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Évolution
Après que le débat
ait largement déchaîné les passions en France, il y a deux ans,
c’est visiblement au tour de la Grande-Bretagne d’être confrontée
aujourd’hui à la polémique concernant le port du voile islamique.
Toutefois, le débat sera certainement bien moins houleux qu’en
France, car ici ce n’est pas le principe du port du voile qui est
remis en cause mais la façon dont il est porté. En effet, sur le
banc d’accusation : le nikab, jugé trop ostentatoire par certains
dirigeants britanniques. Le débat qui avait tant dérangé en France
et dans d’autres pays – mais pas étonné –, crée en Grande-Bretagne
la surprise. N’oublions pas que ce pays est l’exemple même de la
liberté de culte et d’expression par excellence. Les fonctionnaires
musulmanes peuvent porter leur voile constamment, les policiers
sikhs continuer à porter leur turban durant leur service et les
prières du vendredi s’étalent largement sur les trottoirs londoniens
et du reste du pays, chaque semaine, sans que cela semble, le moins
du monde, déranger les dirigeants britanniques. Néanmoins, l’on sait
également que la politique laxiste du gouvernement britannique
envers les communautés, particulièrement envers la communauté
musulmane, s’est effritée et aujourd’hui les excès d’autrefois ne
sont plus tolérés. Ceux qui, par le passé, avaient osé menacer les
institutions britanniques, se sont retrouvés derrière les barreaux
ou contraints à l’exil après les attentats de Londres, le 7 juillet
2005.
Mais ceux qui
craignent pour leur liberté de culte en Grande-Bretagne, qu’ils se
rassurent, seuls certains se lèvent contre l’ordre établi tandis que
la grande majorité vote pour le statu quo.
Fouzia Mahmoudi
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