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Bouira
Ramadan et les
chauffards
Est-ce un
sacrilège le fait d'arriver chez soi avec quelques minutes de retard
?
A l’heure qui
précède la rupture du jeûne, une fièvre indescriptible s’empare des
citoyens, essentiellement les conducteurs de véhicules à travers les
rues principales de la ville. Ceux-ci s’en vont faire dans l’excès
de vitesse à l’extrême au risque, évidemment, de commettre
l’irréparable et les exemples sont légion pendant au cours du
ramadan. Nous comprenons néanmoins l’ardeur qui saisit vivement les
conducteurs, impatients à vouloir regagner leur domicile au moment
du f’tour. Mais, est-ce un sacrilège le fait d’arriver chez soi avec
quelques minutes de retard ? Sans aucun doute non. Il n’est pas du
tout recommandé à ces chauffards d’appuyer vivement sur
l’accélérateur de leur véhicule, tout en sachant les dangers qu’ils
encourent en se faisant «hara-kiri» et ne plus rejoindre leur
domicile, ou fauchent gravement un piéton. Ce dernier, apparemment,
se retrouve contraint, en pareille période, à faire dans le «sauve
qui peut» à travers les ruelles de la ville. Déjà que les trottoirs
sont accaparés par des vendeurs de tout acabit l’empêchant
d’emprunter son espace qui lui revient de droit en toute latitude.
Mais ce n’est pas du tout le cas, notre malheureux piéton se
retrouve obligé d’aller quémander un tout petit passage sur la voie
réservée aux véhicules. Et là, il se voit affronter les risques
d’accident dont les conducteurs se rendent responsables, ajouter à
cela de bruyants klaxons continuels à lui perforer les tympans et
d’autres vrombissements de moteurs. Se rendant compte que finalement
personne ne se soucie de son sort, alors notre bonhomme, qui a de
tout temps l’habitude de circuler à pied, perd son sang froid et
décide de proférer avec colère des paroles pas bonnes à entendre,
contre ces conducteurs indélicats qui se rendent responsables par
leur empressement, de mettre sa vie en danger. En conséquence, que
dire pour ces chauffards qui ont le vent en poupe uniquement en ce
mois sacré ? Nous leur disons que la hâte est mère de l’échec et si
l’on pouvait se hâter… lentement.
Farid Haddouche
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Blida
26 locaux
commerciaux fermés
En cette période
de ramadan, les services de la direction du commerce de la wilaya de
Blida ont établi une stratégie pour lutter contre le commerce
informel. Selon le responsable de cette direction, bien avant le
début du ramadan, les services ont ciblé les principaux marchés
existant au niveau de certaines communes et connus pour l’abattage
clandestin de volailles et de leur commercialisation illicite ou
encore pour les fruits et légumes.
«Cette action nous
a pemis au cours de la première décade de saisir plus de 300 kg de
viande rouge, plus de 520 kg de poulets, 120 kg de produits
d’alimentation générale et plus de 2,5 tonnes de fruits et légumes,
le tout estimé à plus de 33 millions de centimes», a-t-il déclaré,
précisant que cette opération aurait pu connaître un succès plus
plus important si l’association de protection du consommateur se
serait impliquée. En effet, aux dires de certains citoyens cette
dernière ne veut en aucun cas s’attaquer au commerce informel.
Au cours de leurs
571 interventions, les agents de la direction du commerce ont relevé
305 infractions et procédé à la fermeture de 26 locaux commerciaux.
Au regard de ces chiffres, il n’est pas exclu que les statistiques
de la deuxième décade du ramadhan seront plus importantes.
B. M.
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