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Évolution

 

 10/10/06

 

Évolution

Après que le débat ait largement déchaîné les passions en France, il y a deux ans, c’est visiblement au tour de la Grande-Bretagne d’être confrontée aujourd’hui à la polémique concernant le port du voile islamique. Toutefois, le débat sera certainement bien moins houleux qu’en France, car ici ce n’est pas le principe du port du voile qui est remis en cause mais la façon dont il est porté. En effet, sur le banc d’accusation : le nikab, jugé trop ostentatoire par certains dirigeants britanniques. Le débat qui avait tant dérangé en France et dans d’autres pays – mais pas étonné –, crée en Grande-Bretagne la surprise. N’oublions pas que ce pays est l’exemple même de la liberté de culte et d’expression par excellence. Les fonctionnaires musulmanes peuvent porter leur voile constamment, les policiers sikhs continuer à porter leur turban durant leur service et les prières du vendredi s’étalent largement sur les trottoirs londoniens et du reste du pays, chaque semaine, sans que cela semble, le moins du monde, déranger les dirigeants britanniques. Néanmoins, l’on sait également que la politique laxiste du gouvernement britannique envers les communautés, particulièrement envers la communauté musulmane, s’est effritée et aujourd’hui les excès d’autrefois ne sont plus tolérés. Ceux qui, par le passé, avaient osé menacer les institutions britanniques, se sont retrouvés derrière les barreaux ou contraints à l’exil après les attentats de Londres, le 7 juillet 2005.

Mais ceux qui craignent pour leur liberté de culte en Grande-Bretagne, qu’ils se rassurent, seuls certains se lèvent contre l’ordre établi tandis que la grande majorité vote pour le statu quo.

Fouzia Mahmoudi

 

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