Alger

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Trois ans après le séisme du 21 mai 2003

Des citoyens de Reghaïa sans indemnisation

Réghaïa

La gendarmerie enquête sur des marchés douteux

Suite à la crise au lycée Saïd-Hamdine

La direction de l’éducation d’Alger Ouest s’explique

 

 10/10/06

 

Trois ans après le séisme du 21 mai 2003

Des citoyens de Reghaïa sans indemnisation

Après plus de trois ans du séisme du 21 mai 2003, des citoyens de la commune de Reghaïa, touchés par cette catastrophe, restent à ce jour sans indemnisation. Nonobstant la générosité affichée par les pouvoirs publics qui n’ont pas lésiné sur les moyens pour venir en aide aux victimes et autres rescapés de ce cataclysme, la règle a fait, fort malheureusement, des exceptions. Si la majorité des sinistrés étaient relogés ou indemnisés, il y en a d’autres qui ne le sont pas encore. En fait, sur les neufs cas de non-indemnisation enregistrés dans la seule cité Mafal de Reghaïa, deux  citoyens, exacerbés par cette discrimination, ne comptent pas se taire. «Ils nous ont usurpé nos droits», a indiqué l’un d’eux, le cœur meurtri, avant d’ajouter que «seul le président de la République pourra nous venir en aide. D’ailleurs, on compte le solliciter par courrier afin qu’il mette fin à l’indifférence et la hogra que les responsables nous ont réservées». Ces deux citoyens, las de frapper à des portes qui ne s’ouvrent pas, et de courir derrière des responsables qui ne leur accordent pas un minimum de considération, d’après leur témoignage, ont opté pour la presse, comme dernier recours pour prévaloir leurs droits. Ayant perdu leurs logements lors de cette catastrophe après l’effondrement du bâtiment n° 10 de la cité Mafal, ces deux citoyens n’ont bénéficié d’aucune aide de l’Etat. «J’étais le propriétaire de l’immeuble effondré. Je ne l’ai pas habité le jour de la catastrophe puisque je l’avais loué à un couple qui y a péri, d’ailleurs», a expliqué ce citoyen. Les pouvoirs publics, à travers la commission de wilaya installée pour reloger les sinistrés et indemniser les victimes, explique ce même citoyen, ont pris en charge les locataires en oubliant les propriétaires de ces appartements. «On n’a pas voulu bénéficier des autres aides puisqu’on n’était pas touché dans notre chair. Mais on a déclaré, tout de même, nos cas à la commission de recensement des sinistrés comme tous les autres d’ailleurs. Maintenant et après trois longues années, tous les propriétaires et les locataires de la cité Mafal sont relogés, sauf nous», se sont indignés ces deux citoyens.

Donc, la règle a fait qu’il suffit d’être locataire dans cette cité pour pouvoir bénéficier d’un logement aux dépens du propriétaire lui-même, «ce qui est invraisemblable», poursuit ce citoyen. Après le relogement des sinistrés de la cité Mafal, et malgré l’engagement d’indemnisation reconnu par la commission en charge de cette opération, ces deux citoyens se sont retrouvés, malgré eux, dans un cul-de-sac. «Faut-il habiter dans un chalet, ou toucher les autres indemnités pour prétendre à un logement ?», se sont demandé ces deux citoyens. Ces derniers ont souligné, par ailleurs, qu’ils pouvaient bénéficier des autres primes offertes en se rendant dans des chalets, étant donné qu’ils habitaient cette cité. «Notre conscience et notre sens des responsabilités ne nous ont pas permis de  verser dans l’opportunisme», a précisé notre interlocuteur. «On a, depuis, frappé à toutes les portes et sollicité toutes les autorités compétentes sans qu’aucun d’entre eux daigne trouver une issue à ce blocage», ont expliqué ces citoyens. Des documents à l’appui, nos interlocuteurs ont sollicité, entre autres, le Chef de gouvernement, le wali d’Alger, le wali délégué de la circonscription de Rouiba et autres, mais sans suite. Pis encore, une note de justice a prononcé un non-lieu qui les a enfoncé encore plus, en voulant rétablir leurs droits par voie de justice. «Sans l’intervention du président de la République notre cas ne se réglera jamais. Cela, du moment que les autres responsables ayant rempli leur tâche d’avoir tout régler devant les cameras de l’ENTV, ne veulent plus nous reconnaître aujourd’hui», se sont indignés nos interlocuteurs. Y aura-t-il une prise en charge sérieuse de leur cas ? Combien sont-ils dans le même cas ? Le séisme du 21 mai est loin d’être oublié !

