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Trois ans après le séisme du 21 mai 2003
Des citoyens de
Reghaïa sans indemnisation
Après plus de
trois ans du séisme du 21 mai 2003, des citoyens de la commune de
Reghaïa, touchés par cette catastrophe, restent à ce jour sans
indemnisation. Nonobstant la générosité affichée par les pouvoirs
publics qui n’ont pas lésiné sur les moyens pour venir en aide aux
victimes et autres rescapés de ce cataclysme, la règle a fait, fort
malheureusement, des exceptions. Si la majorité des sinistrés
étaient relogés ou indemnisés, il y en a d’autres qui ne le sont pas
encore. En fait, sur les neufs cas de non-indemnisation enregistrés
dans la seule cité Mafal de Reghaïa, deux citoyens, exacerbés par
cette discrimination, ne comptent pas se taire. «Ils nous ont usurpé
nos droits», a indiqué l’un d’eux, le cœur meurtri, avant d’ajouter
que «seul le président de la République pourra nous venir en aide.
D’ailleurs, on compte le solliciter par courrier afin qu’il mette
fin à l’indifférence et la hogra que les responsables nous ont
réservées». Ces deux citoyens, las de frapper à des portes qui ne
s’ouvrent pas, et de courir derrière des responsables qui ne leur
accordent pas un minimum de considération, d’après leur témoignage,
ont opté pour la presse, comme dernier recours pour prévaloir leurs
droits. Ayant perdu leurs logements lors de cette catastrophe après
l’effondrement du bâtiment n° 10 de la cité Mafal, ces deux citoyens
n’ont bénéficié d’aucune aide de l’Etat. «J’étais le propriétaire de
l’immeuble effondré. Je ne l’ai pas habité le jour de la catastrophe
puisque je l’avais loué à un couple qui y a péri, d’ailleurs», a
expliqué ce citoyen. Les pouvoirs publics, à travers la commission
de wilaya installée pour reloger les sinistrés et indemniser les
victimes, explique ce même citoyen, ont pris en charge les
locataires en oubliant les propriétaires de ces appartements. «On
n’a pas voulu bénéficier des autres aides puisqu’on n’était pas
touché dans notre chair. Mais on a déclaré, tout de même, nos cas à
la commission de recensement des sinistrés comme tous les autres
d’ailleurs. Maintenant et après trois longues années, tous les
propriétaires et les locataires de la cité Mafal sont relogés, sauf
nous», se sont indignés ces deux citoyens.
Donc, la règle a
fait qu’il suffit d’être locataire dans cette cité pour pouvoir
bénéficier d’un logement aux dépens du propriétaire lui-même, «ce
qui est invraisemblable», poursuit ce citoyen. Après le relogement
des sinistrés de la cité Mafal, et malgré l’engagement
d’indemnisation reconnu par la commission en charge de cette
opération, ces deux citoyens se sont retrouvés, malgré eux, dans un
cul-de-sac. «Faut-il habiter dans un chalet, ou toucher les autres
indemnités pour prétendre à un logement ?», se sont demandé ces deux
citoyens. Ces derniers ont souligné, par ailleurs, qu’ils pouvaient
bénéficier des autres primes offertes en se rendant dans des
chalets, étant donné qu’ils habitaient cette cité. «Notre conscience
et notre sens des responsabilités ne nous ont pas permis de verser
dans l’opportunisme», a précisé notre interlocuteur. «On a, depuis,
frappé à toutes les portes et sollicité toutes les autorités
compétentes sans qu’aucun d’entre eux daigne trouver une issue à ce
blocage», ont expliqué ces citoyens. Des documents à l’appui, nos
interlocuteurs ont sollicité, entre autres, le Chef de gouvernement,
le wali d’Alger, le wali délégué de la circonscription de Rouiba et
autres, mais sans suite. Pis encore, une note de justice a prononcé
un non-lieu qui les a enfoncé encore plus, en voulant rétablir leurs
droits par voie de justice. «Sans l’intervention du président de la
République notre cas ne se réglera jamais. Cela, du moment que les
autres responsables ayant rempli leur tâche d’avoir tout régler
devant les cameras de l’ENTV, ne veulent plus nous reconnaître
aujourd’hui», se sont indignés nos interlocuteurs. Y aura-t-il une
prise en charge sérieuse de leur cas ? Combien sont-ils dans le même
cas ? Le séisme du 21 mai est loin d’être oublié !
