêt de l’Etat lui en voulaient d’avoir ébruité l’affaire. La Russie, actuellement, veut sortir du monopole sur les investigations en y associant 5 pays. Ainsi, un groupe d’instruction a été formé par l’Estonie, la Finlande, la Lettonie, Malte et la Suède, qui a reçu mandat pour enquêter sur le détournement du cargo. Alger aurait reçu du parquet russe une demande de renseignements détaillés sur l’Arctic Sea qui avait coutume d’amarrer dans le port de Béjaïa. Si cette information s’avérait vraie, cela peut vouloir dire que les Russes soupçonnent ou ont la certitude que le navire a subi des transformations.  Mais la disparition du cargo aurait été plus le résultat d’une propagande qu’elle ne ressort à la réalité puisque à en croire les autorités maritimes suédoises, maltaises et finlandaises le cargo n’a «jamais disparu». Ainsi, dans un communiqué, l’Autorité Maritime Maltaise (MMA) a publié un communiqué selon lequel ces trois pays ont toujours su où se trouvait le navire mais ont décidé de ne rendre publique aucune information sensible pour ne pas mettre en danger la vie et la sécurité des personnes à bord ainsi que l’intégrité du navire.

L’Arctic Sea, retrouvé le 17 août au large du Cap Vert, a été détourné le 24 juillet par huit  pirates dont des Russes, des Lettons et des Estoniens. Il avait quitté la Finlande le 23 juillet avec 15 marins russes à bord à destination de l’Algérie. On le donnait comme n’ayant plus donné de nouvelles depuis le 31 juillet, au moment où il quittait la Manche.

Par Larbi Graïne

 

La question du jour

La crise, l’An 1

Une année maintenant que la vénérable Lehman Brothers  a succombé suite à tout ce qu’elle avait absorbé comme produits toxiques, et toujours pas de signe indubitable que la crise est désormais derrière nous. Les plus optimistes se gardent maintenant de parler d’autre chose que de stabilisation. Qui plus est, sur un mode inusité jusque-là : ce n’est pas en effet que les indicateurs aient amorcé leur remontée, mais ceci seulement que leur dégradation se poursuit sur un rythme moins rapide que précédemment.

Du moins, disent-ils cependant, la réaction en chaîne qui devait se produire  avec le naufrage de l’insubmersible Lehman Brothers a pu être jugulée grâce à l’intervention massive des pouvoirs publics, dont on veut bien concéder maintenant qu’elle peut avoir du bon. Il reste alors  à nous expliquer pourquoi le sauvetage réussi du système financier ne s’est pas traduit, une année plus tard, par la reprise de toute l’économie. Autrement dit, comment  se fait-il que les banques, qui ont renoué avec les bénéfices, sont toujours peu disposées à jeter à leur tour la bouée de sauvetage à l’économie réelle ? La réponse à cette question est au moins en deux temps.

Primo, la financiarisation de l’économie est aujourd’hui telle que les banques ne sont plus obligées de passer par les entreprises pour faire des affaires. L’arbitrage – vocable sonnant bien mieux que spéculation –  entre les différents marchés, par les soins de leurs traders, leur fait engranger suffisamment et bien plus rapidement des bénéfices sans qu’elles aient besoin de traiter avec des entreprises dont elles ne sont pas sûres qu’elles tiendront effectivement leurs engagements. Elles sont d’autant plus réticentes à agir comme des banques à l’ancienne que les grandes entreprises, dans lesquelles elles ont souvent des intérêts, sont entrées depuis des années dans l’ère de l’autofinancement, grâce notamment aux profits qu’elles réalisent à travers le monde. Et si, d’aventure, un besoin en financement se fait sentir chez l’une ou l’autre, c’est au marché financier qu’elle s’adressera, non aux banques. De sorte que celles-ci ne reçoivent des appels au secours que de la part des petites et moyennes entreprises, dont elles n’ont cure. D’où l’aggravation ou, dans le meilleur des cas, la persistance du chômage alors qu’elles-mêmes se portent déjà beaucoup mieux.

Secundo, on convient que seule une réforme du système financier international constitue une véritable solution à la crise, la garantie que celle-ci ne se reproduira pas. Soit. Mais que fait-on en ce sens ? On s’attaque aux effets non aux causes. En fait, au maillon faible de la chaîne, au trader, qui n’est aussi bien rémunéré que parce qu’il fait faire de tels profits à ses employeurs, et à leurs actionnaires, que tous sont déjà  tirés d’affaire alors même que la crise n’est toujours pas surmontée. Les politiques s’en prennent à lui, le stigmatisent, affectent de tomber des nues à l’annonce de ses rémunérations, sans proposer d’autre remède que leur étalement dans le temps, quand on sait parfaitement qu’il n’est qu’un rouage dans le système. Comme tout rouage, il est bien entendu essentiel.

S’entendre sur une réforme de fond n’est sans doute pas facile. Il est clair que ce n’est pas lors de la réunion de Pittsburgh qu’on y parviendra. Mais comme il faudra tout de même sortir avec des résultats donnant l’impression qu’on s’attaque au cœur du problème, c’est sans doute le trader qui va se retrouver sur la sellette. Dans ce procès on sait déjà qui va tenir le rôle de l’accusateur, doublé de celui de l’avocat de la veuve et de l’orphelin, c’est la France et son acolyte, l’Allemagne. Le Royaume-Uni se chargera de la défense du diable, compte tenu du fait que la City ne réalise pas moins que le quart de son PIB. Il se gardera d’être la dupe d’un arrangement qui aura pour effet le départ, vers d’autres places – la France, l’Allemagne ? – des traders les plus performants, dont il a présentement une belle collection. Et le rôle du sage, de l’arbitre, qui profitera à coup sûr du compromis auquel on finira par aboutir, ne reviendra à nul autre qu’aux Etats-Unis, ou plutôt à Wall Street, l’épicentre d’où est parti le séisme qui, il y a tout juste un an, ébranla le monde.

Par Mohamed Habili

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L'Edito Du Jour

Par

Nadjib Stambouli

La pire des lâchetés

Comme pour les suicides, et peut-être pour d’autres fléaux, il est difficile d’avoir des statistiques fiables pour les agressions contre les femmes, le problème étant entouré d’un voile de tabou qui empêche l’expression, donc la confection de chiffres afférents à ces violences. C’est cette chape de silence, cette omerta passive et résignée à laquelle se soumettent les femmes battues, surtout dans l’espace conjugal, qu’il faut s’atteler à briser. Dans des sociétés comme la nôtre, encore imbue de valeurs rétrogrades et archaïques, la virilité, le machisme et l’exaltation de la masculinité, frapper sa femme (ou celle d’un autre, au passage) passe encore comme un symbole de force et de puissance, alors que c’est là l’emblème du comportement lâche, propre aux hommes vils, faibles, pleutres et poltrons, qui ne montrent leur force que devant les êtres vulnérables. De plus, ces agressions bénéficient de la complicité de l’entourage qui, quand il n’assume pas carrément ce genre de violence, le dissimule. Et quand l’acte d’agression (la notion de viol conjugal n’existe même pas chez nous) est dissimulé, c’est soit par crainte des représailles, soit parce que le sujet est encore tabou, ce qui ne fait que l’inscrire encore plus dans la durée. De plus en plus, l’islam est éclaboussé par des histoires d’un autre âge mettant en scène des femmes, à chaque fois comme victimes, la dernière en date étant celle de Loubna la Soudanaise, et tout ça commence à bien faire. Une société qui maltraite ses femmes n’est pas digne de se regarder dans une glace, encore moins d’être éligible à la modernité.

N.S.

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