A. F.

 

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Réghaïa

La gendarmerie enquête sur des marchés douteux

La brigade économique et de recherche est à pied d’œuvre à Réghaïa depuis 15 jours au moins, apprend-on de sources sûres. Mission : Enquêter sur pas mal de dossiers alimentant les intrigues de cette localité qui n’en finissent pas. Ces enquêtes portent sur les infrastructures d’utilité publique qui sont à l’abandon depuis 2002 pour les uns et 2003 pour d’autres, à commencer par le stade municipal sis à Haouch El Bey à la sortie de la commune vers Boudaouaou. La salle omnisports, toujours en suspens, continue de provoquer la frustration des jeunes de la localité la plus peuplée de la capitale depuis 2002, date de l’arrêt du chantier.

La bibliothèque jouxtant les lycées et CEM de la ville est également en souffrance. Ces projets dont  les travaux  sont à l’arrêt depuis 2003,  font aussi partie du lot des maux qui rongent la municipalité, dont les élus occupés  à autre chose, ont délaissé ce fleuron tant attendu par des générations de collégiens et lycéens de la ville. Le dernier et non des moindres c’est le projet du marché couvert de la cité DNC. Le marché conçu pour désengorger la ville, car l’ancien marché est surpeuplé, est aussi à l’abandon. Les locataires des cités environnantes et même les usagers de Aïn Taya et Heurraoua sont ainsi obligés de  faire  leurs commissions hors de la sortie de la ville, le marché s’étant tout bonnement transformé en décharge publique au su et au vu des mandataires. Deux élus sont convoqués et impliqués par la gendarmerie ainsi que le chef du service technique, deux ingénieurs de l’APC de Réghaïa et l’entrepreneur indélicat. L’enquête peut réserver beaucoup de surprises.

Fouad O.

 

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Suite à la crise au lycée Saïd-Hamdine

La direction de l’éducation d’Alger Ouest s’explique

Après quatre semaines de grève illimitée qui a secoué le lycée Saïd-Hamdine, et à la veille  de la journée de grève qui paralysera, aujourd’hui, les 113 lycées de la capitale en guise de solidarité avec les enseignants mutés, la direction de l’éducation d’Alger Ouest s’est finalement prononcée sur cette crise sans précédent. Tout en indiquant que cette grève est illégale pour n’avoir pas respecté les délais réglementaires, la directrice de l’éducation d’Alger Ouest a exprimé sa volonté de régler la situation en se rendant, dès le premier jour de grève, dans ledit lycée. «Une réunion qui a duré 10 heures non-stop (de 10h00 à

19h00 ) a été tenue. «Malheureusement,  notre attente ainsi que celle de l’association des parents d’élèves présente de façon constante et responsable, n’a pas été satisfaite», a-t-il été précisé. Dix jours après, une assemblée générale de l’association des parents d’élèves a été tenue en présence de plus de 500 d’entre eux. «A cette occasion, les délégués des PES ont demandé leur propre départ ainsi que celui de la directrice ; ce qui fut accepté et entériné», lit-on dans l’autopsie faite par la direction de l’éducation d’Alger Ouest à la grève illimitée au lycée

Saïd-Hamdine. Cette affectation de personnels a envenimé, doit- on le rappeler, encore davantage la situation. «Les affectations de personnels ont été faites sur la base de la nécessité de service pour les seuls postes vacants existants signalés par les directeurs de l’éducation d’Alger Est et d’Alger Ouest. La directrice du lycée, quant à elle, a été mise à la disposition du MEN», a-t-il été indiqué. Par ailleurs, il a été souligné dans ce même document, qu’après le mécontentement des personnels concernés par l’affectation, la direction de l’éducation d’Alger Ouest a accepté d’étudier les recours au cas par cas. «Les personnels affectés ont alors demandé, avec PV à l’appui, le retour de la directrice ainsi que leur maintien». Une démarche qui reflète bien le manque de responsabilité et la légèreté du comportement des enseignants, a-t-il été reproché aux enseignants grévistes. Tout en rendant publique son inquiétude des comportements qui mettent en danger le confort moral et pédagogique des élèves, qui sont très touchés par cette longue grève, la direction de l’éducation d’Alger Ouest se dit prête et favorable au dialogue et à la concertation pour arriver à une solution à cette ultime crise qui frappe de plein fouet le lycée Saïd-Hamdine.

Aomar Fekrache

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