A. F.
Haut
Réghaïa
La gendarmerie
enquête sur des marchés douteux
La brigade
économique et de recherche est à pied d’œuvre à Réghaïa depuis 15
jours au moins, apprend-on de sources sûres. Mission : Enquêter sur
pas mal de dossiers alimentant les intrigues de cette localité qui
n’en finissent pas. Ces enquêtes portent sur les infrastructures
d’utilité publique qui sont à l’abandon depuis 2002 pour les uns et
2003 pour d’autres, à commencer par le stade municipal sis à Haouch
El Bey à la sortie de la commune vers Boudaouaou. La salle
omnisports, toujours en suspens, continue de provoquer la
frustration des jeunes de la localité la plus peuplée de la capitale
depuis 2002, date de l’arrêt du chantier.
La bibliothèque
jouxtant les lycées et CEM de la ville est également en souffrance.
Ces projets dont les travaux sont à l’arrêt depuis 2003, font
aussi partie du lot des maux qui rongent la municipalité, dont les
élus occupés à autre chose, ont délaissé ce fleuron tant attendu
par des générations de collégiens et lycéens de la ville. Le dernier
et non des moindres c’est le projet du marché couvert de la cité DNC.
Le marché conçu pour désengorger la ville, car l’ancien marché est
surpeuplé, est aussi à l’abandon. Les locataires des cités
environnantes et même les usagers de Aïn Taya et Heurraoua sont
ainsi obligés de faire leurs commissions hors de la sortie de la
ville, le marché s’étant tout bonnement transformé en décharge
publique au su et au vu des mandataires. Deux élus sont convoqués et
impliqués par la gendarmerie ainsi que le chef du service technique,
deux ingénieurs de l’APC de Réghaïa et l’entrepreneur indélicat.
L’enquête peut réserver beaucoup de surprises.
Fouad O.
Haut
Suite à la crise au lycée Saïd-Hamdine
La direction de
l’éducation d’Alger Ouest s’explique
Après quatre
semaines de grève illimitée qui a secoué le lycée Saïd-Hamdine, et à
la veille de la journée de grève qui paralysera, aujourd’hui, les
113 lycées de la capitale en guise de solidarité avec les
enseignants mutés, la direction de l’éducation d’Alger Ouest s’est
finalement prononcée sur cette crise sans précédent. Tout en
indiquant que cette grève est illégale pour n’avoir pas respecté les
délais réglementaires, la directrice de l’éducation d’Alger Ouest a
exprimé sa volonté de régler la situation en se rendant, dès le
premier jour de grève, dans ledit lycée. «Une réunion qui a duré 10
heures non-stop (de 10h00 à
19h00 ) a été
tenue. «Malheureusement, notre attente ainsi que celle de
l’association des parents d’élèves présente de façon constante et
responsable, n’a pas été satisfaite», a-t-il été précisé. Dix jours
après, une assemblée générale de l’association des parents d’élèves
a été tenue en présence de plus de 500 d’entre eux. «A cette
occasion, les délégués des PES ont demandé leur propre départ ainsi
que celui de la directrice ; ce qui fut accepté et entériné», lit-on
dans l’autopsie faite par la direction de l’éducation d’Alger Ouest
à la grève illimitée au lycée
Saïd-Hamdine.
Cette affectation de personnels a envenimé, doit- on le rappeler,
encore davantage la situation. «Les affectations de personnels ont
été faites sur la base de la nécessité de service pour les seuls
postes vacants existants signalés par les directeurs de l’éducation
d’Alger Est et d’Alger Ouest. La directrice du lycée, quant à elle,
a été mise à la disposition du MEN», a-t-il été indiqué. Par
ailleurs, il a été souligné dans ce même document, qu’après le
mécontentement des personnels concernés par l’affectation, la
direction de l’éducation d’Alger Ouest a accepté d’étudier les
recours au cas par cas. «Les personnels affectés ont alors demandé,
avec PV à l’appui, le retour de la directrice ainsi que leur
maintien». Une démarche qui reflète bien le manque de responsabilité
et la légèreté du comportement des enseignants, a-t-il été reproché
aux enseignants grévistes. Tout en rendant publique son inquiétude
des comportements qui mettent en danger le confort moral et
pédagogique des élèves, qui sont très touchés par cette longue
grève, la direction de l’éducation d’Alger Ouest se dit prête et
favorable au dialogue et à la concertation pour arriver à une
solution à cette ultime crise qui frappe de plein fouet le lycée
Saïd-Hamdine.
Aomar Fekrache
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